Archives de catégorie : enseignement

Plus belle l’évaluation avec un gâteau?

Nous savons depuis longtemps que les cadeaux influencent nos décisions. Ceci s’appelle un conflit d’intérêt. Ce phénomène est bien connu en médecine. Les cadeaux impactent les décisions de prescriptions, il n’y a pas de doute là dessu… Continuer la lecture

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De la clinique à l’exome, quels objectifs pour la formation ?

Lu un tweet ce matin de dominique Dupagne, il m’a plongé dans une certaine perplexité. #Hôpital Remise à niveau pour certains internes incompétents https://t.co/YwhDtuRdb0 Et pour certains professeurs ? — Dominique Dupagne (@DDupagne) 14 Janvier 2016 Je trouve le sujet … Continuer la lecture Continuer la lecture

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Le dia-live tweet à la société de néphrologie 2015

Hier , un de mes collègues a diffusé ses diapositives pendant sa présentation sur twitter. Dia-tweet live #burtey #SN2015 #CJNeph C’est parti. ON va parler toxines urémiques et cellule endothéliale pic.twitter.com/ek7YfZUVKa — Stéphane Burtey (@SBurtey) 30 Septembre 2015 C’est un … Continuer la lecture Continuer la lecture

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La joie de la correction

Je viens de finir de corriger mes copies de DFGSM3, 349 exactement. J’ai bien occupé mon week end entre ça et l’astreinte. Corriger les copies est un exercice fastidieux mais plein d’enseignements. Je vois là où j’ai réussi à faire … Continuer la lecture Continuer la lecture

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Stagiaires

Tu as 17 ans et tu prépares un bac professionnel.
Tu as 22 ans et tu es en Institut de Formation des Aides-Soignants.
Tu as 43 ans et tu es en pleine reconversion professionnelle.

Tu es en stage avec nous pour découvrir, apprendre, te former. Moi, je fais partie d’une équipe. Une équipe avec plein de noms et plein de fonctions. Des aides-soignants (beaucoup), des aides médico-psychologiques, des infirmiers, des agents, des kinésithérapeutes, des animateurs, des assistants de soins en gérontologie, des ergothérapeutes, des cuisiniers, des secrétaires, des cadres de santé, des psychologues… Ça fait beaucoup de monde dans un si petit univers. Je ne te demande pas de retenir les noms et fonctions de tout le monde, moi-même je ne suis pas certaine de savoir qui est qui et qui fait quoi. Mais n’hésite pas à me demander mon prénom si tu l’as oublié, de même que je te redemanderai sans doute le tien. Soyons indulgents l’un envers l’autre, d’accord?

Tu es timide.
Tu poses plein de questions.
Tu es trop familier avec les résidents.

Je suis là pour t’encadrer. La formation des stagiaires, ça fait partie de mon travail.
Si tu es timide, je suis là pour te donner confiance en toi, pour que tu te sentes capable de faire et de dire des choses.
Si tu poses des questions, je suis là pour y répondre. Parfois, j’ai la réponse, je te la donne. Parfois, tu me poses une colle, je ne sais pas, mais on peut chercher ensemble. Ainsi, tu obtiens une réponse, et moi aussi.
Si tu n’adoptes pas la bonne distance avec les résidents ou les patients, je suis là pour te parler d’empathie et de juste distance. Parce que c’est important, pour toi, pour moi, pour les patients.
J’essaierai de ne pas faire de remarques devant tout le monde, je prendrai cinq minutes pour te parler autour d’un café, et je le ferai avec bienveillance. Parce que c’est normal de ne pas tout savoir, de ne pas tout réussir. Tu es stagiaire, il faut que je le garde à l’esprit.

Tu ne sais pas faire un soin.
Tu n’as pas compris quelle était la spécificité du public accueilli.
Tu n’as pas rempli tes objectifs de stage.

T’ai-je bien expliqué les choses? Ai-je été assez présente à tes côtés? T’ai-je suffisamment observé pendant tes soins? T’ai-je donné tous les documents nécessaires à ton apprentissage? Ai-je pris le temps de répondre à tes questions? T’ai-je consacré assez de temps?
Ce que tu n’as pas appris, ai-je su te l’enseigner? Ce que tu n’as pas compris, ai-je su te l’expliquer? Ce que tu n’as pas réussi, n’est-ce pas aussi un peu à cause de moi?

Tu as vu des choses qui t’ont choqué.

Et si on en parlait? Et si tu me donnais ton point de vue? Peut-être n’as-tu pas compris la finalité de certains actes? Peut-être as-tu trouvé que certains de mes propos étaient déplacés? Peut-être que je ne m’en rends pas compte, enfermée dans ma routine de soignante? Dans ce cas, ton avis me sera précieux, car il m’aidera à faire face à mes pratiques professionnelles, et à m’améliorer.

Soyons bienveillants l’un envers l’autre. Je t’aide, tu m’aides. Je t’apprends, tu m’apprends.Tu progresses, je progresse.

Demain, peut-être qu’on travaillera ensemble. On sera heureux de se retrouver, car on aura appris l’un de l’autre, et l’un avec l’autre. Demain, ce sera à ton tour de former des stagiaires. Qui en formeront d’autres. Si je suis bienveillante, si tu l’es aussi, s’ils le sont aussi… alors je crois que ce sera une bonne chose pour tous. Pour toi, pour moi… et pour nos patients!

PS : il y avait eu un chouette débat sur le #mededfr à propos du tutorat, c’est à lire ici.

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Les externes, c’est trop bien.

Bon, OK, @docteurmilie a déjà tout dit là. En plus elle l’a pas dit toute seule, elle l’a dit avec ses externes, ce qui est encore mieux. Mais après tout c’est pas parce qu’elle l’a déjà dit que j’ai pas … Lire la suite Continuer la lecture

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Deux poings.

Demain c’est la rentrée. Comme tous les premiers jours d’école, j’ai un peu la boule au ventre. Pour me rassurer un peu, j’ai acheté des stylos neufs et un carnet à spirales. Comme quand j’étais petite. Demain, le docteur, ce … Continuer la lecture Continuer la lecture

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Confidences

Dernier stage. SSIAD. Horaires en coupe. J’ai profité de mon après-midi pour retourner à l’école. J’ai rendez-vous avec ma tutrice « pour faire le point ». Mes collègues de promo sont déjà presque tous diplômés, et presque tous en poste. Moi, je suis encore en stage, et ne serai pas diplômée avant le mois d’octobre.  EAS décalée mais pas décalquée.
Ce dernier rendez-vous à l’école, j’avoue que je l’attends avec impatience, pour parler de l’année écoulée, de mon ressenti de formation, de stage, de future professionnelle. De mes projets aussi.
14h. Bureau de la formatrice. Dans ce bureau, j’ai beaucoup parlé, parfois pleuré. Dans ce bureau, une femme m’a beaucoup écoutée, parfois réconfortée. Dans ce bureau, il y a maintenant une formatrice et une presque ancienne élève, une infirmière et une presque aide-soignante. Des presque collègues finalement. On parle. Des cours, des stages, de la découverte des patients et des équipes. De l’empathie, du « prendre soin« , des émotions. Je relate une histoire vécue en stage (faudra que je vous raconte, ça parle de barquettes en plastique, c’est drôle vous verrez), on enchaîne sur l’éthique, le regard, la volonté de ne pas s’habituer à ce qui nous choque (du coup faudra aussi que je vous parle de Cathy un jour, c’est pas drôle vous verrez). Quotidien et routine, éthique et déontologie… La discussion est enrichissante, j’aime cet échange, et c’est tout naturellement que je parle d’écriture quand nous abordons le délicat sujet des projets professionnels. Des projets, j’en ai plein, j’ai d’ailleurs repéré quelques formations sympathiques. Soins palliatifs, maladie d’Alzheimer, Humanitude, thérapie par médiation animale… Ce ne sont pas les sujets qui manquent! Mais, par-dessus tout, au milieu de tous ces domaines à explorer, l’écriture. Écrire, réfléchir, me poser des questions… accepter de ne pas toujours y trouver de réponses. Et partager. La tentation est grande de donner l’adresse de ce blog à ma tutrice. Parce que j’aime le regard qu’elle a sur les choses, parce que j’aime son humanité, parce que j’aime sa façon de parler du métier d’aide-soignante. Parce qu’écrire toute seule dans mon coin et fanfaronner sur les réseaux sociaux, c’est facile, mais me confronter au métier et au regard de mes pairs, c’est une autre paire de manches (courtes, les manches, bien sûr).
Je suis vraiment tentée de tout « avouer »… mais je me retiens. Peur, moi? Oui, un peu. Peur d’avoir fauté, peur d’être réprimandée. Alors j’évoque juste un projet de livre, comme ça, pour voir, un jour peut-être. Moitié sérieuse, moitié rieuse. Mais pas du tout menteuse, ça c’est sûr! Et je promets, une fois la formation vraiment finie, de lui en amener quelques pages… Mais en élève prudente que je suis, j’attendrai d’avoir le diplôme en poche. Pas folle Babeth! Continuer la lecture

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Le blues du correcteur

Je vais essayer de ne pas laisser trop de fautes d’orthographe dans ma note, sinon mes lecteurs/correcteurs vont déprimer. J’ai corrigé 350 copies de DFGSM3, comme l’année dernière et comme l’année prochaine. La deuxième année et la troisième année de … Continuer la lecture Continuer la lecture

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Témoignage d’EAS

Sarah m’a contactée via le blog. On a un peu discuté et, devant la similitude de nos expériences, elle a accepté de partager son ressenti sur la formation d’aide-soignante et les stages. Je l’en remercie.
Elle est présente sur Twitter ici : @MerandSarah


Bonjour
Je m’appelle Sarah, et je suis devenue élève aide-soignante en septembre 2013.
J’ai dû reporter ma formation à cause des échecs en stage et je voudrais vous faire partager mon témoignage.
Mon premier stage était dans une clinique privée spécialisée. Je suis tombée sur une équipe très soudée qui était distante et froide aussi bien avec les stagiaires qu’avec les patients. J’essaye de faire abstraction des griefs que j’accumule à leur encontre et tente de travailler sur ce qu’elles me reprochent. Or je suis perplexe et paniquée à l’écoute du nombre de leurs critiques. Elles me reprochent ma sensibilité, mon stress, mon manque de rigueur, mon manque de concentration, ma spontanéité, le fait que je ne connaisse rien au milieu hospitalier, que je ne sache rien faire, que je n’aille pas assez vite, que j’apprenne mal, etc.
J’ai l’impression d’être nulle, j’ai peur de ne jamais réussir à être assez bien pour devenir aide-soignante mais je m’accroche. C’est raté pour ce stage, mes notes sont catastrophiques, mais sur mon appréciation il est marqué que le contact passe bien avec les patients et que je suis à l’écoute de ce que l’on me dit.
Je travaille, questionne, recherche, me remets en question, inlassablement, et je parviens, malgré un côté relationnel avec l’équipe toujours très difficile (malgré mon travail sur cet aspect là, mon stress modifie mon comportement, me fait perdre mes moyens, je dis n’importe quoi, oublie, fais répéter… ce qui rend souvent difficile le contact avec l’équipe) à obtenir une amélioration dans mes stages suivants.
Je parle toujours autour de moi à mes proches et collègues des difficultés que j’ai, et ce qui me frappe c’est que malgré la gentillesse, l’envie d’aider, la compréhension et la bonne volonté, peu de gens comprennent ce que je traverse, ce qui me fait peur et me questionne d’autant plus (qu’est-ce que je fais de mal, qu’est-ce qui cloche chez moi, etc.)
Une psy me parle de surdouance qui expliquerait les soucis relationnels, ça me paraît peu probable (j’ai déjà été testée petite) mais je me renseigne quand même, à l’heure d’aujourd’hui je ne sais toujours pas, je vais passer des tests cet été.
J’arrive à mon quatrième stage épuisée moralement et tout de suite l’établissement (contrairement aux deux derniers) ne me fait pas bonne impression du tout. Le personnel n’a pas de quoi travailler, les absences sont nombreuses et les remplacements faits à la dernière minute, les patients ont les cheveux sales (ils sont douchés une fois tous les deux mois environ, lorsqu’il y a le temps, ou alors par les stagiaires).
On me fait comprendre que je servirai à faire ce que l’équipe ne peut pas faire. Je travaille seule, avec des patients âgés hémiplégiques, déprimés, parkinsoniens. Je dois les presser, les retourner dans tous les sens, faire leur toilette n’importe comment, leur faire mal parce que je les ai mobilisés seule, parce que je n’ai pas pris le temps, parce que je dois être à l’heure. C’est tout. Ma référente m’accable de reproches et je n’en peux plus. Je n’y arrive plus. Je n’arrive plus parce que je ne comprends rien, parce qu’elle ne comprend rien, parce que j’ai mal de faire le travail que je fais, que je veux bien qu’on me dise que tout est de ma faute, mais qu’alors on me dise comment faire de façon logique et compréhensible parce que là je ne sais plus.
J’atterris en larmes dans le bureau du cadre, qui me dit que j’ai à construire ma façon d’entrer en relation, qu’il n’arrive pas à me cerner, qu’on dirait que je ne veux pas être aidée, que je suis hautaine, que peut-être je suis trop mal pour faire ce métier.
Peut-être. Peut-être. Vous êtes cadre infirmier, vous êtes intelligent, vous êtes compétent, effectivement je suis la seule stagiaire parmi les cinq présentes à galérer comme ça. Mais je veux avancer. Je veux avancer sur moi, je veux apprendre, je veux comprendre, je veux devenir capable. Alors je m’accroche.
Je rate ma MSP qui était perdue d’avance et naufrage la fin de mon stage en arrêt maladie.
J’arrive au cinquième stage à bout mais avec un peu d’espoir quand même.
L’équipe est gentille et compétente mais je n’arrive à rien, alors que j’ai deux MSP pour ce stage. Je suis déboussolée, j’ai perdu toute confiance en moi. Alors cette fois je lâche. Je ne peux pas expliquer comment je suis arrivée au cinquième stage avec aussi peu d’aptitudes techniques, pourquoi les autres réussissent et pas moi, mais ça m’est inacceptable, alors j’arrête.
Voilà où j’en suis.
Si vous avez conseils ou expériences, ça m’intéresse.

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Pause

Ce matin, à 8h, j’aurais dû passer la MSP 3. Ce matin, à 8h, je buvais un café tout en écoutant Amélie me parler de sa prochaine évaluation de mathématiques.
Je ne serai pas aide-soignante en juillet. Je le vis un peu mal.
J’ai passé le week-end à tergiverser.
Idée numéro un : retourner en stage lundi matin, faire mon travail cor-rec-te-ment, préparer la MSP, la réussir, finir mon stage en montrant les fabuleux progrès réalisés grâce à cette mise au point, prouver à l’équipe et à la cadre que je peux être une bonne aide-soignante… Et accessoirement, me le prouver à moi-même. Sauf que pour ça, il faut y croire. Manque de pot, je n’y crois plus. Je suis incapable de préparer quoi que ce soit, incapable de réussir le moindre soin, alors un stage et une MSP… Peine perdue! Passons à…
Idée numéro deux : tout pareil, sauf que je m’arrête après la MSP. Il faut juste réussir à donner le change deux ou trois jours, histoire de valider l’examen, et après je peux m’écrouler, j’ai le droit. Sauf que même ça, j’en suis incapable. Me retrouver face à eux est réellement au-dessus de mes forces. J’ai peur et j’ai honte. Passons à…
Idée numéro trois : être malade et ne pas être en état, pour de vrai, d’y retourner. Sauf qu’une maladie, ça ne s’attrape pas si facilement que ça, et je ne suis pas suffisamment bonne comédienne pour simuler un pneumothorax. Personne n’a la varicelle dans mon entourage, dommage. Une gastro, c’est trop court et une scarlatine, trop long. Passons à…
Idée numéro quatre : me blesser. Voilà, ça c’est facile, et je peux le faire toute seule comme une grande : un marteau, une portière de voiture, un couteau… J’ai l’embarras du choix! Il suffit juste de doser les coups, pas besoin d’aller jusqu’à la fracture ouverte non plus! Seule ombre au tableau, il faut quand même que je sois d’attaque pour le prochain stage, ça ne me laisse que deux semaines pour me rétablir, c’est un peu court comme délai. Passons à…
Idée numéro cinq : mourir. Tout simplement. Bye bye la formation, la précarité et tout le reste. Mauvaise élève, mauvaise mère, mauvaise épouse… À quoi cela sert-il de continuer? Sauf que bon, un enterrement, c’est cher, on n’a pas les moyens. Et puis être orphelin(e), je connais, c’est pas la joie, je veux pas ça pour mes enfants. Et puis c’est con mais j’aime mon mari, je veux pas lui faire de peine. En plus mourir, c’est compliqué, faut pas se louper, parce que les séquelles d’un suicide raté ne sont pas très excitantes. Passons à…
Idée numéro six : arrêter la formation. Trouver un travail, n’importe lequel, coiffeuse de poneys ou éleveuse de sauterelles, et oublier mes rêves de soin et de bientraitance. Faire comme si cette année n’avait jamais existé, comme si je n’avais rien vu, rien appris. Oublier le fucking stage à Pétaouchnok et l’EHPAD bientraitant à côté de chez moi, oublier les visages des soignants et des soignés, oublier l’école et les élèves. Oui mais… Tout ça pour ça? Tous ces cours, toutes ces questions, tous ces échanges… Pour rien? Non, impossible. Passons à…
Idée numéro sept : écouter (enfin!) les conseils qu’on me donne. M’arrêter et souffler, parler et pleurer. Ne pas y retourner. Renoncer à la note de stage (médiocre), à la MSP (perdue d’avance), à ma progression (nulle). Aller dès lundi chez un médecin, parler (calmement) de la situation, me faire aider. Prendre un arrêt-maladie et de quoi aller mieux. Puis aller à l’IFAS, affronter ma honte et ma peur et expliquer tout ça. Sans pleurer. Sans craquer. Prier pour ne pas me faire virer.

J’ai choisi la dernière solution.
Arrêt-maladie ok.
Anxiolytiques ok.
IFAS ok.
J’ai pleuré. J’ai craqué. Mais je n’ai pas été virée.

Message à ceux qui sont passés ici ou ailleurs : merci. Vous imaginez même pas à quel point vos mots m’ont fait du bien. Vraiment. Continuer la lecture

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Doutes

Avant-dernier stage.
Bientôt la MSP (Mise en Situation Professionnelle). Je croyais que ça irait, et puis non, ça va pas. J’ai peur. Je doute de moi. Je doute de tout et de tout le monde. J’entends des consignes contradictoires : changer l’eau, ne pas changer l’eau, mettre un tablier, ne pas mettre de tablier, changer le drap, ne pas changer le drap. Et j’en passe.
Je ne sais plus rien. Je ne sais plus « faire une toilette », je ne sais plus « communiquer », je ne sais plus « faire des liens ». D’ailleurs, ai-je jamais su faire tout cela? Je suis en fin de formation et je ne suis pas prête. Trop lente, trop désorganisée, trop tout. Ou pas assez.
Bientôt la MSP, et je vais être jugée en 1h30. Dix mois se joueront en une matinée. Sur un soin. Un diplôme contre une toilette. Une toilette parfaite. Ça tombe mal, je sais pas faire. Je sais sourire et me poser des questions qui ne servent à rien mais je ne sais toujours pas faire une toilette en technique en étant organisée.
Bientôt la MSP. Les modules écrits sont validés. Les stages aussi. Mais passer devant un jury, être observée, voir les examinateurs prendre des notes, échanger des regards, tourner autour du lit, ça me fait complètement paniquer. Et quand je panique, je fais des boulettes. Et je m’en rends compte. Et ça me fait paniquer… Bref, c’est sans fin. Alors que, seule avec le patient, ça va, je communique, j’observe, je m’adapte. Bref, je fais mon boulot.
Bientôt la MSP. Je la sens pas. J’ai pas envie d’y aller. J’ai juste envie de tout arrêter. Je sais pas ce qui m’a pris de passer ce concours. J’ai bêtement cru que ce serait merveilleux, et puis non. J’ai naïvement espéré faire un beau métier, et puis non. J’ai secrètement rêvé être une aide-soignante, et puis non.
Bientôt la MSP. État de stress maximal. Je ne mange plus, je crie sur les enfants, je pleure pour un rien. Je passe des heures sur une démarche de soins, des heures sur le Vidal, des heures sur la règle d’ORR. Et je passe à côté du spectacle de danse d’Amélie, des cascades de Georges et d’un certain nombre de choses plus ou moins importantes. Manger et dormir sont-ils des besoins absolument indispensables après tout?

Bientôt la MSP. Les quatorze besoins fondamentaux s’appliquent-ils aussi aux élèves aides-soignants? Pas si sûr.

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Jeudi, 21h, Twitter : et si on parlait d’enseignement en santé?

Depuis 2011 existe sur la Twittosphère-médicale-qui-parle-anglais un chat hebdomadaire pour parler de « medical education », enseignement en médecine : le @Mededchat. Ce chat est organisé et modéré par Ryan Madanick (@RyanmadanickMD), qui est gastro-entérologue et bosse à l’Université de Caroline du Nord.
@GeluleMD a pu participer à plusieurs de leurs discussions, et a trouvé le concept passionnant. C’est Twitter et 2.0, tout le monde peut participer et échanger, profs, étudiants, toutes spécialités médicales confondues. Les échanges sont de ce fait très riches, beaucoup d’idées en sortent, et pour les enseignants et les étudiants l’intérêt semble évident : beaucoup de ce qui est dit peut être appliqué dans les jours suivants, ou servir pour la suite.
En France l’enseignement de la médecine est en constant mouvement, on parle des ECN, des iECN pour bientôt, des répercussions de ces ECN sur la façon de travailler en fin d’externat. On parle de nouvelles méthodes d’enseignement ou d’apprentissage, comme les MOOCs. Sans parler des thèmes qui ont toujours été là mais sur lesquels il y a toujours à réfléchir, stages, organisation des études, le nombre d’années, l’internat, les cours, le contenu des cours, les différentes spécialités et leur articulation. Et on ne parle que de la médecine puisque ce sont les études que @GeluleMD connaît, mais il y a toutes les autres professions de santé.
La façon dont on se forme, dont on nous forme, dont on forme à notre tour, est un déterminant majeur du futur professionnel de santé que l’on sera, que vous serez, que vos étudiants seront.
Tout récemment, suite à une passionnante discussion sur « comment en pratique pourrait-on inclure les patients-experts en cours pour les étudiants en médecine » avec @Bichemkde et @GeluleMD, on s’est dit que c’était dommage d’en rester là, que ça ressemblait furieusement aux discussions du @Mededchat, et qu’il y avait quelque chose à créer.
Et donc (tambours et trompettes) le premier chat sur l’enseignement en santé en France, @Mededfr, aura lieu sur Twitter le jeudi 8 mai, à 21 heures.
Le @Mededfr chat en 12 questions :
1.  : sur Twitter.
2. Queljour, quelle heure : jeudi 8 mai, 21h. (et par la suite, les jeudis, à 21h).
3. Pendant combien de temps : une heure.
4. Comment ça s’organise, pendant cette heure : un thème principal, et un modérateur à suivre sur le compte @Mededfr. Trois grandes questions annoncées au fur et à mesure par le modérateur, environ 20 minutes pour discuter de chaque question.
5. Comment ça marche : commeun tweet-chat. Vous êtes connectés sur Twitter (comme d’habitude quoi) mais pendant une heure vous allez interagir avec les autres participants. Il suffira de suivre la page du hashtag #mededfr pendant cette heure-là.
6. Ça sert à quoi : àpartager vos idées et à en trouver de nouvelles, pour votre temps d’apprentissage ou votre temps d’enseignement.
7. Je suis étudiant/SF/IDE/médecin/chir ortho/AS/patient/auxiliaire puer (bisous)/kiné/orthophoniste/je suis pas dans la liste, je peux participer ? Oui. C’est le principe même de faire un tweet-chat. Tous ceux qui veulent participent.
8. Il y a des règles ? Respecter les consignes du modérateur, rester poli (les engueulades se font par DM ou en enlevant le hashtag #mededfr). Accompagner chaque tweet de #mededfr et du numéro de la question (Q1, Q2, Q3).
9. Je ne suis pas (étudiant en) médecin(e), il n’y aura que des thèmes sur les études de médecine ? Non. Et même quand le thème est sur les études de médecine ça ne vous empêche pas d’avoir un avis ou des idées, et de les partager !

10. J’ai envie de participer cette première fois, ça veut dire qu’après je serai obligé de participer à chaque fois ? Bien sûr que non.

11.J’ai juste envie de regarder de loin cette première fois, ça veut dire que je ne pourrai pas participer les fois suivantes ?Bien sûr que si.
12.Je peux quitter en cours d’heure ? Oui, à condition de dire au revoir. (cf point 8, « rester poli »).
Tous ceux qui ont des thèmes en lien avec l’enseignement en santé à proposer, allez-y, « toutes les propositions seront étudiées », vous pouvez écrire par mail à mededfr[at]yahoo[point]com.
Pour les thèmes hors AS/médecine/kiné, il serait bien d’avoir un modérateur de la profession en question, donc proposez-vous aussi pour modérer, on vous laisse les clés du compte.
En attendant, à jeudi soir !!

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Bisounourse et fatiguée

Mon côté Bisounourse, je le revendique. Et la plupart du temps, j’arrive à y croire. J’arrive à croire qu’avec de la bonne volonté, du travail, du temps et de l’énergie, on peut faire bouger les choses. Mais ces derniers temps, … Lire la suite Continuer la lecture

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Bisounourse et fatiguée

Mon côté Bisounourse, je le revendique. Et la plupart du temps, j’arrive à y croire. J’arrive à croire qu’avec de la bonne volonté, du travail, du temps et de l’énergie, on peut faire bouger les choses. Mais ces derniers temps, … Lire la suite Continuer la lecture

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Mes externes

Il y a deux ans maintenant, je devenais maitre de stage et j’allais bientôt commencer à accueillir des externes. Je parlais dans Mon externe de mes attentes, de mes peurs mais surtout de mon enthousiasme à cette idée. Aujourd’hui, je … Lire la suite Continuer la lecture

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La cour des grands

Dans quelques jours, comme d’autres maîtres de stage, je vais accueillir mon tout premier interne en médecine générale. Ça a toujours été une évidence pour moi, qu’un jour, je participerais à la formation pratique des internes. Parce que j’aime mon … Lire la suite Continuer la lecture

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La cour des grands

Dans quelques jours, comme d’autres maîtres de stage, je vais accueillir mon tout premier interne en médecine générale. Ça a toujours été une évidence pour moi, qu’un jour, je participerais à la formation pratique des internes. Parce que j’aime mon … Lire la suite Continuer la lecture

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Yes We Can !

Aujourd’hui, je suis médecin généraliste. Les gens de JoliVillage viennent me voir quand ils sont malades et que leur Dr Remplacé n’est pas là. (Et même parfois ils viennent me voir, moi, parce qu’ils veulent me voir, moi. Et dans … Lire la suite Continuer la lecture

Publié dans #PrivésDeDésert, Déserts médicaux, enseignement, médecine, MEDECINE GENERALE, MUSt, PrivésDeMG | Commentaires fermés sur Yes We Can !

Apprendre à conduire gratuitement sans passer par une auto-école : dès octobre 2013, l’accompagnateur devra avoir reçu une formation

En France, l’apprentissage de la conduite des véhicules est libre dans la mesure où il n’est pas obligatoire de faire appel à  une auto-école,  pour apprendre à conduire un véhicule de la catégorie B. Un accompagnateur peut assurer l’apprentissage à … Continuer la lecture Continuer la lecture

Publié dans apprendre, Apprentissage, arrêté, attestation, auto-école, conduire, conduite, enseignant, enseignement, formation, gratuitement, permis, Sélection des derniers textes parus au Journal Officiel dans le domaine de la conduite, véhicule | Commentaires fermés sur Apprendre à conduire gratuitement sans passer par une auto-école : dès octobre 2013, l’accompagnateur devra avoir reçu une formation

Au fil du flux des tweets…

Ce matin je tombe sur ce sympathique tweet de dominique dupagne. Le problème en médecine, c’est que quand un professeur est nul, on lui confie l’enseignement en croyant qu’il y fera moins de dégâts. — Dominique Dupagne (@DDupagne) April 8, … Continuer la lecture Continuer la lecture

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