Archives de l’auteur : Gélule

Bye bye Grange Blanche

Début du congrès du CNGE 2014, présentation de l’atelier « Médias sociaux ».
On cite le blog « GrangeBlanche »…
« Il vient d’arrêter ».
 
Cher Grange Blanche,
Tu as été l’un des premiers que j’ai lu, à l’heure des Enfants Rouges, Shayalone et Kystes ton alter-ego néphrologue devenu Perruche.
Tes posts m’ont fait cesser de craindre la cardiologie, cette spécialité qui me faisait peur depuis le premier cours du premier jour de ma première année de médecine.
J’ai admiré ta liberté de ton, souvent amusé, ta rigueur scientifique, le tout entrecoupé d’un peu de musique et de playmobils.
Je retiendrai en vrac notre fac communeet la photo des profs, le tableau du sel dans les médicaments, un changement de bêta-bloquant, beaucoup de lectures scientifiques, le début de mon apprentissage de l’EBM et de la LCA, l’au-revoir à Lawrence Passmore et la richesse sans cesse renouvelée de ton blog. Et bien sûr, les crevettes d’Hokusai et des cafés place Bellecour, et beaucoup de temps passé à discuter de médecine.
Merci, pour toutes ces années, pour toute ton écriture, pour toutes ces lectures.
Tu as été fondateur dans ma « formation 2.0 ».
Tu parles d’une ironie que j’apprenne la fin de ton blog alors que je co-anime un atelier « 2.0 à la fac ».
Merci, du fond du cœur.
Gélule

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Ma formation 2.0

Quand j’étais étudiante en 4 ou 5e année, un jour, j’ai noté un truc en cours de cardiologie, une prescription médicamenteuse, que je ne retrouvais pas dans le bouquin en révisant. Et puis il me semblais bien que j’avais lu un truc à propos de ce médicament sur le blog d’un cardiologue, que je lisais sans tout comprendre mais qui m’aidait à mieux cerner mes cours. J’ai envoyé un mail au cardiologue. Qui m’a gentiment répondu avec quelques références biblio sur l’absence de preuve scientifique (et de reco officielle) sur l’usage de ce médicament.Je lis toujours son blog. Il m’apporte toujours autant. Je pense à lui à chaque fois que je traque des comprimés effervescents dans une ordonnance de patient hypertendu.
Quand j’étais étudiante en 5 ou 6e année de médecine, j’avais beaucoup, beaucoup de mal avec la néphrologie. Beaucoup. Et puis j’ai lu le blog d’un néphrologue. Je le lis toujours. Je ne comprends pas tout, mais il sait pointer et expliquer les bases que tout médecin doit avoir. Je pense à lui à chaque fois que je prescris une créat ou quasi.
C’est à la même époque que j’ai commencé à lire le blog des histoires d’une jeune généraliste. Outre le fait qu’elle a conforté, encouragé, peaufiné… ma façon de voir mes études et ma toute jeune pratique, c’est elle qui m’a suggéré de venir sur Twitter (grâce lui en soit mille fois rendue).
Quand j’étais interne, j’étais au courant des nouvelles recommandations / modifications de règles de prescription avant mes collègues, grâce à Twitter. J’y ai trouvé un bouillonnement intellectuel stimulant, et aussi la possibilité d’échanger sur des sujets de santé de façon interprofessionnelle.
Dans la série « j’ai beaucoup appris grâce aux blogs », je mentionnerai aussi celui d’une sage-femme. C’est en lisant ses posts que j’ai réalisé ce que pouvait être, ce qu’était un accouchement physiologique, loin du cours position-gynéco/péri/épisio-parce-que-sinon-ça-déchire que j’avais appris à la fac.
Pendant mon temps de stage recherche aux Etats-Unis, il me fallait d’urgence me former un peu mieux en biostatistiques, et là, miracle, sur Twitter quelqu’un parle d’un MOOC. J’en ai fait un autre par la suite sur les méthodes d’enseignement appliquées aux études de santé. Et puis j’ai eu le temps de découvrir la Twittosphère et la blogosphère américaine, l’existence d’un chat dédié aux question d’enseignement médical, le MedEdChat, et les possibilités de formation sur le web, notamment les ressources #FOAMed.
Du coup, à la faveur d’une discussion avec deux autres Twittas, on s’est dit que vraiment, c’était bien dommage qu’on n’ait pas l’équivalent de ce MedEdChat en français. Parce qu’on aurait plein de choses à discuter, nous aussi. Deux semaines plus tard le #mededfr était créé, et avec l’aide précieuse d’une autre Twitta et de tous les participants, le chat fonctionne plutôt pas mal jusqu’ici.
Là je suis rentrée, je reprends mon travail de médecin, tout en commençant en parallèle un poste d’enseignant-chercheur-débutant à la fac. Je me demande bien comment j’aurais le temps de caser ma formation continue, essentielle à mon métier, mais heureusement pour moi une blogueuse follement géniale a eu l’idée de créer un groupe de pairs en ligne où elle a eu en plus la gentillesse de m’inviter [message de service : je sais je suis à la bourre ce mois-ci… pardon >< ]
Depuis mon externat jusqu’à maintenant, on peut dire, je crois, qu’un peu par hasard, un peu par chance, une partie non négligeable de ma formation s’est faite sous forme 2.0.
Non-négligeable par la proportion et par l’importance que ça a eu et que ça a encore pour moi, aussi.
Ca m’a apporté des connaissances théoriques, des outils pratiques, une ouverture extraordinaire sur les autres professions de santé, un groupe de pairs virtuel (Twitter), un autre groupe de pairs virtuel (celui pour lequel je suis à la bourre), une réflexion sur ma pratique. Entre autres.
Je n’ai raconté ici que des morceaux choisis. Mais il y a eu tellement plus encore. 
Je mesure ma chance. Et j’aimerais bien que tous les étudiants en médecine, en santé, puissent profiter de ça. 
Alors ça tombe bien, il y a plein de gens qui y croient, qui en parlent, et qui se retroussent les manches pour que ça devienne une réalité dans nos facs. En 2e cycle, en DES de médecine générale, et j’en suis sûre, dans plein d’endroits ailleurs.
Je vous propose de lire les posts de 
Farfadoc, et les épisodes préparatoires 1, 2, 3, 4, 5

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Vous avez le choix!

Un jour, DocteurGécé m’a demandé si je pourrais lui dessiner une affiche, pour expliquer que médecins généralistes, gynécologues et sages-femmes sont tout autant compétents en matière de contraception, suivi de grossesse physiologique et réalisation des frottis de dépistage du cancer du col de l’utérus.
J’ai dit oui tout de suite.

Parce que j’ai déjà reçu des patientes qui ne savaient pas qu’en tant que généraliste je pouvais prescrire leur contraception, et oui c’est une info éventuellement intéressante quand vous allez être en rade de pilule et que le gynéco ne peut vous voir que dans 2 mois.
Donc, je savais qu’un peu d’info ne pouvait pas faire de mal.

Mais surtout, parce que MOI AUSSI malgré mes études de médecine, j’ai longtemps cru que le travail des sages-femmes se limitait à « faire des accouchements ». J’ai longtemps cru qu’un généraliste ne pouvait pas poser de DIU (« stérilet »). J’ai longtemps cru qu’il était obligatoire à un moment donné de passer chez un gynéco, quand on est une femme. Grâce à ma formation de jeune généraliste, à mes lectures, aux blogs, j’ai appris, heureusement! Mais, alors que j’étais en plein dans le bain « santé » en tant qu’étudiante, je ne savais pas.
Deuxième raison de penser qu’un peu d’info ne peut pas faire de mal.

Sur une idée originale de DocteurGécé, avec les pertinents conseils de nos consoeurs 10Lunes, Farfadoc, et les critiques non moins pertinentes et constructives d’amis relecteurs, voilà donc ma modeste proposition d’affiche.

Si ça vous dit, vous pouvez l’imprimer et la scotcher dans votre salle d’attente, c’est fait pour.
Pour l’imprimer en A4, c’est ici.
Si vous voulez imprimer en A3 sur votre imprimante A4, la moitié du haut est ici et la moitié du bas .

Et allez donc lire les posts de celles sans qui ce projet n’aurait pas vu le jour : DocteurGécé, 10Lunes et Farfadoc.

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Jeudi, 21h, Twitter : et si on parlait d’enseignement en santé?

Depuis 2011 existe sur la Twittosphère-médicale-qui-parle-anglais un chat hebdomadaire pour parler de « medical education », enseignement en médecine : le @Mededchat. Ce chat est organisé et modéré par Ryan Madanick (@RyanmadanickMD), qui est gastro-entérologue et bosse à l’Université de Caroline du Nord.

Je ne sais plus comment je suis tombée dessus, mais j’ai pu participer à plusieurs de leurs discussions, et j’ai trouvé le concept passionnant. C’est Twitter et 2.0, tout le monde peut participer et échanger, profs, étudiants, toutes spécialités médicales confondues. Les échanges sont de ce fait très riches, beaucoup d’idées en sortent, et pour les enseignants et les étudiants l’intérêt me semble évident : beaucoup de ce qui est dit peut être appliqué dans les jours suivants, ou servir pour la suite.
En France l’enseignement de la médecine est en constant mouvement, on parle des ECN, des iECN pour bientôt, des répercussions de ces ECN sur la façon de travailler en fin d’externat. On parle de nouvelles méthodes d’enseignement ou d’apprentissage, comme les MOOCs. Sans parler des thèmes qui ont toujours été là mais sur lesquels il y a toujours à réfléchir, stages, organisation des études, le nombre d’années, l’internat, les cours, le contenu des cours, les différentes spécialités et leur articulation. Et je ne parle que de la médecine puisque ce sont les études que je connais, mais il y a toutes les autres professions de santé.
La façon dont on se forme, dont on nous forme, dont on forme à notre tour, est un déterminant majeur du futur professionnel de santé que l’on sera, que vous serez, que vos étudiants seront.
Tout récemment, suite à une passionnante discussion sur « comment en pratique pourrait-on inclure les patients-experts en cours pour les étudiants en médecine » avec @Bichemkde et @Babeth_auxi, on s’est dit que c’était dommage d’en rester là, que ça ressemblait furieusement aux discussions du @Mededchat, et qu’il y avait quelque chose à créer.
Et donc (tambours et trompettes) le premier chat sur l’enseignement en santé en France, @Mededfr, aura lieu sur Twitter le jeudi 8 mai, à 21 heures.
Le @Mededfr chat en 12 questions :
1.  : sur Twitter.
2. Queljour, quelle heure : jeudi 8 mai, 21h. (et par la suite, les jeudis, à 21h).
3. Pendant combien de temps : une heure.
4. Comment ça s’organise, pendant cette heure : un thème principal, et un modérateur à suivre sur le compte @Mededfr. Trois grandes questions annoncées au fur et à mesure par le modérateur, environ 20 minutes pour discuter de chaque question.
5. Comment ça marche : commeun tweet-chat. Vous êtes connectés sur Twitter (comme d’habitude) mais pendant une heure vous allez interagir avec les autres participants. Il suffira de suivre la page du hashtag #mededfr pendant cette heure-là.
6. Ça sert à quoi : àpartager vos idées et à en trouver de nouvelles, pour votre temps d’apprentissage ou votre temps d’enseignement.
7. Je suis étudiant/SF/IDE/médecin/chir ortho/AS/patient/auxiliaire puer (bisous)/pharma/kiné/orthophoniste/je suis pas dans la liste, je peux participer ? Oui. C’est le principe même de faire un tweet-chat. Tous ceux qui veulent participent.
8. Il y a des règles ? Respecter les consignes du modérateur, accompagner chaque tweet de #mededfr et du numéro de la question (Q1, Q2, Q3), et rester poli (les engueulades se font par DM ou en enlevant le hashtag #mededfr).
9. Je ne suis pas (étudiant en) médecin(e), il n’y aura que des thèmes sur les études de médecine ? Non. Et même quand le thème est sur les études de médecine ça ne vous empêche pas d’avoir un avis ou des idées, et de les partager !
      10. J’ai envie de participer cette première fois, ça veut dire qu’après je serai obligé de participer à chaque fois ?Bien sûr que non.
11.J’ai juste envie de regarder de loin cette première fois, ça veut dire que je ne pourrai pas participer les fois suivantes ?Bien sûr que si.
12.Je peux quitter en cours d’heure ? Oui, à condition de dire au revoir. (cf point 8, « rester poli »).
Tous ceux qui ont des thèmes en lien avec l’enseignement en santé à proposer, allez-y, « toutes les propositions seront étudiées », vous pouvez écrire par mail à mededfr[at]yahoo[point]com ou envoyer des idées tout de suite dans les commentaires.
Pour les thèmes hors AS/médecine/kiné, il serait bien d’avoir un modérateur de la profession en question, donc proposez-vous aussi pour modérer, on vous laisse les clés du compte.
En attendant, à jeudi soir !!

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"The cider house rules" – John Irving

« The Cider House Rules », de John Irving. Traduction française « L’oeuvre de Dieu, la part du diable »
 
Je renonce à vous faire un résumé du livre, parce qu’il y a tellement dedans que j’ai l’impression de le trahir en essayant de raconter l’histoire en quelques lignes. Alors je vous donne quelques impressions, en vrac, en espérant que ça vous donne envie de le lire malgré tout.

Le Dr Wilbur Larch, accro à l’éther, et les infirmières Nurse Angela et Nurse Edna, qui accueillent les femmes pour avorter (illégalement), ou accoucher d’un enfant non désiré qui sera accueilli à l’orphelinat Saint Cloud’s, dans le Maine des années 20.
L’un des orphelins, Homer Wells, qui finit par élire domicile à Saint Cloud’s faute de pouvoir être adopté. Sauf peut-être par le Dr Larch, qui en fait son apprenti, et a tant de mal à montrer son affection pour celui qu’il considère comme son fils.
Melony, la non-adoptable du dortoir des filles. Ecorchée vive, violente. Et fidèle envers et contre tout.
La lecture de David Copperfield aux gamins de l’orphelinat, « Princes of Maine, Kings of New England ».
La description d’un apprentissage médical, hors cadre facultaire, un maître, un élève.
Le destin tout tracé que le Dr Larch imagine pour Homer. « to be of use ».
Puis le départ d’Homer pour travailler dans une pommeraie, la part initiatique du roman, où comment le parcours d’une vie finit par servir de révélateur à ce que laissait entrevoir le début.

Beaucoup d’affection dans ce roman, de l’auteur pour ses personnages, des personnages entre eux. De celle qui se voit au grand jour, de celle qui se cache, de celle qui est tue.
Beaucoup de choses sur la filiation, biologique ou adoptive, connue ou inconnue, reconnue ou cachée, source d’affection ou de violence.

L’un des principaux thèmes, qui occupe toute la première partie du livre et revient ensuite de façon régulière, est celui de la pratique obstétricale et gynécologique, le respect du choix des femmes. Le droit à l’avortement dans de bonnes conditions d’hygiène, sans douleur, et sans jugement. C’est le point de discorde entre le Dr Larch et Homer, qui refuse de pratiquer les avortements (d’où la scène illustrée dans le dessin ci-dessus).
Au travers des échanges entre le Dr Larch et Homer, la réflexion est développée posément, calmement. Avec beaucoup d’évidences, et de respect.
A noter que toute la partie médicale du roman est particulièrement riche et juste, basée sur les livres et les récits du grand-père de John Irving, qui était professeur d’obstétrique à Harvard.
Tout cela fait de « The Cider House Rules » une lecture qui devrait être obligatoire en fac de médecine (mes futurs étudiants n’ont qu’à bien se tenir, ils auront droit à une liste de lecture. Et de films et de séries, je suis pas sectaire).

Et en ces temps où certains clament leur opposition fanatique à l’IVG, c’est une lecture on ne peut plus salutaire.

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This side of Brightness – Colum McCann

   « In his dark nest, high in the tunnel, Treefrog lit a small fire of twigs and newspaper. It was late evening. 
A train rumbled in the distance. »

Comme tous les romans de Colum McCann, « This side of Brightness » est l’enchevêtrement de plusieurs histoires, plusieurs vies, plusieurs personnages, qui s’entrecroisent à travers le temps et les lieux. Le livre s’ouvre dans les années 90 sur l’histoire de Treefrog, un SDF qui vit dans un morceau de tunnel désaffecté du métro new-yorkais. Il se poursuit en 1916 avec Walker qui, avec d’autres, risque sa vie en creusant les tunnels du futur métro. Puis le fil de l’histoire fera des boucles dans les années 60 avec Nathan, cette fois-ci près des nuages sur les échafaudages des gratte-ciel, avant de redescendre vertigineusement, vers les sous-sols et la vie de marginal de Treefrog.
Colum McCann écrit des histoires simples, nues, comme l’interprétation de photographies juxtaposées qui donneraient envie d’imaginer la vie de ceux qui y posent. Ses romans sont toujours teintés de tristesse, celle de vies abîmées, malmenées. Et pourtant son écriture et ses histoires sont toujours lumineuses, et ses personnages vous suivent bien longtemps après que vous ayez tourné la dernière page.
De lumière, il est bien question dans « This side of brightness », bien qu’il s’agisse probablement du roman le plus sombre de l’auteur. Sombre car une bonne partie se déroule dans l’obscurité des tunnels du métro. Sombre par la dureté des vies qui sont racontées. Le livre est une juxtaposition permanente de lumière et d’obscurité. Lumières de la ville, obscurité des tunnels. Lumière des vies heureuses, obscurité des blessures et des fantômes. Espoir et oubli.
Un des axes de lecture est également l’évolution de la communauté Afro-Américaine. J’avais encore bien peu lu sur la question quand j’ai lu ce roman-là, je ne développerai donc pas cette fois-ci, mais il me semble respecter l’Histoire et lui faire honneur.

« This side of brightness » – Colum McCann.
Traduction française: « Les saisons de la nuit« . Continuer la lecture

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Pour ne pas être #PrivésDeMG, la preuve par 6


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  1. Je pompe le titre d’un ancien poste, « Les sous c’est pas la solution ».
  2. PTMG = Praticien Territorial de Médecine Générale.  Où vous constaterez d’ailleurs que pour notre ministère de tutelle, « être inscrit à l’Ordre » ça veut dire pareil que « être installé ».
  3. Les commentaires de soutien à Médecine Générale 2.0
  4. Communiqué de presse du Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche du 16/09/13, « Renforcement de l’attractivité des études de médecine générale »
  5. Communiqué de Presse du Syndicat National des Enseignants de Médecine Générale du 18/09/13, « Muet, aveugle… et sourd » 
  6. Les propositions de #PrivésDeDéserts, « Médecine générale 2.0 » 
  7. Lisez « #PrivésDeMG » chez Hélène Bénardeau de Ikigai de crabahuteuse , et « Chère docteure » chez Beatrix.
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Pour lire l’ensemble des articles, réflexions, soutiens, 
ainsi que l’intégralité des commentaires de 2012, 
rendez-vous sur le blog #PrivésDeMG .
 
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Sur Facebook : Privés de MG 

Sur Twitter, suivez @PrivesDeMG et #PrivésDeMG

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Médecine générale :
dernier arrêt avant le désert
Comment sauver la médecine générale en France et assurer des soins primaires de qualité répartis sur tout le territoire ?

Marisol Touraine présente ce lundi sa Stratégie nationale de santé. Cet évènement constitue l’occasion de nous rappeler à son bon souvenir, rappel motivé par l’extraordinaire enthousiasme qui avait accompagné nos propositions (voir plus bas les 600 commentaires) dont aucune n’a été reprise par la Ministre.

Nos idées sont concrètes et réalistes pour assurer l’avenir de la médecine générale et au-delà, des soins primaires de demain.

Notre objectif est de concilier des soins de qualité, l’éthique de notre profession, et les impératifs budgétaires actuels.

Voici une synthèse de ces propositions.

Sortir du modèle centré sur l’Hôpital

Depuis des décennies, l’exercice de la médecine ambulatoire est marginalisé, privé d’enseignants, coupé des étudiants en médecine. La médecine hospitalière et salariée est devenue une norme pour les étudiants en médecine, conduisant les nouvelles promotions de diplômés à délaisser de plus en plus un exercice ambulatoire qu’ils n’ont jamais (ou si peu) rencontré pendant leurs études.

Cette anomalie explique en grande partie les difficultés actuelles. Si l’hôpital reste le lieu privilégié d’excellence, de recherche et de formation pour les soins hospitaliers, il ne peut revendiquer le monopole de la formation universitaire. La médecine générale, comme la médecine ambulatoire, doivent disposer d’unités de recherche et de formation universitaires spécifiques, là où nos métiers sont pratiqués, c’est-à-dire en ville et non à l’hôpital.

La formation universitaire actuelle, pratiquée quasi-exclusivement à l’hôpital, fabrique logiquement des hospitaliers. Pour sortir de ce cercle vicieux, il nous semble nécessaire de réformer profondément la formation initiale des étudiants en médecine.

Cette réforme aura un double effet :

– Rendre ses lettres de noblesse à la médecine « de ville » et attirer les étudiants vers ce mode d’exercice. Nous ne pouvons reprocher aux étudiants en médecine de ne pas choisir une spécialité qu’ils ne connaissent pas.

–  Apporter des effectifs importants de médecins immédiatement opérationnels dans les zones sous-médicalisées.

Il n’est pas question dans ces propositions de mesures coercitives aussi injustes qu’inapplicables contraignant de jeunes médecins à s’installer dans des secteurs déterminés par une tutelle sanitaire.

Toute mesure visant à obliger les jeunes médecins généralistes à s’installer en zone déficitaire aura un effet repoussoir majeur. Elle ne fera qu’accentuer la désaffection pour la médecine générale, poussant les jeunes générations vers des offres salariées (nombreuses), voire vers un exercice à l’étranger.

Une véritable modernisation de la formation des médecins est nécessaire. Il s’agit d’un rattrapage accéléré d’opportunités manquées depuis 50 ans par méconnaissance de la réalité du terrain. Si la réforme Debré de 1958 a créé les CHU (Centres Hospitaliers et Universitaires), elle a négligé la création de pôles universitaires d’excellence, de recherche et de formation en médecine générale. Ces pôles existent dans d’autres pays, réputés pour la qualité et le coût modéré de leur système de soins.

 
Idées-forces

Les principales propositions des médecins généralistes blogueurs sont résumées ci-dessous. Elles sont applicables rapidement.

  • Enseignement de la Médecine Générale par des Médecins Généralistes, dès le début des études médicales

  • Construction par les collectivités locales ou les ARS de 1000 maisons de santé pluridisciplinaires qui deviennent aussi des maisons médicales de garde pour la permanence des soins, en étroite collaboration avec les professionnels de santé locaux.

  • Décentralisation universitaire qui rééquilibre la ville par rapport à l’hôpital :

Ces maisons de santé se voient attribuer un statut universitaire. Elles hébergent des externes, des internes et des chefs de clinique (3000 créations de postes). Elles deviennent des MUSt : Maisons Universitaires de Santé qui constituent l’équivalent du CHU pour la médecine de ville.

  • Attractivité de ces MUSt pour les médecins seniors qui acceptent de s’y installer et d’y enseigner :

Statut d’enseignant universitaire avec rémunération spécifique fondée sur une part salariée majoritaire et une part proportionnelle à l’activité.

  • Création d’un nouveau métier de la santé : “Agent de gestion et d’interfaçage de MUSt” (AGI).

Ces agents polyvalents assurent la gestion de la MUSt, les rapports avec les ARS et l’Université, la facturation des actes et les tiers payants. De façon générale, les AGI gèrent toute l’activité administrative liée à la MUSt et à son activité de soin. Ce métier est distinct de celui de la secrétaire médicale de la MUSt. Les nouveaux postes d’AGI pourraient être pourvus grâce au reclassement des visiteurs médicaux qui le souhaiteraient, après l’interdiction de cette activité. Ces personnels trouveraient là un emploi plus utile et plus prestigieux que leur actuelle activité commerciale. Il s’agirait d’une solution humainement responsable. Il ne s’agit en aucun cas de jeter l’opprobre sur les personnes exerçant cette profession.

  • Les « chèques-emploi médecin »

Une solution innovante complémentaire à la création du métier d’AGI pourrait résider dans la création de « chèques-emploi » financés à parts égales par les médecins volontaires et par les caisses.

Il s’agit d’un moyen de paiement simplifié de prestataires de services (AGI, secrétaires, personnel d’entretien). Il libérerait des tâches administratives les médecins isolés qui y passent un temps considérable, sans les contraindre à se transformer en employeur, statut qui repousse beaucoup de jeunes médecins.


Nos propositions et nos visions de l’avenir de la Médecine Générale, postées simultanément par l’ensemble des 86 participants, sur nos blogs et comptes Twitter, le 23 septembre 2013, sont des idées simples, réalistes et réalisables, et n’induisent pas de surcoût excessif pour les budgets sociaux.

L’ensemble des besoins de financement sur 15 ans ne dépasse pas ceux du Plan Cancer ou du Plan Alzheimer ; il nous semble que la démographie médicale est un objectif sanitaire d’une importance tout à fait comparable à celle de la lutte contre ces deux maladies.

Ce ne sont pas des augmentations d’honoraires que nous demandons, mais des réallocations de moyens et de ressources pour rendre son attractivité à l’exercice libéral.

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Une question de priorités

  1. Source : un petit sondage réalisé sur Twitter. Une seule fac faisait intervenir des généralistes dans les cours de tronc commun aux étudiants, réalisés idéalement c’est à dire de manière pluridisciplinaire. Si quelqu’un peut me redonner une référence, j’ai pas retrouvé de quelle fac il s’agit :/
  2. Etat des lieux du stage de 2e cycle en médecine générale 2009-2010, par l’Association Nationale des Etudiants en Médecine de France (ANEMF)
  3. Source : CNGE
  4. « Pourquoi la spécialité Médecine Générale est-elle mal classée aux ECN ? », thèse d’exercice des Drs Gaidioz et Ruhlmann, 2008 
  5. Et allez en lire les conséquences chez Perruche en Automne 
  6. Oui parce qu’on ne manque pas de gens motivés et compétents. Le seul problème, c’est qu’ils ne sont pas nommés par le Ministère (oups). Alors, on prend ses responsabilités ou bien ?
  7. Le rapport Cordierdont vous trouverez d’excellentes critiques chez Bruit des Sabots  et chez Mimiryudo .

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Tout arrive (ou "comment j’ai fini par comprendre les biostatistiques")

Merci Twitter grâce à qui j’avais appris l’existence de ce cours, et big up à mes compagnons de grimpette : Jean-Marie Vailloud (@Grangeblanche), Matthieu Calafiore (@Matt_Calafiore), @EmmanuellePh,  @Dzb17, @Sophiesagefemme et @Mimiruydo : WE DID IT!!!
Le concept de MOOC est assez révolutionnaire, Grange Blanche vous raconte tout ça ici et ici
Le best of de ces cours en accès libre / faits par de grandes universités / des profs géniaux et super motivés? C’est gratuit, et s’inscrit qui veut! Alors foncez, y’en a pour tous les goûts, sur EdX, Coursera, les plateformes web des grosses universités (en France aussi), farfouillez, et profitez-en!

Si Grange Blanche (ce grand masochiste) rempile pour un autre cours de stats, j’ai enchaîné avec un cours de pédagogie pour professionnels de santé (c’est ici). Histoire d’apprécier à quel point le Dr Sainani était un exemple en la matière! Continuer la lecture

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Le plus beau métier du monde


Cette note est une spéciale dédicace à ma petite soeur qui rejoint la grande famille des soignants! En plus de ses compétences propres elle a le sens du soin porté à l’autre, et rien que pour ça, je suis super fière!
Avec en guest-star par ordre d’apparition :
Boulet (est-il encore besoin de le présenter) lors d’une performance à l’atelier Le Bocal
– Ma bibliothèque (en ce moment je ne jure que par l’irlando-américain, ruez-vous donc sur les bouquins de Denis Lehane – par exemple « The Given Day » –  et Colum McCann – je suis en train de lire son dernier, « Transatlantic », c’est extra).
– L’acteur et ami Pierre-Jean Etienne de l’association Nöjd lors de son spectacle « Béhémoth Show »

Je vous aurais bien mis plein d’autres personnes, des musiciens, des peintres que j’apprécie, d’autres artistes, mais je m’en sortais plus et cette note n’aurais jamais été finie alors j’ai fait au plus court avec les gens que je connais le mieux. En tout cas, sans eux, le monde serait bien gris.

Si vous voulez en savoir plus sur l’art-thérapie (encore peu connue chez nous), vous pourrez trouver des informations sur ces sites :
– Ecole d’art-thérapie de Tours, AFRATAPEM

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Doc des villes et Doc des champs

Cette note est un écho de rappel suite à notre proposition “Médecine Générale 2.0” que nous avions publiée sur 24 blogs en septembre dernier. Vous pourrez trouver le texte ici .
Le sujet des déserts médicaux coutinue de faire couler de l’encre, et nos sénateurs ont publié en février un rapport sur le sujet.
A l’heure où la médecine générale universitaire est complètement oubliée du systême, et cela mériterait une note à part, on s’est dit que tant pis pour le retard, on voulait se rafraîchir les idées sur nos Maisons de Santé Universitaires (MUSt).
Le texte est de Dzb17, sur le modèle de la fable “Le rat des villes et le rat des champs” de J. de La Fontaine.
Les illustrations sont de DrCouine et moi.
 

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Ma TL sur Twitter

Pour m’amuser, une petite modélisation à la main de ma TL sur Twitter.
Méthodologie : vous répertorier un par un, faire un joli tableau Excel et dessiner des camemberts.
Quelques remarques :
– en regroupant les secteurs santé France et US + les comptes assoc / officiels, ça fait 83% de ma TL qui cause de médecine. 
– on a de quoi ouvrir une maison de santé / hôpital / fac 🙂
– les internes de chaque spé sont incorporés dans leur spé (parce que sinon ça devenait ingérable)
– la catégorie addicto / prison regroupe des généralistes, des psychiatres, des IDE…. 
– oui, un vétérinaire. Parce qu’on cause thérapeutique, soin, et horaires de fous, tout pareil. 

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Sweet Caroline

Cette note fait suite à l’attentat survenu lors du marathon de Boston le lundi 15 avril 2013, où 3 personnes sont mortes et plus de 180 personnes ont été blessées.
Les canards, c’est une référence à « Make way for ducklings », l’explication en détail est là http://en.wikipedia.org/wiki/Make_Way_for_Ducklings. Il s’agit d’un livre pour enfant écrit en 1941 par Robert McCloskey, qui raconte les péripéties d’une famille de canards qui finissent par s’installer dans le jardin public de Boston. Une statue des canards se trouve donc dans ce parc depuis 1987, et depuis 1991 il en existe une copie à Moscou, cadeau de Mme Barbara Bush à Mme Raisa Gorbachev.
« Sweet Caroline », c’est la chanson de Neil Diamond qui est jouée à chaque match des Boston Red Sox à Fenway Park (le stade des Sox à Boston). Les New York Yankees (ennemis jurés des Sox) l’ont jouée lors de leur dernier match dans leur stade, en hommage à Boston.
Cette note, c’est pas grand chose. 
J’avais envie je crois de vous dire que j’ai vraiment beaucoup d’affection pour eux.
 
 

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Mise à jour


Bon.
Je la fais courte, parce que 
– je sais pas faire une transition bien. J’ai pensé plein de fois à « comment j’annoncerais ce changement », et maintenant que c’est fait, j’ai plus envie de m’appesantir dessus.
– je raconte ma vie aux US depuis 2 mois sur Twitter, et la plupart des lecteurs d’ici me suivent sur Twitter.
J’ai fait court, mais ça n’a pas été aussi simple que ça, croyez-moi.
J’ai suivi monsieur Gélule, qui a décroché un post-doctorat au MIT (*étoiles et paillettes*), on est partis avec notre petite fille de 2 ans. C’était un GROS changement.
Je n’ai pas de rémunération, ne rentrant dans les critères d’aucun programme. De gros bisous à ma Maman qui me finance en grande partie et me permet de réaliser ce magnifique projet. Le reste c’est prêt étudiant.
Je suis dans une unité de recherche de grande qualité. J’ai une chance dingue.
Mais je n’ai pas eu beaucoup de formation à la recherche, sauf les cours de M2 suivis avant de partir.
J’en bave parce que c’est nouveau pour moi, mais mes chefs américains sont d’une gentillesse exceptionnelle. 
Enfin voilà.
Gros changement, mais magnifique changement aussi.
Tant qu’à faire du changement, je profite de cette tranche de vie américaine pour lancer la version in english du blog, dont vous avez le lien à droite : il suffit de cliquer sur la petite Statue de la Liberté 🙂
Je vous y propose des liens vers les blogs de nos confrères US. De grande qualité, vous verrez. Revenez-y parce que cette partie-là est encore à développer.
Dernière chose : si quelqu’un a des questions pour un projet à l’étranger style année recherche ou autre, mon mail c’est gelulegelule@yahoo.fr. J’en ai bien c*ié niveau paperasse et formalités, donc voilà, si mon expérience peut profiter à quelqu’un, feel free. 
En attendant, c’est reparti!!

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M comme : ça fait Mal

 (1) Commentaires à l’article de Rue 89 du  06/09/12, « Sur Twitter, la fronde de médecins contre les déserts médicaux », qui faisait suite à notre texte commun « Médecine générale 2.0 ».
(2) Tweet de @OnlyLili diffusé lors de l’émission « Mots Croisés » du 29/10/12 sur France 2, « La santé à quel prix ».
(3) Commentaires à l’article du Monde.fr du 10/10/12, « Futur médecin, bac+10, 80 heures par semaine, 2000 euros ».
(4) Déclaration d’Yves Calvi, qui présentait l’émission « Mots Croisés » sus-citée. Le chiffre est faux, 15000 €/an c’est pour un élève de Classe Préparatoire aux Grandes Ecoles. Un étudiant en faculté (et c’est le cas des étudiants en médecine) coûte 8000€/an. J’en avais déjà parlé ici, et vous trouverez les chiffres ici.
(5) Commentaires à l’article de Rue 89 du 01/11/12, « Faut-il forcer un médecin à s’installer dans un désert médical? ».

Le titre est emprunté à la note de Fluorette, « M comme… ». C’est suite à la lecture de sa note que je me suis décidée à sortir celle-ci, que j’avais en tête depuis un moment déjà.

Vous êtes ici chez moi, et je ne suis pas masochiste. Vous aurez compris que la couverture médiatique des questions de santé, et ce que le public en retient, me heurte quelque peu en ce moment. Je me réserve le droit de supprimer tout commentaire qui continuerait sur la même veine « les jeunes médecins sont des feignasses attirés par le fric qui rêvent de s’installer en PACA ».

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Dessin de consult : le genou

Atteinte méniscale, ligamentaire et arthrose fémoro-patellaire, d’où les trois croquis.

J’ai eu une remarque d’amis qui ont vu le dessin sur mon bureau : « mais tu as le TEMPS de faire ça en consult’?? ». Bah, oui, enfin je le prends, ce temps. J’arrive mieux à expliquer en dessin et il me faut 30 secondes pour faire une gribouille comme celle du dessus. Après, Google images est plein d’illustrations, il existe des livres de planches anatomiques, ou des articulations en  plastique pour expliquer les choses. Je trouve qu’un dessin est plus explicite qu’un discours, mais c’est parce que je suis plus à l’aise comme ça.

Encore une fois, ce dessin est fait en consult devant le patient avec plein de gestes et de blabla, vous ne voyez ici que la trace qui en reste.

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Dessin de consult : la colique néphrétique

Inauguration d’une nouvelle mini-catégorie de dessins. J’y montrerai ce que je dessine en direct live en consultation pour expliquer des trucs aux patients. Les dessins tels que scannés ici ne sont pas un outil en soit, il manque le blabla et les gestes de la consultation. L’idée est de montrer le gribouillis final, la « trace » de ce qui a été échangé. Parfois les patients gardent leur feuille, parfois non auquel cas je posterai ici.
Vous pouvez considérer cette nouvelle catégorie comme l’équivalent d’un « pages de carnet ».

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Brève de consult – 4 –

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Born to be a MG

Un fan-art du blog de ma super consoeur Dr Couine , un blog de BD / médecine plein d’humour, avec un petit personnage à chignon roux tout à fait sympathique, et aux jurons châtiés. Si ce n’est pas déjà fait, à visiter d’urgence!
Elle nous a fait l’illustration parfaite pour #PrivésDeDéserts (cf les 2 posts précédents), ceci est donc un petit hommage.

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Rêver qu’un jour on aura le MUSt

 
Un petit rappel du document intitulé Médecine Générale 2.0, que vous pouvez trouver ici.
24 médecins généralistes, dont moi, ont co-signé un texte présentant des idées originales pour apporter des solutions au problème des déserts médicaux, tout en repensant l’avenir de la médecine générale.
Ce sont des propositions réalisables.
 Et ça fait tellement envie.

               AliceRedSparrowBorée  –  Bruit des sabotsChristian Lehmann – Doc Maman

                                                                        La salle de repos avec cafetière-thermos, hein, merci 🙂 

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Médecine générale 2.0

***
Médecine générale 2.0
Les propositions des médecins généralistes blogueurs
pour faire renaître la médecine générale
Comment sauver la médecine générale en France et assurer des soins primaires de qualité répartis sur le territoire ? Chacun semble avoir un avis sur ce sujet, d’autant plus tranché qu’il est éloigné des réalités du terrain.
Nous, médecins généralistes blogueurs, acteurs d’un « monde de la santé 2.0 », nous nous reconnaissons mal dans les positions émanant des diverses structures officielles qui, bien souvent, se contentent de défendre leur pré carré et s’arc-boutent sur les ordres établis.
À l’heure où les discussions concernant l’avenir de la médecine générale font la une des médias, nous avons souhaité prendre position et constituer une force de proposition.
Conscients des enjeux et des impératifs qui sont devant nous, héritages d’erreurs passées, nous ne souhaitons pas nous dérober à nos responsabilités. Pas plus que nous ne souhaitons laisser le monopole de la parole à d’autres.
Notre ambition est de délivrer à nos patients des soins primaires de qualité, dans le respect de l’éthique qui doit guider notre exercice, et au meilleur coût pour les budgets sociaux. Nous souhaitons faire du bon travail, continuer à aimer notre métier, et surtout le faire aimer aux générations futures de médecins pour lui permettre de perdurer.
Nous pensons que c’est possible.
Sortir du modèle centré sur l’hôpital
La réforme de 1958 a lancé l’hôpital universitaire moderne. C’était une bonne chose qui a permis à la médecine française d’atteindre l’excellence, reconnue internationalement.
Pour autant, l’exercice libéral s’est trouvé marginalisé, privé d’enseignants, coupé des étudiants en médecine. En 50 ans, l’idée que l’hôpital doit être le lieu quasi unique de l’enseignement médical s’est ancrée dans les esprits. Les universitaires en poste actuellement n’ont pas connu d’autre environnement.
L’exercice hospitalier et salarié est ainsi devenu une norme, un modèle unique pour les étudiants en médecine, conduisant les nouvelles promotions de diplômés à délaisser de plus en plus un exercice libéral qu’ils n’ont jamais rencontré pendant leurs études.
C’est une profonde anomalie qui explique en grande partie nos difficultés actuelles.
Cet hospitalo-centrisme a eu d’autres conséquences dramatiques :
          Les médecins généralistes (MG) n’étant pas présents à l’hôpital n’ont eu accès que tout récemment et très partiellement à la formation des étudiants destinés à leur succéder.
          Les budgets universitaires dédiés à la MG sont ridicules en regard des effectifs à former.
          Lors des négociations conventionnelles successives depuis 1989, les spécialistes formés à l’hôpital ont obtenu l’accès exclusif aux dépassements d’honoraires créés en 1980, au détriment des généralistes contraints de se contenter d’honoraires conventionnels bloqués.
Pour casser cette dynamique mortifère pour la médecine générale, il nous semble nécessaire de réformer profondément la formation initiale des étudiants en médecine.
Cette réforme aura un double effet :
          Rendre ses lettres de noblesse à la médecine « de ville » et attirer les étudiants vers ce mode d’exercice.
          Apporter des effectifs importants de médecins immédiatement opérationnels dans les zones sous-médicalisées.
Il n’est pas question dans ces propositions de mesures coercitives aussi injustes qu’inapplicables contraignant de jeunes médecins à s’installer dans des secteurs déterminés par une tutelle sanitaire.
Nous faisons l’analyse que toute mesure visant à obliger les jeunes MG à s’installer en zone déficitaire aurait un effet majeur de repoussoir. Elle ne ferait qu’accentuer la désaffection pour la médecine générale, poussant les jeunes générations vers des offres salariées (nombreuses), voire vers un exercice à l’étranger.
C’est au contraire une véritable réflexion sur l’avenir de notre système de santé solidaire que nous souhaitons mener. Il s’agit d’un rattrapage accéléré d’erreurs considérables commises avec la complicité passive de confrères plus âgés, dont certains voudraient désormais en faire payer le prix aux jeunes générations.
Idées-forces
Les idées qui sous-tendent notre proposition sont résumées ci-dessous, elles seront détaillées ensuite.
Elles sont applicables rapidement.
1) Construction par les collectivités locales ou les ARS de 1000 maisons de santé pluridisciplinaires qui deviennent aussi des maisons médicales de garde pour la permanence des soins, en étroite collaboration avec les professionnels de santé locaux.
2) Décentralisation universitaire qui rééquilibre la ville par rapport à l’hôpital : les MSP se voient attribuer un statut universitaire et hébergent des externes, des internes et des chefs de clinique. Elles deviennent des MUSt : Maisons Universitaires de Santé qui constituent l’équivalent du CHU pour la médecine de ville.
3) Attractivité de ces MUSt pour les médecins seniors qui acceptent de s’y installer et d’y enseigner : statut d’enseignant universitaire avec rémunération spécifique fondée sur une part salariée majoritaire et une part proportionnelle à l’activité.
4) Création d’un nouveau métier de la santé : « Agent de gestion et d’interfaçage de MUSt » (AGI). Ces agents polyvalents assurent la gestion de la MUSt, les rapports avec les ARS et l’Université, la facturation des actes et les tiers payants. De façon générale, les AGI gèrent toute l’activité administrative liée à la MUSt et à son activité de soin. Ce métier est distinct de celui de la secrétaire médicale de la MUSt.
1) 1000 Maisons Universitaires de Santé
Le chiffre paraît énorme, et pourtant… Dans le cadre d’un appel d’offres national, le coût unitaire d’une MUSt ne dépassera pas le million d’euros (1000  m2. Coût 900 €/m2).
Le foncier sera fourni gratuitement par les communes ou les intercommunalités mises en compétition pour recevoir la MUSt. Il leur sera d’ailleurs demandé en sus de fournir des logements à prix très réduit pour les étudiants en stage dans la MUSt. Certains centres de santé municipaux déficitaires pourront être convertis en MUSt.
Au final, la construction de ces 1000 MUSt ne devrait pas coûter plus cher que la vaccination antigrippale de 2009 ou 5 ans de prescriptions de médicaments (inutiles) contre la maladie d’Alzheimer. C’est donc possible, pour ne pas dire facile.
Une MUSt est appelée à recevoir des médecins généralistes et des paramédicaux. La surface non utilisée par l’activité de soin universitaire peut être louée à d’autres professions de santé qui ne font pas partie administrativement de la MUSt (autres médecins spécialistes, dentiste, laboratoire d’analyse, cabinet de radiologie…). Ces MUSt deviennent de véritables pôles de santé urbains et ruraux.
Le concept de MUSt fait déjà l’objet d’expérimentations, dans le 94 notamment, il n’a donc rien d’utopique.
2) L’université dans la ville
Le personnel médical qui fera fonctionner ces MUSt sera constitué en grande partie d’internes et de médecins en post-internat :
·                         Des internes en médecine générale pour deux de leurs semestres qu’ils passaient jusqu’ici à l’hôpital. Leur cursus comportera donc en tout 2 semestres en MUSt, 1 semestre chez le praticien et 3 semestres hospitaliers. Ils seront rémunérés par l’ARS, subrogée dans le paiement des honoraires facturés aux patients qui permettront de couvrir une partie de leur rémunération. Le coût global de ces internes pour les ARS sera donc très inférieur à leur coût hospitalier du fait des honoraires perçus.
·                         De chefs de clinique universitaire de médecine générale (CCUMG), postes à créer en nombre pour rattraper le retard pris sur les autres spécialités. Le plus simple est d’attribuer proportionnellement à la médecine générale autant de postes de CCU ou assimilés qu’aux autres spécialités (un poste pour deux internes), soit un minimum de 3000 postes (1500 postes renouvelés chaque année). La durée de ce clinicat est de deux ans, ce qui garantira la présence d’au moins deux CCUMG par MUSt. Comme les autres chefs de clinique, ces CCUMG sont rémunérés à la fois par l’éducation nationale (part enseignante) et par l’ARS, qui reçoit en retour les honoraires liés aux soins délivrés. Ils bénéficient des mêmes rémunérations moyennes, prérogatives et avantages que les CCU hospitaliers.
Il pourrait être souhaitable que leur revenu comprenne une base salariée majoritaire, mais aussi une part variable dépendant de l’activité (par exemple, 20 % du montant des actes pratiqués) comme cela se pratique dans de nombreux dispensaires avec un impact significatif sur la productivité des consultants.
·                         Des externes pour leur premier stage de DCEM3, tel que prévu par les textes et non appliqué faute de structure d’accueil. Leur modeste rémunération sera versée par l’ARS. Ils ne peuvent pas facturer d’actes, mais participent à l’activité et à la productivité des internes et des CCUMG.
·                         De médecins seniors au statut mixte : les MG libéro-universitaires. Ils ont le choix d’être rémunérés par l’ARS, subrogée dans la perception de leurs honoraires (avec une part variable liée à l’activité) ou de fonctionner comme des libéraux exclusifs pour leur activité de soin. Une deuxième rémunération universitaire s’ajoute à la précédente, liée à leur fonction d’encadrement et d’enseignement. Du fait de l’importance de la présence de ces CCUMG pour lutter contre les déserts médicaux, leur rémunération universitaire pourra être financée par des budgets extérieurs à l’éducation nationale ou par des compensations entre ministères.
Au-delà de la nouveauté que représentent les MUSt, il nous paraît nécessaire, sur le long terme, de repenser l’organisation du cursus des études médicales sur un plan géographique en favorisant au maximum la décentralisation hors CHU, aussi bien des stages que des enseignements.
En effet, comment ne pas comprendre qu’un jeune médecin qui a passé une dizaine d’années dans sa ville de faculté et y a construit une vie familiale et amicale ne souhaite pas bien souvent y rester ?
Une telle organisation existe déjà, par exemple, pour les écoles infirmières, garantissant une couverture assez harmonieuse de tout le territoire par cette profession, et les nouvelles technologies permettent d’ores et déjà, de manière simple et peu onéreuse, cette décentralisation pour tous les enseignements théoriques.
3) Incitation plutôt que coercition : des salaires aux enchères
Le choix de la MUSt pour le bref stage de ville obligatoire des DCEM3 se fait par ordre alphabétique avec tirage au sort du premier à choisir, c’est la seule affectation qui présente une composante coercitive.
Le choix de la MUSt pour les chefs de clinique et les internes se pratique sur le principe de l’enchère : au salaire de base égal au SMIC est ajouté une prime annuelle qui sert de régulateur de choix : la prime augmente à partir de zéro jusqu’à ce qu’un(e) candidat(e) se manifeste. Pour les MUSt « difficiles », la prime peut atteindre un montant important, car elle n’est pas limitée. Par rapport à la rémunération actuelle d’un CCU (45 000 €/an), nous faisons le pari que la rémunération globale moyenne n’excédera pas ce montant.
En cas de candidats multiples pour une prime à zéro (et donc une rémunération de base au SMIC pour les MUSt les plus attractives) un tirage au sort départage les candidats.
Ce système un peu complexe présente l’énorme avantage de ne créer aucune frustration puisque chacun choisit son poste en mettant en balance la pénibilité et la rémunération.
De plus, il permet d’avoir la garantie que tous les postes seront pourvus.
Ce n’est jamais que la reproduction du fonctionnement habituel du marché du travail : l’employeur augmente le salaire pour un poste donné jusqu’à trouver un candidat ayant le profil requis et acceptant la rémunération. La différence est qu’il s’agit là de fonctions temporaires (6 mois pour les internes, 2 ans pour les chefs de clinique) justifiant d’intégrer cette rémunération variable sous forme de prime.
Avec un tel dispositif, ce sont 6 000 médecins généralistes qui seront disponibles en permanence dans les zones sous-médicalisées : 3000 CCUMG et 3000 internes de médecine générale.
4) Un nouveau métier de la santé : AGI de MUSt
Les MUSt fonctionnent bien sûr avec une ou deux secrétaires médicales suivant leur effectif médical et paramédical.
Mais la nouveauté que nous proposons est la création d’un nouveau métier : Agent de Gestion et d’Interfaçage (AGI) de MUSt. Il s’agit d’un condensé des fonctions remplies à l’hôpital par les agents administratifs et les cadres de santé hospitaliers.
C’est une véritable fonction de cadre supérieur de santé qui comporte les missions suivantes au sein de la MUSt :
— Gestion administrative et technique (achats, coordination des dépenses…).
— Gestion des ressources humaines.
— Interfaçage avec les tutelles universitaires
— Interfaçage avec l’ARS, la mairie et le Conseil Régional
— Gestion des locaux loués à d’autres professionnels.
Si cette nouvelle fonction se développe initialement au sein des MUSt, il sera possible ensuite de la généraliser aux cabinets de groupes ou maisons de santé non universitaires, et de proposer des solutions mutualisées pour tous les médecins qui le souhaiteront.
Cette délégation de tâches administratives est en effet indispensable afin de permettre aux MG de se concentrer sur leurs tâches réellement médicales : là où un généraliste anglais embauche en moyenne 2,5 équivalents temps plein, le généraliste français en est à une &frac12; secrétaire ; et encore, ce gain qualitatif représente-t-il parfois un réel sacrifice financier.
Directement ou indirectement, il s’agit donc de nous donner les moyens de travailler correctement sans nous disperser dans des tâches administratives ou de secrétariat.
Une formule innovante : les « chèques-emploi médecin »
Une solution complémentaire à l’AGI pourrait résider dans la création de « chèques-emploi » financés à parts égales par les médecins volontaires et par les caisses.[1]
Il s’agit d’un moyen de paiement simplifié de prestataires de services (AGI, secrétaires, personnel d’entretien) employés par les cabinets de médecins libéraux, équivalent du chèque-emploi pour les familles.
Il libérerait des tâches administratives les médecins isolés qui y passent un temps considérable, sans les contraindre à se transformer en employeur, statut qui repousse beaucoup de jeunes médecins.
Cette solution stimulerait l’emploi dans les déserts médicaux et pourrait donc bénéficier de subventions spécifiques. Le chèque-emploi servirait ainsi directement à une amélioration qualitative des soins et à dégager du temps médical pour mieux servir la population.
Il est beaucoup question de « délégation de tâche » actuellement. Or ce ne sont pas les soins aux patients que les médecins souhaitent déléguer pour améliorer leur disponibilité : ce sont les contraintes administratives !
Former des agents administratifs est bien plus simple et rapide que de former des infirmières, professionnelles de santé qualifiées qui sont tout aussi nécessaires et débordées que les médecins dans les déserts médicaux.
Aspects financiers : un budget très raisonnable
Nous avons vu que la construction de 1000 MUSt coûtera moins cher que 5 ans de médicaments anti-Alzheimer ou qu’une vaccination antigrippale comme celle engagée contre la pandémie de 2009.
Les internes étaient rémunérés par l’hôpital, ils le seront par l’ARS. Les honoraires générés par leur activité de soin devraient compenser les frais que l’hôpital devra engager pour les remplacer par des FFI, permettant une opération neutre sur le plan financier, comme ce sera le cas pour les externes.
La rémunération des chefs de clinique constitue un coût supplémentaire, à la mesure de l’enjeu de cette réforme. Il s’agit d’un simple rattrapage du retard pris dans les nominations de CCUMG chez les MG par rapport aux autres spécialités. De plus, la production d’honoraires par les CCUMG compensera en partie leurs coûts salariaux. La dépense universitaire pour ces 3000 postes est de l’ordre de 100 millions d’euros par an, soit 0,06 % des dépenses de santé françaises. À titre de comparaison, le plan Alzheimer 2008-2012 a été doté d’un budget de 1,6 milliard d’euros. Il nous semble que le retour des médecins dans les campagnes est un objectif sanitaire, qui justifie lui aussi un « Plan » et non des mesures hâtives dépourvues de vision à long terme.
N’oublions pas non plus qu’une médecine de qualité dans un environnement universitaire est réputée moins coûteuse, notamment en prescriptions médicamenteuses. Or, un médecin « coûte » à l’assurance-maladie le double de ses honoraires en médicaments. Si ces CCUMG prescrivent ne serait-ce que 20 % moins que la moyenne des  autres prescripteurs, c’est 40 % de leur salaire qui est économisé par l’assurance-maladie.
Les secrétaires médicales seront rémunérées en partie par la masse d’honoraires générée, y compris par les « libéro-universitaires », en partie par la commune ou l’intercommunalité candidate à l’implantation d’une MUSt.
Le reclassement des visiteurs médicaux
Le poste d’Agent de Gestion et d’Interfaçage (AGI) de MUSt constitue le seul budget significatif créé par cette réforme. Nous avons une proposition originale à ce sujet. Il existe actuellement en France plusieurs milliers de visiteurs médicaux assurant la promotion des médicaments auprès des prescripteurs. Nous savons que cette promotion est responsable de surcoûts importants pour l’assurance-maladie. Une solution originale consisterait à interdire cette activité promotionnelle et à utiliser ce vivier de ressources humaines libérées pour créer les AGI.
En effet, le devenir de ces personnels constitue l’un des freins majeurs opposés à la suppression de la visite médicale. Objection recevable ne serait-ce que sur le plan humain. Ces personnels sont déjà répartis sur le territoire, connaissent bien l’exercice médical et les médecins. Une formation supplémentaire de un an leur permettrait d’exercer cette nouvelle fonction plus prestigieuse que leur ancienne activité commerciale.
Dans la mesure où leurs salaires (industriels) étaient forcément inférieurs aux prescriptions induites par leurs passages répétés chez les médecins, il n’est pas absurde de penser que l’économie induite pour l’assurance-maladie et les mutuelles sera supérieure au coût global de ces nouveaux agents administratifs de ville.
Il s’agirait donc d’une solution réaliste, humainement responsable et économiquement neutre pour l’assurance maladie.
Globalement, cette réforme est donc peu coûteuse. Nous pensons qu’elle pourrait même générer une économie globale, tout en apportant plusieurs milliers de soignants immédiatement opérationnels là où le besoin en est le plus criant.
De toute façon, les autres mesures envisagées sont soit plus coûteuses (fonctionnarisation des médecins libéraux) soit irréalisables (implanter durablement des jeunes médecins là où il n’y a plus d’école, de poste, ni de commerces). Ce n’est certainement pas en maltraitant davantage une profession déjà extraordinairement fragilisée qu’il sera possible d’inverser les tendances actuelles.
Calendrier
La réforme doit être mise en place avec « agilité ». Le principe sera testé dans des MUSt expérimentales et modifié en fonction des difficultés rencontrées. L’objectif est une généralisation en 3 ans.
Ce délai permettra aux étudiants de savoir où ils s’engagent lors de leur choix de spécialité. Il permettra également de recruter et former les maîtres de stage libéro-universitaires ; il permettra enfin aux ex-visiteurs médicaux de se former à leurs nouvelles fonctions.
Et quoi d’autre ?
Dans ce document, déjà bien long, nous avons souhaité cibler des propositions simples et originales. Nous n’avons pas voulu l’alourdir en reprenant de nombreuses autres propositions déjà exprimées ailleurs ou qui nous paraissent dorénavant des évidences, par exemple :
·                         L’indépendance de notre formation initiale et continue vis-à-vis de l’industrie pharmaceutique ou de tout autre intérêt particulier.
·                         La nécessité d’assurer une protection sociale satisfaisante des médecins (maternité, accidents du travail…).
·                         La nécessaire diversification des modes de rémunération.
Si nous ne rejetons pas forcément le principe du paiement à l’acte – qui a ses propres avantages –, il ne nous semble plus pouvoir constituer le seul socle de notre rémunération. Il s’agit donc de :
— Augmenter la part de revenus forfaitaires, actuellement marginale.
— Ouvrir la possibilité de systèmes de rémunération mixtes associant capitation et paiement à l’acte ou salariat et paiement à l’acte.
— Surtout, inventer un cadre flexible, car nous pensons qu’il devrait être possible d’exercer la « médecine de famille » ambulatoire en choisissant son mode de rémunération.
·                         La fin de la logique mortifère de la rémunération à la performance fondée sur d’hypothétiques critères « objectifs », constat déjà fait par d’autres pays qui ont tenté ces expériences. En revanche, il est possible d’inventer une évaluation qualitative intelligente à condition de faire preuve de courage et d’imagination.
·                         La nécessité de viser globalement une revalorisation des revenus des généralistes français qui sont aujourd’hui au bas de l’échelle des revenus parmi les médecins français, mais aussi en comparaison des autres médecins généralistes européens.
D’autres pays l’ont compris : lorsque les généralistes sont mieux rémunérés et ont les moyens de travailler convenablement, les dépenses globales de santé baissent !
Riche de notre diversité d’âges, d’origines géographiques ou de mode d’exercice, et partageant pourtant la même vision des fondamentaux de notre métier, notre communauté informelle est prête à prendre part aux débats à venir.
Dotés de nos propres outils de communication (blogs, forums, listes de diffusion et d’échanges, réseaux sociaux), nous ambitionnons de contribuer à la fondation d’une médecine générale 2.0.


[1] À titre d’exemple, pour 100 patients enregistrés, la caisse abonderait l’équivalent de 2 ou 2,5 heures d’emploi hebdomadaires et le médecin aurait la possibilité de prendre ces « tickets » en payant une somme équivalente (pour arriver à un temps plein sur une patientèle type de 800 patients).
***

 
Si vous souhaitez adhérer officiellement, rendez-vous sur le site Atoute à cette adresse.

Pour une version pdf imprimable de l’article, c’est .


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Publié dans démographie médicale, MEDECINE GENERALE, médecine générale 2.0 | Commentaires fermés sur Médecine générale 2.0

I need a Doctor

 Parce que j’ai un poil trop de boulot en ce moment, et que je passe actuellement mes soirées à combler une grosse lacune dans ma culture générale britannique (j’en suis à la saison 2), un petit fan-art pour le plaisir!

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Publié dans DrWho, Fan art | Commentaires fermés sur I need a Doctor

Pour des chemises d’hôpital respectant la pudeur et la dignité des patients (Striptease 2)

Il y a longtemps (quand je ne savais pas me servir de Photoshop), j’avais fait cette note intitulée « Striptease ».
On avait bien parlé d’une pétition, pourquoi pas, tout ça, et puis c’était tombé dans l’oubli.
Et puis Lea MK a fait cette note.
Ca a enflé sur Twitter, et Farfadoc a lancé une pétition.
Vous pouvez la signer ici
Moi aussi parmi d’autres je suis passée à l’hôpital comme patiente. Moi aussi on m’avait fait enfiler cette blouse-ouverte-aux-fesses alors que je n’y allais que pour des examens ne nécessitant en aucune façon que tout l’hosto voie mon postérieur. J’ai exagéré mon dessin : j’avais décrété que je garderais mon pantalon un point c’est tout. Rien que le fait que j’aie du râler est anormal.
Relayez, signez. 
C’est pas gravissime, ce ne sont que deux boutons qui manquent, mais quand on est hospitalisé, c’est le genre de détail qui arrange pas les choses.
Ca pourrait tous vous arriver.

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Publié dans blouse, grrr, Hôpital | Commentaires fermés sur Pour des chemises d’hôpital respectant la pudeur et la dignité des patients (Striptease 2)

Bons baisers de Trou-Paumé-sur-Cambrousse!

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J’admire le travail qui est fait par les généralistes de ces zones isolées. 
Ils font un boulot de malade. Et il en faut de la rigueur et du courage pour continuer au jour le jour à faire du bon boulot, à se tenir aux recos, à s’informer, tout ça, quand on est au fin fond de TrouPaumé.
Ecoutez-les, ces médecins. Ce sont les mieux placés pour parler de LEUR pratique et pour dire ce dont ils ont besoin (oui, je sais, de confrères!).

Pour une autre vision de la pratique en zone isolée, je ne peux que vous conseiller la lecture de l’excellent blog de notre confrère Médecin de montagne

(1) Une zone blanche, suivant ce groupe de travail d’une DRASS, c’est une zone à plus de 30 minutes d’un lieu de prise en charge des urgences et d’un SMUR.
(2) Vous pouvez trouver une partie de son intervention ici

Et sinon pour terminer ce post sur une note joyeuse et ô combien TrouPaumé-esque, ruez-vous en librairie pour vous offrir le beau livre du Dr Borée! C’est intelligent, rigoureux, humain, avec de vrais morceaux de Cambrousse dedans!

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Radio!

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Oyez, oyez! J’ai donc eu le grand honneur et plaisir d’être invitée sur France Culture avec Dominique Dupagne et Fluorette pour parler de la communauté des médecins blogueurs, dans l’émission Place de la Toile réalisée par Xavier de la Porte. L’émission est diffusée aujourd’hui à 18h10 et sera disponible en podcast sur le site : Place De La Toile
Dominique et Fluorette ont été parfaits, je n’ai pas franchement fait d’étincelle (ahem), mais enfin on a essayé de rendre justice à notre communauté si riche de soignants 2.0.

Un petit dessin souvenir parce que bien évidemment j’étais excitée comme une gamine devant et dans les locaux de Radio France, et que j’ai fait des photos partout. Voir Xavier de la Porte et son équipe lancer les jingles, les casques sur nos oreilles, les micros colorés, c’était juste extra 🙂 Un grand merci à eux pour leur accueil et l’initiative de cette émission!

Ya plus qu’à espérer que ça vous plaise… Continuer la lecture

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Brève rencontre

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De la lecture!

Une fois n’est pas coutume, voilà une petite note non dessinée, histoire d’attendre que j’aie le temps de faire autre chose que d’écrire ma thèse.
J’avais tout de même réservé trois jours pour aller profiter du festival BD d’Angoulême. Une fois de plus un très bon moment, de très belles expositions, des rencontres, des gens passionnés, des dessins partout.
J’en ai rapporté (entre autres) deux découvertes.

La première est une BD tout juste sortie, « Sous l’entonnoir », de Natacha Sicaud et Sybilline (Delcourt). Une jeune fille de 17 ans fait une tentative de suicide médicamenteuse et se retrouve hospitalisée à Saint-Anne. Au travers du récit autobiographique de Sybilline, extrêmement touchant, c’est un regard fin qui est posé par une jeune patiente sur le temps de l’hospitalisation et sur le monde de l’hôpital psychiatrique.

La deuxième est un ensemble de courts récits, sous forme de narration décalée, « Bonne santé » de Charles Masson (Castermann). L’auteur est lui-même médecin ORL. Ces nouvelles parlent du monde de l’hôpital du côté médical, notamment en chirurgie. L’externat, les humiliations, la dureté du monde hospitalier, la mort, la souffrance, la maladie, les patients, si compliqués, si attachants. C’est très cru, noir comme le dessin de l’auteur, et très juste.
En bonus, les lyonnais apprécieront les vues de la Croix-Rousse et de son hôpital 🙂

Et sinon, dans la catégorie « vous étiez déjà au courant mais parlons-en car c’est quand même très bon », j’ai retenu :
– l’excellent « Tu mourras moins bête » de Marion Montaigne (Ankama). Instructif et drôle, le tout complètement décalé. Avec des démonstrations brillantes sur « pourquoi la médecine dans les séries télé c’est n’importe quoi ».
– le nouvel opus de Boulet et Pénélope Bagieu, « La page blanche » (Delcourt). Une jeune femme reprend ses esprits sur un banc, elle a tout oublié. Une histoire d’amnésie, de mémoire, mais surtout une quête de ce qui fait notre identité.

Voilà!

J’avoue que je ne sais pas quand sera la prochaine « vraie » note, même si j’ai plein d’idées et envie
de dessiner tout mon temps libre est dévolu à ma thèse.

D’ici là donc, bonne lecture et à bientôt! Continuer la lecture

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All I want for Christmas…

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On peut toujours rêver.

En attendant, plein de bonnes choses à tous et à vos proches, un très beau Noël, et des voeux de paix et de bonheur pour 2012! Continuer la lecture

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Le syndrome du dernier semestre

Grrrr. Continuer la lecture

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Journée mondiale contre le SIDA

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Debout ses globules!

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Comme quoi on n’est pas dans son état normal en D4.

Donc, dans le cas improbable où une personne s’égarant ici ne connaîtrait pas, ou dans le cas plus probable où vous n’auriez pas encore ses BDs dans votre bibliothèque (si si, il y en a) : Boulet est un auteur génial qu’il faut connaître ET lire. Le dernier tome des Notes de son blog vient de sortir. Ca parle de biologie, d’ADN et de couilles qui sortent d’un placard, et comme d’habitude c’est furieusement drôle et intelligent. Le cadeau de Noël idéal, en somme!

Et en plus il y a mon stéthoscope en guest-star dedans (pour l’histoire, c’est et ).

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Panneau d’affichage

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Impression devant le tableau d’affichage aujourd’hui à la fac. Ma région d’internat est agréable et attractive : ces annonces dont le ton général est à peine modifié laissent songeur quant aux déserts médicaux…. qui vont être en fait, ben, partout, dans quelques années. Dans ce contexte, l’affiche du CESP fait sourire tristement. (nan en fait ça m’inspire surtout « bah si nos études sont gratuites pourquoi vous proposez de nous les sponsoriser, hein?? ») Continuer la lecture

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Brève de Consult’ – 3 –

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Il est né!

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Comme vous le savez tous, notre amie Jaddo a donné naissance à un magnifique bébé : son blog édité en livre, tout beau, tout disponible en librairie depuis le 13 octobre (éditions Fleuve Noir). Que la maman trouve dans cette note un modeste cadeau de naissance et plein de félicitations 🙂

AVIS AUX INTERNES : c’est bientôt la fin du semestre, pensez à un petit cadeau pour vos maîtres de stage (clin d’oeil appuyé). Offrez-le, faites-le tourner, faites-le vous offrir, parlez-en!!

Et sinon, les 3 anecdotes sont inspirées de notes de Jaddo. Mais lesquelles?

Ah oui et pardon pour l’aspect tout bancal de la couverture sur le bouquin à la fin (magnifique couverture d’ailleurs par le non-moins magnifique Boulet) mais j’en ai ch*é pour bidouiller ça avec Photoshop. Fin bon. Voilà quoi.

***

Jaddo, je t’aime, continue à écrire pour toi, pour nous, pour les étudiants en médecine qui arrivent. Toi et ton blog êtes d’utilité publique.

***

Edit du 4/11/2011 : reçu!!!

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Juste avant médecin…











Une petite note pour fêter l’imminence de la rentrée et avec elle la période des certificats!

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"bah alors? qu’est-ce t’attends??"

















Une petite note sur l’histoire de ce jeune blog (hey! 1 an et demi tout de même!)

C’est important de dire merci, et puis j’aime vraiment beaucoup ce que fait Zviane (lien dans la colonne de droite). Mention spéciale pour son livre « Apnée » (je ne crois pas qu’on le trouve en France hors festival cela-dit…) qui est mon préféré, mais tout son travail liant dessin et musique est d’une richesse et d’une poésie rares.

***

Edit du 24 août, un peu de pub : aujourd’hui sort en librairie en France la version éditée du feuilleton-blog « L’ostie d’chat », par Zviane et Iris, que vous pouvez lire en ligne ici. Allez-y les yeux fermés!!



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Le tonneau des Danaïdes….





Des pensées compatissantes à tous ceux qui en sont au même point, thèse, DES, tout ça tout ça…..





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