Archives de l’auteur : Julien Bezolles

Alzheimer : Courrier

J’ai reçu hier ce courrier :Cher confrère, Je suis le Dr P.S., gériatre dans le service du Professeur XXX, au CH de XXX, chargé de la consultation de mémoire de ce service. Vous vous souvenez peut-être de moi.Lorsque vous m’avez écrit en 20… Continuer la lecture

Publié dans Alzheimer | Commentaires fermés sur Alzheimer : Courrier

Cher Monsieur et ancien client

Cher Monsieur et ancien patient client,

Votre précédent médecin ne pouvait pas vous recevoir ce jour là, où je vous ai vu pour la première fois. Vous aviez mal dans la poitrine du haut de vos 85 ans. Le médecin des urgences où vous étiez passé deux jours auparavant pour cette douleur avait diagnostiqué une pneumonie et vous avait laissé sortir avec de l’Augmentin®.

Quand vous m’avez raconté vos douleurs et que deux semaines avant on vous avait posé un stent au coeur pour ces mêmes douleurs, j’ai aussitôt appelé le cardiologue à l’hôpital. Je lui ai dit devant vous que votre stent se bouchait, et le cardiologue vous a accueilli dans le quart d’heure dans son service de soins intensifs. Sans repasser par les urgences. Vous ne m’avez pas remercié.

Une fois sorti de l’hôpital, vous m’avez parlé de ces douleurs de jambes. Depuis des mois, des années. De plus en plus fortes, la marche devenait de plus en plus douloureuse, pénible, insupportable. A la marche, puis au repos, puis la nuit, vous ne dormiez plus, vous maigrissiez. J’ai dû vous revoir plusieurs fois le temps de faire les examens nécessaires, d’évaluer l’efficacité des traitements. A chaque fois vous me faisiez bien sentir que 22 puis 23 euros c’était bien cher, que je vous revoyais pour rien, sinon pour faire marcher mon petit commerce. Je n’ai jamais rien dit.

Au bout de quelques temps c’est la morphine qui vous a enfin soulagé, vous a redonné le sommeil, l’appétit, le moral. Bien sûr le temps d’équilibrer le traitement, de l’évaluer, puis de vous revoir chaque mois pour le renouveler, le surveiller,  autant de consultations pour me faire sentir que j’exagérais, faire peser sur moi votre mépris.

Vous aviez partout de l’artérite des jambes et le canal lombaire rétréci par l’arthrose, de bas en haut. Je ne pouvais vous dire quelle était la cause exacte de la douleur. Compte tenu de votre âge, de vos maladies, j’essayais de vous expliquer qu’on ne pourrait rien faire de radical, et que l’important c’est que vous soyez soulagé. C’était le cas. Vous le reconnaissiez du bout des lèvres. Pourtant c’était évident. Vous repreniez du poids, du moral, du sommeil, vous marchiez de nouveau sans canne. Mais ça n’allait toujours pas.

Vous avez demandé à aller à la consultation anti douleur du CHU d’à coté : 80 km, 3 mois d’attente. Vous êtes sorti de cette officine de l’industrie pharmaceutique avec les saloperies habituelles, inefficaces et dangereuses. Le fin algologue industriel vous avait dit d’arrêter la morphine, je n’y connaissais rien. Vous étiez bien d’accord. Une semaine après vous geigniez de douleur. Il a fallu tout reprendre, mais là encore c’était pour arrondir mes fins de mois bien sûr. Vous êtes retourné à ses consultations, reconvoqué régulièrement, poisson amorcé. Au bout d’un an, vous avez fini par réaliser, vous et votre famille, que ça ne servait à rien. Seule la morphine vous soulageait, mais c’était prescrit par le petit généraliste de merde. Intolérable.

Alors vous avez voulu consulter le grand chirurgien du CHU plus loin. 210 km, 4 mois d’attente. Comme moi il était incapable de faire la part des choses entre les douleurs rhumatologiques et artérielles. Pour justifier sa consultation à 150 euros, il était prêt à vous faire une infiltration quelque part dans le dos. Quelque part… compte tenu du fait que c’était rétréci de partout, votre putain de canal lombaire, il pouvait taper qu’au hasard. Ca vous a permis de faire un nouvel aller retour, frais sécu, 2 fois 210 km, pour l’avoir l’infiltration. Vous l’avez eue. Après le voyage il a fallu que je vous vois « en urgence » pour augmenter la morphine, le prix du voyage sans doute.

Moi qui ne fais pas de visite à domicile, quand vous m’avez appelé parce que vous aviez des vertiges et que vous ne teniez plus debout, je suis arrivé avant le Samu. J’avais amené tout le dossier médical, les radios, les ECG, tout le bordel. C’est grâce à ça que le Samu a pu vous laisser chez vous.

Suite à ça c’est la seule fois où vous m’avez dit merci, quand je vous ai revu pour reconduire la morphine. Et le train-train a repris. Tous les mois je réévaluais le traitement et le reconduisais en l’adaptant. Tous les mois j’y avais droit. « Vous êtes sûr que c’est efficace, vous êtes sûr que j’en ai besoin ».  « Est ce que je devrais pas aller voir un vrai médecin spécialiste  ? Ma fille et ma femme se demandent… » Vous l’avez arrêtée, pour voir. Vous avez vu.

Chaque mois vous étiez obligé de me revoir, et je sais bien ce que ça vous coûtait de venir me voir…   Le temps a passé, 88, 89, 90 ans… Jusqu’à ce jour où vous m’avez appelé pour me dire que vous aviez trouvé une place en maison de retraite, et si je voulais continuais à vous suivre. J’ai dit OK mais toujours à mon cabinet, question de qualité. Vous m’avez dit que la maison de retraite refusait. Mensonge. Je vous ai redit et expliqué que compte tenu des conditions de travail dans cette maison de retraite, je n’y allais plus. Vous m’avez dit : « C’est embêtant pour vous, je vais devoir changer de médecin ».

Quand votre fille m’a téléphoné pour m’enjoindre de transmettre votre dossier au nouveau médecin traitant, je lui ai dit que les frais s’élevaient à 15 euros, il y avait plusieurs dizaines de photocopies à faire, plus le temps et les frais d’envoi… Trois mois après votre dossier attend toujours dans mon cabinet. Je voulais vous en informer.

Votre ex larbin.

Continuer la lecture

Commentaires fermés sur Cher Monsieur et ancien client

Gardasil : Bernardo Gui, le retour

Un grand professeur de chirurgie se lâche.

S’appuyant sur sa maîtrise du sujet fondée par la lecture des dossiers de presse reçus de la Sainte Firme, il croit bon d’appeler à la condamnation publique des professionnels de santé signataires d’une pétition réclamant une commission d’enquête parlementaire sur la façon dont un vaccin est promu et commercialisé.

De quoi de quoi ? Un vaccin au prix exorbitant, dont on n’a à ce jour aucune preuve de l’efficacité de ce qu’il prétend prévenir, alors qu’il existe des outils efficaces de prévention qui risquent d’être marginalisés du fait de ce vaccin, pour un problème de santé publique plutôt restreint dans les pays riches, promu à marche forcée par la publicité, les autorités sanitaires et leurs experts, leaders d’opinion de l’industrie… Ça devrait interpeller quelqu’un ?… Ça pourrait concerner la représentation nationale ?… Non, bien sûr puisque, l’assure notre ponte, Big Pharma veille sur nous.

Et d’appeler à sanctionner ces insolents.

Et pourquoi pas après tout ?

Sanctionnons largement !… et proportionnellement aux dégâts commis. Chiche.

S’il faut poursuivre ceux qui s’interrogent sur l’influence des conflits d’intérêts dans la commercialisation d’un produit de santé inefficace à ce jour, et en appellent aux instruments de la démocratie pour y voir plus clair, quelle sanction faudrait-il alors prévoir pour des professionnels de santé qui auraient, par exemple, amputé de par le monde des centaines de milliers voire des millions d’organes, sur la base de dosages biologiques inutiles et néfastes à des personnes qui ne se plaignaient de rien, leur faisant croire qu’ils leur sauvaient la vie, à l’encontre de toutes les données scientifiques et épidémiologiques ?

L’écartèlement en place publique ?…  Mmmm…
A moins que… le « berceau de Judas » peut-être ?… (vidéo à partir de 8 mn 4 s)

Je m’interroge…  Un avis d’expert, Bernardo ?

Continuer la lecture

Commentaires fermés sur Gardasil : Bernardo Gui, le retour

Lettre ouverte à Danielle MESSAGER, journaliste santé de France-Inter

 Madame,

J’ai écouté avec intérêt ce samedi 5 avril 2014 votre chronique “carnet de santé” concernant la campagne “Ne lui tournez pas dos”. 

Comme vous ne pouvez l’ignorer, il s’agit d’une campagne de la firme pharmaceutique AbbVie, pour promouvoir son médicament Humira°, un nième anti TNF alpha qui a besoin d’élargir son marché en Europe.

Le Dr Laure GOSSEC, médecin rhumatologue à la Salpêtrière, s’est exprimée durant cette chronique.Elle a été recrutée par AbbVie pour cautionner cette campagne. Elle n’est pour elle qu’un « leader d’opinion », instrument efficace de propagande. Elle s’exprime dans le dossier de presse de lancement de cette campagne. Elle a manifestement été très bien briefée. Du soft. Mais au fond toujours le même discours de disease mongering : maladie sous diagnostiquée, insuffisamment traitée, etc.



Selon la législation en vigueur (article L 4113-13 du code de la santé publique), elle aurait dû déclarer avant de s’exprimer durant votre émission qu’elle était liée à AbbVie, en plus des avantages qu’elle reçoit de nombreuses autres firmes comme l’indique le site du sunshine de l’ordre des médecins. Elle ne l’a pas fait, au mépris de la loi et de la déontologie. Je crains que vous ne l’ayez pas incitée à le faire. Pas plus d’ailleurs que vous n’avez informé vos auditeurs qu’il s’agissait d’une campagne publicitaire pour le médicament de cette firme, déguisée sous une pseudo-campagne de santé publique. Il est vrai que la transparence de l’information n’est d’aucune importance dans le journalisme, en particulier de santé.


Tout cela serait horriblement banal, tellement France-Inter a habitué ses auditeurs à entendre relayer sans discernement la propagande de l’industrie pharmaceutique et de ses leaders d’opinions. Un exemple parmi beaucoup d’autres : . Je ne reviens pas sur l’affaire Martin Winckler

Mais là où ça devient indécent, c’est qu’il s’agit de la firme AbbVie. 

AbbVie refuse délibérément l’accès aux données des effets indésirables, potentiellement graves, concernant l’Humira°, médicament promu par cette campagne que vous relayez.

http://wp.rxisk.org/jeanne-darc-et-rxisk-org-a-lance-une-petition/

http://wp.rxisk.org/rxisk-drug-safety-petition-asks-abbvie-and-intermune-to-stop-blocking-access-to-drug-clinical-trial-data/

AbbVie porte plainte contre l’Agence européenne du médicament, parce que cette firme considère que les données concernant les effets indésirables des médicaments relèvent du secret industriel (sic !). C’est Neil Parker, directeur juridique d’AbbVie, qui l’explique lors d’un colloque organisé par le syndicat européen de l’industrie pharmaceutique à Bruxelles en août 2013. Voir la vidéo, ou ici la retranscription en anglais.

Même des acteurs de l’industrie considèrent qu’AbbVie dépasse les bornes :
Avez-vous la notion que vous travaillez pour des soins de santé qui concernent des êtres humains ?”,  s’étrangle un participant.

Vous connaissiez cette information ? Si oui, pourquoi faire complaisamment écho à l’action de cette firme ? Si non, quel journalisme pratiquez-vous ?

A coté d’AbbVie, Servier est petit joueur en terme de cynisme industriel, Madame Messager.  Mais vous relayez sa propagande. Sur un media de service public. A quoi a servi l’affaire du Mediator° et ses victimes ?

Madame Messager, à votre tour vous dépassez les bornes. Dire que je suis outré par votre attitude est largement en deçà de la réalité.  Avez-vous la notion que vous travaillez pour des informations de santé qui concernent des êtres humains ?” Je trouve cette présente chronique honteuse pour le journalisme, scandaleuse pour la qualité de l’information, inacceptable pour la santé des personnes.

On comprend mieux que l’émission la Tête au Carré de France Inter consacrée aux conflits d’intérêts ait eu lieu un 1er avril. Triste poisson. Irène Frachon en était l’invitée. Ou l’involontaire caution ? Vous allez lui dire quoi la prochaine fois que vous la rencontrerez, Madame Messager ? De qui êtes-vous réellement le messager Madame  ?
Continuer la lecture

Publié dans AbbVie, Danielle Messager, France-Inter, Humira, leader d'opinion, Propagande, spondylarthrite | Commentaires fermés sur Lettre ouverte à Danielle MESSAGER, journaliste santé de France-Inter

De la (bonne ?) utilisation du placebo

Quand j’étais étudiant à la policlinique du CHU de Tourmens, où je participai aux consultations de médecine générale, je me souviens de cet  étudiant sortant hilare du box de consultations pour raconter aux autres étudiants non moins hilares comment il avait injecté une ampoule de sérum physiologique à ce malade, qui s’en était rapidement trouvé mieux.

Tout le monde, sauf moi, se gaussait de ce bon tour joué à ce pauvre vieux.

A cela il faut rajouter que l’apprenti placebothérapeute était issu d’un milieu très aisé, fils d’un haut fonctionnaire de la République, de ceux qui expliquaient à l’éphémère première ministre Edith Cresson, interloquée, que la France c’est eux, les 2000 qui s’en pensent l’élite. Et que le patient était un vieux monsieur maghrébin, probablement illettré.

Tu ne manipuleras pas et ne sera pas manipulé, tel est le principe éthique que j’ai voulu faire mien au long de ma pratique, et de ma vie, quitte à en payer plus d’une fois le prix fort.

Ainsi il m’apparaît que le placebo expose à une sorte d’aporie soignante, car d’un coté, ça marche. L’effet placebo est efficace, par définition. De l’autre coté, dans la mesure où le médecin est conscient d’utiliser le placebo, il manipule le patient, et s’inscrit dans une relation de manipulation, de soumission et de pouvoir, caricaturée dans l’histoire que je viens de narrer, par l’écart social entre le médecin et le patient.

A cette aporie se rajoute le paradoxe suivant : l’efficacité du placebo est renforcée par la propre conviction du médecin. C’est à dire que si le médecin est lui même manipulé de telle sorte qu’il pense que son médicament est efficace, alors la probabilité de l’efficacité de l’effet placebo augmente. L’exemple classique est celui de l’homéopathie.

En médecine générale, nombre de consultations, hélas, sont susceptibles de se conclure par la prescription d’un placebo, tant le nombre de patients entretenu dans la crainte qu’ils pourraient avoir quelque chose alors qu’ils n’ont rien, est grand. M’essayant régulièrement au refus de prescriptions pour des situations qui ne le méritent pas, acccompagné quand j’en ai encore le courage, de longues et fastidieuses explications sur l’évolution naturelle vers la guérison, une infirmière bien attentionnée fait courir le bruit dans le quartier que si je donne peu de médicaments, c’est parce que j’aurais travaillé pour la sécu et qu’elle continue à me soudoyer pour ne pas en donner. Une autre patiente est venue récupérer son dossier parce que je refusais de continuer à lui prescrire saloperies, inutilités et autre glitazone depuis retirée du marché. Quelle n’a pas été ma surprise de la retrouver dans un colloque local de bienpensants de gôche, stigmatisant les médecins qui prescrivent trop, le gaspillage des médicaments, etc.

Je ne peux m’empêcher de laisser la colère monter en moi, quand j’entends la foutrerie d’hypocrisie sociale généralisée passer son temps à dire qu’on prescrit trop de médicaments, alors que la même population, stimulée par l’environnement marchand dans lequel nous nous enfangeons, passe son temps dans les cabinets à réclamer (et à obtenir car il faut bien vivre et le client est roi) de la pilule. Il y a là quelque chose d’un peu obscène. Non ?

La question se complique encore lorsqu’on sait qu’il n’existe pas de vrai placebo commercialisé (à part l’homéopathie bien sûr). A l’époque lointaine et bénie où les visiteuses médicales ras-la-touffe assaillaient mon cabinet et mon espace de cerveau encore disponible, je disposais de tout un tas de médicaments aussi efficaces qu’un placebo, mais malheureusement plus dangereux, ou en tout cas avec un risque d’effet indésirables supérieur au placebo. Les veinotoniques, le magnésium, la vitamine dans la chute de cheveu, les antiseptiques digestifs, etc. Mais de « vrai » placebo, non.

J’étais toutefois un placebothérapeute efficace et actif, croyant grâce à Dieu Pharma, à ses prophétesses et à leurs seins, à l’efficacité de ses produits, à leur absence de dangerosité, et rendais ainsi service sans me poser de questions à ces patients sans maladie, largement knockisés, chargés à l’insu plus ou moins de leur plein gré, de faire tourner le marché.


Mais maintenant que je suis aware, que faire ?

J’ai certes ouvert les yeux, mais les patients (et les soignants) dans le même état de conscientisation restent aussi rares qu’un neurone dans le cerveau de (mettez ici le nom de la dernière personne qui vous a fait chier), en tout cas pas assez pour nourrir un médecin, son conjoint qui passe ses journées à bouffer des cornflakes sur la moquette du salon devant la télé, ses amants dans le même état de déliquescence et les enfants des uns et des autres.

Pour mon plus grand malheur je sais ce que je prescris.

Bref. Merci de votre réponse.

Continuer la lecture

Commentaires fermés sur De la (bonne ?) utilisation du placebo

Monsieur l’Abbé

Monsieur l’Abbé,

Hier j’ai enterré une amie comme on dit.

Enfin j’étais pas tout seul à l’enterrer, l’église était pleine.
Je sais pas par chez toi, mais chez moi c’est pas souvent qu’elle est pleine l’église. Et puis c’était pas que des vieux. Parce que par chez moi c’est que des vieux. Enfin j’imagine, parce que j’y vais plus à l’église, ça fait une paire. Mais quand j’y allais, y avait déjà plus que des vieux, des bourges et leurs enfants, et de moins en moins en plus : les vieux ça crève, les enfants ça finit un jour par comprendre, et les bourges ça met dehors les ceusses qui sont pas bourges. C’est pour ça que ça se vide les églises, monsieur l’Abbé, au cas où on t’aurait pas mis au parfum. Et c’est pas plus mal.

Et ce coup ci dans ton église, Monsieur l’Abbé, pour l’enterrement de mon amie, y avait pas que des vieux, y avait pas beaucoup de bourges, quant aux enfants, le minimum requis : les petits enfants de mon amie, mes enfants, et c’était plein l’église. T’as pas pu pas t’en rendre compte, Monsieur l’Abbé, que c’était pas comme d’habitude ton église. C’est pas possible que t’ai pas vu.

Enfin, quand je dis une amie… Depuis qu’elle a mouru, je me fatigue à éviter de laisser remonter les souvenirs pour pas être tout le temps à chialer. Plus de trente années, ça compte. Et surtout c’est rare, surtout pour moi, quand je vois le nombre de connards que j’ai laissé, ou qui m’ont laissé, sur la route de l’amitié, une fois aperçu ce qu’ils valaient vraiment. Avec le temps, les amis on sélectionne, on exige, on examine, on scrute, on devient difficile… vieux… con.

Donc celle-là elle comptait. Ca fait partie de ceux pour qui quand on cherche les mots, c’est du fade, du délavé, du déjà servi. Les mots, c’est comme ça, on les use, on les superlate, on les fatuite,  et quand on a besoin, vraiment besoin, pour redire l’amour, pour l’émotion, eh ben, voilà, c’est élimé, c’est gaspillé. On voudrait du neuf. On trouve pas, alors on garde ça au fond, pour soi tout seul, et on rumine, comme un vieux, comme un con.

A 20 ans d’âge je l’ai connue, mon amie et son époux, et 20 ans c’était pas le si bel âge quoi qu’on dit, tu vois Monsieur l’Abbé. Des fois ça chie à cet âge. Mon amie était là avec son époux, j’y passais les soirées, armagnac, tabac, et chat sur les genoux, à parler pour comprendre ce qui m’arrivait, ou plus simplement à rendre tout ça supportable, une pause avant le retour vers l’enfer. « Allez zou !, pas de chichis !, tu restes là ce soir, pas de discussion !… », avec son accent auscitain. Je restais alors, et je m’endormais, là, comme sous une aile. Ces soirs là, ça allait…

Grâce à mon amie, j’ai eu une mère, celle qui console, celle qui cajole.
Puis, grâce à mon amie, mon épouse a eu une belle-mère, celle qui s’intéresse, qui s’inquiète, qui s’interroge, qui explique, qui dédramatise.
Et grâce à mon amie, mes enfants ont eu une grand-mère, celle qui s’émerveille devant un premier pas, un premier mot dit puis lu, un premier émoi, qui encourage, dorlote, s’amuse et amuse. Des mots fades, je vous dis Monsieur l’Abbé.

Croyez pas que j’avais non plus l’exclusivité de son amour, monsieur l’Abbé, c’est ça qu’aurait dû vous faire comprendre votre église pleine d’autres choses que de bourges et de vieux. Des « zou, pas de chichis, tu restes… », elle en avait pour beaucoup. Les habitants de sa cité, les enfants de l’école primaire de ZEP où elle était instit puis directrice, pour sa famille, son mari, ses enfants, puis ses petits enfants, les vrais. Pour ceux qui choisissent de donner sans rationner, le stock d’amour ça s’épuise pas.  « Allez zou ! pas de chichis… »

Si bien que quand son époux m’a demandé de lire la prière universelle à ta messe monsieur l’Abbé, mon angoisse, c’était d’arriver à lire sans fondre en larmes. Je me demandais comment j’allais faire. Penser à des conneries… Pas ça qui manque. Pourtant c’est pas des grands discours, cette prière universelle; quand les chrétiens prient pour l’univers, c’est du préécrit prédigéré, y a qu’à ânoner, mettre le bon prénom, celui du défunt, à la place des tirets, et c’est du tout cuit. C’est pas le grand moment d’émotion, mais c’était déjà trop pour moi. Comment j’allais faire…

Et c’est là que t’es arrivé Monsieur l’Abbé, avec ton sermon, et ton col romain qui pointait sous l’étole. Pourtant tu la connaissais mon amie, et si c’était pas le cas, t’aurais dû, elle t’aurait donné le mode d’emploi de l’évangile, de la vie. Si tu l’avais connue, écoutée, elle aurait pu te donner les bons mots, ceux qui parlent, ceux qui engagent, ceux qui servent et qui s’usent pas.
Grâce à toi j’avais plus envie de pleurer Monsieur l’Abbé… je suis resté dans la douleur, ça c’est sûr, mais rarement passé aussi vite de la tristesse à la colère. Jamais entendu un baratin aussi désincarné,  froid, livide. Y avait plus de vie qui émanait du cercueil devant toi que de ta bouche, Monsieur l’Abbé. Tu disais que le bonheur c’était pas ce que nous avait donné mon amie. Que c’était ailleurs, au ciel…  T’y connais vraiment rien en bonheur, monsieur l’Abbé. Ah ça t’aurais dû l’écouter mon amie. Pourtant un jeune cureton, – y en a donc encore – je me suis dit, c’est pas encore tout à fait blazé, ça peut encore ressentir de l’émotion, ça a pas encore eu le temps de soigner sa solitude, son désespoir et son incroyance dans la vinasse ou les mondanités entre notables. Y a encore un peu d’espoir… Ben non.
A moins que tu l’aies fait exprès. C’est peut-être ça je me suis dit. Peut être que tu as voulu nous faire sortir de l’émotion pour nous remettre en face de la réalité du monde. La vie continue. Peut-être. Mais je crois pas que t’étais assez fin pour ça, monsieur l’Abbé. A la façon dont tu t’es défilé à la fin on comprenait que t’en avais juste rien à foutre. Simple fonctionnaire.

Mais grâce à toi j’ai pas bafouillé monsieur l’abbé, pas une larme, pas une goutte. J’ai ânoné sans trébucher, en mettant le ton, tout comme y faut, façon leader d’opinion qui récite les diapos du labo pendant un symposium du congrès de la médecine générale, juste à mettre le bon nom du médicament dans les tirets. Alors, merci Monsieur l’Abbé.

A la sortie, t’étais déjà plus là, mais je peux te dire que tu faisais l’unanimité monsieur l’Abbé, ça marmonnait dans les groupes autour du corbillard. « Non mais quel con ! » pleurait ma fille. C’est pas vrai, monsieur l’Abbé, avec un con, il y a des émotions, de la tendresse, de la douceur, de la chaleur. Toi t’es pas un con, monsieur l’Abbé, t’es juste un connard.

Continuer la lecture

Commentaires fermés sur Monsieur l’Abbé

Certifichiure

J’ai fait médecine et ça fait du bien

Je dédie ce post au vaste peuple des besogneux épiciers de la médecine qui, ayant du premier au dernier jour de leur carrière soigneusement évité tout effort de réflexion sur leur exercice, encouragés en cela par leurs maîtres, leurs syndicats, leurs confrères, leurs conjoint(e)s et l’avide poursuite du niveau de vie auquel ils pensent avoir droit compte tenu de leur niveau d’études et de responsabilité (alors qu’ils sont intellectuellement médiocres n’ayant « fait » médecine générale que parce qu’incapables d’être spécialiste, c’est à dire se remplir les poches avec moins d’efforts encore), ne voient aucune différence entre la médecine et le petit commerce, et donc érigent en compétence professionnelle l’art du baissage de froc devant leurs patients clients, les labos, la sécu, les leaders d’opinions, les autorités et surtout devant leur propre dignité, et ont ainsi rendu au fil des années et de leur pratique cette histoire possible, fréquente et reproductible, et contribuent de façon métenculeuse à l’humiliation de la médecine générale, à son mépris, et à sa fin.

Ce hier matin je vois madame et sa fifille, 11 ans. Elles ont le rhume, ou la grippe je m’en fous; ça se soigne pareil. Le médecin traitant habituel est aaaabsolument oveurbouqué, accaparé sans doute à renouveler les statines chez ses vioques et déboucher les nez à grandes giclées de pseudoéphédrine chez les autres. C’est donc moi qui m’y colle.

Le soir du même jour, madame m’appelle pour la fifille. Elle a compétition de gimastique ce dimanche et il lui faut un certificat médical, dixit l’entraineur, et qu’elle passera demain pour le prendre. Gloups… Ah bon ?…  Et avec ceci ?.. Ce sera tout ?…  Y-en-a-un-peu-plus-je-vous-le-mets-quand-même ?…  Et vous avez vu notre promotion sur la nouvelle pilule bio ?… Je vous en mets une pour l’essayer… Vous me direz.

Oui, la mère dit, parce que l’entraineur elle a dit que si elle est pas à la compétition le club doit payer l’amende.

J’essaye avec souffrance de me restreindre dans l’enclos d’une civilité que les restes d’une éducation bourgeoise fondée sur la soumission aux cons supérieurs peinent de plus en plus à maintenir debout, essayant de faire passer le message que c’est pas mon problème, que cette demande c’est n’importe quoi, et que je fais pas de certificat à la con, déjà les autres, c’est peine. Je raccroche, précisant ma désolation, pensant que c’est pas encore comme ça que je vais les fidéliser ceux-la.

Je reprends la consultation interrompue et le téléphone sonne au bout de deux minutes. La voix d’une vieille sure sûre d’elle même : « Je suis l’entraineur ET la prééésidente du club de gimastique, et il me FAUT un certificat sinon le club paye une amende de 160 euros si l’enfant est pas là. »

« Et en quoi ça me concerne, ça concerne un médecin et la médecine ? C’est votre problème, mais ce que je peux vous proposer c’est de vous le faire à 200 euros ce certificat. Quelle idée, à la mesure sans doute de votre titre d’entraîneuse, vous faites vous de la médecine et des médecins, chère madame ? » – « Mais à 23 euros la ça passe habituellement, je ne comprends pas. »

Continuer la lecture

Commentaires fermés sur Certifichiure

Savoir dire non

 Quand je l’ai vue pour la première fois la vieille avec sa fille, qui venait exprès de Paris pour voir sa mère qui n’allait plus, elle vomissait la rage la vieille depuis des semaines, que son médecin lui rajoutait des antivomitifs à tire-larigot. Il était en vacances le bougre. J’ai vu sa liste de médicaments à la vieille et j’ai dit à sa fille : « arrêtez celui-là et revenez me voir si les vomissements continuent ». Elle est revenue me voir un mois après pour me dire que les vomissements s’étaient arrêtés 24 h après l’arrêt du médicament et qu’elle voulait changer de médecin. Le Protélos c’était le médicament.

Quand elle s’est retrouvée à l’hôpital la vieille parce qu’elle avait chuté chez elle toute seule, c’est vrai que la maladie de Parkinson ça rend instable, surtout toute seule, elle est sortie de l’hosto avec un RV en consultation de gériatrie. Quand j’ai reçu la lettre de l’alzheimerologue qui m’écrivait que compte tenu de son état de démence parkinsonienne elle voulait lui refourguer des patchs d’antialzheimer, j’ai pris mon plus beau clavier pour lui écrire que son médicament, pas pour ma vieille. Vexée qu’elle était l’alzheimerologue et qui a continué à vouloir lui refourguer sa merde. J’ai prévenu la vieille et sa fille que ça passerait pas par moi.
Quand la fille à ma vieille elle a fini  par se rendre compte que sa vieille elle pouvait plus rester à domicile, mais que ça l’emmerdait bien parce que “c’est mon héritage qui commence à filer si je la mets en maison de retraite” (sic), elle m’a envoyé de Paris deux certificats à remplir pour la coller en EHPAD la vieille. Des fois que je serai trop con pour comprendre elle avait même commencé à précocher les cases la fille. J’ai ravalé l’humiliation du certificat précoché par la bourge, et je les ai rempli ses papelards. Pas 24 h pour lui renvoyer les deux certifs consciencieusement remplis. Le problème c’est que j’y avais joint la facture, pour le travail demandé. 40 euros. Eh oui.
 

Alors la fille elle m’appelle ce jour pour me dire sa surrrrrrrprise, que j’aurais dû la prévenir que c’était payant. Parce qu’un autre larbin médecin de sa connaissance, il faisait pas payer lui. « C’est son problème, s’il estime que son boulot vaut pas un clou, chère médème » –  « Et comment il faut faire pour le remboursement ? » –  « Y a pas de remboursement, c’est pas prévu par la sécu. » – Long silence – J’y laisse pas reprendre son souffle et j’y assène que je suis surpris qu’elle soit surprise que je demande à être payé pour mon travail, mais que ça m’étonne pas trop vu ce qu’elle m’avait fait comprendre d’elle, que normalement je demande 30 euros pour ce type de certif, c’est affiché, et que j’y avais fait un prix en plus, et que tout compte fait la facture elle pouvait se la rouler et se la carrer au fion et qu’elle devait, à compter de cette heure se dégoter un autre larbin médecin pour sa vieille.


Y avait des patients devant moi à c’t’heure où j’y réglé son compte à l’autre. Un petit couple gentil, façon CMU. Ils étaient sciés. Je me suis excusé, j’ai dit qu’il fallait pas me gonfler surtout avec des bourges pétés de thune, et j’ai fini la consultation.

Ah putain ça fait du bien, et 40 euros pour ce plaisir là, c’est pas cher payé j’te jure.
  Continuer la lecture

Commentaires fermés sur Savoir dire non

Comment le lobby du pétrole subventionne des medias français, et comment ils s’y engluent honteusement

paysage médiatique


Acte 1
« Comment le lobby du tabac a subventionnée des labos français » tel était le titre d’un dossier du Monde du 1er juin 2012.
Dossier qui révélait les liens passés des chercheurs sur le tabagisme en France avec les cigarettiers. C’est dans ce dossier que le Monde relevait l’inexactitude de la déclaration d’intérêts du professeur Molimard sur le site du Formindep. Sur le site du Formindep le Professeur Molimard s’en expliquait, et le Formindep en tirait les leçons : voir et là. On jugera de la dignité de la réaction de l’un et de l’autre.
Acte 2
Quelques jours plus tard, le 22 juin sur France Inter à l’émission la Tête au Carré, Stéphane Foucart, un des journalistes du Monde auteur de ce dossier, attaquait publiquement le Formindep en mettant en doute la crédibilité de ses informations à partir de cette affaire de la déclaration d’intérêts de Robert Molimard.
Acte 3
Le 26 juillet, le site Arrêt Sur Images publie une enquête  révélant que Jean-Michel Bezat, journaliste au Monde, qui avait publié la veille un reportage favorable à l’exploitation du gaz de schiste intitulé : « Bienvenue à Fort Worth, Texas, la capitale du gaz de schiste », avait bénéficié pour ce reportage d’un voyage de presse financé par Total. Sans compter l’éditorial du Monde du même jour intitulé : « n’enterrons pas le débat sur le gaz de schiste« …
Au Total (si j’ose dire) :
 – Je n’ai trouvé sur le site du Monde aucune déclaration de liens d’intérêts du journaliste Bezat auteur de la quasi publi-rédaction révélée par Arrêt sur Images. Aucune déclaration d’intérêts, même pas fausse,  inexacte, ou partielle. Aucune. Pas davantage d’ailleurs des autres journalistes du Monde, ni de la presse en général. Dans « des » medias français, comme en médecine, la confiance repose sur l’opacité.
Rappelons quand même que si les conflits d’intérêts de Robert Molimard avec les cigarettiers remontent à plus de 15 ans, ceux de Bezat avec les pétroliers datent de juillet 2012. 
Le Formindep publie les déclarations d’intérêts de ses auteurs et reconnaît ses erreurs. Le Monde lui cache les conflits d’intérêts de ses journalistes.
– Suite à la révélation d’arrêt sur Images, je n’ai trouvé de la part du Monde ou du journaliste gazéifié par Total, aucune déclaration pour s’expliquer, s’excuser, proposer sa démission, remettre en question la gestion des conflits d’intérêts, ou plutôt leur absence de gestion des conflits d’intérêts. Rien. Nib. Que dalle. Le Formindep lui tire les leçons.
– Stéphane Foucart, journaliste déjà nommé, ne s’est répandu dans aucun media, radio, télévision, Internet, pour remettre en question la crédibilité des infos du Monde. Pas plus lui d’ailleurs qu’aucun autre journaliste de la médiasphère. Pas plus de remise en question que de gaz de schiste au fond de mon slip après un copieux cassoulet.
Par contre le lendemain de la quasi publicité rédactionnelle de son confrère, il tentait lamentablement de ramer à contre-courant en publiant un article révélant (sans rire) les liens d’intérêts d’un rapport US favorable aux gaz de schiste : « aux Etats-Unis, un rapport douteux sur les gaz de schiste » s’intitulait l’article. Par contre, pas vu l’article intitulé : « au Monde, un reportage douteux sur les gaz de schiste« . S’agirait pas de cracher dans la cuve à fuel quand même. Reste à savoir si l’éthique, la honte et le ridicule se dissolvent dans l’huile de goudron.
journaliste en plein conflits d’intérêts
Im(moralité)
Le Monde, mais pas que le Monde car en règle générale les journalistes français n’ont hélas rien à envier aux médecins en matière de soumission aux lobbies et de corruption, continue à utiliser avec brio les outils traditionnels de la presse française pour gérer ses conflits d’intérêts : opacité, copinage, hypocrisie, silence, tentatives d’enfumage, dénigrement public des rares acteurs de l’indépendance de l’information, etc. 
Rien de tel en effet que les bons vieux instruments de la manipulation de l’information ayant fait leur preuve et amoureusement peaufinés au fil du temps et de l’histoire. 

Ce vieux monde, celui du siècle dernier,  pue vraiment trop. Vivement le nouveau, celui d’une information transparente et humble.

PS : Mieux vaut lire en effet les infos scientifiques du Formindep que du Monde, en particulier l’extraordinaire lettre de Robert Molimard à la HAS, pour réclamer une expertise indépendante lors de la réévaluation de la reco sur l’aide à l’arrêt du tabagisme : Le mythe de l’addiction à la nicotine.
Un document de formation que tout prescripteur, vendeur et utilisateur de patch nicotinique devrait lire.

Continuer la lecture

Publié dans conflits d'intérêts, déontologie, désinformation, formindep, le Monde, Robert Molimard, Stéphane Foucart | Commentaires fermés sur Comment le lobby du pétrole subventionne des medias français, et comment ils s’y engluent honteusement

Chouette c’est pas toujours les mêmes qui morflent

 

L‘ultra-milliardaire Warren Buffett, victime du lobby de la prostate. 

Gnarf, gnarf… On croit rêver.
Dépisté jusqu’à ce que mort s’en suive les potes…

Zyeutez donc moi ça :

What We Can Learn From Warren Buffett’s Prostate Cancer  

Dans le même registre, j’ai rencontré récemment une journalisse parisienne branchée, de celles qui révèle les scandâles, prout-prout, fréquente les hauts sommets de la médecine –  ceux qui savent – .  

Elle se vantait la garce de se faire irradier le nibard avec conviction tous les ans… chez le meilleur bien sûr, l’amputologue à miches trois mamelles du Guide Miche-fin…  « On ne sait jamais Julien ! » 

Elle avait pas eu le courage d’ouvrir le livre de Rachel Campergue que je lui avais pourtant refourgué, la journaleuse. La vérité, parfois dure à lire, c’est vrai. 

LE critère de la qualité des soins, c’est l’indépendance des prescriptions et pas le niveau des dépassements d’honoraires du notable avarié. 

L’indépendance de la prescription c’est d’abord et avant tout chez les petits généralistes de merde sans intérêts qu’on la trouve. 
Du moins ceux qui conpissent les foires aux labos. Comme l’incroyable congrès de la merdrecine générale de Nice, si courageusement promu par les collabolabos. La culture de congrès rien que ça !… Et puis quoi encore… C’est à ça qu’on les reconnaît, les cultivés du congrès. Quand le ridicule leur sert de carrière.

L’indépendance de la prescription, c’est quand les pauvres, au moins une fois dans leur putain de vie à la con, ont une chance de clamser après les riches.

L’indépendance de la prescription, c’est ça la vraie révolution !… ¡ Arriba !… 


Allez voter !

Continuer la lecture

Commentaires fermés sur Chouette c’est pas toujours les mêmes qui morflent

Peu de bruit pour si peu

Histoire banale.

Dans une cité comme une autre des jeunes tiennent les murs chaque soir au bas des blocs. Bruits, cris, agitations tard la nuit, insultes sur ceux qui leur demandent de se taire. La police ne vient pas bien sûr, il ne faut pas provoquer. Zone de non droit, etc. Exaspéré, un soir, un vieux qui vote sans doute Front National, prend sa carabine et en shoote un, du septième ce soir là. Un jeune meurt. Drame des banlieues titre la presse, l’appart du vieux est saccagé. Une marche silencieuse est organisée en mémoire de la victime. Comité de soutien au tireur : il n’en pouvait plus, il avait appelé la police 17 fois. Le procès a lieu. Le vieux est condamné, circonstances atténuantes ou pas. La justice a passé. On ne fait pas sa loi soi-même. Histoire banale. Je vous l’avais dit.

Le lac des Ibis au Vésinet

Chez les riches c’est plus simple. Mariage maghrébin en banlieue. Youyous, coups de klaxons, drapeaux algériens aux portières des voitures, dérapages sur la place devant la mairie. Et belles photos des mariés. A Roubaix on va au Parc Barbieux. A Nanterre on va sur les pelouses du Vésinet. Bruits, cris et agitations. Fête et belles photos. On ne fait que passer sur les pelouses. On ne s’incruste pas. Mais c’est déjà insupportable pour ce vésigondin-là. Et quand le vésigondin sonne la police arrive. Vite fait puisqu’elle est déjà sur place la police. La tranquillité des riches en Sarkozie ou ailleurs. Alors les choses redeviennent banales. Course poursuite d’un jeune en scooter. Un jeune meurt. Les versions seront toujours différentes bien sûr entre la police et la famille. Force reste à la loi. Pas de titres dans la presse ou si peu, pourtant des journalistes au Vésinet il y en a. Pas de procès, pas de condamnation, pas de bruit. Juste la souffrance d’une famille et la tranquillité du Vésinet, infinies toutes les deux. Ici pas besoin d’arme à feu, c’est simple comme un coup de fil.

Continuer la lecture

Commentaires fermés sur Peu de bruit pour si peu

Demande de retrait de photographie de mademoiselle Zahia Dehar

J’ai reçu ce courriel d’une officine qui se préoccupe de la réputation électronique de Mlle Zahia Dehar qui avait défrayé la chronique footballistique dans des temps heureusement révolus. Evidemment j’ai tout anonymisé pour éviter tout problème.

Bonjour M. Bezolles,
 
Je me permets de vous contacter pour le compte de Mademoiselle Zahia Dehar qui a délégué à notre société XXXXXXXXXX la gestion de son image et de ses droits sur internet.
 
Vous avez publié une photographie de notre cliente sur votre site internet à la page suivante :
 
http://julienbezolles.blogspot.com/2010/05/bon-de-transport.html

Pourtant, Mademoiselle Dehar n’a jamais donné son autorisation préalable pour que cette photographie soit reproduite et publiée sur votre site internet. Cette autorisation est pourtant nécessaire. En effet, chaque individu, quelle que soit sa notoriété dispose  sur son image et l’utilisation qui en est faite, d’un droit exclusif qui lui permet de s’opposer à sa diffusion sans son autorisation. Ainsi, cette diffusion porte atteinte au droit à l’image de notre cliente au sens de l’article 9 du Code civil. De plus, j’attire votre attention sur le fait que Mlle Dehar était mineure lorsque cette photographie a été prise.
 
En outre, la diffusion de cette photographie est très préjudiciable pour Mlle Dehar dans la mesure où elle ne reflète plus sa personnalité et ses perspectives actuelles.
 
Ainsi et compte tenu du préjudice important que subit notre cliente, je fais appel à votre compréhension et vous demande de bien vouloir retirer la photographie que vous avez publiée.
 Bien cordialement,

AlXXXXXXXX
Juriste

Tel. direct:
Blog: http://www.XXXXXXXXXX
Twitter: @rXXXXXXXXX
 Facebook: facebook.com/XXXXXXXXXX
 

Effectivement, y a outrage. Et j’en présente très sincèrement toutes mes excuses à la victime. J’ai donc totalement modifié la photo de façon à la rendre absolument impossible à identifier, et suite à une relance de cette entreprise de purification électronique, je l’ai même supprimée.  Jugez par vous même sur la page concernée : http://julienbezolles.blogspot.com/2010/05/bon-de-transport.html 
Pour montrer toute ma bonne volonté et réparer ainsi mon erreur je vous invite donc tous à vous rendre sur le site officiel de Melle Zahia Dehar afin que vous réalisiez à quel point son site actuel ne reflète plus sa personnalité et ses activités passées. Encore toutes mes excuses, et que ceux qui hébergeraient encore sur leur blog, de façon tout à fait involontaire comme moi, des photos de la Zahia Dehar d’avant s’empressent de les occulter. Merci.

 
Continuer la lecture

Commentaires fermés sur Demande de retrait de photographie de mademoiselle Zahia Dehar

L’arrêt de travail à deux vitesses de la Securitate Soziale de Troussidon sur Glavieuse

C’est Madame Zalo, la cinquantaine ALDisée hypertense dépresse obésivo-rhumatiforme, en arrêt de travail longue durée, je-supporte-plus-rien-docteur, dans l’attente d’une invalidité libératoire, et qui vient chercher la prolongation de son arrêt de travail débuté par le psychiatre il y a quoi allez un an au moins si c’est pas plus.
– Et vous pourriez pas me marquer 6 mois d’un coup docteur ?
– Ben c’est que tous les trois mois ça me semble bien comme ça madame Zalo.
– Et puis y a les honoraires libres, je veux dire les horaires libres docteurs. L’assistante sociale de la caisse elle m’a dit qu’y faut que vous me fassiez un certificat médical pour les justifier.
Vapeur. Alerte 1…
– Elle m’a dit que quand c’est le spécialiste ça va y en pas besoin du certificat, mais que si c’est le généraliste alors là il en faut un de certificat.
La cuve de confinement commence à se fissurer. Bouillonnement. Alerte 2.
– Ouiii et puis quoi encore ? D’abord et d’un y a pas besoin de certificat, et deux depuis quand il y a des arrêts de travail à deux valeurs, le spécialiste c’est le vrai et le généraliste faut justifier ?
– Elle dit que c’est parce que c’est parce que vous avez peut-être pas les nouveaux formulaires et que c’est marqué dessus. Et puis le docteur de la sécu, y m’a dit que c’est pas parce que vous avez les horaires libres que vous aurez pas de contrôle. Alors je lui ai demandé pourquoi, et il m’a dit : juste comme ça, pour prendre de vos nouvelles.
Boum, ça y est. Explosion de la cuve. Relarguage radioactif, fulminance. Alerte niveau 4. Evacuation de la salle d’attente. Périmètre de sécurité.
– Madame Zalo y a un moment où il faut arrêter les conneries, d’abord je sais ce que je dis, et ensuite de quoi elle se mêle cette assistante sociale, vous avez qu’à lui dire de m’appeler.
– Bon.
Généralement ça suffit à les décourager les cons, les petits fachos d’administration, les kapos de securitate, les chefaillons de sévices, les Eichmann en herbe, ceux qui nuisent sans risque, cul peinard posé sur leur anonymat, leur bureau, leur règlement, attendant la prochaine en toute indécence. C’est comme ça on y peut rien ma brave dame, votre dossier est pas complet, la photo est trop souriante.
Mais y en a des qui osent malgré tout, sûrs de leur fait, armés de leur fonctionnarité sans faille telle une arme de dégradation massive.
C’est ainsi que quelques jours plus tard Mme Zalo m’appelle, en éclaireuse, bouche émissaire, salivante gourmande rien qu’à l’idée. Va se faire enfoncer le Bezolles, profiondément.
– Je crois que l’assistante sociale va vous appeler aujourd’hui docteur. Et je l’entend bien le sourire en coin, le petit plaisir sadique, le rictus pervers.
L’après-midi.
– Bonjour c’est Madame Jolivet de la CPAM de Troussidon sur Glavieuse. Je vous appelle à propos de Madame Zalo et de son arrêt de travail… Donc je vous confirme bien qu’il faut que vous lui fassiez un certificat médical pour justifier de ses sorties libres à Madame Zalo. Au service médical, quand l’arrêt de travail est fait par le cancérologue ou le psychiatre c’est pas nécessaire, ça passe comme ça, mais si c’est  le généraliste, alors c’est différent là il en faut un.
– Dois je comprendre de vos propos chère Madame que le sévice médical, alias SM, de la Caisse de Securitate sociale de Troussidon sur Glavieuse, a généré l’arrêt maladie à deux vitesses, celui du spécialisse qui passe tout seul et celui de la soumerde  généralisse, suspect par essence et redevable d’un certificat médical. Mais c’est pas légal tout ça ma pauvre.
Je porte à votre connaissance qu’aux termes de l’article R323-11-1 du Code de la SS du 12 septembre 2007, pour des sorties libres de l’assujeti, le praticien « porte sur l’arrêt de travail les éléments médicaux le justifiant ».
Je ne vois donc, sauf modification récente de la législation que je vous remercie de bien vouloir me communiquer sans tarder, que l’instauration d’une nouvelle mesure oppressatoire pour les assujettis sociaux profiteurs, humiliatoire pour les soumerdes généralisses, les obligeant à justifier sur un certificat médical idoine ce dont les spécialistes seraient exempts du fait de leur supposée excellence , mesure dont vous vous faites la complice zélée
Je précise par ailleurs que dans le cas de Mme Zalo, je suis le médecin traitant qui a obtenu sa reconnaissance en ALD qui lui était refusée depuis des années par les medcons du sévice médical de la securitate, et qu’à ce titre si, par des circonstances que je ne saurais toutefois défendre, il devait être entériné par votre administration une expertise particulière pour apprécier la capacité de Mme Zalo à sortir de chez elle entre 9 h et 11 h et 14 h et 16 h, je pourrais défendre l’idée qu’elle me soit reconnue prioritairement.
– Oui mais vous comprenez docteur, mon attitude est de défendre l’intérêt des malades.
– Au prix de cautionner et défendre le fait que le sévice médical s’assoit sans vergogne sur la légalité et contribue davantage à l’humiliation des généralistes, qui je vous l’accorde volontiers l’ont bien cherché par leur comportement en général et celui de leurs syndicats en particulier ? Drôle de conception de l’intérêt des malades, en république
– Ah, ça je ne sais pas, vous m’embrouillez avec vos histoires, je que je sais c’est que ça fonctionne comme ça à  la Securitate Soziale de Troussidon sur Glavieuse, et je vous invite à vous adresser au Sévice Médical de la Sécuritate Soziale si vous y trouvez à redire.
– Je vous en remercie. Bonne continuation et bonjour chez vous numéro 13.

Continuer la lecture

Commentaires fermés sur L’arrêt de travail à deux vitesses de la Securitate Soziale de Troussidon sur Glavieuse

Le doigt m’habite… profiondément !

Vive la médecine générale libre ! et la fmc de Dinan

Continuer la lecture

Commentaires fermés sur Le doigt m’habite… profiondément !

La Complainte des Experts

Les experts sont pas contents. Parait qu’on les aime pas. Et ils le font savoir. Bien sûr pas les experts Miami, New York ou Las Vegas, ceux là ils savent bien qu’on les aime, les chouchoute, les dorlote.  Mesurent ça à l’Audimat eux.

Ceux qui geignent c’est les experts Afssaps… Y aurait scandale, injustice, opprobre. Après tout ce qu’ils ont fait pour nous. C’est pô juste.

Vous savez bien pourtant, les experts Afssaps…

On les voit pas à la télé eux mais putain qu’est ce qu’y bossent. Avec leurs petits microscopes, leurs loupes, leurs expériences, les appareils compliqués et tout ça. C’est sûrement même mieux qu’à la télé… Et la preuve c’est qu’on peut même pas comprendre…  eux experts, nous trop cons. Ils savent. Et ils savent qu’ils savent.

L’Expert Afssaps au secours de la Pharmacopée Française.  Extrait du tome 5 de la Rubrique à Brac de Gotlib (Ed. Dargaud)

Experts Afssaps bon sang !… ceux qui donnent leur avis sur les médicaments, les produits de santé, tout ça, qu’après grâce à eux on les retrouve sur nos ordonnances les médocs, dans notre bidoche, en toute sécurité bien sûr, puisque ça s’appelle l’Agence Française de SECURITE sanitaire des produits de santé et que c’est eux les experts.. Ils les décortiquent les médicaments, ils les analysent, les passent à la question, c’est pour nous qu’ils se donnent tant de mal, qu’y se décarcassent façon Ducrocq les Experts Afssaps. Pas pour les labos, beurk. Bien sûr que non.

Et y a même pas besoin de les payer pour ça… Ils font ça GRA-TOS !… pour le fun, par abnégation, sacrifiscience, garanti.

Donc grâce à eux, à leur excellence, leur expertise, leur compétence, leur bonne volonté, leur dévouement, pas de risque qu’on en ingurgite des cochonneries pharmaceutiques… Rien que du bon, du propre, du pur…

Tous ces produits n’ont jamais été mis sur le marché, ou alors dans un univers parallèle, celui des méchants, de l’anti-médecine, médecine fiction, film catastrophe : Mediator°, Vioxx°, Avandia°, Nexen°, Acomplia°, Di-Antalvic°, etc. etc.

Mieux : grâce aux experts Afssaps, sécurité sanitaire et tout le bordel, elles ont même jamais été découvertes ces merdes. Rien du tout.

Le gringo de chez l’Afssaps il a fait la moue écœurée en plongeant sa main dans le sac de poudre tout en reniflant la molécule de chez le sale labo : « Oh la ! Pas de ça chez nous señor Servier… On prend que du bon nous à l’Afssaps. » – « Aïe ! caramba, vous êtes dour avec nous señor Afssaps… Et comment on va faire nous pour les engraisser nos actionnaires à nous ? » – « Pas mon problème don Servier… »

Eh oui, ça se passe comme ça chez les Experts Afssaps.

Alors il disent dans une « lettre ouverte » qu’on les aime pas, et que c’est pas gentil ça non. A qui qu’ils causent dans leur lettre ouverte ? on sait pas bien mais on imagine que c’est à nous sans doute, à ceux qui trouvent qu’ils ont pas fait du bon boulot, qu’osent les critiquer, dire qu’ils pouvaient mieux faire, à ceux qui bouffent les medocs dont ils nous garantissent la sécurité…

 Alors des fois qu’on comprenne mal, qu’ils soient mal entendus, ils en ont fait deux versions de leur lettre ouverte. Si. Autant de souffrance, ça mérite bien de le dire deux fois.

Une première, début février, qu’ils ont envoyé à la presse, mais l’ingrate, l’inconsciente, qu’elle en a pas parlé. Passée inaperçue. Par décence peut-être ?…  On peut rêver. Ils auraient dû la fourguer à Gérard Kouchner, Monsieur Frère du Quotidien qui fait pas dans la rubrique des Chiens Ecrasés. La rubrique experts salis, experts déconsidérés, mais experts debout, il la nourrit lui.

Mais ils ont pas compris, pas compris au premier essai que le niveau d’indécence était explosé, catapulté, tsunamitisé. Mais un expert, un vrai, ça ferme pas sa gueule, ça publie, ça écrit ça récidive, ça s’entête, ça s’obstine, ça persiste, c’est même à ça qu’on le reconnaît. L’abnégation. le combat altruiste, jusqu’au sacrifice…

Alors ils nous en ont déféqué une deuxième lettre ouverte, un mois plus tard. La version 2.0. de la complainte de l’expert.

La même exactement… mais à un point de détail près…

La version 1 de février 2011

La version 2 de mars 2011
Les signataires de la version 2

C’est là que ça devient drôle…

Dans la première version celle du mois de février 2011, ils font rien qu’à se plaindre : on est gentils, désintéressés, compétents, dévoués, on déclare bien qu’on est des larbins labos (pisqu’on est obligé), et malgré tout ça on nous traite. Vilains… Si vous saviez comme on souffre.

Dans la deuxième version, y a nuance. Ils apportent la touche de compassion, la dimension humaine, celle du Dr Ventouse le bobologue de chez Brétécher qui impose-propose au patient la datte fourrée à la fin de la consultation médicale passée devant l’écran d’ordinateur.
C’est que sous l’expert y a un coeur qui bat tout de même. Humain mais oui madame. Alors on pense aux victimes… dans la deuxième version. C’était qu’un oubli. Vous comprenez le choc de se voir injurier, molester, vouer aux gémonies… On perd ses repères.Y a de quoi.

C’est-y cette touche d’émotion qui a vu augmenter le nombre des signataires ? Va savoir.

Moi je vais vous dire ce qui s’est passé entre les deux versions de cette saloperie puante, parce que j’en sais des choses moi, je suis au cœur de l’info moi, au fait des scoops le Bezolles !…  C’est qu’entre les deux versions de leur putridité, un journaliste leur a demandé (je sais qui c’est mais je vous dirais pas) : « vous avez imaginé un seul instant la lire devant les victimes du Mediator votre serpillère ?… » et y en a un, de ces foutrexperts, qu’a rétorqué : « Ah ben tiens non, on n’y avait pas pensé… »

Pour sûr qui zy avaient pas pensé aux victimes, ni maintenant, ni avant, ni après.

Mais étudions de près les différences.

Dans la première version de la déchirante complainte des zexperts les événements sanitaires de l’actualité étaient juste « préoccupants« , dans la deuxième ils deviennent « bouleversants« . En un mois nos experts sont passés du niveau « préoccupé » au stade « bouleversé ». Pendant ce temps à Fukushima, on est passé du stade 4 au 5. Y a corrélation. Ça monte dans le niveau d’immondicité.

Sinon dans la suite du texte rien ne bouge; sauf qu’entre les deux versions, la Santé Publique, de majuscule devient minuscule, commune, simple santé publique. Ils ont raison. On n’a pas à appeler les filles publiques par leur nom, tout au plus par leur surnom : la Grosse Lulu, Frida-Cuisses-en-l-air, Lola-fais-moi-tout, Madame Germaine pour la mère maquerelle, plus respectable, mais pas trop. Faut pas déconner.

Rien ne change ?… Ah mais pardon mais non…  Scusez de l’oubli. Majeur pourtant…

Y a le nouveau paragraphe, celui qu’il leur a fallu plus d’un mois pour l’élaborer aux zexperts, réflexions en commission, amendements, modifications, vote à la majorité, expression des avis divergents… moins rapide qu’une AMM à attribuer à un me-too,  plus vite que le Mediator à retirer du marché.

Rapprochez-vous de votre degueularitorium, braves gens, augmentez la perfusion de métoclopramide, on y va…

C’est le troisième paragraphe, celui pour le lacrymatorium à chaumières :

« Les experts, soucieux avant tout des patients et de la santé publique, sont bouleversés par cette « affaire Médiator* » et ses conséquences pour les patients. Ils sont sensibles à la douleur des patients et aux inquiétudes des citoyens et souhaitent agir pour que de telles situations ne se reproduisent plus.« 

Ils l’ont dit, ils l’ont fait. Ils ont osé.

Ainsi il leur a fallu un mois pour devenir soucieux des patients ces petites choses là. Bouleversés maintenant, sensibles à la douleur… Avant ils s’en foutaient on le savait bien. Tout ce qui les préoccupait c’était le nombre de leurs publications, l’impact factor de la revue, leur indice de carrière, et le choix du prochain congrès dans un lieu exotique qu’il leur reste à découvrir : Hazebrouck ou Thionville ? Ils hésitent encore…

Mais maintenant c’est bon. Ils ont retrouvé les patients les experts. Et même que ça les bouleverse… C’est donc ça un patient ? Comme c’est bizarre… Venez voir celui-là les aminches, il bouge encore je vous dis. Moi qu’en avait vu qu’en compte-rendu… Y en a donc des vrais ? Rajoute lui donc 3 grammes de Mediator, voir jusqu’où il tient.

Maintenant la lettre est présentable, la plainte est audible, c’est bon tout y est, le mot pour les victimes.

Immonde.

On s’arrête là, le vase de nuit est plein ? ou je vous en macule encore de la fionterie expertale ?

« C’est le secteur de la santé qui est le plus en avance dans le domaine des déclarations d’intérêts. »

Eh c’est sûr que c’est le plus avancé, eh banane ! Dans le sens puant dégoulinant, calendos grouillant de vers pharmaceutiques… Même Saint Martin d’Hirsch il en est revenu du secteur de la santé, qu’il déclare devant le Sénat, à la mission d’information sur le Mediator, que s’il devait réécrire son livre sur les conflits d’intérêts il ne prendrait plus l’exemple de la santé.

« L’opinion publique ne doit pas ignorer non plus que les experts continuent cependant à travailler, la démission n’étant pas acceptable pour des acteurs militants de la santé publique. »

 Alors là moi je dis pardon mais y a contradiction, ils auraient dû se relire les militants. Au premier abord ils disent dans leur paragraphe compassionnel rajouté qu’ils « souhaitent agir pour que de telles situations ne se reproduisent plus« , et au deuxième rabord expriment que leur démission n’est pas acceptable !… Voilà ce qui arrive quand on se force. Fallait pas le rajouter le paragraphe larmoyant, ça interfère avec le reste. Faut y croire un minimum sinon ça risque de se voir.

Mais foutre d’empaffés, c’est bien justement votre démission qui serait le seul geste utile pour éviter que ça se reproduise. Y en pas un qu’a réalisé ? Pas un seul qu’a gardé un peu de dignité, d’honneur, qu’a ouvert les yeux ?

Au Japon, la direction de TEPCO a pris la parole pour s’excuser publiquement des nuisances qu’ils avaient occasionné à la nation japonaise.

Je déclare un conflit d’intérêts : dans la liste des signataires de cette conchiure il y a le spécialiste universitaire qui est à l’origine du nom de ce blog, celui qui m’a appelé  petit généraliste de merde sans intérêt. Authentique ! A peine sorti de prison v’là qu’il récidive. Ah on n’est pas sorti de la merde moi je vous dis !


Continuer la lecture

Commentaires fermés sur La Complainte des Experts

Je n’ai jamais prescrit de Médiator (benfluorex)…

… ni d’Avandia® ou d’Avandamet® (rosiglitazone associée ou non), ni de Vioxx® (rocécoxib).
Je ne prescris plus de Di-Antalvic® (dextropropoxyphène associé) depuis au moins 10 ans. Je ne prescris plus de statines aux femmes qui ont du cholestérol mais qui n’ont jamais fait de problème cardiaque ou vasculaire. Je ne donne plus de sirop aux bébés depuis au moins 10 ans. Je ne propose pas le dosage du PSA chez les patients asymptomatiques sans antécédents familiaux de cancer de prostate (et encore !), je ne propose pas davantage la mammographie de dépistage chez les femmes sans antécédents familiaux de cancer du sein (et encore !).
Je prescris de l’Esidrex® (hydrochlotothiazide) en première intention chaque fois que possible chez un patient hypertendu. Je ne prescris jamais de sartan en première ni en deuxième intention chez un hypertendu, pas en tout cas d’avoir essayé un IEC.
Ma principale activité devant un nouveau patient consiste généralement à lui déprescrire un certain nombre de cochonneries qu’il prend.
etc. etc.

Je me vante ? Je me crois meilleur que les autres ? Je suis un génie ? J’ai prévu tout avant tout le monde ? je me la pète grave ? Je suis un menteur ?

Eh ben non ! Au contraire, je revendique altièrement le titre de petit généraliste de merde sans intérêt. Sans intérêts avec les vendeurs de médicaments et leurs représentants. Depuis maintenant près de 20 ans.

La seule compétence que je me reconnais et dont je suis fier, est celle de connaître mes incompétences, mes limites et mes faiblesses. C’est pour ça que j’ai pris les moyens d’essayer d’y de les (merci Malika) pallier, de me protéger et d’en protéger ceux qui me font confiance pour les soigner.

Pour ça j’ai choisi à partir du jour où j’ai pratiqué la médecine générale cette merde de me former à l’abri des influences commerciales. En lisant au départ la revue Prescrire, puis progressivement en me libérant, je dis libérer car c’est bien de cela qu’il s’agit : une libération, des pressions professionnelles et commerciales qui m’incitaient à prescrire et à soigner selon des données publicitaires et non pas scientifiques.

Tout ce qui fait la une des medias aujourd’hui sur le Médiator et autres saloperies est pour moi un non-événement. Tout cela je le savais, parce que j’ai accès à une information non commerciale, mais scientifique sur les médicaments. Tout cela j’en ai protégé et épargné mes patients. Un certain nombre d’entre eux sont partis voir ailleurs puisque je résistais, et comble de perversion de cette pourriture de système de soins, j’ai perdu du fric à vouloir leur éviter du mal.

Si je ne suis pas le seul à avoir su avant les autres, je sais que nous sommes encore extrêmement minoritaires, nous, soignants libérés, émancipés, des influences de ceux qui nous enchaînent, leaders d’opinions corrompus par les intérêts marchands, autorités sanitaires annexes des services marketing de l’industrie, politiques trempés, imprégnés, salis des intérêts industriels et privés, comme l’actuelle secrétaire d’état à la santé.
Libérés du mépris et de la honte.
Fiers de d’abord n’avoir pas nui, comme le prétend le fondement d’une déontologie, que le désOrdre des médecins s’applique consciencieusement à pervertir.

Au nom de la médecine je présente mes excuses à toute ses victimes, passées, présentes et à venir.
J’appelle les patients citoyens et usagers à exiger des soignants libres.
J’appelle les soignants mes frères à briser les chaînes qui les asservissent. Continuer la lecture

Publié dans médiator | Commentaires fermés sur Je n’ai jamais prescrit de Médiator (benfluorex)…

Les crachoirs de la république


Le président de la République vient de nommer quelques copains au Conseil Economique et Social (et Environnemental) pour services personnels rendus. Quelques medias s’en sont fait l’écho. Simple politique de reclassement des copinages dans une structure sans importance, mais qui garantirait 3000 euros par mois de jeton de présence.
C’est l’air du temps… Air pestilentiel d’un temps putride.
Dans le même esprit la nomination de l’ami de la Famille au Conseil d’Etat. Arno Klarsfeld, celui qui traverse le 12ème arrondissement en rollers. Rappelez-vous.
Ou celle du Prince Jean à l’EPAD. Etc.

Le Conseil Economique et Social (et Environnemental) passe encore, comme fourre-tout, poubelle, crachoir présidentiel, mais le Conseil d’Etat, faites excuse ma brave dame, mais là y aurait objection : les caves se rebiffent. Voir l’article dans Marianne. Le Conseil d’Etat c’est le reclassement l’Oréal, parce qu’on le vaut bien. Minimum décence. On n’est pas au CESE ici.

Le CESE… Quelques zacteurs de la société civile, syndicalistes, personnalités dites représentatives, etc. C’est vrai que ça vous a foutrement la gueule d’un n’importe quoi de la république ça.
Vous savez les ordures ménagères maintenant, j’ai dû libérer la chambre de ma fille pour ça  : y a le caisson aux bouteilles, celui aux papiers à recycler, la boîte à piles usagées, celle aux cartouches d’encre, les produits putrescibles, les emballages carton, les plastiques, et puis à la fin la poubelle pour ce qui n’a pas trouvé sa place ailleurs. Le CESE ça vous donne ce goût-là. Ce qui reste à jeter quand on a tout trié. Pour ce qui est de ma fille vous inquiétez pas. J’en ai tiré un bon prix sur le site d’E-Bay Kaboul.

Voilà les institutions de la république maintenant devenues : les poubelles de la Sarkozie…

Et pourtant. Et pourtant. j’ai le souvenir, lointain, qu’y en a qu’y ont cru au Conseil Economique et Social. Que ça faisait sens comme on dit chez France Cul.

Fin des années 70, Joseph Wrésinski était nommé au Conseil Economique et Social. Wrésinski Joseph, mais oui rappelez-vous. 1917 – 1988,  prêtre catho français, d’origine polonaise par son père, espagnole par sa mère, fondateur du Mouvement ATD Quart Monde. C’est pas très difficile à comprendre ATD Quart Monde en théorie. En pratique c’est autre chose. (Re)donner aux pauvres leur dignité. Rien que ça… La dignité aux pauvres ? Quelle priorité ! alors que les restaus du coeur suffisent. Un des slogans d’ATD c’est la reprise d’une phrase de Joseph Wrésinski s’adressant aux pauvres de son bidonville (citation non garantie, parce que la légende est en construction) : « je vous ferai monter les marches de l’ONU, du Vatican, de l’Elysée« . Rien que ça.
Une autre différence majeure d’ATD Quart Monde avec les autres organismes humanitaires, caritatifs, etc. c’est que son fondateur avait lui même connu la misère dans son enfance et sa vie, mais doté des outils intellectuels pour la comprendre et la combattre. Ca fait la différence. Contrairement à l’Abbé Pierre par exemple ou la Mère Térésa, Soeur Emmanuelle, etc., issus de la grande bourgeoisie, qui se sont avec commisération penché sur la misère, y ont parfois trempé les orteils, le mollet, le nombril, s’y sont baigné pour les plus téméraires, mais n’y ont jamais plongé jusqu’à s’en laisser submerger. Dernière particularité d’ATD Quart Monde, c’est que bien que créée par un religieux, ce n’est pas une structure confessionnelle, enfin pas complètement. Bref. Elle excite quand même pas mal un peu les bonnes cathos bobos. Le frisson de la misère quoi. Frrouu !

Toujours est il que lorsque Jojo Wrésinski fut nommé au CES sous Giscard il ne se sentit plus pisser notre abbé. Pour la première fois les pauvres, les vrais, ceux qui puent,  étaient représentés dans une instance officielle. Et c’est qu’il prit l’affaire au sérieux notre Jojo jusqu’à publier au nom du CES en 1987 un rapport sur la grande pauvreté qui a fait date, en France et dans le monde. Du moins pour ceux que ça intéresse, c’est à dire pas bezef. Dans ce rapport, la grande pauvreté était décrite comme un « cumul de précarités » et présentée comme une atteinte aux droits de l’homme. C’est sur la base de ce rapport qu’ont été institués par le suite le RMI, puis la CMU, etc. Pas tout à fait du gnangnan quand même. L’impression d’avoir été utile en quelque sorte. De la charité à la justice… Au moins le sentiment d’avoir essayé…  Oui, bon, on connaît le résultat… d’accord.

Depuis le décès de Jojo jusqu’à nos jours un siège reste dévolu à ATD Quart Monde au sein du CESE, repris à l’époque par Geneviève de Gaulle, puis transmis encore tout récemment. A noter que ces nominations restent toutefois le fait du prince et que rien n’est inscrit définitivement.

Alors c’est en pensant à ce qu’a représenté symboliquement et comme quantité de travail et d’engagement la présence d’ATD Quart Monde au sein de cette structure que me saisit la colère, la sainte indignation bezollienne, lorsque je saisis du haut de mes petits neurones ce que signifient ces nominations de copains et de coquins, à la lumière de l’humiliation énorme faite aux miséreux.

Le mépris immense, colossale, fantastique du président des riches (à lire) à l’égard de tout ce qui ne génère pas fric, profit, pouvoir et amitiés personnelles. Ce ne sont pas de « nominations » au CESE ou ailleurs qu’il s’agit, mais de mollards, de glaviots ayant formes humaines expectorés sur ceux pour qui ces lieux ont encore un sens, une valeur, un symbole. La Sarkoclique crache sur le peuple, éructe sur les pauvres, urine sur la démocratie et la république. Ses institutions n’en sont plus que ses crachoirs, ses latrines. Continuer la lecture

Commentaires fermés sur Les crachoirs de la république

Canard au Médiator

Cette semaine (du 20 octobre 2010) le Canard nous cause du Médiator. C’est son tour. Pour une fois l’est pas en avance sur les autres. le Figaro, le Monde, on y sait déjà tout sur le Médiator, ses morts, son Afssaps, son labo Servier,  Irène Frachon son bourreau, tout ça… Traine la patte…

C’est Brigitte Rossigneux qui nous en cause du Médiator cette semaine dans le Canard

Brigitte Rossigneux ?… Mais bien connue de nos services bien sûr !… Elle a réalisé l’exxxcelllent film les Médicamenteurs…

Celui où on découvre que les médecins, les autorités, tout ce petit milieu de la santé, font collabos labos. Où on apprend qu’un médecin quand ça cause médoc média, ça doit dire les labos qui l’inspirent. C’est la loi !… Hop !… Non mais !…

Les Médicamenteurs !… Mâtin quel bonheur !… Mmmm !…

Mais Brigitte Rossigneux, elle a dû l’oublier son film…. C’est comme ça les journalisses, d’un sujet l’autre, l’actualité ça passe. Souvent journaleux varie. Sujet suivant !…

Et puis la place ! Ah la place !… celle qui manque bien sûr, on peut pas tout dire, tout écrire dans le journal… Faut faire des choix !…

C’est sans doute pour ça qu’elle les a pas publié les liens d’intérêts du si spécialisse Professeur Grimaldi la Brigitte… Pourtant elle y fait causer du Médiator à Dédé Grimaldi : « un vulgaire coupe-faim » nous révèle ce parmi les meilleurs spécialisses. Elle aurait dû lui laisser sa chance au professeur… respecter la loi ça peut valoir la peine, pas la respecter aussi… des fois qu’il y ait un malintentionné, un vicieux qui lui chercherait des poux au professeur.
Vulgaire le Médiator ?… Si c’est un des « meilleurs spécialistes » qui le dit. Alors !… C’est pas exactement le mot qui me serait venu à l’idée moi vulgaire. Bon d’accord je suis pas spécialisse… Juste Petit généraliste de merde sans intérêt, c’est écrit en haut à droite. Vérifiez… Moi j’aurais dit « raffiné » plutôt, « exceptionnel »,  pour la qualifier cette Serviersquerie. Faire durer 35 ans sur le marché une telle saloperie et se remplir les poches avec, c’est pas vulgaire non, c’est du grand art. Ca se fait pas tout seul bien sûr.. c’est de la création collective : toubibs, zautorités, politicos…. Pas vulgaire, ça non, décidément c’est pas le mot. Elaboré, pensé, calculé, fignolé… Ca mérite sa Légion d’Horreur millésimée Fouquets’s. Grand Croix minimum… Dieu me savonne et Prescrire est son prophète, j’en ai jamais prescrit du Médiator. Pas assez spéciallisse le Bezolles.

Toujours que Dédé-le-spécialisse, il déclare pas ses liens d’intérêts, alors qu’y cause Médiator dans le Canard.

Et pourtant y aurait avantage à ce qu’il se présente Dédé…  Ca vaut la peine assurément, mérite le déplacement, justifie la visite… Dédé, c’est l’humanité faite mandarin, la Bernadette Soubirous de l’AP-HP,  la Dolores Ibárruri de l’hôpital public, la Mère Térésa des diabétiques ! Il leur apporte la douceur sucrée qui leur manque aux caramélisés… du vrai édulcorant !… Tiens, il serait même de gôche que ça m’étonnerait pas !…. courant Clara ?… Non, je  charrie… Mais c’est surtout l’expert du Canard, en soi ça suffit… du leader d’opinion, du pur, du propre, pas vendu, pas pourri… « l’un des meilleurs spécialistes« , celui qui « tranche« … Ca il doit en savoir des choses sur le Médiator et les médicaments, le professeur Grimaldi... « Un vulgaire coupe-faim« …  puisqu’il vous l’dit !…

Allez bon, on va l’aider  à faire son travail au Canard… lui mettre les papattes dans la mare aux liens d’intérêts à Dédé. Attention ça glisse… Et ça gratos et sans demander merci. Pas un coin-coin. Rien… Bon, c’est vrai qu’à la décharge du Canard, ils sont pas faciles à déterrer les liens à Dédé. Ils sont même ce qu’on pourrait qualifier de discrets. Faudrait faire du travail d’investigation, tout ça, chercher, fouiller un peu, remuer la vase. 

On y va.

On commence par le début, facile. Il a  été vice-président du groupe de travail qui a élaboré les recommandations de la HAS et de l’Afssaps réunies sur le diabète de type 2 notre Dédé.
Ca confirme, on est dans le lourd, du spécialisse pur jus, ça recrute que le very best of les zautorités… Normal : autorités…

Donc y a pas de problème !… on va y trouver tout son CV pharmaceutique sur les sites de la HAS et de l’Afssaps. C’est obligatoire, c’est la loi…  et la HAS et l’Afssaps, en matière respect déontologie, transparence et tout ça, c’est du garanti, de l’assuré, du ferme. On peut s’appuyer. Yeux fermés. Nez bouché.

Alors on y est sur le site de la HAS,  et puis on va sur celui de l’Afssaps, et on cherche les déclarations d’intérêts à Dédé… Voyons voyons !….  On cherche…  on recherche encore des fois que….  On re-recherche quand même encore un coup, c’est pas possible ça… Palsembleu et salembiscottes ! Surprise !… Y en a pas !… Pas plus que de beurre au cul !… d’essence dans mon jerrycan !

Inconnu à la HAS et à l’Afssaps, le Dédé !… Ah, mais c’est pas bien ça foutredieu !… C’est pourtant obligatoire ça la déclaration d’intérêts quand on est expert !… Mais, mais, mais… Arrêtez moi si je dis une connerie… la recommandation sur le diabète de type 2, c’est y pas une des deux recommandations que le Formindep attaque devant le Conseil d’Etat pour non respect de la législation sur les conflits d’intérêts ?…. On cherche, on cherche…. Là on trouve tout de suite !…  forcément… Formindep… Tout bon !… Dans le mille !…

Eh ben les zamis ! C’est pas zoli zoli tout ça.

Alors y va falloir chercher mieux… Travailler quoi. Faire journalisse en quelque sorte… Je sais je suis dur. Couac.

Alors voilà ce qu’on trouve sur Dédé… Y en a de quoi pourtant. A s’en carrer le jabot.

Ca par exemple…  ça date de la commission de transparence de 2005, l’époque où la HAS publiait les conflits d’intérêts…

Ca encore… c’est de 1999 à 2001, comme marqué sur le document :

A l’époque où il déclarait ses liens d’intérêts Dédé, c’est à dire avant 2005, depuis il est exempté apparemment rapport services rendus, il aurait fait des piges pour Servier notre Dédé ??…

Mais purée de nouzautres !…  qu’est ce qui pouvait bien vendre en 2005 Servier qui concernait la diabétologie ?… Justement v’là mon Vidal 2005 qui me le dit… Toujours utile garder les restes… Diamicron… oui…  Glucidoral… bon… des sulfamides hypoglycémiants de quatrième recours… pas pour un spécialisse hospitalo-huniversitaire ça…  Médiator… Gloups !… Médiator !!!…

Dis moi pas que c’est pas vrai !… Allons mon Dédé, t’aurais pas fait de la retape pour Médiator quand même ! Pas toi, quelqu’un de ta sommité !…  C’est ça qui te ferait  parmi les meilleurs spécialistes selon sainte Guiguitte ?
Je peux pas y croire… j’y crois pas d’ailleurs. Impossible. On saura jamais toute façon…  à moins que le Canard enquête ?… Non, je déconne…  Le Canard ça indulge personne… Les tatanes à Roland, pure antilope… les ont pas laissé passer ! Y aurait confit d’intérêt, foie gras de Canard, un peu indigeste.

Mais c’est pas tout, mais c’est pas tout !…  
Tant qu’affaire…

Poursuivant son activité salvifique, le professeur Grimaldi vole au secours du soldat Lantus. Lantus…  l’insuline longue durée d’action de Sanofi !… une nouvelle RRRACE d’insuline !

Juin 2009 Sanofi sent le vent du boulet. Une étude suspecte un risque augmenté de cancers chez les utilisateurs de Lantus…  Brrr !… Un an après le bide mondial de l’Acomplia ça commence à craindre grave chez Sanofi. Ils ont plus assez de PDG à virer comprenez. Des publications allemandes indépendantes réclament le retrait de Lantus…

Fallait lire à l’époque les documents internes du marketing de Sanofi pour se faire une idée de la panique à bord… Alerte !… Tout le monde sur le pont !… Gyrophares, samu et plan Orsec…  Affsaps et EMA au secours !… SOS leaders d’opinions !… Pin pon !…


C’est donc, comme il tient à nous le préciser des fois qu’on en douterait, en toute indépendance, mais avec toute l’autorité que lui confère son statut de roi des pontes et directeur de la rédaction de la revue Equilibre, organe de l’Association Française des Diabétiques qui fait le sucre et le caramel dans le monde mielleux des diabétiques, qu’il explique que circulez y a rien à voir, prière de continuer les injections sans penser !… RAS TVB !… Allez hop !

Mais attention, hein, faut pas confondre précise Dédé aux lecteurs d’Equilibre, persuadé que le diabète leur a englué les neurones, aussi bien que la formation médicale aux médecins. Accroche toi à ta sucrette ! C’est pas parce que je me sucre avec Sanofi que ce que je dis est en quoi que ce soit entâché de la moindre influence ! Non bien sûr ! Cochon laqué qui s’en dédit. La preuve : le communiqué de presse de Sanofi ci-dessous. C’est bien sûr à l’insu de son plein gré que Dédé offre le bouquet de TULIP à Sanofi.

Non mais franchement, mon Dédé tu nous prends pour qui ?…  tu te fous de qui ?… ou c’est que t’es d’une naïveté et d’une ignorance à sodomiser les chaussettes les soirs de pleine lune ? Et c’est toi qui nous défends le service public ?  Mais pour quoi exactement ? préserver le stock de cobayes pas chers pour le Leem ? Soyons clairs… Avec des défenseurs comme toi les charognards du service public ont plus qu’a serrer leur serviette autour du cou. Miam, sluuurp, glop.

Bon revenons à notre anatidé… On se laisserait distraire par moment c’est fou.

 La soumission à l’autorité c’est donc permis à tout le monde, même aux meilleurs…  Qu’est ce qui l’aurait empêché la Guiguitte de l’avoir ailleurs sa confirmation que le Médiator c’est de la daube ?  C’était pas trop dur à avoir comme info… N’importe quel petit généraliste de merde sans intérêts avec les labos aurait suffi. Même elle, elle aurait pu y arriver toute seule si elle avait voulu comme une grande… je suis sûr qu’elle savait d’ailleurs… Alors pourquoi  les meilleurs spécialisses ?  Ah, les vieilles habitudes, les vieilles copineries…

L’avis d’expert et la soumission à l’autorité sont les deux mamelles de la tyrannie.
A copier 100 fois mon Canard.

Continuer la lecture

Commentaires fermés sur Canard au Médiator

Circulaire… y a rien à voir




Les documents intégraux sont téléchargeables à cette page du Monde.fr
http://abonnes.lemonde.fr/societe/article/2010/09/12/le-gouvernement-presse-les-prefets-de-cibler-prioritairement-les-roms_1410138_3224.html

Quand ils ont expulsé les Roms, je n’ai rien dit, je ne suis pas Rom.
Quand ils ont expulsé les Arabes je n’ai rien dit, je ne suis pas Arabe.
Quand ils ont expulsé les Noirs je n’ai rien dit je ne suis pas Noir.
Quand ils expulseront les pauvres, les handicapés, les homosexuels, je ne dirai rien car je ne suis ni pauvre, ni handicapé, ni homosexuel.
Mais quand ce sera mon tour qui va protester ?
(D’après Martin Niemöller)

Alors MM. les Préfets, secrétaires généraux et autres hauts fonctionnaires…
Maurice Papon ou Jean Moulin ?
L’heure du choix approche…

Les Juifs ont pu juger Eichmann à Jérusalem. Où les Roms pourront-ils juger ceux qui auront organisé leur « voyage » ? Continuer la lecture

Commentaires fermés sur Circulaire… y a rien à voir

Et maintenant une page de publicité !

Je tombe sur le dernier numéro du mensuel Pharmaceutiques

Vous connaissez pas ?… Non ?… C’est vrai que c’est pas pour vous, bande de boeufs… Pharmaceutiques c’est pour l’élite, celle qui pense, qui décide pour vous, vous sodomise profond… 
Pas pour les gogos !… Ca non !

D’ailleurs c’est que sur abonnement Pharmaceutiques, et c’est pas donné, 150 euros les 10 numéros par an. Pour ça vous avez le papier glacé, l’impression d’être important et surtout des petites infos pas dégueus…

Mais je vous entretiens je vous entretiens, et je vous ai pas encore causé de quoi ça cause Pharmaceutiques !

Pharmaceutiques c’est le magazine de l’industrie pharmaceutique, le news magazine des décideurs de big Pharma France,  « l’information de référence du secteur pharmaceutique », « santé, médicament et industrie ». Voilà, c’est ça.

Ah, je vous jure, ça a de l’intérêt ! ça vous apprend comment vous allez être mangé, niqué, manipulé. Ca vous donne même les nouvelles des collabos… des noms ? Ah, mais c’est 150 euros l’année les poteaux. On fait pas la délation gratis ici, qu’est ce tu crois. On a de la déontologie !… de la moralité !… Espace éthique ici !…

Comment je suis tombé sur Pharmaceutiques ?… Comment je connais ça !… Ah, ça c’est mon p’tit secret ! Vous êtes bien curieux dites donc !…  Tout ce que je peux vous dire c’est que c’est pas moi qui suis abonné.  J’vous le jure !…  disons juste que j’ai mes petites entrées… Gnarf, gnarf… Ca vous la bouche dans un coin, hein ?

Mais aujourd’hui, je vous en fais un peu profiter, faste et généreux, c’est comme ça chez Juju ! à travers quelques pages de pub publiées dans ce numéro. Bien sélectionnées.
Mais oui ! Habituellement y a pas de pub chez Bezolles ! Evidemment !… Pourtant vu les sollicitations que je reçois, je pourrais en profiter à mettre de la pub ici. Capitalisez, valorisez, faites fructifier votre blog qu’ils m’écrivent Gougueule, Ouiquihaut, et autres sites tout désintéressés.
Mais pas de ça chez moi ! liberté, indépendance, hop ! Je mourrai pauvre mais libre. 14 juillet !… Bastille !… Pas la guillotine pour rien bordel !… Liquidez moi tout ça !…

Mais aujourd’hui, ah aujourd’hui, y a exception !… Des fois la pub ça vous informe quand même… par sur ce qu’elle dit bien sûr, c’est rien que des conneries tout ça, mais sur c’qu’elle laisse comprendre, sur ce que ça signifie… Vous voyez ?

Second degré, décryptage, lecture critique tout ça… Ca vous donne à comprendre, donne à penser. Rien de tel que s’astiquer un peu le neurone comme ça de temps en temps.

Vous pensez être libre, autonome, indépendant ? Que nenni mon bon… Big Pharma et ses sbires veillent sur vous. De la com, de la pub, de la propagande, Goebbels Pharma pas mort.

Donc à travers 5 pubs, tirées du dernier numéro Pharma-te-nique, juillet-août 2010, voilà comment on vous manipule, comment qu’on vous encule, encagouille, escagasse…

Pas besoin d’un long discours à chaque fois, un petit commentaire pour introduire, enfiler si je peux dire.  Pas trop,  juste ce qu’il faut pour comprendre… parce que vous êtes déjà bien éveillés, si vous venez vous égarer sur ce blog. Pas n’importe qui ici !…  Dedieu ! Un peu de tenue merde !

Je les ai mis dans l’ordre de la lecture les pubs. Tout simplement. Cliquez sur les photos pour les voir en grand. Courage !… Rien qu’un mauvais moment…

La première : une pub pour un réseau de VM uniquement féminin !… Allons bon !… Et pourquoi donc ?… Quel intérêt d’avoir uniquement des femmes pour vendre des médicaments ?…  Aucun bien sûr !

Le bon Christian Lajoux, chef du Leem, s’indignait que dans les Médicamenteurs on fasse une présentation sexiste de la visite médicale. Il allait même jusqu’à se demander s’il n’allait pas porter plainte, pour discrimination ! Pas culotté le mec !…

Pourtant un ange passe…  Un article du New York Times racontait comment on recrutait aux USA des visiteurs médicaux parmi les « pom-pom girls ». Rien que de la compétence scientifique là aussi ! Certifiée HAS ! Qualité de l’information médicale. Caniard le vaut bien.

Et bien sûr les visiteurs médicaux sont présentés par les firmes comme des professionnels de santé de haut niveau… La preuve !…Au septième ciel oui ! qu’ils vous envoient… le paradis !

Zahia peut se recycler !! Porte ouverte !… jambes écartées !… On embauche ! On enfourne !… Nouvelle molécule !…  Prescris là moi la profonde !…  Oh oui ! encore !… Aaaah !… Aaahh !… Jésus !…. Nirvana !… Paradis !…. Walhalla… Trente mille VM Vierges médicales ! Alleem est grand !

Bon. Je me calme.

Pub Suivante.

Comment Sciences Po s’engraisse avec les firmes.

Beau sujet que celui-là pourtant !!… Intéressant non ?… Comprendre le système de santé et les politiques de santé…

Ca pourrait en intéresser plus d’un peut-être  ? Ben justement non ! c’est que pour les cadres de l’industrie, les Managèèèrrreus ! ceux qui décident putain con… Pas toi !…

Et pourquoi donc ? Ben… par pur altruisme bien entendu,  désintéressement total… santé publique… intérêt général et tout le toutim… Voire simple curiosité intellectuelle, comment ça fonctionne… Tout simplement. Démarche citoyenne…

Le prix ? de la formation ? Ah oui…  le prix bien sûr… Mais c’est d’un vulgaire….  Pourquoi en causer ? Je vous demande…  Quand on aime… et puis retour sur investissement assuré. Où est le problème ?…

Et vous avez vu c’est qui qu’organise ?…  L’ancien chef de cabinet de Kouchner à la santé, l’auteur de la loi sur les droits de malades, celle de 2002, conseiller d’Etat,  des tas de bon conseils pour sûr…  et un inspecteur général de l’IGAS, un  !! mais queque chose me dit qu’il a déjà frayé aux firmes celui-là… Connaît la question… On laisse pas comme ça ses attaches… rétropantouflage… Ancien combattant.

Conflits d’intérêts ?… Oh là là !…. Un peu de décence !…. Comme vous y allez !… Foutaises, balivernes et calomnies ! a dit Sarkowoerth !…

Soyons sérieux ! Tout le monde garde son indépendance, bien sûr, puisqu’on paye ! Honnêteté, intégrité, bien sûr ! On est né dedans !… C’est ça qui compte…. Garanti !…

Pour les labos rien que le meilleur bien sûr !…  pharmaceutiques ou cosmétiques ! Mais parce qu’ils le valent bien, bien sûr !!!…  Pas vrai Liliane ?

On continue ? Je vous sens intéressé…  stimulé un peu, cortex éclairé, bulbe en chaleur, hippocampe érectile…
Celle là elle vaut son pesant de caca,  huète ou pas !

Vous pensiez que ça servait à quoi les logiciels médicaux que les docteurs ils ont sur leur bureau ?
A tenir les dossiers médicaux ?… A aider à mieux prescrire ?…

TOUT FAUX ! 

Pendant que vous croyez qu’il vous soigne le nez sur son écran, votre médecin se bourre de pub !… Eh oui !… mais vous inquiétez pas !  mauvais esprit que vous êtes ! Là aussi tout est clair !… Déontologie oblige !… il sait faire la part des choses !…

Conneries ouais !… Rien que du subliminal, de l’inconscient, du vicelard….

Au bout du compte, l’ordonnance qu’il vous sort votre toubib si gentil si disponible, c’est du dicté copié par l’industrie !… Garantie !… De la torchée dernière nouveauté !…  Vioxx ou Avandia !…

Et puis le soir, un clic, et hop !… Toutes les infos de la journée partent au firmes, Cégédim, HMS Health… Oh !… anonymisées bien sûr !… Déontologie !…  A la boîte près, à la prescription près, elle savent ce qu’il vous donne votre toubib… Surveillance du marché ! Big Brother, big Pharma…

Les seuls qu’elle soigne vraiment votre ordonnance c’est les actionnaires !! Vous en doutiez ? Eh ben voilà…  maintenant vous savez !…

Etre présent lorsque la décision se prend !… Puisqu’on vous le dit !…

Je vous laisse reprendre votre souffle…  Un petit peu, pas trop longtemps. Faut battre le fer…
Non pas avec une page de pub, impertinents !… Je vois qu’il y en a qui ont encore le sens de l’humour parmi vous ! Ca va pas durer je vous l’assure !

Il vous manquait une adresse ?… Vous avez pas encore baisé avec tout le monde, le Gotha, le gratin, le dessus du panier de crabes…  Y en a un qu’est pas sur votre listing, qui vous a échappé ?

Pas besoin d’appeler Frédéric Lefebvre ou Zahia pour mettre à jour votre carnet de lobbying, savoir qui inviter au prochain bal, bac anal..

Ils sont tous là, de Sarko et sa famille en passant par Roselyne et Rocky… N’hésitez pas ! Mis à jour chaque année. C’est donné !

Et s’il vous en manque un, vous n’avea qu’à aller cet été comme tous les ans à Lourmarin (Var), l’université d’été de Pharmaceutiques, la revue qui vous la met en contact !…

Ils sont tous là !… En tas,  garnison, voyage organisé, camp de vacances, promotion !…

Le premier jour Lajoux fait l’appel. L’a qu’a lire le trombinoscope Cricri : toute la liste des invités… Au complet !  Gare à celui qu’est pas là !…

– Bachelot Roselyne ?…
– Présente mon Cricri !

– Roeckeghem Frédéric van, CNAMTS ?…
– Présent !

– Tabuteau Didier, Sciences Po ?
– Présent !

– Houssin Didier, DGS ?…
– Présent !

– Degos Laurent, Bouvenot Gilles, HAS ?…
– Présents chef  !

– Marimbert Jean, Afssaps ?…
– Présent m’sieur !

– Davant Jean-Pierre,
Mutualité Française ?….
– Présent !

– Bur Yves, UMP ?
Ouais, chuis là, M’sieur bien sûr !…

Tous  je vous dis, ambiance conviviale, entre amis…

On se reverra cet hiver à Davos ou à Megève.
– Qui c’est qui amène la vaseline cette année ?…
– C’est toi Michel ?…
– Ah j’ai oublié… Il t’en reste de l’an dernier Bernard ?…
– T’inquiète,  on continuera à la facturer aux médecins et aux enculés sociaux !
– Ah ah ah !… Mais tu es trop drôle cette année mon Lolo !

Allez, je vous sens nauséeux tout d’un coup. Comme un léger trop plein. Ecoeurement, dégoût ? Beuurkk !
Qu’est ce qui nous fait là le Bezolles !… Nous a gâché notre journée. Voilà ! C’est malin !…  Idiot !… Abruti !…

Tout ça qui paraissait si beau, si pur, si propre.

Les médecins soignent les malades, les zautorités surveillent tout ça pour le bien de tous, et les labos fabriquent des médicaments utiles et efficaces.
Eh oui !… C’est comme ça la Matrix il paraît !…

Bon allez, pour se remettre rien de tel que d’aller faire un petit clic sur un bon site internet de santé. Certifié HON code bien sûr ! 
Santépratique.fr par exemple…

Le HON code, rien de tel, pour la qualité de l’info, du promis juré craché garanti, si je meurs je vais à la HAS. Caniard qui s’en dédit !…

HONTE code ! CON code ! Oui !…

Et puis des associations de patients !…  Ca c’est du sûr les associations de patients, du sérieux, du lourd, du respectable, du véritable, de l’éthique, de l’authentique…

Ca va pas se faire avoir comme ces connards de toubibs arrogants et sûrs d’eux mêmes les associations de patients. Nous on sait, on est malades, informés, indépendants. Y a de la souffrance… Pas n’importe quoi…. Pas de risque qu’on soit manipulé, instrumentalisé ! Part de choses ! Saout l’a dit !… Ca suffit !…

Foutremerde ! Empapaoutage et hémorroïdes !!…

Allez bronzer moins idiots maintenant ! Continuer la lecture

Publié dans LEEM, publicité, revue Pharmaceutiques | Commentaires fermés sur Et maintenant une page de publicité !

Pélerinage

C’est con mais ça m’a pas passé… La célinite je veux dire… Je les lis dans l’ordre, un par un, tous, chronologique, depuis le début de l’année… le Voyage… non, ça le Voyage c’était déjà lu, relu. Mort à crédit aussi… mais maintenant c’est les autres, la suite, d’abord les Lettres dans la Pléiade, puis l’Eglise, pas terrible l’Eglise, brouillon du Voyage,  puis Guignol’s, Féérie, D’un château l’autre… Bientôt les derniers, Nord, Rigodon…


Tous je vous dis !… pamphlets compris  Au Paraguay je les ai trouvés. Pas que le foot là-bas.
Voyage au fond de la Célinie, au bout de la célinuit…
Trop plein de nausée, dégoulinure, crachats…
Jusqu’à quel point plonger, se laisser submerger par la dégoûtance, pour recueillir au fond quelques perles d’écriture ?… La balance bénéfice risque dit on en médecine, avantages inconvénients, plaisir répulsion…
Je ne sais pas.
Dans « Bagatelles » au début, des pages sublimes… d’une actualité…  rien n’a changé !… et puis le délire… le délire. Hélas, pour aggraver les choses, c’est bien écrit. Putain…

Enchantement le plus souvent… Musique, murmure, susurrement. Laisser l’écriture parler, chanter dans sa tête, laisser les mots se mettre en place, devenir phrases, cris, émotions… c’est un effort que de lire Céline, tous les mots comptent. On en saute un, toute la phrase saute… le paragraphe… le chapitre…  le livre. La musique s’arrête. Alors il faut reprendre… plus lentement, plus posément, et la musique renaît…

Céline le mystère… être à la fois génial et détestable, pudique et ordurier, tendre et violent, intelligent et con, raffiné et grossier, égotiste et attentionné. Comment ?
Rendre le talent pur parfois presqu’insoutenable. Incroyable…

Je peux pas le haïr vraiment… Trop de tendresse…. C’est comme pour les pauvres. Le vrai pauvre est haïssable, tellement con, tellement humain, jusqu’au bout, jusqu’à la fin. La souffrance.. Ça rend con et aimable. Voilà Céline…


En tout cas une chose est sûre, pas la peine de tenter l’imiter. Ou plutôt si, on peut toujours essayer, mais s’en rapprocher là… c’est autre chose.

Alors aujourd’hui j’étais de passage à la capitale, voilà où je voulais en venir.
Des affaires…  un rendez-vous… Mais ce matin en quittant ma province je repère le passage sur la carte. Le Passage Choiseul. Si j’ai le temps j’y passe. Depuis le temps… Ca me trottait dans la tête, évidemment.

Sortie métro Palais Royal, on remonte l’avenue de l’Opéra pour tourner à droite rue Sainte Anne, à gauche rue Thérèse, à droite rue des Moulins, c’est devant, rue des Petits-Champs. Là. Il s’ouvre là le passage, comme une grotte, un antre, un ventre, un tunnel, un trou.  Passage DE Choiseul c’est marqué. Attention !… Noblesse oblige…

La première chose c’est de lever la tête, chercher les 300 becs Auer. Ceux qui l’ont éclairé, asphyxié… Y en a plus. Au lieu un globe lumineux qui pendouille tous les dix mètres tenu par un arc où s’accrochent quelques ampoules, éclairâtres. Moche. Comme l’espèce de bâche sale qui court sous la verrière, qu’elle laisse à peine deviner, couverture du pauvre pour arrêter les chutes de gravats et surtout pas faire les travaux de rénovation.
Je cherche sur les murs au dessus des boutiques des restes d’appliques, reliques des becs, on sait jamais. J’en vois pas…

J’avance dans l’allée, 6, 12, 26… j’ai oublié le numéro.

J’imagine pas un seul instant qu’il y ait une plaque une référence quelconque. Ca serait trop honteux, trop risqué, provocation, ou alors arraché, vandalisé d’emblée. « Ici à vécu Céline »… Pensez donc !… Impensable… Ah ! ce serait Mauriac, Proust, Gide ou Tartre !…

Si ça se trouve, je vais même pas oser demander. Je me connais. Pourtant ils doivent bien savoir, avoir l’habitude. Pas le premier.

Je repense au reportage de Michel Polac à la télé noir et blanc d’autrefois ; il interroge des passants dans le passage et leur offre un Céline, comme ça pour voir, leur demande si ça leur dit quelque chose… beaucoup ne connaissent pas, d’autres si : refus dégoûtés… un vieux facho dit qu’il regrette de pouvoir rien dire, ça non, mais tout est dit justement… Plaies ouvertes, toujours, purulentes… Il retrouve une commerçante, une voisine qui l’a connu le gamin intenable, le sale gosse,  qu’en faisait qu’à sa tête, et sa mère qu’arrivait pas à le tenir…

C’est fini tout ça. Quelques échoppes bobos, restaus étrangers, locaux à vendre, liquidation totale…  Et si c‘était là ?…  J’ose pas demander… c’était couru.
Les numéros défilent. L’entrée des Bouffes Parisiens… Bientôt la fin, le bout du tunnel.
Même pas l’absence d’odeur de nouilles pour s’orienter !

Sauvé ! Des boutiquiers !… presqu’à la sortie. De part et d’autres les rayons de vieux livres s’alignent, s’entassent. Ceux-là au moins ils seront pas choqués… Ils peuvent comprendre qu’on s’intéresse. Les livres quoi… y a complicité, accord sur le fond. On peut discuter quoi !…
Ils sont deux là à causer, je m’approche vers celui qu’a le plus l’air de vendre. Difficile à reconnaître chez les intellos. Celui là semble s’intéresser à moi. J’y vais. Respiration.

       – Excusez moi, vous savez où se trouvait le magasin de Céline ?
       – 64 et 67… mais vous verriez rien.
       – Oui, je m’en doute… mais c’est pour pas passer devant sans savoir quand même, dans un sourire que j’imagine niais. Merci…

Demi-tour.
Ça y est. J’y retourne. Palpitation, la bouche sèche… Comme un interdit bravé, ouvert le placard aux parents, reluqué les guêpières, les revues cochonnes.
Je sais c’est con.
Mais on se refait pas. Je serais pas bon en période de guerre, résistant pour temps calme Julien Bezolles.
Avant de passer devant les Bouffes j’avais vu des numéros, 57-61, ça doit donc être par là…

Le 64 est juste devant l’entrée des Bouffes. Magasin de fringues, au plus banal. C’est tout petit, l’escalier dans le fond qui monte à l’étage. Je respire, goulée d’air. Toujours pas d’odeur de nouilles.

Le 67, juste en face, invisible, rien l’indique. C’est même l’entrée du théâtre, doit y avoir erreur. Deux  trois allers retours pour vérifier, pas trop tout de même, pas se faire repérer, attirer l’attention. « Encore un qui cherche pour Céline… tous ces salopards… pas l’air d’un facho pourtant… »

Un arrêt rapide, repasse devant les livres, ressort rue Saint-Augustin. Voilà. C’est fait. Mort aux cons.

Continuer la lecture

Publié dans Céline | Commentaires fermés sur Pélerinage

Conflits d’intérêts : Halte aux vieux !

Dans le Monde d’aujourd’hui, sous le titre HALTE AU FEU ! Simone Veil et Michel Rocard, dont on ne présente plus la respectabilité, l’historicité, bla-bla-bla, nous servent une pathétique soupe consensuelle pour nous expliquer, à propos de l’affaire Bétancourt que tout ça c’est pas bien, qu’il faut respecter les personnes et patatipatata !

Halte aux vieux !!…

Pour parler de ce qui me concerne et de ce que je connais, c’est à dire les conflits d’intérêts en santé, et leur gravité, qui se mesure, comme le rappelle le Formindep incessamment, en vies humaines,  je peux dire avec un certain niveau d’assurance, que le niveau de malhonnêteté, de conneries, d’ignorance, de mauvaise foi, qu’on entend de la part de ceux qui nous dirigent, sur cette question justifie largement qu’on ne mâche ni ses mots, ni sa colère.

On a ici l’exacte caricature du niveau de la réflexion gouvernementale sur la question. Ne riez pas trop vite, car ce qui se dit là est extrêmement grave !

Voilà donc le débat que nos gérontes se proposent d’élever ! Accrochez vous à vos déambulateurs !! :

Ce que dit Lefèbvre, qui n’a jamais été autre chose qu’un lobbyiste c’est-à-dire un créateur de conflits d’intérêts, à propos de Sarkozy est exactement ce que pensent d’eux-mêmes les irréprochables experts sanitaires de la grippe, que la Commission d’enquête du sénat sur la grippe a auditionné avec courage et abnégation durant les trois mois écoulés, pour lesquels le vocabulaire disponible est insuffisant pour exprimer sa consternation devant tant de bêtise, d’arrogance, de suffisance, de nullité.

Peut-être peut on appeler maintenant LEFEBVRERIE ou LEBEBVRITUDE  cet Everest  de  la connerie universelle, extra-galactique, zéro absolu, temps zéro du Big-Gang…

On peut en visualiser ici l’exemple le plus lamentable avec l’audition de la professeuuuure Catherine Weil-Olivier…  et son « worst-of » là… Et ces médicocrates ont entre leurs mains la santé publique française !!

Les conflits d’intérêts, en démocratie et en santé, ce n’est pas de la pâtée pour mon chat, ce n’est pas de l’option facultative, si je peux me le permettre, c’est du risque démocratique et du risque sanitaire !

Ca dictaturise et ça assassine !!!

Que ces cacochymes pontifiants ornés de leur aura se permettent d’en rajouter dans l’insignifiance et la médiocrité sur cette question  est grave.

Il y a un temps pour tout, nous dit l’Ecclésiaste, y compris pour prendre la parole en politique. Il y a un moment où il faut savoir arrêter de causer, pour s’occuper de ses petits-enfants, recevoir les hommages mérités pour ses engagements passés, historiques, terminés, prendre ses gouttes avant de mettre son dentier pour passer à table, changer ses protections, etc.

Les Français sont ceux qui savent et donnent des leçons, disent les étrangers. Ils ne sont d’ailleurs bons que pour ça. Les Français, devenus vieux, restent Français, mais vieux. De ridicules ils deviennent pitoyables.

Relisons en conclusion ce magnifique texte de Aram J. Kevorkian, qui est beaucoup plus calme que moi pour dire pourtant les mêmes choses. 

Dans la société ultra-capitaliste où tout est permis aux riches pour toujours plus de profit et de cupidité, la lutte contre les conflits d’intérêts, politiques, sanitaires ou autres, ne permet pas les mondanités et les ronds de jambes entre notables flappis.

Il s’agit d’un combat, d’une résistance. Question de survie. Question de dignité. On pensait pourtant  que la mère Veil savait ce que c’était. 

Le conflit d’intérêts en santé et en politique c’est quand on instrumentalise l’Homme, à tout prix, jusqu’au bout, pour ses objectifs idéologiques et ses fins personnelles quels qu’ils soient.

Ca ne lui rappelle rien ?… Non ?… Alors il s’agit bien de sénilité…

 Merci à Dominique Dupagne, d’Atoute.org pour un grand nombre des documents cités. Continuer la lecture

Publié dans Bettencourt, conflits d'intérêts, démocratie, formindep, grippe, Michel Rocard, Simone Veil | Commentaires fermés sur Conflits d’intérêts : Halte aux vieux !

La mission sur la médecine de proximité confiée à Elisabeth Hubert


Elisabeth Hubert n’a réellement exercé la médecine générale que 3 ou 4 années à peine, il y a maintenant près de 30 ans, ses études à peine terminées. Et encore.

Installée en 1981, elle a été conseillère municipale de Nantes en 1983, députée en 1984, et dès le début apparatchik locale puis nationale du réactionnaire, corporatiste, inféodé à l’industrie, totalement médical donc, syndicat CSMF.

Il faudra sans doute des recherches minutieuses à celui qui voudra retrouver des patients se souvenant avoir été soignés par le bon docteur Hubert. Elle ne connaît donc rien ou presque à la médecine générale, la vraie, sauf ce que son expérience dans les quartiers bourgeois lui aura appris et qu’elle a maintenant largement oublié sauf à n’en retenir que les habituels clichés : les pauvres abusent par exemple. Il faut les dresser. Pardon, les res-pon-sa-bi-li-ser.

Cette courte expérience médicale ne lui aura donc servi que de marche-pied à une classique carrière politique de médecin de droite (tautologie) qui consiste essentiellement à servir la soupe aux intérêts marchands, soumettre la médecine à ces mêmes intérêts, défendre une certaine idée de la médecine l’Oréal parce que je le veau bien, 4X4, congrès labo, vacances Courchevel, etc.

Après son passage de juppette éclair à la santé en 1995, elle a donc tout naturellement rejoint l’alma mater pharmaceutique, ce qui a constitué le plus long temps de son parcours professionnel, jusqu’à siéger au bureau du Leem (ex SNIP). Depuis elle a pris le goût des places honorifiques dans le milieu de la santé, ainsi que n’importe quel administrateur d’entreprise du CAC 40, vivant de jetons de présence et de prébendes.

Je peux d’ores et déjà annoncer que la mission sur la médecine de proximité que lui a confiée Nicolas Sarkozy, frère d’un autre responsable de l’industrie pharmaceutique, François, aura les résultats suivants :

  • maintien du système libéral payé à la passe en soins primaires, à l’encontre de tout bon sens sanitaire et économique.
  • poursuite de l’enrichissement des incompétents, spécialistes en abattage général.
  • accroissement de la valorisation de la médiocrité des pratiques.
  • durcissement de la langue de bois et enfumage vis-à-vis des populations.
  • maintien et renforcement de la soumission professionnelle, syndicale, ordinale, aux intérêts industriels, catégoriels et particuliers.
  • entretien de l’anesthésie éthique, citoyenne et démocratique des médecins, proportionnelle à leur arrogance.
  • accroissement de la mainmise hospitalo-universitaire pharmaceutique sur le larbinat généraliste, avec commande massive de vaseline à la clé et à l’anus.
  • léchage politicien dans le sens du poil du cul du pool médical avant les élections présidentielles de 2012, en tant qu’électorat traditionnel et plus gros fournisseur de députés à droite, comme les enseignants pour la gauche. Les politiciens persistent à penser que les médecins peuvent influencer des élections, et les médecins aussi, détenteurs de la soi-disant relation de confiance qu’ils auraient avec leur patients, et qu’ils n’hésitent pas à instrumentaliser pour faire passer leurs idées politiques.

Tout va bien. Le lobby médical garde la main. La santé publique attendra. Continuer la lecture

Publié dans Elisabeth Hubert, lobby médical, MEDECINE GENERALE | Commentaires fermés sur La mission sur la médecine de proximité confiée à Elisabeth Hubert

Pharmachien de métier


Elle m’a envoyé ce message Caroline la pharmacienne d’hôpital. Elle avait lu Sirop d’Afssaps.
Pharmacien désabusé, elle m’a dit….
Et un témoignage de plus que les soins ça part en capilotade en France, un !
Les meilleurs se trissent c’est bien connu…
Bah !… Tant que le marché progresse lui… J.B.
_____________


Le système, la gabegie, le manque de moyens, le manque d’implication, la réglementation qui nous submerge, les patients exigeants, pseudotélévisuellement informés, qui se croient plus à l’hôtel qu’à l’hosto.
« Moi madame, je n’accepte pas ce générique, qui, c’est bien connu, est dangereux…
– Oui monsieur, mais c’est aussi un générique que vous prenez chez votre pharmacien…et puis la pharmacie n’est pas extensible à l’infini, ni son budget, et si je commande juste pour vous, je l’aurai dans 3 jours et vous serez sorti !

Les chirurgiens surbookés…
« Et pourquoi et pourquoi vous ne m’avez pas commandé mon matériel » dit chacun, ne prenant pas le temps de s’accorder avec son confrère…
– Ben parce que, la pharmacie n’est pas extensible à l’infini, ni son budget, les fournisseurs ne nous livrent pas un article de chaque sorte, non, on n’est pas au marché du coin, on a fait des essais ensemble, vous étiez d’accord…

Les soignants excédés…
« Elle nous fait ch…la pharmacienne, toujours à contrôler ce qu’elle nous donne.
– Excusez moi, vous avez une prescription de Lévothyrox pour monsieur Duchmol qui est hyperthyroidien… Vous pouvez voir avec son médecin ? Et puis madame Gamberge, c’est normal que vous lui donniez Innohep et Lovenox en même temps ???
– On n’a pas le temps, le médecin est injoignable, si il a prescrit c’est que c’est comme ça…
– Bon, ben excusez moi de vous avoir dérangé pour presque rien…

Et elle s’en va bouder dans son coin la pharmacienne, parce qu’elle en a marre de revenir un samedi matin, pour sa pomme, parce que l’infirmière qui a rangé la commande le vendredi et qu’avait autre chose à faire sans doute, a mis la sandostatine au dessus de l’armoire à pharmacie, en plein soleil, elle savait pas que ça allait au frigo, ou qu’on avait oublié de commander le Duphalac de monsieur Trouduc, et que c’est trop dur d’aller voir dans l’armoire à pharmacie du service à coté…

Elle en a marre de se faire crier de dessus ( DE dessus ! parce que nous les pharmaciens de cliniques ou d’hôpitaux, nous sommes souvent relégués dans les sous sols, entre la morgue et les cuisines) parce les transporteurs ne livrent pas au bon endroit ou les fournisseurs sont en rupture, que le Dr Tartenpion a choisi un appareil d’une certaine marque et qu’on ne peut pas remplacer les consommables par une autre marque. Et voila notre volcan islandais qui refait des siennes, pas de livraison…pas d’intervention…

Chacun est à bout de souffle et essaie tant bien que mal de s’acquitter de ses tâches , primum non nocere .. prend là tout son sens !

Et ben moi… je me casse, je remballe… Je suis usée, je vais aller faire du conseil tiens!

Signé : Caroline employée rebelle et démissionnaire

Continuer la lecture

Publié dans Hôpital, pharmacien | Commentaires fermés sur Pharmachien de métier

Bon de transport

« Œuvre de l’esprit »
De scrupuleux brimborions de morale dont au sujet desquels je travaille puissamment à m’extraire, m’ont fait hésiter, reculer à publier ce texte, craignant que des personnes de compréhension différentes et néanmoins internetisées (ce qui est loin d’être antinomique convenons en), d’ailleurs sous-citées dans le présent document et plus connues sous le vocable de cons, s’offusquent de la crudiviolence de certains propos.

A leur intention et à celles de certains autres qui, à la lecture de ce texte, se découvriraient avec une stupeur néanmoins teintée de satisfaction (car il est toujours rassurant de se sentir de la meute) appartenir à cette vaste et très dominante population, tel l’univers toujours en expansion, celle des patentés abrutis, érodés du bulbe, fieffés imbéciles, anéantis neuronaux, bref ceux à l’entendement altéré, je tiens à préciser qu’il s’agit ici comme dans le reste de ce blog d’ailleurs d' »œuvre de l’esprit », ainsi que j’en ai découvert le sens grâce au procureur de Montgolfier suite à l’affaire de la photo de la Fnac de Nice (voir ci-contre).

Si tant est qu’en la circonstance le concept d’esprit soit approprié, et tout en laissant au lecteur son jugement sur l’hypothétique dimension littéraire de cette conchiure, car comme disait Céline : « Chie pas juste qui veut !… », tout ceci n’en reste pas moins une ré-création. A bon comprendeur !…

Cher monsieur l’oncoprostatoradiothérapeute cher, cher leader d’opinion de CHR,

Votre irradiante magnificence a estimé nécessaire de convoquer à votre consultation d’oncoprostatoradiothérapie locorégionale sise dans le service du même nom au CHR de Bourdogne-les-Suçons, l’immatriculé social Robert X., 78 ans, qui dans un moment d’égarement et en l’absence comme il se doigt de tout consentement éclairé, a commis l’imprudence de me désigner comme médecin traitant conformément à la loi de juillet 2004 portant réforme de la sécurité sociale (plus connue sous le nom de loi Douste-Blazy d’enculation des assujettis) par le truchement du formulaire idoine S3704, dument rempli et paraphé par les deux parties en présence de la carte vitale de l’impétrant, puis précautionneusement déposé sans récépissé ni trace aucune dans la boite à lettres de la Section Primitive de la Sécuritate Sociale de Blougnac-sur-Hideuse (département de Meurthe-et-Garonne-Inférieure).

C’est, cela va de soi, en consultation privée que vous l’espérez. Tant qu’à faire. Moquette, fauteuil cuir, on paye à l’entrée. Satisfait et déboursé surtout .

Il vous avait pourtant pourtant rien demandé le pauvre bougre, sacrifié médical, victime du Knock syndrome, profitassion et tout ça. A ce qu’il parait que vous lui auriez radié suppressivement sa prostate ça fait 8 ans subséquemment à son PSA qu’aurait dépassé la limite légale autorisée vu qu’elle aurait contenu la prostate d’ycelui des cellules qui se seraient faites prévaloir comme prétendument malignes les bougresses en dedans de l’intérieur du susdésigné organe. Donc je résume : N’importe quoi. Nous sommes d’accord. Jusque là.

Lorsque vous l’avez rayonnifié de votre savoir, de votre iode et de la suffisance nécessaire à l’amalgame des deux, il vous avait pas demandé plus qu’aujourd’hui remarquez. L’avait juste subi, le tchernobylié prostatique, le zélé rabattage du larbin médical précédent, serf soumis kapo généraliste agentique du camp de dépistage à tous les étages. « Le professeur l’a dit, moi je m’exécute et j’exécute, obéis aux ordres moi, pour 22 euros avec les charges faut pas demander de penser en plus, faut bien que tout le monde vive, et se croye d’une quelconque utilité en ce bas monde et si c’est au prix d’une prostate pourquoi pas. » Milgram toujours là. Mon honneur pour un 4X4.

C’est la grande filière du trou du cul mon bon ! rabadépistage organisé, par ici la monnaie ! Passé 50 tout mâle y passe, prostate y trépasse ! Le généraliste inocule la trouille, l’urologue encule, le cancérologue exulte, le radiothérapeute ramasse, tout le monde y a droit, tout le monde y palpe, 22 euros pour le grouillot, séjour au chaud à l’irradiateur. Hiérarchie tout de même ! Du producteur au distributeur, les intermédiaires s’empaffent. Tout est organisé ! vu à la télé, cardinisé Téléphone çonne sur Rance-Inter, lu VSD, promu vedette ciné, prostate à la thune, AFU à l’affût, Anamacap plein cap, service après-fiente assuré HAS-INCA, Honte code, c’est tout bu. Investissez dans l’iode radioactive, petits spenculateurs, y a du débouché… retour sur investissement, le secteur connaît pas la crise.

La probabilité donc que grâce à vos œuvres et à vos pompes, cher dosimaître, l’infortuné Robert ait maléficié d’un surdiagnostic et d’un surtraitement à sa suite doit malheureusement être considérée, et pour ma part en ce qui me concerne moi-même personnellement, retenue avec toute l’attention et la rage requises.

Ça veut dire, en clair, pour les personnes de compréhension différente dont je ne puis imaginer un seul instant qu’elles s’attardent sur ce blog au delà des quelques nanosecondes nécessaires à la prise de conscience de leur indésirabilité, que dans un système médical digne de ce nom, il eut fallu leur foutre une paix impériale, une tranquillité de première bourre, à lui et à sa prostate à Robert. Mais c’est trop tard, quand le foutre est sucé faut l’avaler, mâchonnait encore récemment feue ma vieille mère.

Comme c’est à 150 km de son domicile que vous malofficiez, portée maxi de votre rayon de nuisance, vous lui auriez fait rapporté par votre secrétaire, celle qui a en charge la question des transports, pas l’autre, c’est organisé, de « voir avec votre médecin traitant pour le bon de transport« … Sic !

Trique !… Nique !… Foutre !… Ecorché !… Indigné le Bezolles !… Eruption de l’Eyjafjallajökull ?… moins qu’un pet de mouche !… fuite de pétrole de la Baiseuse Pétroleum ?… mélena de coccinelle ! étron de bourdon !… Pas plus !… outrancié… salopé…. humillionationné !… Milliard de générations !… Explosion, expulsion par tous les pores !
Mais Aaaattention, hein !… Ouh là !… Continence hein, retenue, self control, yoga, relaxation, détente, hop. Pas une trace, pas un signe le Juju. Sérénité compacte !… Sans fissure. Rien que de l’intime, de l’interne, de l’interiorisé question fulminance.

Comme vous vous le figurez, cher uroleader, j’ai donc tenu à vous téléphoniquer moi-même personnellement pour entendre ça de votre bouche cher fumier, voir si vous aviez encore des couilles vous-mêmes, pas celles que vous empilez depuis 30 ans façon trophée de chiasse merdicale, momifiées rayon gamma, pour me le dire en face, me le cracher à la gueule votre mépris spécialisé professoral, radiochié, l’expression de votre profonde déconsidération.

Bien sûr la rencontre a pas eu lieu. Faut pas rêver ! J’ai pas eu l’horreur.

Un artiste de votre envergure, chef de sévice, membre fondateur de la société d’urologie des Bahamas et des Caïmans réunies, client émérite de la Asshole Illimited Fucking Bank, vice président honoraire de la Triade Oncologique de Shanghaï, membre associé des Yakusas Radiothérapiques de Honshu, Secrétaire de la Section PSA de la Camorra Napolitaine, membre actif de l’Association pour la Réhabilitation de Josef Mengele, ça cause pas si facile au petit personnel ça non !…

Non mais qu’est ce qu’y croit ? Y s’fourre le doigt dans l’adénome jusqu’à la surrénale le généralâtre, et si c’était possible on le verrait bien se tripatouiller l’hypophyse avec. Y se croit Christophe Colon qu’a découvert la marisque !… Si ça se trouve au moment où je tentais ma désespérée poussée de fierté, pathétique, téléphonique, bubonique, ridicule, lamentable, rigolable, vous, vous faisiez urotouriste à bon compte pharmaceutique, dans je ne sais trop quel foutricule atoll de l’Océan Indien avant submersion climatique.


C’est votre secrétaire qui m’a répondu. Fort civile d’ailleurs. Entre larbins le courant passe. Courant domestique, basse tension, faible résistance, pas de droits de l’ohm ici. Elle m’a assuré votre secrétaire qu’elle était bien au regret de ne pouvoir me mettre en contact avec votre Saigneurie, au motif que vous seriez (cochez la case) :

  • en train d’irradier l’anus d’une haute autorité.
  • en pleine urgence avec Z….. après le but plein cadre de Ribéry.
  • en séance de cuissage de votre interne.
  • en cours d’enfilage de la dernière sonde interne sur l’externe, en vue de son intégration au séminaire des Paires du Saint Prépuce.
  • avec Michel Cymès en direct sur Rance 24
  • en conférence avec votre avocat au golf de Saint-Fion-la-Pimbêche.
  • in bed with Roselyne, all simply.

« Euh, oui évidemment on les fait pas nous les bons de transport, c’est le médecin traitant pour ça. » Elle a tenu à me les mettre les poings sur les I, affable la préposée.

Bon.

C’est maintenant que ça lâche ! les bandes dilacèrent !… la digue explose !… Xynthia c’est pipi !… Finie la retenue ! achevée la rétention ! évanouie la correction ! Le bouchon saute, éclate, pète. Taïaut !… le caillot expulsé, évacué. C’est l’hallali !… Ça lâche, hémorragise, dégouline, suinte, répandouille partout, ras les ostiums !… La varice est l’amère de tous les mots. C’est l’année vraie de l’anévrisme. Splash !… Les défenses sont débordées, le surmoi désossé… le dégoût submerge, l’écœurement dégueule, la répugnance assaulte. Hémorragie de l’émotion ! Stop !!!…

Monsieur l’uroconnologue, je voulais juste te signifier que si j’apercevais malgré tout bientôt au loin mes 20 années de pratique de foutremerde médicastrique, c’était pas dans l’idée de te caresser l’hémorroïde, option sous-derche, au delà de la décence ordinosyndicale requise.

Si tu fais ta vaseline, ta réputréfaction, ta carrière sur le dos, le cul, les couilles du bon peuple et qu’il est assez soumis pour se laisser enculer en remerciant, en en redemandant même mon bon maître, un petit tour de plus pour la biroute, c’est son problème.

Assume assure allume mon brave. Va jusqu’au fiond. Délecte-t’en bien, jusqu’aux babines, jusqu’aux papilles, à t’en submerger les sphincters. ¡ Hasta la llenositad ! Mais s’il te plaît, par pitié, pas moi, garde moi loin de tes turpitudes, saloperies, merdreries. Me mêle pas à ça, je t’en supplie !

Pour la remplissure des bons de transport et autres paperachieries, si tu sais pas comment procéder, si t’as des difficultés, j’anime du haut de mon expertise de dérouleur chef de rouleau de pécudministratif, un séminaire de deux jours de formation au noircissement de formulaire. « Du bon usage de l’Ausweis sécuritaire social« , agréé CPAM, indemnisé FPC, feuille de soins barrée et chèque de caution Niclays Bank.

Soigner des gens, mon cher con mon cher frère, c’est pas seulement, si tu veux tout savoir, les inviter à contempler bêtifiés, soumis, ligotés, brancardisés, ton inhospitalière Suffisance avec tact et démesure. Si tu veux du monde à ton urospectacle, le plus grand Foutriquet du monde, assister à ton grand numéro de cancéroguignol, faut aussi assurer la logistique, ticket d’entrée, parking, ouvreuse, réservations, etc.

Mais moi je veux pas être au générique tu comprends ? S’il te plaît…. Pas sur l’affiche !… Même pas dans un coin. J’en jaunis à l’idée !… Merci non. Ça suffit comme ça !… Assez donné, assez dilaté l’anneau, élargi le cercle de mes relations. J’en veux plus !… Nausée…. Sers toi donc des petites mains du personnel indigène de chez toi, payé pas cher pour, si toi tu réserves les tiennes à enfourrailler le cul des malades y ramener à la surface les biftons. Grattage et tirage !… A tous les trous tu gagnes ! T’as pas besoin de moi !… Oublie moi veux tu !

Je te vois là me dire : « Bon OK faut pas s’énerver, kipcoule cher confrère, c’est rien qu’une humiliation, un mépris supplémentaire, médecine en général, spécialité larbinat hospitalo-universitaire. Du classique quoi, de l’habituel, du consensuel, décrit dans la littérature, référencé, formaté. Vous étiez averti !… » J’acquiesce. Gratter du formulaire pour étendre l’hydre tentaculitaire sur qu’il reste d’humain chez l’humain, ça mobilise toujours les envies, les passions, vocations. Orwell, 1984, URSS, Seku, et tout ça. Il suffit de savoir le présenter, faire passer, onguent, promesse, caresse, fesse, pèze. J’admets.

« Je suis là pour vous éviter d’être généraliste« . Mot d’accueil du fesseur pro, en saignant du sévice, aux protocarabins béats de première année, bouches en cul, alignés prêts dispos pour leurs dix années de sodormation médicale initiale, trente en continue si affinité… Révisez vos anales !… Décervelage final, déneuronage assuré en fin de parcours. Déshumanisation, inhumation finale de l’humanité. Si ce n’est toi c’est donc ton frère monsieur l’anusologue-chef. C’est vrai qu’on comprend mieux ainsi, c’est plus clair d’emblée. Vaut mieux savoir dès le départ.
Service rendu tout compte fait.

Alors je te le dis avec tout le respect que je dois en retour de ta méprissime manière énormément dégueulasse, cher Radioleader totalitaire : ton bon de transport, tu le saisis toi-même (voir modèle ci-dessus), puis tu peux le rouler menu menu menu menu, te le tortillonner, serrer dans tes doigts finement manucurés sûrement assurés, et te le colloquer patiemment, lentement, posément au plus profond de ta loge, te le prostatiser raide, carrer dans l’oignon précautionneusement fond du fion. Sans moi.

Je ne sais pas si j’ai suffisamment exprimé le fond de ma pensée, mais si je devais la résumer là maintenant en une apostrophe définitivo-saignante conclusive, je dirais que je ne t’aime pas beaucoup monsieur. Voilà ! C’est dit ! Oui !… c’est bien ça !

Je n’envisage pas tout compte fait, bien pesé, bien mesuré, bien débandé, tisser avec Ta Bassesse des relations durables, cordiables, mettables, dans un futur approximatif. Nous ferons loge séparée, nous n’aboucherons pas ensemble, chacun son carcinome et les métastases seront bien gardées. J’ai l’honneur de ne pas te demander ta main, ne mettrais pas mon nom en bas du bon de transport. Voilà !… Me suis je bien fait comprendre ?

Soyez donc assuré cher confrère, monsieur et cher mettre bien au fond solidement ancré, de mes sentiments les plus déférenticules, urinoires, excrédémentiels, et pour tout dire défécatifs.

Docteur B. Continuer la lecture

Publié dans bon de transport, cancer, knock, professeurs, prostate | Commentaires fermés sur Bon de transport

Les VRAIS résultats du championnat !

Le rapport coût-efficacité (efficience) des clubs de foot.

Aujourd’hui les poteaux on va sortir un peu de la médecine et tout ça.

C’est pas que je m’intéresse vraiment au foot mais là aussi comme c’est le fric qui gouverne, je suis étonné que les résultats des clubs soient pas affichés en fonction de leur « efficience« , c’est à dire le rapport entre le coût et le résultat.

En médecine on nous les gonfle particulièrement avec ça et ça fait que s’aggraver. Pourquoi ça serait pas pareil ailleurs ? Le sport, la politique, le cul, la guerre, ce qui est vraiment important dans la vie quoi. Il faut que Caca-Collé, Bolloré, LVMH, TF1, Halliburton, Total, Axa, Sanofi, Sarkozy, Toyota en aient pour leur thune, retour sur investissement, ROI. Y a pas que la sécu putain quoi.

Pour le foot y a pas plus facile : il suffit de prendre le budget de chaque club et de le diviser par le nombre de buts qu’il a marqué durant le championnat. Et hop ! on sait combien ça lui a coûté pour marquer un point durant l’année.

Dans ce classement les meilleurs sont donc ceux qui ont les points les moins chers. C’est tout simple. Il fallait y penser. C’est les Bezolles du foot !! Le résultat est un peu comment dire décalant… Vous allez voir !… Y en a des qui feraient mieux de la fermer avant de continuer à l’ouvrir !… Allez les faibles !

C’est fou comment on se rend mieux compte ainsi de ceux qui bossent et de ceux qui se contentent de se baisser pour la ramasser, on différencie les besogneux des glands, les travailleurs des rentiers, les prêts-à-délocaliser des bourrés-stock-options, les petites mains des grandes gueules.

Savez-vous qu’en moyenne, avec mon calcul, il faut qu’un club de première division, ligue 1 si vous préférez, dépense au bas mot 1 035 900 euros par point en championnat ?

Et c’est un rapport de 1 à 7, je dis bien de 1 à 7 entre le club le plus rentable du championnat, celui qu’a la meilleure efficience, et le plus glandu, celui dont les joueurs passent plus de temps dans leur Ferrari que sur le terrain à tremper leur support à sponsors, alias le maillot.

Ainsi le meilleur club de France qui n’est pas celui qu’on croît dépense 390 000 euros pour marquer un point en championnat, et le plus glandu qui est bien celui qu’on imagine, accrochez vous à votre banderole, claque 2 777 777 euros pour le même résultat !

Ça donne à penser !.. si on peut dire… vu qu’on est tout de même dans le foot.

Bon je vous fais pas marner davantage, on n’est pas aux César du cinéma et y a pas la minute du pub qui tourne, je vous le donne le palmarès, THE résultat, Les Bezolles du Foot !!! Y a pas de raison que je laisse pas mon nom à une œuvre moi aussi.

Tatata !!!

Eh bien voilà d’abord le budget des clubs (c’est selon le journal L’Equipe, ça doit être sérieux donc, l’Equipe c’est un peu le Monde du sport à ce qu’on m’a dit) :

Voilà maintenant le classement officiel de la Ligue 1, tel qu’on tente de nous le faire croire, Marseille serait premier, Grenoble dernier… N’importe quoi !! Qui d’autre qu’un bœuf de base, supporter standard du PSGOM peut croire de telles conneries. Pas ici bien sûr, ici c’est classe et raffiné. Ici le neurone est fonctionnel !

Et voilà maintenant le seul vrai classement, valable ! authentique ! qui tient compte de la valeur sportive du club, du niveau réel des joueurs… Et là c’est une autre histoire les copeaux. On est dans les vraies valeurs, olympisme présamaranchien, coubertinerie et tout ça :

A cette aune là c’est Montpellier qui est champion de France, et de loin !

Les deux premiers, Montpellier et Auxerre, sont quasiment 7 fois moins chers, plus efficients, que le dernier, Lyon, relégué en deuxième division avec les deux autres feignasses d’équipe du PSG (on s’en doutait) et de Saint-Etienne. Comme quoi y a pas que les riches qui se branlent le moût. Et l’ÔÔhaimmeuu a pas à se vanter non plus : à 54 000 euros près c’était la descente aussi. C’est que la terre est basse dans le midi.

Voilà ce qu’est la vraie valeur, la réalité réelle du foot français et des efforts effectifs des joueurs.
On peut comparer aussi entre villes de gauche et ville de droite. Bref, y a plein de façons rigolotes pour décortiquer tout ça.

Et puis vous pouvez vous amuser aussi, dans le contexte de la coupe du Monde, à comparer le montant de la rémunération des entraîneurs nationaux avec le classement mondial de leur équipe. Ça vaudra largement son pesant de sponsor à mon avis.

C’est bizarre non cette idée que le pognon ça arrange tout le monde jusqu’au moment où ça dérange ? Si tu veux faire chier un homme montre lui son fric (proverbe libéral). Ça marche si bien pour la santé et la médecine quand il s’agit de culpabiliser pour mieux privatiser. Pourquoi pas pour le reste hein ?

Promis le prochain post on reviendra aux sujets intéressants. C’était juste un intermède. Continuer la lecture

Publié dans efficience, football | Commentaires fermés sur Les VRAIS résultats du championnat !

Chéri je t’aime, chéri je t’chador

Autour de mon cabinet y a des arbres. C’est joli, un peu nature dans la ville. Surtout maintenant les feuilles sont là. De grands arbres, en allées. Et dans les arbres y a des corbeaux. Beaucoup. Chaque année la mairie les tire les corbeaux. Rapport au bruit. Croak !… Croak !… Les gens se plaignent dit-on. Bang ! bang ! fait la mairie…. Ça fait bizarre le matin comme ça tôt : Bang ! Bang ! C’est la guerre ?… Non. C’est seulement la chasse aux corbeaux . Pour la paix des braves gens, quelques corbeaux. Y a pas photo.
Mais ça ne marche pas. Chaque matin ils sont toujours là pour m’accueillir les corbeaux. Croak !… Croak !… Bonjour !… Bonjour !…

Ce matin j’ai cru qu’il y en avait un dans ma salle d’attente de corbeau. Y faisait pas croac ! croak ! celui-là, mais il était bien bien noir, garanti pur, anthracite. Seuls les yeux dépassaient, maquillés, dessinés crayon. Madame Corbak donc plutôt. Tout le reste était noir, ganté, cagoulé, camouflé, haut du bas, hermétique, inviolable, inexpugnable. Fermé, closed, cerrado.

Des fois… je m’imagine ce qu’il peut y avoir dessous. Ça m’excite. Tout est possible.

– Faudrait voir mon mari, qu’elle me lance Madame Corbeau, me retire à ma rêverie.
– Bien sûr y a pas de problème, je vous donne un rendez vous, que j’y réplique, revenu les pieds sur terre.
– Ah! mais vous pouvez pas le voir maintenant ?… Il est dans la voiture…. Il attend.
– Ah ! mais je reçois que sur rendez-vous moi… C’est marqué. A l’entrée… Je peux le voir dans la matinée.

Non mais !… elle se figure quoi la bâchée ?…qu’on peut se pointer comme ça tout de go à consulter le grrrand dôôcteur Bezolles ? comme ça ? Elle rêve à son tour !… prend ses polypes pour des pendentifs !… Faut de l’attente !… c’est nécessaire l’attente, c’est la vie. C’est ça qu’a du bon !… Le meilleur moment c’est quand on monte l’escalier paraît-il. C’est perdu depuis bien des années comme notion, rapport aux ascenseurs. Mais je leur réapprend les charmes de l’escalier moi aux assujettis. Rééducation. Et hop !

– C’est très urgent !
– Ah !… Si c’est une urgence alors y a les urgences !
Je fais dans le fielleux… et en même temps deux pas vers la porte, histoire d’indiquer par ici la sortie… On me le fait plus à moi le coup des urgences ! 20 ans de fausses urgences ça vous blinde, insensible, dur à la souffrance, celle des autres. A d’autres la culpabilisation !… les « on peut crever maintenant… y a plus de médecins !, Hippocrate y a plus de serment, et tout ça. La médecine commerce c’est de l’engrais à connerie. Ça la fait pousser drue ! Tous les droits croyez-vous ! Servez vous !… client roi, malade l’Oreal je le vaux bien. Pour deux PSA à monsieur, madame a la mammo gratuite. Exceptionnel !… A saisir !… Y en aura pas pour tout le monde !… Vitale Gold acceptée !…

Ça les apaise d’un coup les urgences quand j’leur dis ça moi. Radical !… A coup sûr ! Tout de suite ça devient moins pressé. On peut attendre soudain ! Comme le SAMU, en mieux. Ça repart sur les bonnes bases, fini le troc, bonjour la médecine.

– Qu’est ce qu’il a votre mari ?
– C’est pour lui enlever des fils… A la main.
– Ah !… Et y en a beaucoup ?
– Deux.
– Eh ben alors disons 11 heures ce matin… en urgence… ça vous va ?
– Je vais lui demander.

Elle ressort. Revient.

– Va pour 11 heures. Il veut savoir si ça fait mal mon mari.
– Ça fait 20 ans que j’en enlève ma brave dame et j’ai encore jamais rien senti.
– …
Bon OK, elle percute pas l’humour Bezolles. Glacé, sophistiqué pourtant, raffiné.
– Je veux dire non ça fait pas mal. Normalement.
– Et c’est payant ? Y a que deux fils…
Ah ! cette fois c’est moi qui l’égare l’humour. Volatilisé….. Mmmmffff ! Longue bouffée d’air. Inspiration profonde. T’égare pas Juju… Respire… Lààà !… Ça va mieux.
– Evidemment !… Et si vous avez la CMU y me faut l’attestation papier et la carte vitale à jour.
– Mais le Docteur Dubois il fait pas payer quand c’est pour si peu.

Deuxième grande bouffée, haine profonde cette fois, pour cet enculé de docteur Dubois, salopard d’empaffé de rognure de merde !… Anite !… Escarre !… Bubon !… Je le vois, là, bien devant moi, empalé égorgé crucifié, je verse le jerrycan d’essence avant de lancer l’allumette. Ses confrères CSMF, écorchés, ligotés formant bûcher. Je réfléchis… C’est peut-être sa part d’honnêteté tout de même au Dr Dubois, renoncer à faire payer la merde. Ah! Si c’est déontologique alors c’est autre chose. Y a amnistie.

Bon. Elle s’étire désagréable la conversation. Va falloir songer conclure. Ma liquéfaction saturnienne s’approche. Alerte. Sirène…

– Bon alors… Je le maintiens ce rendez-vous oui ou non ?
– Oui, oui.
– A 11 heures précises alors.
Et je lui balance une grande main chaleureuse et spontanée à serrer, histoire qu’elle la refuse bien, bien sûr. Une bien voilée, dans les normes, ça effusionne pas comme ça avec un mâle non agréé. Les distances, bon Dieu ! C’est Lui qui l’a dit ! Le Miséricordieux on l’appelle !… Pas Le Poli ou le Bien Elevé !…

Voilà l’heure. Drring !… Miss Corbak is back. Accompagnée.
L’énorme nounours avec elle a la main bandée. Survêtement blanc rayé trois bandes sur le coté. Baskets blanches rutilantes, brillantes, catadioptres aux semelles. Tout y est ! J’espère pour lui que c’est d’la marque, sinon c’est trop la honte.
A à peine 20 ans c’est pas encore ça les poils pour faire de la bonne vraie barbe mode islamiste au mari. Ça l’fait pas vraiment encore. Gazon épars plutôt… par ci par là. Ça va venir.
Il tient plus du gros poupon versé directement de la mère à l’épouse, sans transition, trop vite poussé, sein à peine lâché, lait encore aux commissures, que du taliban pentrite, diplômé du séminaire djihad, niveau 2, à Kandahar.
Mais bon, il porte bien ses 140 kilos pour son mètre 90. Il a dû s’lâcher sur la mamelle à coca l’apprentiliban. J’vais pas m’fâcher tout de suite avec donc. Y a pas marqué sumo non plus.

Voilà donc la bête !.. Excusez du peu.

– Et comment vous vous êtes fait ça ?
Je désigne son pansement.
– Avec une boîte de coca.
Allons bon ! j’avais tourné juste.
Le coca y a pas de problème, c’est hallal, kasher, agréé toute religion. Buvez en tous, Dieu reconnaîtra les siens. Si Jésus était là il romprait le double cheese et ferait circuler la boite de coke. La cène serait au Mac Do de Bagdad. Il s’en doutait le messie, c’est pour ça qu’il a anticipé antique. Pas fou.

– Bon ben, je vais vous enlever ça.
Je commence à défaire le pansement. Elle bouge sa main. Y a de l’émotion.
– Ça va faire mal demande King Kong ?
Mais foutre le bougre a les boules !… Il les a à zéro !… Allo ! maman bobo !
Je le vois bien là à 6 ans , entouré de la mère, du père pour le rappel du tétanos. Les chips à l’entrée, les bonbons à la sortie, petit dieu, odieux, choyé, adoré, tout permis. Allah sait si j’en ai vu défiler des comme ça.
« Mais c’est qu’un enfant » qu’elle m’avait sorti la mère du gosse qui trouvait plaisant balancer des pétards sur les bagnoles qui passaient.
« Et à partir de quel âge vous commencez à l’éduquer bordel ? ». Indigné. « Vaut p’têt mieux s’y mettre avant qu’ça soit le maton, non ? »

Là il tremble le macrotaliban des bacs à sable, paniqué je le vois, dans ses yeux l’angoisse je lis… ça va faire mal !… On grandit pas si vite que ça tout compte fait… Toujours petit. Heureusement il est venu avec son doudou tout noir.

Bon ben on y va quand même avant qu’il tourne de l’œil, fasse malaise le balèze. Il pose bien la main sur la table, histoire de pas trop trembler quand même. Une rasade de biseptine, hop, deux coups de ciseaux, hop, c’est réglé. Y a pus bobo !

Soulagement. Eh ben voilà !… C’est pas le 11 septembre tout de même !… Retour assuré ce coup-là ! Sourire… Près de la bien-aimée. Ça va mieux…

Et c’est là que je la vois à ce moment… j’ai les yeux furtifs, levés brefs pendant que j’écris dans le dossier, mais je la vois bien se glisser entre les deux fauteuils moi, la main toute noire… qui émerge doucement du tas d’ombre, excroissance, ondule et se pose… amoureusement, tendrement sur l’énorme papatoune du bébé meurtri… Consolation…. Réconfort après l’effort. Retour au port… Repos du guerrier… Tendresse qui dort sous le tchador.

J’les ai vus ! !… Vu de chez vu !… Ils s’exposent ainsi !… La malédiction des 30000 Djinnfizz se déverse sur eux jusqu’à la trentième génération !!… Les engloutisse !… 7 siècles de Ramadan dont 6 fermes !… Privé d’Aïd !!… Ah !… si le Prophète voyait ça !… Y a du mou dans le Coran !… du relâchement dans la sourate !… d’la fissure dans le verset ça te nique !… Ah ! à quoi ça sert tout ça, si c’est pour se livrer à des expositions, explosions, furiosités libidineuses devant le premier mécréant venu !… Se croient donc tout permis ces lubriques là !

Cette main qui se pose sur la sienne, là, comme ça, c’est bien que c’est de la semoule tout ça, de la daube toutes ces foutreries, religioseries !…

La nature ça se contrôle pas si facile tiens !… Ça peut enterrer, enserrer, enfermer les corps les voiles, mais l’amour, ah ! l’amour, c’est dehors toutes voiles l’amour ! A l’air libre !… Au grand vent !… On les tient pas ainsi les hormones… Ah !… Il en faut bien plus que ça !… Foutu l’islamisme !… adieu l’intégrisme !… fini la fatwa !… Ça palpite encore sous la burqa !

J’ai tout vu !…

Chéri je t’aimeuuu !… chérie je t’chadoreuu !…
Como la salsa de pomooodoro !

Chéri je t’aimeuuu !… chérie je t’chadoreuu !…
Como la salsa de pomooodoro !

Continuer la lecture

Publié dans amour, islamisme, tchador | Commentaires fermés sur Chéri je t’aime, chéri je t’chador

Sirop d’Afssaps

J’ai reçu ça :

Hier.

Ça m’informe que je dois plus prescrire de mucolytiques et d’Hélicidine (bave d’escargot garanti de Bourgogne, recueillie le matin après la pluie, en pleine lune) aux chiards de moins de deux ans. Si.

Ça m’informe que la toux chez le gniard de moins de deux balais c’est du gnangnan, ça se soigne en se rinçant le tarin du dit morveux, et que c’est pas grave. Si.

C’est l’Afssaps qui le dit. Aux Prrrôôfessionnels de la santé. Si môssieu Charles !… Et en avril 2010 !… pas en 1950 !… pas en 80 !… en 2010 !… Putain !

Déjà ça commence à disjoncter sur les forums de médecins : de quoi ?… qu’est ce que ça veut dire ?… mais comment je vais le dire aux parents ?… les mucolytiques peut-être mais l’hélicidine quand même !… mais on nous l’avait pas dit !… mais encore des médicaments contre-indiqués !… mais quand est ce que ça va s’arrêter ?… Mais on est plus crédibles !…

Bien sûr que vous êtes plus crédibles, satanés empaffés ! Et depuis longtemps, y a juste que vous le découvrez maintenant, petit à petit. C’est l’Afssaps qui vous le dit bande de bœufs !!

Bientôt 20 ans que je me frite avec les parents qui débarquent tout neufs dans mon cabinet avec leur petit chéri qu’a le nez pris que ça l’empêche de respirer et qu’on lui a donné du mucomyst et que ça lui fait rien et que ce serait mieux avec l’hélicidine parce que c’est le médecin de la péhemmmmi qui lui a donné la dernière fois et que ça allait mieux avec.

Bientôt 20 ans que je dépense énergie temps moral à essayer de leur expliquer mais non, c’est pas grave, la toux ça vient du nez qui coule, qu’il faut lui rincer le nez aussi souvent que nous on se mouche quand on a la crève vous comprenez, qu’il faut le faire avant de manger parce que ça mobilise les sécrétions de manger et qu’il faut le faire avant de le coucher parce qu’il respirera mieux et que si vous mettez un peu d’eau sur votre putain de radiateur dans la putain de chambre que vous avez refaite pour y coucher votre putain de petit dieu alors il toussera moins surtout si vous lui levez la tête et que si vous en avez marre de l’entendre tousser votre trésor à sa mémère alors vous fermez la porte de votre putain de piaule vous mettez des boules quies dans vos putains d’esgourdes et vous vous endormez c’est pourtant pas difficile à comprendre bordel et non ça sert à rien toutes ces conneries qu’il vous donne le pédiâââtre, le médecins de péhemmmmi, le généraliste, le pharmacien que ça sert juste à enrichir celui qui le fabrique, celui qui le vend, que ça sert qu’à se débarrasser de vous plus vite pour vous faire croire qu’il vous soigne, à toucher ses 27 euros ou je sais pas combien, et que vous arrêterez de vous faire chier et moi aussi par la même occasion et puis voilà.

Près de 20 ans que je fais la sélection de ma clientèle là-dessus et faut pas s’étonner qu’il en reste si peu. On les voit dodeliner la tête les dabs du gnome l’air stupéfait hagard contrarié, mais vous croyez pas quand même que ce serait mieux avec un sirop, quand même on sait jamais, quand même vous croyez pas ?… Ah ! ça les contrarie bordel d’apprendre qu’ils ont peur pour rien, que les choses sont pas si compliquées, que tout compte fait c’est pas de la médecine tout ça, c’est rien que de la vie simple. Ah! ça les fait chier bordel de découvrir que quelque part ça servait à rien de médicaliser leur parentalité quelque part au niveau de leur vécu et putain ça fait deux trois quatre enfants qu’ils reproduisent les conneries que leur ont appris les médecins que leur ont appris les dieux labos et la sainte Afssaps. Ah ! ça fait chier.

Et puis la voilà l’Afssaps… Qui se réveille… qui découvre du haut de sa grandeur que la terre est ronde, et que c’est pas le soleil qui tourne autour. Qui se fend d’un courrier de DEUX PAGES ! EN 2010 ! pour apprendre à des médecins que la toux d’un nourrisson ça se soigne pas au médicament, pas au placébo, pas au labo ! foutrerie !!! et voilà ! maintenant c’est devenu vérité officielle ! Hop ! La pravdafssaps l’a dit ! Faites passer !… passe-passe !… Y a plus rien à voir. Circulez !

Mais où on est là !!!! Sur quelle planète !!!! C’est quand qu’on réalise ? qu’on découvre ? qu’on se réveille ? qu’on se révolte ? qu’on s’émeut ? qu’on s’émeute ?
C’est quoi ce système ce pays cette médecine où qu’il faut que ce soit l’autorité qui explique trente quarante cinquante ans après les avoir autorisé, à des mecs qui se vantent d’avoir bac plus neuf dix onze douze parce qu’ils le valent bien, que ça sert à rien tous comptes faits ces merdes que c’est que de la gnognote et encore heureux si c’est pas dangereux encore ? C’est quoi !!

Mais quand c’est qu’on va déciller sur ce délire ? Et tout le monde s’en fout. Personne en a rien à battre. Ça continue tranquille comme ça pépère. Priorité 23 euros. Spécialiste de médecine générale, tout ça… Et ça s’étonne qu’on les étripe sur les forums les médecins ? Les gens sont pas si cons, ils savent pas trop pourquoi peut-être mais y ont bien compris quand même les gens qu’on se fout de leur gueule !

Dans 6 mois, l’Afssaps va retirer peinard du marché les glitazones, on va vous expliquer que c’était pas bien de les avoir autorisé, prescrit, pris. C’est comme ça. Maintenant ça va plus.

Dans deux ans, on va vous dire que tout compte fait on vous a bien niqué avec le dépistage du cancer du sein plus grave et plus profond encore qu’avec la prostate. C’était comme ça avant bien sûr, mais maintenant c’est différent. C’est l’INCA, l’afssaps, la HAS qui le dira, sans vergogne, sans remords. Bien fait pour ta gueule, bien fait pour ta prostate, bien fait pour tes seins. C’était avant ça. Pour les connards qui le disaient avant, qu’on s’est bien appliqué à les faire taire, ça changera rien pas vrai Bernard ? 4 siècles pour réhabiliter Galilée. Combien pour les zautorités sanitaires ? Ca s’excuse pas des zautorités, sinon ç’en est plus des zautorités.

Vous l’avez vu le reportage sur TF1 vous maintenant que l’INCA se branle le moût parce que soi disant on guérirait maintenant la moitié des cancers ? Ces femmes qui font des associations humanitaires madame, parce que le cancérologue mondain, entre deux congrès, leur a fait croire qu’il leur a sauvé la vie en leur soignant un cancer qui probablement leur aurait foutu la paix si on leur avait foutu la paix à elles. J’en chialais presque en écoutant ça de l’escroquerie universelle qu’est devenue la médecine. Médecine à rendre malade, machine à terroriser, machine à contrôler, organisation de violence totale pour le profit et la cupidité.

Et on veut interdire les fessées ? Combien d’enfants maltraités par les mucolytiques et autres saloperies, leurs vendeurs prescripteurs fabricants autorisateurs ? Quelle pire violence que de créer de la peur maladie souffrance, pour vendre, par ignorance incompétence malhonnêteté gabegie ? C’est qui qui l’interdit ça ?

Qui c’est qui va me payer mes dommages intérêts ? Qui c’est qui va s’excuser du temps patients fric énergie perdus parce que j’ai voulu faire que mon putain de boulot ? Qui c’est hein ?

C’est l’Afssaps qui va s’excuser d’avoir dit et autorisé des conneries les avoir maintenu dans le commerce alors qu’elle savait ?
C’est les confrères -soeurs qui pendant 20 ans me font passer pour un con pas frère du tout parce qu’ils ont bâti un métier sur le mensonge des firmes ?
C’est les parents des petits princes sûrs d’eux et arrogants décalqués de leurs professeurs vus à la télé à 100 sacs la passe ?
C’est la revue Prescrire et autres torchonneries indépendantes du profit qui m’ont foutu enfoncé noyé dans la merde parce que j’y ai lu autres choses que des saloperies et que j’ai été trop con pour les croire ?
C’est moi qui, sacré foutu débile de petit con de merde, ai persisté à vouloir faire croire autre chose que des mensonges et avec la bonne conscience en plus ?
Ah ! j’étais bien con putain !

Franchement la pire calamité du médecin c’est ses neurones, et les salopards qui lui disent qu’il doit s’en servir. Le sabot à Carte Bleue voilà le seul vrai ami du toubib.

Franchement j’ai honte. Franchement. Franchement j’en ai plein l’cul. Franchement ras-le-bol.
Continuez si ça vous chante, mais pour moi basta ! J’ai assez donné. Salut. Continuer la lecture

Publié dans Afssaps, nourrisson, sirop, toux | Commentaires fermés sur Sirop d’Afssaps

Sélectivité de l’indécence

Ou :
« C’est curieux chez les mandarins ce besoin de faire de la morale !… »
(Un superbe objet d’art à celui qui donnera la citation exacte, son auteur, et l’œuvre colossale d’où elle est tirée. Laissez un commentaire avec vos coordonnées en bas du texte.)

C’est bien pendant l’épidémie de grippe que le Professeur Gentilini nous a leitmotivé grave sur la pandémie de l’indécence non ?

Il avait pas tort le bougre !

Le flouze dépensé au nom de l’éthique roselynienne, permettre à chacun de recevoir son vaccin inefficace pour un virus sans danger, aurait pu être dépensé de façon plus morale. Pour sûr !

Pour les pauvres, leurs pays, leurs parasites, leurs maladies. Marc Gentilini est votre ami.

Mais une fois l’occasion passée, tout rentre dans l’ordre. La vie continue. Faire face à nouveau à ses obligations. Dure dure la vie mondaine.

Corvée sans doute… la remise au très éthique salon du Médec de l’Oscar de la Nutrition 2010 à la firme Coca-Cola France. Si.

Permettez le moment de recueillement. Minute de silence au deuil de la décence.

J’aimerais maîtriser cet art de s’indigner à bon escient. Indignation « vue à la télé », certifiée « colère de l’année ». Puis, d’un revers de main du lendemain, sans nausée oublier, décerner lors d’un congrès « médical » un prix de nutrition à un soda. Pour boire sa honte une bonne goulée de Coca rien de mieux.

Crèves-la-faim et obèses de tous pays main dans la main… ¡ Arriba Coca !… Agréé par la Faculté !

« un niveau de qualité irréprochable »
Continuer la lecture

Publié dans Coca-cola, Gentilini, indécence, Médec | Commentaires fermés sur Sélectivité de l’indécence

merdecine générale

9 h 20 :
– je vous appelle parce que ça fait deux jours que j’ai très très mal au ventre et je voudrais savoir si vous pourriez me prendre rapidement… ce matin.
– 11 H 15 ?
– ah, ça fait un petit peu tard, parce que je dois sortir… Bon, ben d’accord. Continuer la lecture

Commentaires fermés sur merdecine générale

le Formindep au Sénat

Il était dans ses petits souliers le président du Formindep ! ça impressionne les ors de la république !… Et puis ils l’ont pas raté les sénateurs, ceux du moins qu’avaient pris la peine de se déplacer. Faut pas pousser quand même, y a plus sérieux ! Service minimum !…

Questions vachardes, sourire en coin, histoire de régler son compte à un dangereux subversif. Facile !… Et il cause dans l’Huma en plus !… Salopard !… Bolchévique !… Stalinien !…
Son couteau entre les dents il avait dû le laisser au portique à l’entrée. Ils en ont profité tiens…

Un « léger » décalage entre ce qu’ils lui font dire et ce qu’il a réellement déclaré dans l’Huma ? Croyez donc ! Bien fait pour sa gueule oui ! Il se croit où là ? Bienvenue au sénat ! C’est feutré et propre sur soi, mais c’est rien que de la politique derrière. Prière d’apporter sa vaseline.

Mais y a le reste !… les faits, les preuves ! Les VRP de l’industrie, tout ça déguisé en experts, la DGS qui se fout du monde, l’Afssaps itou… le Tamiflu… Ah ! le Tamiflu !..

On s’dit qu’on l’a échappé belle hein ?… Carrément !

Imaginez que tous les toubibs auraient obéi façon larbin. Où on en serait ! Comment ?… Vous dites que c’est c’qu’ils sont déjà ?… Des larbins ?… Vous exagérez non ?… Ooooh !… Ooooh !… Où on va là ?
Y en a qui résistent encore. Plus beaucoup. J’en suis. Pour être respecté soyons respectables ! Difficile à comprendre pas vrai ? Vivent les 23 euros !

Même la réalité en face ça s’écrase pas facilement un politique. C’est même à ça qu’on les reconnaît.

Tous les documents sont là, vidéo compris : L’audition du Formindep au Sénat
Faites-vous une idée par vous même ! comme disent les visiteurs médicaux. Continuer la lecture

Publié dans formindep, grippe, sénat, Tamiflu | Commentaires fermés sur le Formindep au Sénat