Archives de l’auteur : Les billets d'humeur du dr

Par Camille L.M: A ces 45 ans que je n’ai failli pas avoir à cause du Covid…

Assez régulièrement ces 5 derniers mois, j’ai très souvent entendu cette phrase :  » tu es le seul cas grave que je connaisse. », du coup j’ai eu envie de partager ce qu’il m’est arrivé.J’ai 44 ans au début de cette histoire, suis en pleine forme et nous… Continuer la lecture

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Arrêter la malédiction

 Te souviens-tu de l’année 2020 ? Celle qui devait faire oublier 2019. Au début, on a tenu en respect le cyclone puis on l’a regardé nous atteindre. On a cherché des explications. Ce virus n’avait pas de sens, on a essayé de rationaliser son … Continuer la lecture

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Le Sars Cov2, on l’a vraiment dans la peau?

En consultation ou en téléconsultation de dermatologie, il n’est pas étonnant à l’heure actuelle d’observer des dermites d’irritation au gel hydroalcoolique ou aux lavages antiseptiques, ni de constater une recrudescence de certaines pathologies dont l… Continuer la lecture

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Les billets d’humeur du dr: Communication virale

Les billets d’humeur du dr: Communication virale: Trois jours après le début du confinement, j’ai senti brutalement mon cœur se serrer et ma respiration s’accélérer à tel point que j’étais… Continuer la lecture

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Communication virale

Trois jours après le début du confinement, j’ai senti brutalement mon cœur se serrer et ma respiration s’accélérer à tel point que j’étais concentrée dessus. J’ai cru à un infarctus du myocarde. Et puis, un cortège de signes fluctuant d’un jour à l’aut… Continuer la lecture

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À la mémoire de Roman Perrusset (éditeur chez Robert Laffont)

Je voudrais à mon tour lui rendre hommage même si je l’ai très mal connu et pour cause.Il a eu confiance en moi, il a convaincu Laffont d’éditer mon premier livre alors qu’il n’était encore qu’à l’état de projet. Malheureusement, il n’a jamais pu suivr… Continuer la lecture

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Mon anniversaire de choc (septique)

–      Joyeux anniversaire Flora, on t’a apporté une bouteille de champagne ! –      En fait, ce n’est pas mon anniversaire, je suis gémeaux, c’est mon anniversaire de choc septique ! –    &nb… Continuer la lecture

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Départ de mon manuscrit

Première étape franchie, départ de mon manuscrit… Continuer la lecture

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L’homéopathie suite mais pas fin

Les fronts ont continué de s’organiser pour ou contre le remboursement de l’homéopathie. D’un côté les opposants : des collectifs de médecins, des écrivains médecins et blogueurs, des journalistes et économistes de la santé et de l’autre différ… Continuer la lecture

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Toi qui as choisi la médecine

Toi qui as déjà la certitude que rien n’est au-dessus de la satisfaction d’aider, de sauver son prochainToi qui aspires à rencontrer les plus grands, ceux qui font évoluer la vie, avancer l’humanitéToi qui sais garder des secrets sans jugerToi qui brûl… Continuer la lecture

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Un soignant ne devrait pas parler comme ça

Quand on est médecin, on ne s’exprime pas toujours comme il faudrait lorsqu’on s’adresse aux patients. Parfois pas assez clairement et ils ont l’impression qu’on tente de les égarer, ou qu’on les prend pour des idiots ; il arrive même qu’on marmonne des expressions étranges suscitant leur étonnement. Parfois trop clairement justement, les patients se sentent malmenés. Toutes les vérités sont bonnes à dire en médecine, il ne faut pas mentir.

Mais il y a différentes façons de les dire. Je l’ai réalisé à mes dépens lors de mes gardes aux urgences et en particulier cette nuit-là :

Lila, seize ans, accompagnée de son père, était alors admise pour une décompensation acido-cétosique. C’est une complication du diabète. Chez cette jeune fille, cette complication était annonciatrice de son diabète, jusqu’alors inconnu. L’insuline est une hormone naturellement sécrétée par le pancréas.
Elle joue un rôle de régulateur en maintenant la glycémie à des valeurs normales. L’insuline permet au glucose (sucre) d’entrer dans les cellules du corps. Le diabète entraîne un défaut de sécrétion d’insuline qui chez elle était devenu si important qu’il avait entraîné ce désordre métabolique grave. Le traitement a donc été débuté sans délai.

Je leur ai balancé le diagnostic de manière brutale sans ménagement et sans plus d’explication : « votre fille est diabétique », l’annonce d’une maladie chronique potentiellement invalidante qui allait changer leurs vies. 

Je n’ai pas réfléchi à la violence du coup que je venais de leur porter. Puis, j’ai tourné les talons pour me rendre dans un autre box. Son père m’a rattrapé furieux par le col de la blouse blanche et m’a signifié « non mais, un médecin ne devrait pas dire ça comme ça »
Il avait raison. En fait, personne ne devrait parler comme ça a fortiori un soignant. Même exténué à quatre heures du matin.

Lorsqu’on est soignant, c’est parfois difficile d’avoir le bon comportement, de dire les bons mots au bon moment. On n’évite pas toujours certains écueils. Il y a des mauvaises nouvelles à annoncer sans tarder alors qu’on n’a pas forcément appris à le faire.

Il y a les soignants trop rapides, surchargés de travail qui déplorent de ne pas avoir assez de temps à accorder aux échanges.  Il y a ceux qui ne consentent pas assez d’importance à la discussion alors que c’est une phase déterminante, ils s’en débarrassent, ils la laissent à d’autres.

Si certaines attitudes sont admissibles et admises, d’autres sont impardonnables et la médecine ne protège d’aucun travers de l’humanité, même pas du mépris.

« Vous êtes grosse, c’est normal d’avoir des rougeurs sous les seins… »

Les soignants dépassent alors leur cadre, ils deviennent caustiques voire moralisateurs.

« Vous êtes sûre de ne pas vouloir garder ce bébé ? Vous avez 22 ans, c’est bien d’être une maman jeune ! Et si ça se trouve le papa serait d’accord… »

Avoir la sensation d’être incompris ou jugé  n’est décidément pas tolérable pour un malade.



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