Archives quotidiennes : 26 août 2016

Burkini : en l’autorisant le Conseil d’Etat déclente une fronde politique sans précédent

  Bonjour Comme un fumet de sédition…. La solennité d’une décision du Conseil d’Etat n’a plus le poids espéré dans un état de droit. 26 août. A 15 heures le Conseil d’Etat retoquait les arrêtés anti-burkinis.  L’Angélus n’avait pas sonné que l’on ne comptait plus les réactions politiques s’indignant de ce jugement. Des responsables, élus […] Continuer la lecture

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Burkini au Conseil d’Etat : en France les femmes sont à nouveau libres de se baigner habillées

  Bonjour Ne pas toujours désespérer. Et avoir confiance dans la justice de son pays. 2016 Après les gels viticoles du printemps nous assistions, impuissants, au début d’une première épidémie d’arrêtés anti-burkinis. Et puis le Conseil d’Etat parla. Ce fut sous la canicule et avant les primaires. Il s’agissait de dire di les interdits municipaux […] Continuer la lecture

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« Interdit, ici, de se baigner habillée ». Quatre communes ont verbalisé des femmes burkinisées.

  Bonjour « La carte et le territoire ». Evaluer (scientifiquement) le risque avant de le gérer (politiquement).  Le Monde (Violaine Morin, Pierre Breteau) a entrepris de décoder. Résultat édifiant. Sur les trente et une communes ayant publié des arrêtés interdisant le port d’une tenue religieuse sur leurs plages, seules quatre ont verbalisé des estivantes pour ce […] Continuer la lecture

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Ah les p’tites culottes

Ah les p’tites culottes


N’est-ce pas finalement une des plus grandes obsessions des phallophores du monde entier que de vouloir  régenter ce qui peut se passer dans cet accessoire vestimentaire féminin ? Ma foi, si c’est pour la gaudriole, même lourdement gauloise, pourquoi pas. Mais quand ce sont les plus hautes autorités, et les religieuses sans aucune distinction en tête, qui se sentent le droit de dire ce qui doit être et ce qui ne doit pas être, cela ne peut plus passer. Les femmes se battent depuis si longtemps pour sortir de leur servage traditionnel que la plus infime des marques de respect à leur égard est de leur laisser le choix de ce qu’elles, et elles seules, jugent bon de livrer aux regards des autres. Parole de mec.

F-M Michaut CO d’Exmed 26-28 août 2016

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Incroyable : dans l’affaire de la Dépakine®, seul Sanofi peut démontrer qu’il est irréprochable

  Bonjour Tour d’ivoire. Le temps passe, Big Pharma ne change pas : irréprochable, intouchable, imperturbable.  Démonstration avec l’affaire de la Dépakine®  Le Dr Pascal Michon, directeur médical et porte-parole de Sanofi S’exprimant sur France Info, le Dr Pascal Michon, directeur médical et porte-parole de Sanofi assure que les « informations nécessaires » sur les risques encourus […] Continuer la lecture

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Pourquoi docteur et surtout comment?

Quel que soit le domaine, une question demeure prépondérante: pourquoi? En médecine comme en philosophie, cette interrogation précède toutes les autres. Pourquoi? Elle se transforme parfois en « pourquoi moi » chez certaines populations (en particulier originaires d’Europe de l’Est).
Le premier infarctus du myocarde (ou crise cardiaque) auquel j’ai assisté à l’hôpital était plus qu’attendu, même si la maladie et la mort sont illégitimes en Occident quelle que soit la situation préalable. Patient âgé, aux nombreux facteurs de risque cardio-vasculaires, obèse, tabagique… Il avait toutes les raisons d’avoir une artère bouchée. Pourtant, la première réaction des proches a été l’étonnement: « pourquoi? », ont-ils asséné au médecin. La tristesse n’est venue qu’ensuite. Je l’ai souvent observé lors de l’annonce d’une maladie: le questionnement voire la surprise. A qui la faute?
La première étape est donc de rechercher et d’énumérer la ou les causes, trouver la réponse au fameux pourquoi.
En médecine, à une symptomatologie devrait correspondre une maladie pour laquelle existerait une explication claire et le médecin adéquat pour la donner, ainsi qu’un remède (assorti de son remboursement). Même pour une verrue, il faut un coupable, la piscine municipale est un coupable parfait et l’azote liquide y remédierait, croit-on, définitivement. Sauf qu’en pratique, ce postulat est déjà erroné, et on est souvent loin de schémas simples. Si certaines causes (maladies bactériennes) et facteurs de risque (tabac sur certains cancers, photo exposition sur d’autres) sont bien établis, les liens de causalité ne sont pas toujours aussi nets. Ou placer les facteurs de risque génétiques et environnementaux et le manque de chance?
Les conclusions apparaissent moins évidentes que prévues aux yeux des patients. On se demande toujours si sans avoir identifié catégoriquement les causes, le traitement peut être optimal. Mais, la recherche trop poussée des causes empêche de vivre et d’avancer, et ne permet pas, la plupart du temps, de retourner en arrière. Il faut parfois savoir accepter de traiter une pathologie, ses symptômes et ses résultantes et pas ses causes et faire fi des injustices, des interrogations: pourquoi la leucémie (cancer du sang) de l’enfant, pourquoi le cancer du poumon chez le non-fumeur…
Après la (mauvaise) surprise, la phase de tristesse est obligatoire avant de digérer l’annonce de la maladie. Et fort heureusement, l’évidence de certaines issues n’évite pas la tristesse. Cette tristesse se teinte souvent d’inquiétude et de colère. Colère si tout n’a pas été entrepris pour éviter cette situation, colère car on est tellement triste qu’il nous faut trouver un ou des boucs émissaires (les soignants sont des candidats idéaux), colère contre les éléments et les circonstances, colère contre le mauvais sort.
La résignation est plus tardive. Acceptation de la maladie ou meilleure appréhension, elle est nécessaire pour ne pas sombrer dans la mélancolie et pour débuter la phase active: le comment? Comment va s’organiser la prise en charge? En quoi va consister le traitement? Qu’en attendre? Que va-t-il cibler? Combien de temps va-t-il durer? Quelles évolutions sont à envisager? Quels effets secondaires sont attendus?
Ces explications, données avec empathie et avec fermeté mais sans brutalité. Elles sont entamées dès lors que la mauvaise nouvelle est encaissée, se veulent simples mais pas simplistes, pour ne pas être des « brutes en blanc » selon l’expression de Martin Winckler.
Évoquer tous les cas de figure, désamorcer les inquiétudes, anticiper, répondre aux questions que les patients posent et celles qui ne posent pas et ne pas hésiter à se répéter, les précisions s’imprimant mal dans des esprits angoissés. La bataille contre la maladie repose sur la dualité soignant-soigné.
Dans d’autres domaines comme celui de la criminalité, la séquence est un peu similaire. Le pourquoi et le comment nous y interpellent largement.
J’ai reçu un patient d’une trentaine d’années pour avis sur des cicatrices de brûlures. Il avait été retrouvé, laissé pour mort, il y a quelques années, gravement blessé par de l’acide à priori, après un concert de rock. Pourquoi? Pas de raison particulière, pas de motif, ni raciste, ni antisémite, ni financier. Le mobile ne constituant bien sûr pas une explication, ni une raison, et encore moins une excuse.
On s’est beaucoup intéressé depuis la vague d’attentats sévissant en Europe au pourquoi des assaillants. On a, çà et là, évoqué une petite enfance malheureuse, une dépression, un déséquilibre (comme si perpétrer un attentat laissait supposer beaucoup de sens commun).
A essayer de donner des explications à tout, ne finit on par dire n’importe quoi et par être contre-productif? Puis dans ce domaine aussi, après les phases de colère et de tristesse, mêmes interrogations, et en particulier comment va se préparer la lutte?
F

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Pensées pour Madame Simone Veil

Nous vous souhaitons, toutes (et tous), un prompt rétablissement, et nous, les Françaises, pensons à vous avec un respect infini, Madame Veil.

Au lieu de rester une histoire de femmes, qui plus est, légères et inconséquentes, l’avortement est devenu, grâce à vous, un débat sur la société, un débat sur la liberté, et a fini par concerner tout le monde.

Vous avez réussi à tordre les piliers censés guider nos décisions, opposés à notre indépendance, tels que la religion et sa morale (voire sa moralisation) ainsi que l’ordre établi, que vous avez osé remettre en question.

Tenter d’effacer enfin la confusion entre femme libre et femme facile.

Vous avez pris la parole si courageusement il y a 41 ans pour changer nos destinées devant un public hostile, peu convaincu.

Vous nous avez permis une réponse non clandestine, consentie, réfléchie certes uniquement par la femme, à une grossesse non désirée ou inattendue, parfois malgré une contraception jugée maîtrisée. Même si c’est toujours une réponse lourde et terrible, car c’est une décision toujours difficile.

Pour avoir rencontré de nombreuses femmes dans cette situation, et vous Madame Veil l’avez rappelé, la souffrance y demeure systématique.

Mais quelles que soient les motivations de ce recours, il donne lieu à des discussions, certes, mais désormais sans diabolisation, sans notion de punition.

Ne nous méprenons pas. Vous avez toujours défendu la vie mais pas dans n’importe quelle condition, pas par obligation.

Et choisir l’IVG, ce n’est pas détruire une vie, bien au contraire, c’est l’épargner, c’est décider, c’est soulager… Même si ce soulagement, tardif, est amer et incomplet, il est préféré à une vie forcée.

Alors que nos sœurs à l’étranger n’ont toujours pas les mêmes libertés, et ne sont pas prêtes de les avoir, que le droit à l’avortement est remis en question dans certains pays d’Europe comme l’Espagne ou la Pologne, le combat doit continuer et comme le disait l’autre Simone (de Beauvoir):

« N’oubliez jamais qu’il suffira d’une crise politique, économique ou religieuse pour que les droits des femmes soient remis en question. Ces droits ne sont jamais acquis. Vous devrez rester vigilantes votre vie durant. »

F

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Faits d’été

Réfléchir à des questions existentielles dans tous les domaines et tenter d’y apporter des éléments de réponse est un loisir inestimable et délicieux, consommant beaucoup de temps.

En dehors de mes consultations, je me pose souvent pleins de questions telle que: pourquoi entend-on des bruits bizarres quand on est seul? Pourquoi enlève-t-on les miettes de la table dans les grands restaurants juste avant le dessert?

Ou devant ma télé: pourquoi n’y-a-t-il que des jolies filles sur les circuits de Formule1? Comment sélectionne-t-on les candidats à l’entrée à l’ENA (vu le désastre observé à la sortie…) Comment fait-on un saut de la taille d’un immeuble avec seulement une perche de bois?
Certaines sont plus spécifiques des vacances d’été et débutent dès le premier péage: pourquoi sommes-nous toujours dans la mauvaise file? Est-ce juste une mauvaise impression et aucune n’avance vraiment mieux? Pourquoi c’est quand il y a le plus de monde qu’on ferme des guichets?
Et se poursuivent pendant le voyage: pourquoi certaines personnes passent 2h dans les toilettes des aéroports ou des stations essence (alors que beaucoup de monde patiente)? Pourquoi les filles en photos dans les magazines nous ressemblent aussi peu?
Puis à l’arrivée sur la plage: pourquoi des bouteilles de verre traînent à proximité des poubelles et n’ont pas été jetées? Outre l’incidence écologique, quelqu’un pourrait facilement se blesser.
Et cette mode des photos de pieds en éventail sur le sable, de selfies radieux. Pourquoi d’ailleurs arrondit-on sa bouche lors des selfies type duck face? Le canard, animal si majestueux, évoque-t-il vraiment le désir?
J’adore y observer les dragueurs, si courageux, que le contexte semble stimuler, élaborer des plans. Croient-ils plus facile de draguer sur la plage ou en vacances en général? Les femmes y sont-elles plus accessibles?
Les cogitations continuent pendant la soirée surtout sur des points esthétiques. Faut-il aller en ville en tongs? Le mascara bleu pacifique est-il autorisé aux plus de 18 ans? Faut-il préférer les parfums capiteux aux intitulés évocateurs aux parfums légers?
Je m’aperçois également que la mode est aux visages ronds (je savais que mon heure viendrait) et que les femmes ont opté pour des grosses pommettes. Les gros seins, j’avais compris: le symbole de la mère nourricière…mais les grosses pommettes?!?
Les lèvres deviennent très ourlées: en hommage au mérou, animal en voie d’extinction?
Mais, quel que soit le domaine, ne doit-on se laisser envahir par le mystère et ne pas vouloir systématiquement répondre à toutes nos questions?

F

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Très bon rapport « L’évaluation de la recherche en question (s) » par Université Libre de Bruxelles

Les colloques de Penser la Science sont organisés régulièrement à l’Université Libre de Bruxelles. En 2015 (9 mai et 16 octobre), il y a eu 2 journées consacrées à l’évaluation de la recherche, et le rapport vient d’être publié en juillet 2016. Sur la page web de ce colloque, vous avez le programme et surtout les podcasts de toutes les… Continuer la lecture

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