Archives quotidiennes : 4 juillet 2016

Les 4 accords Toltèques – Introduction

Critique de texte. Objective ou presque
Don Miguel Ruiz. Les quatre accords toltèques. Les voies de la liberté personnelle. Ed Poches Jouvence. 6,60€ ! (Liberté, pas chère, pas chère).

Fallait que je vous en parle.

Ce n’est pas vraiment une histoire de soin, j’en ai plein à raconter mais les mots bloquent entre ma gorge et mon clavier, les articles s’allongent, sans queue ni tête, je vous y perdrai je pense.

Et puis en matière de soin, il y a eu cette petite pépite, dont la lecture à cent à l’heure a enclenché quelque chose en moi qui est en train de tout changer. Ce n’est pas une histoire de soignants, c’est une histoire d’être humain. Une petite méthode avec des mots simples qui renverse les codes avec lesquels je fonctionnais depuis toujours, ceux peut-être avec lesquels vous fonctionnez aussi.

Vous verrez comme ils peuvent nous faire mal. Pour rien.

Identifier ces foutus codes, les renverser, faire la révolution, pas avec les autres mais avec soi-même pour adoucir son regard sur soi. Pour remettre l’amour avant la haine. C’est pas un beau programme ça ? Ces mots je les trouve terriblement justes. J’avais envie de les partager avec vous.

Si vous êtes toujours avec moi, venez, je vous embarque dans mes morceaux choisis…

Introduction : Comment en est-on arrivé là ?

La construction de nos croyances

Les adultes qui nous entouraient lorsque nous étions enfant, ont donc capté notre attention et introduit des informations dans nos esprits par la répétition (…) comment nous comporter en société : que croire, ne pas croire, ce qui est acceptable, ce qui ne l’est pas, ce qui est bon et ce qui est mauvais… 

Enfants, nous n’avons pas eu la possibilité de choisir nos croyances mais nous avons donné notre accord à l’information qui nous était transmise sur le rêve de la planète (règles de la société, croyances, lois, religions, différentes cultures et modes de vies, gouvernements…). Du moment que nous sommes d’accords, nous croyons. Voilà comment on apprend quand on est enfant. Nous croyons ce que les adultes nous disent. Nous sommes d’accord avec eux. (…) Il en résulte une soumission aux croyances avec notre accord .

Respecter ces croyances pour ne pas être rejeté

Bientôt nous avons commencé à avoir peur d’être puniou de ne pas recevoir de récompense, celle-ci consistant à obtenir l’attention de nos parents ou d’autres personnes. (…)

Comme elle (l’attention) nous faisait du bien, nous avons continué à faire ce que les autres attendaient de nous pour l’obtenir. Nous nous sommes mis à prétendre être qui nous n’étions pas, juste pour faire plaisir aux autres, juste pour paraître assez bien à leurs yeux. 
Nous prétendions être autre que nous n’étions par peur d’être rejetés.

Je ne sais pas pour vous mais de mon côté, gamine surdouée toujours socialement à côté de ses pompes avec les enfants de son âge, c’est exactement ce qui s’est passé. Exacerbé ou non par le potentiel intellectuel, il m’a fallu très longtemps et un début de thérapie à 25 ans pour commencer à comprendre que je n’étais jamais moi, toujours avec le masque celle que je pensais, je supposais, je croyais qu’on aimerait le plus. 
Au final comme il l’explique assez bien ces croyances erronées nous servent, sans cesse, à juger nos actions, quitte à nous punir injustement pour elles.

Ce système de croyance est comme un Livre de la loi à l’aune duquel notre esprit jugera tout ce que nous faisons, pensons, ressentons et nous déclarera coupable à chaque digression. Plusieurs fois par jour, tous les jours. Coupable.
La vraie justice consiste à ne payer qu’une seule fois pour chaque erreur. La vraie injustice consiste à payer plus d’une fois pour chacune. (…). Nous commettons une erreur, nous nous jugeons, nous nous déclarons coupables et nous nous punissons. (…) A chaque fois que nous y repensons, nous nous jugeons, culpabilisons, punissons à nouveau. (…). Encore. Et encore.
Est-ce juste ?  

Non ce n’est pas juste si l’on se réfère à sa définition. Une erreur, des milliers de rappels, de punitions chaque fois aussi douloureuses pour une seule erreur, nous qui en faisons sans cesse. Peut-on vivre en passant sa vie à se reprocher où à ce qu’on nous reproche sans cesse nos erreurs ? Suis-je ainsi ? La vie n’en devient-elle pas un enfer si l’on fonctionne de cette manière ? 

Si je ne cesse de me juger, culpabiliser, me punir pour mes erreurs, comment puis-je avoir la moindre estime de moi ?

Etre simplement soi-même, voilà ce que nous redoutons le plus.

Nous avons appris à vivre en nous efforçant de satisfaire les besoins d’autrui, à vivre en fonction du point de vue des autres, de peur de ne pas être accepté et de ne pas être assez bien à leurs yeux.

On crée une image de ce que l’on devrait être pour être accepté par tout le monde. (…) On construit cette image de perfection à laquelle il est impossible de se conformer.

N’étant pas parfait, nous nous rejetons.

Nous sommes incapables de nous pardonner de ne pas être tels que nous le souhaitons ou que nous croyons devoir être. Nous ne nous pardonnons pas de ne pas être parfaits.

Nous allons jusqu’à nous déshonorer, simplement pour plaire à autrui…
Qu’est-ce que je disais ? Le pré est toujours plus vert ailleurs, l’autre toujours plus belle, toujours plus drôle, toujours plus intelligente, toujours plus semblable à cette perfection que j’ai cru/voulu atteindre toute ma vie avant de comprendre que si j’attendais de l’avoir atteinte, je mourrais avant d’avoir été contente de moi. Toujours plus juge, toujours plus dure, toujours plus coupable et jamais assez parfaite. Suis-je née pour passer ma vie à me faire des reproches ? 
Au cours de toute votre existence, personne ne vous a jamais davantage maltraité que vous-même. Si vous vous maltraitez terriblement, vous pouvez même supporter qqn qui vous bat, qui vous humilie, qui vous traite comme moins que rien. Pourquoi ? Parce que, dans votre système de croyance, ivous vous dites «  je le mérite. Je ne suis pas digne d’amour et de respect, je ne suis pas assez bon(ne) ».

Peut-être vite évoqué mais essentiel, moi qui commence à parler à mes patients de prévention/info sur les violences conjugales ou autres, comment se lever contre quand on ne s’estime pas assez bien pour mériter d’en sortir ? On parle de violences. Bordel. 
On a besoin d’être accepté et aimé par autrui mais on est incapable de s’accepter et de s’aimer soi-même. Plus on a d’amour-propre, moins on se maltraite.

Comprendre nos accords et nos croyances, les démêler pour nous permettre de sortir de ces montagnes d’auto-flagellation/auto-maltraitance ? 
Vous avez conclu des milliers d’accords (…), mais les plus importants sont ceux que vous avez passé avec vous-même. Avec eux, vous vous dites qui vous êtes, ce que vous sentez, ce que vous croyez et comment vous comporter. (…) Il y a des choses que je peux faire. D’autres non…

Nous avons tout juste assez d’énergie pour survivre chaque jour, car presque tout notre pouvoir sert à respecter les accords (du système de croyance) qui nous maintiennent dans le rêve de la planète.

Si nous sommes capables de voir que ces accords dirigent notre existence et que nous n’aimons pas le rêve de notre vie, alors il nous faut changer ces accords. 

Le but de cet ouvrage est donc de présenter 4 accords dits fondateurs dans la pensée toltèque (je vous laisse googler c’est assez vaste) qui sont censés permettre de désamorcer ce système de croyance erroné à partir duquel nous nous faisons du mal : 
– Avoir une parole impeccable
– Ne jamais en faire une affaire personnelle 
– Ne pas faire de suggestions
– Faire de son mieux
Vous verrez, ils sont simples et ils changent tout. 
A bientôt pour la suite. 

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Alerte rouge : recherche d’urgentistes pour travailler cet été au Centre hospitalier de Bourges

Bonjour Reçu, ce jour, comme une bouteille ordinale lancée dans un désert médical : « Chère consœur, cher confrère, l’ARS Centre -Val de Loire recherche des médecins urgentistes pour le mois de juillet ou des médecins généralistes actifs ou retraités pour exercer dans le centre hospitalier de BOURGES en binôme avec un urgentiste praticien hospitalier. Si votre […] Continuer la lecture

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Bioéthique : les couples lesbiens français bientôt autorisés à procréer. Uniquement à l’étranger

Bonjour Elle ne cache pas sa joie, la ministre des Familles, de l’Enfance et des Droits des femmes heureuse. Lundi 4 juillet, Laurence Rossignol a confirmé la peu banale promesse faite par le président de la République. C’était sur Public Sénat et concernait la PMA (à partir de 14’). On se souvient de cette promesse […] Continuer la lecture

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Marisol Touraine : Big Data n’est pas la vraie sœur de Big Brother. Surtout n’ayez pas peur !

Bonjour Sur le gazon la France affrontera l’Allemagne et les vacances attendront. Pour l’heure, Marisol Touraine multiplie les interventions. Aujourd’hui 4 juillet c’est l’ouverture du « colloque Big Data », puis la stratégie nationale e-santé. L’occasion de mettre les points sur les @. C’est que Big Data suscite bien des craintes, bien des incompréhensions, bien des cauchemars […] Continuer la lecture

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Jour treize. Motif : pas en forme.

Jour treize.

Motif : Pas en forme.

– Pas en forme. Depuis 4-5 jours, mais surtout depuis hier. Il toussote un peu, comme s’il voulait cracher quelque chose. Il mange, il joue, mais pas comme d’habitude.

M. Lèze a l’air ennuyé. Je crois qu’il se demande s’il était bien nécessaire de venir. Je crois qu’il a peur que je lui dise qu’il s’inquiète pour rien, sans même examiner son chien. Il triture la laisse et joue un peu avec sa poignée, tire sur son T-shirt comme s’il voulait le rajuster.

« Pas comme d’habitude ». Avec un mini-symptôme respiratoire pour me guider. Ça pourrait être n’importe quoi. Voyons. Minet, outre un nom idiot, n’a aucun historique particulier. C’est un setter anglais mâle de 4 ans qui consacre l’essentiel de son existence à courir partout, tout le temps, et accepte de s’arrêter de temps en temps pour manger, jouer, et, en désespoir de cause, dormir. De préférence étalé de tout son long au soleil. Une vraie vie de chien.

Minet est sur la table d’examen. Trop calme, effectivement. Il regarde son maître qui me regarde. M. Lèze a l’air ennuyé. Comme si son dossier était… trop faible. Je suis assis à mon fauteuil, penché en avant. Je regarde Minet qui respire. Discordance. Discordance modérée, mais discordance. Quand on respire calmement, l’abdomen se gonfle en même temps que le thorax. Là, l’abdomen se gonfle quand le thorax se vide. C’est très discret, mais ça et la toux… ? Je me lève et tout en palpouillant Minet, en parlant de tout et de rien, je prends sa température. 39,1°C.

– Je suis venu pour rien, s’inquiète son maître ?

Je le rassure. Ou plutôt non. Non, il n’est pas venu pour rien. Je finis distraitement l’examen superficiel et chausse mon stéthoscope. Le cœur : rien. J’écoute attentivement les poumons. Rien à gauche, ni en haut, ni en bas. Ça ne va pas être ça. Ou alors je vais finir par faire une radio de peur de manquer une pneumonie trop discrète. On ne les entend pas souvent, ces saletés. Rien à droite, ni en haut, ni… Je repose mon stéthoscope en haut à droite, très en arrière, à la limite des dernières côtes. Il y a un truc bizarre. Un… Un je-sais-pas-mais-ce-bruit-n’a-rien-à-faire-là-et-en-plus-je-ne-l’identifie-pas. Je pose mon pavillon de l’autre côté du thorax, exactement à la même hauteur. J’écoute. Un gargouillis digestif. Rien. Je réécoute à droite. C’est toujours là. Je me lève, ferme la fenêtre pour enfermer dehors les bruits de la rue, et retourne écouter, les sourcils bien froncés. Je me bagarre avec l’orientation des embouts d’oreille, pour capter au mieux le son. Frotte le pavillon sur le poil, pour voir si c’est son mouvement provoqué par les mouvements respiratoires qui crée ce bruit. Non, ce n’est pas ça. C’est bien dedans. Ça frotte. Dedans. Et là, uniquement là.

J’explique à M. Lèze ce que j’ai entendu. Ne lui cache pas que la chose est inhabituelle, et sérieuse. Dans ma tête, j’ai déjà un diagnostic. Minet court partout, tout le temps, il tourne et vire dans les champs, la gueule grande ouverte et la babine pendante. A tous les coups il a inhalé une graine, qui est partie se loger au fond du lobe pulmonaire et a créé une pneumonie focale, et probablement une pleurésie. La seule question que je me pose alors est : « faut-il aller sortir cette saloperie, ou bien a-t-on une chance qu’un granulome l’enkyste si je contrôle l’infection ? »

Je le place sur la table de radiographie, le couche sur le côté et lui étire les membres. Puis sur le dos, la même. Sur l’écran de l’ordinateur apparaissent les clichés non filtrés, sur lesquels, comme d’habitude, j’essaie en vain de comprendre quelque chose. Très rapidement – quand je pense à la galère des bains de développement que nous utilisions avant ! – les clichés définitifs apparaissent. J’avais raison : pneumonie, et probablement pleurésie, focale.

Je montre les images à M. Lèze, lui explique mon scénario, puis le ramène en salle de consultation. Non, il n’est pas venu pour rien… Il ne triture plus du tout la laisse.

Le pronostic est réservé… je lui explique mes doutes : je ne pense pas qu’une chirurgie soit une bonne idée, mais je vais quand même transférer le dossier à une consœur référente, histoire de voir ce qu’elle en pense. En attendant, je bombarde en antibiotiques. J’enfourche (copyright @SheetyShet ) à nouveau mon stéthoscope pour bien me remettre le son dans les oreilles. Je vais vouloir le contrôler souvent.

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Jour treize. Motif : pas en forme.

Jour treize.

Motif : Pas en forme.

– Pas en forme. Depuis 4-5 jours, mais surtout depuis hier. Il toussote un peu, comme s’il voulait cracher quelque chose. Il mange, il joue, mais pas comme d’habitude.

M. Lèze a l’air ennuyé. Je crois qu’il se demande s’il était bien nécessaire de venir. Je crois qu’il a peur que je lui dise qu’il s’inquiète pour rien, sans même examiner son chien. Il triture la laisse et joue un peu avec sa poignée, tire sur son T-shirt comme s’il voulait le rajuster.

« Pas comme d’habitude ». Avec un mini-symptôme respiratoire pour me guider. Ça pourrait être n’importe quoi. Voyons. Minet, outre un nom idiot, n’a aucun historique particulier. C’est un setter anglais mâle de 4 ans qui consacre l’essentiel de son existence à courir partout, tout le temps, et accepte de s’arrêter de temps en temps pour manger, jouer, et, en désespoir de cause, dormir. De préférence étalé de tout son long au soleil. Une vraie vie de chien.

Minet est sur la table d’examen. Trop calme, effectivement. Il regarde son maître qui me regarde. M. Lèze a l’air ennuyé. Comme si son dossier était… trop faible. Je suis assis à mon fauteuil, penché en avant. Je regarde Minet qui respire. Discordance. Discordance modérée, mais discordance. Quand on respire calmement, l’abdomen se gonfle en même temps que le thorax. Là, l’abdomen se gonfle quand le thorax se vide. C’est très discret, mais ça et la toux… ? Je me lève et tout en palpouillant Minet, en parlant de tout et de rien, je prends sa température. 39,1°C.

– Je suis venu pour rien, s’inquiète son maître ?

Je le rassure. Ou plutôt non. Non, il n’est pas venu pour rien. Je finis distraitement l’examen superficiel et chausse mon stéthoscope. Le cœur : rien. J’écoute attentivement les poumons. Rien à gauche, ni en haut, ni en bas. Ça ne va pas être ça. Ou alors je vais finir par faire une radio de peur de manquer une pneumonie trop discrète. On ne les entend pas souvent, ces saletés. Rien à droite, ni en haut, ni… Je repose mon stéthoscope en haut à droite, très en arrière, à la limite des dernières côtes. Il y a un truc bizarre. Un… Un je-sais-pas-mais-ce-bruit-n’a-rien-à-faire-là-et-en-plus-je-ne-l’identifie-pas. Je pose mon pavillon de l’autre côté du thorax, exactement à la même hauteur. J’écoute. Un gargouillis digestif. Rien. Je réécoute à droite. C’est toujours là. Je me lève, ferme la fenêtre pour enfermer dehors les bruits de la rue, et retourne écouter, les sourcils bien froncés. Je me bagarre avec l’orientation des embouts d’oreille, pour capter au mieux le son. Frotte le pavillon sur le poil, pour voir si c’est son mouvement provoqué par les mouvements respiratoires qui crée ce bruit. Non, ce n’est pas ça. C’est bien dedans. Ça frotte. Dedans. Et là, uniquement là.

J’explique à M. Lèze ce que j’ai entendu. Ne lui cache pas que la chose est inhabituelle, et sérieuse. Dans ma tête, j’ai déjà un diagnostic. Minet court partout, tout le temps, il tourne et vire dans les champs, la gueule grande ouverte et la babine pendante. A tous les coups il a inhalé une graine, qui est partie se loger au fond du lobe pulmonaire et a créé une pneumonie focale, et probablement une pleurésie. La seule question que je me pose alors est : « faut-il aller sortir cette saloperie, ou bien a-t-on une chance qu’un granulome l’enkyste si je contrôle l’infection ? »

Je le place sur la table de radiographie, le couche sur le côté et lui étire les membres. Puis sur le dos, la même. Sur l’écran de l’ordinateur apparaissent les clichés non filtrés, sur lesquels, comme d’habitude, j’essaie en vain de comprendre quelque chose. Très rapidement – quand je pense à la galère des bains de développement que nous utilisions avant ! – les clichés définitifs apparaissent. J’avais raison : pneumonie, et probablement pleurésie, focale.

Je montre les images à M. Lèze, lui explique mon scénario, puis le ramène en salle de consultation. Non, il n’est pas venu pour rien… Il ne triture plus du tout la laisse.

Le pronostic est réservé… je lui explique mes doutes : je ne pense pas qu’une chirurgie soit une bonne idée, mais je vais quand même transférer le dossier à une consœur référente, histoire de voir ce qu’elle en pense. En attendant, je bombarde en antibiotiques. J’enfourche (copyright @SheetyShet ) à nouveau mon stéthoscope pour bien me remettre le son dans les oreilles. Je vais vouloir le contrôler souvent.

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Parents… Enfants LEM 970

Lettre d’Expression médicale
LEM n° 970 sur Exmed 
http://www.exmed.org/archives16/circu970.html
4 juillet 2016

                            

                        Parents… Enfants
                     
                            Juliette Goldberg


Vos enfants, petits, sont-ils mignons ?
adorables ? Parfois oui, parfois non !
Vous voulez dormir, vous reposer,
sortir avec une amie, ciné ?
Oh oui ! Mais n’oubliez pas « bébé »…
Le faire téter, changer, apaiser
ses maux de ventre, frayeurs, insomnies.
Il grandit… ses problèmes avec lui…
chutes marquant le début de la marche…
la rencontre, parfois sans grand panache,
avec d’autres gosses au jardin d’enfants !
Leurs premiers sourires, balbutiements,
leurs yeux qui s’ouvrent sur vous, se fixant,
leurs petits bras qui se tendent vers vous,
leur bouche tachant de sucer votre joue !

C’est ici que commence le moment
d’essayer de connaître votre enfant,
ses caractère, défauts, qualités.
Les détails d’une personnalité
sont importants pour pouvoir l’aider,
dans le monde, à bien se diriger !
Non pas le faire vous-même, oh non pas !
Frontières ? Oui. Des conseils ? Surtout pas !
L’écouter, lui poser des questions 
afin qu’il approfondisse lui-même
ses idées, visions de ce qu’il aime,
ses rêves, ses fantasmes, et plus encore
ce qu’il voudrait devenir, très fort !
Qu’aimerait-il étudier, élargir ?
Que ressent-il déjà qui l’attire ?
Plus tard, se retirer doucement…
afin qu’il devienne indépendant,
premier stade important de sa vie,
que probablement il apprécie !
Pour vous, c’est dur d’assister aux chutes,
vous savez qu’en vue d’atteindre ses buts,

se tromper, errer, est nécessaire,
mais que pouvez-vous, devez-vous faire ?
Certainement pas, oh non ! critiquer,
oui poser des questions, l’écouter,
pour qu’il approfondisse ses idées,
peu à peu se découvre tout entier !
Plus tard, vos opinions… exposer…
Ainsi peuvent les échanges se former,
sans se disputer, tranquillement…
les relations s’épanouir, doucement !

                                                       Juliette Goldberg
                                                       4.10.2015      

 

 Os Court :
 «  Quand j’ai été kidnappé, mes parents ont tout de suite agi : ils ont loué ma chambre.»

      
  Woody Allen

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Modifier les génomes humains ? L’Inserm recommande d’agir, sans oublier de réfléchir

Bonjour Hervé Chneiweiss l’avait annoncé. On attendait. C’est fait. Le président du comité d’éthique de l’Inserm vient de rendre public un avis sur les innombrables questions soulevées par la nouvelle technologie de réédition des génomes humains 1. C’est là un document centré sur l’usage qui pourrit ou non être fait de la technique dite CRISPR-Cas 9 […] Continuer la lecture

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De la sueur et des larmes de sang

hématidrose hémolacrie sueur larmes sang.png

Hématidrose et hémolacrie chez une fille de 11 ans. Presse Med. 29 June 2016.

 

C’est un cas clinique doublement exceptionnel que rapportent dans un article paru en ligne le 29 juin 2016 des cliniciens marocains dans la revue française La Presse Médicale. Cette observation concerne une fillette de 11 ans qui a présenté simultanément deux phénomènes très rares : un suintement de sang par la peau et des larmes de sang. Vous avez bien lu : une sueur et des larmes sanglantes ! Ce que les médecins appellent une hématidrose et une hémolacrie. Autant dire que cette jeune fille vivait une

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Les outils pour rédiger un article scientifique sont nombreux

Rédiger un manuscrit pour une revue biomédicale à comité de lecture nécessite de connaître les méthodes de rédaction. Ce sont les instructions aux auteurs de la revue choisie qui doivent vous orienter vers les outils recommandés dans votre spécialité. Ensuite, voici quelques suggestions : Les livres sur la rédaction La rédaction médicale Maisonneuve H, Lorette G, Maruani A, Huguier M… Continuer la lecture

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