Archives quotidiennes : 2 décembre 2013

"J’ai la rate qui s’dilate…"


Flash-back.
 
Fin d’été, journée plutôt calme, esprit serein.

Je ne te connais pas, alors avant d’aller te chercher, j’ouvre ton dossier informatique pour en savoir plus. Histoire de voir en gros où je mets les pieds, de quoi il va en retourner. Non, M’sieur Gaston, je ne te connais pas. Pourtant j’essaie déjà de m’immiscer dans une partie de ta vie. T’inquiète pas M’sieur Gaston, c’est pas de la curiosité, juste de la bienveillance.

Apparemment, le médecin que je remplace ne te connaît guère plus. D’après le logiciel, une consultation cinq ans plus tôt pour trois fois rien.

Bon, très bien, ça me va. Les trucs compliqués avec plein d’antécédents partout dont des noms de maladie de TrucBiduleChoseInconnueAuBataillonACoucherDehors que je suis obligé d’aller fouiner sans trop le montrer pour savoir ce que c’est sans avoir l’air trop con déjà que je ne suis que généraliste, ça me donne mal à la tête. (Je sais qu’elle est longue cette phrase mais je l’aime bien comme ça, na !).

Donc un type de la cinquantaine passée, sans antécédent, qui ne va jamais chez le toubib, ça ne devrait pas être grand-chose. Je me lève, je sors du bureau, je me dirige vers la salle d’attente, comme d’habituuude (ceci n’est pas un clin d’œil à Cloclo mais à Matthieu Calafiore, un doc qui mouille la chemise pour l’enseignement de la médecine générale). J’ouvre la porte. Tu es là, debout, à observer les affiches murales, accompagné par le son de la pompe de l’aquarium dans lequel deux poissons rouges nagent en rond. Si tu attends là debout M’sieur Gaston, ça confirme ce que je pense, tu n’as pas bien grand-chose de méchant. Quand t’as un truc gravos, ça fait mal, ça saigne, ça arrive à peine à marcher les trucs gravos. Tu me regardes, je te tends la main en t’invitant à te diriger dans le bureau de consultation. On s’assoit.

Tu m’expliques ce qui t’amène. Tu poses tes mains sur ton bide légèrement bedonnant en m’informant que tu fais de la diverticulose. Tu grimaces un peu en appuyant sur la région épigastrique. C’est la première fois que je te vois, je ne sais pas comment tu es habituellement, mais j’ai l’impression que tu es fatigué même si tu souris. On échange quelques mots, le transit, la digestion, l’appétit, etc… Tu me reparles de ta diverticulose que tu sors de je ne sais trop où. Tu me sers ce diagnostic sur un plateau, alors moi, intérieurement, ne voulant pas te contredire, tout en chantonnant ces paroles célèbres « J’ai la rate qui s’dilate… », je prépare déjà l’ordonnance que je te ferai pour ce que j’appelle des douleurs abdominales d’allure banale, et qui ponctuera notre rencontre. Un problème, une solution…

 
Tu te déchausses. On se lève en même temps. Et avant de te diriger vers la table d’examen, tu ajoutes que ça te brûle dans la carlingue en tournoyant ton poing serré en regard de ton sternum. Tu te forces à toussoter histoire de me prouver ce que tu avances. Puis tu précises que c’est probablement ton fiston qui va retenter sa deuxième première année de médecine qui t’a refilé sa bronchite. Intérieurement, je réfléchis à ce que je vais ajouter sur ton ordonnance pour ta soi-disant bronchite. Deux problèmes, deux solutions…


Tu t’allonges et on échange sur ton fiston qui tousse depuis une semaine. Il t’attend patiemment dans la voiture garée sur le parking du cabinet. Il bosse ses cours, pour le concours chaque minute compte…

 
Comme tu viens principalement pour ton ventre, c’est par là que je débute mon examen. Je pose mes mains, je palpe chaque cadran, c’est souple, ça ne déclenche pas de douleur particulière. Pas de frisson, pas de fièvre, ça ne semble vraiment pas bien méchant. Les « pas de ceci, pas de cela » sont importants en médecine. C’est donc bien ce que je disais, des douleurs abdominales d’allure banale. Je le sais mieux que toi, je suis médecin tout de même. Un antispasmodique devrait faire l’affaire.


Bon M’sieur Gaston, tu m’as parlé de bronchite. « J’ai la rate qui s’dilate, j’ai le foie qu’est pas droit… ». Ce qui est certain, c’est que je ne t’ai pas entendu tousser une seule fois à part lorsque tu t’es forcé à le faire. Je n’y crois pas à ta bronchite, pas plus qu’à ta diverticulose d’ailleurs. Je pense vraiment que tu n’as pas grand-chose. D’un autre côté, consulter pour le moindre pet de travers, ça ne semble pas être ton genre. Alors que viens-tu réellement faire ici ? T’en as plein le dos au boulot et tu vas me réclamer un arrêt ? Ou alors c’est au pieu que ça ne va pas fort avec la mère du fiston ? Ben quoi ? Avant-hier on me l’a faite celle-là. Un type de ton âge s’est pointé avec des sensations bizarres dans le creux de sa main. J’ai tout regardé, devant, derrière, entre les doigts, les pouls, les réflexes, etc… sauf les lignes parce que je sais pas faire. Et rien. Rien de rien. Je séchais grave. La consultation allait se terminer comme ça, tous deux insatisfaits. Le type m’a finalement avoué ne pas avoir de problème avec sa main, puis très gêné, il m’a indiqué que son vrai souci se situait sous la ceinture. Pas toujours facile à introduire ce genre de truc faut dire. Donc toi, ça se trouve c’est pareil. Depuis le début tu m’embarques partout sauf là où tu devrais. On va finir par faire fausse route voire se foutre dans le fossé. Bon, puisque tu es là, et que tu ne viens jamais chez le médecin, on va écouter un peu dans ta carcasse des fois qu’elle ait des choses à dire, puis prendre ta tension, puis regarder un peu tout ça quoi.

Fin d’été, journée plutôt calme, pas un chat dans la salle d’attente, le téléphone ne sonne pas, esprit serein. « J’ai les hanches qui s’démanchent, l’épigastre qui s’encastre, l’abdomen qui s’démène, j’ai l’thorax qui s’désaxe, la poitrine qui s’débine… »
 

Je pose mon stéthoscope sur ta poitrine, ça bat. Tant que ça bat, ça va. Mais ça bat vite là-dedans M’sieur Gaston dis donc ! Le stress de la blouse blanche ? Vraiment ça bat vite ! Et surtout, ça souffle ! Pas le petit souffle sournois que tu te demandes si c’est le cœur ou ton imagination. Non, là, y a pas à chier, y a un souffle du tonnerre que même le fiston qui révise son concours P1 dans la bagnole entendrait. La diverticulose ? Qu’est-ce qu’elle vient foutre ici la diverticulose de mes deux ? C’est quoi ce bordel ? Bon, restons calme et serein. C’est un souffle ancien, et tu as oublié de m’en parler, voilà tout, on ne va pas en faire tout un fromage. « J’ai les reins bien trop fins, les boyaux bien trop gros, j’ai l’sternum qui s’dégomme, et l’sacrum c’est tout comme… »

Putain, non, on ne t’a jamais parlé de souffle, et t’as pas plus de bronchite que de diverticulose, ça te brûle vraiment dans le caisson depuis deux-trois jours, surtout quand tu fais des efforts. Putain, il est où l’électro ? Les fils, c’est dans quel sens déjà ? Le Rouge, Red, Right ! Yes ! Le vert au pied, ouais le vert c’est le gazon, c’est en bas. Le jaune, la couleur du soleil, en haut, à gauche puisqu’à droite c’est le Rouge-Red-Right. Y reste plus que le noir, fastoche. Oh pis les ventouses, elles tiennent pas les ventouses sur ton torse tout poilu ! Et y a des putains de nœuds dans les fils. Le temps que je perds à te faire cet électro, mais si je le fais pas, le toubib du SAMU, y va penser quoi ? Y va se foutre de ma gueule (quand j’suis stressé, j’dis beaucoup de gros mots, désolé).

Y a du papier là-dedans au moins pour imprimer l’électro ? C’est comme à la caisse du supermarché, quand t’es pressé, y a plus de papier ! (Aux chiottes aussi ça le fait des fois). Allez, arrête de déconner, c’est pas drôle là. Tout est branché, on peut y aller. Le tracé sort. Oh parbleu ! Oh pardee* ! « J’ai les cuisses qui s’raidissent, les guiboles qui flageolent… »

-Allô le 15, j’ai vraiment besoin de vous. Pardee* pour sûr j’vous jure que j’ai besoin de vous là tout de suite maintenant. J’avoue que je suis souvent très nul pour vendre mon patient, je l’ai même avoué il y a quelques mois : ici avec cette question ironique : Se former à la vente pour être un bon médecin ? , mais là s’vous plaît, vous pouvez venir en mettant le giro et le pimpon, magnez-vous le cul bordel !

 
Fin d’été, le calme précédait la tempête, esprit pas du tout serein, j’ai chaud dans la tête, je transpire, je flippe, mais faut pas le montrer, chut ! « Les rotules qui ondulent, les tibias raplapla… »

 
-Eh fiston ! Lève le nez de tes cours de médecine et viens par ici faut qu’on cause du padre. Tiens, prends mon stétho et écoute. C’est ce qu’on appelle un souffle cardiaque. Le padre ou le father si tu préfères, bref, M’sieur Gaston va devoir aller à l’hôpital, c’est sérieux. Le SAMU va bientôt arriver. Je vous préviens tous les deux, ça impressionne toujours quand les cow-boys en salopette blanche débarquent. Mais ça va aller, c’est sérieux, mais tout va bien se passer.

 
Le SAMU arrive. Ouf de chez ouf de soulagement. J’ai envie de les embrasser. Tous sans exception. Même l’ambulancier aux grosses paluches et aux longues moustaches tombantes. Un peu de retenue tout de même. Je tends la main à mon confrère chef des salopettes blanches. Je me prends un vent (c’est loin d’être tout le temps comme ça, amis urgentistes je vous aime, mais parfois ça arrive, et c’est comme ça que ça s’est passé ce jour-là). Je lui explique le pourquoi du comment de mon appel avec mon petit bout de papier ECG tout froissé à la main. Il ne me calcule pas. Il est concentré sur son patient qui n’est plus le mien. Je ne suis plus acteur, mais simple spectateur. Dépossédé de mon statut, de « mon » patient. La prochaine fois, je mettrai une salopette tiens ! Parce que même si on dit tout le temps le contraire, l’habit fait quand même un petit peu le moine, dans la vraie vie.


Enfin, il me regarde furtivement. Il est sur le point de m’adresser quelques mots (si, si, je le sens) :

-On l’embarque ton patient, il fait un infarct. (Ben je sais, c’est un petit peu pour ça que je vous ai appelé M’sieur l’chef des salopettes. Je me suis peut-être mal exprimé au téléphone, désolé). Allez, on y va, salut.

 
-Au revoir et merci. Bien confraternellement. (J’vous tends pas la main M’sieur parce que deux vents dans la journée, ça fait une tempête).

 
Le lendemain, comme je sais que personne ne m’en donnera, je pars à la pêche aux nouvelles M’sieur Gaston. Tu as été transféré au grand CHU pour te faire opérer en urgence par les grands docteurs. Tu as fait un gros infarctus avec une rupture septale (un trou dans la paroi du milieu du cœur) d’où le gros souffle. « Je fais de la diverticulose et mon fils m’a refilé sa bronchite » que tu me disais petit saligaud de cachotier…

 
Quelques semaines plus tard, me revoilà à remplacer dans le même cabinet et toi, te revoilà à consulter dans le même cabinet. Tu as mal au cœur… Ah, je vais peut-être tout de suite commencer par le bide alors… Je commence à te connaître M’sieur Gaston… Même pas besoin de regarder dans ton dossier informatique.

 
Parfois, ça ne tient vraiment qu’à un fil. Cette histoire aurait vraiment pu se terminer autrement. Parce que  parfois, on n’est pas connecté, ou seulement un peu moins, comme je l’avais relaté ici lorsque ce soir-là j’avais été le roi des losers.

 
Imagine le tableau si ça avait commencé comme ça :

 
Rude hiver, salle d’attente pleine à craquer de grippés, le téléphone sonne à tue-tête, moi-même je suis bien pris et j’en ai plein la tête, les yeux qui brûlent, le nez comme les oreilles bouchés, le cerveau embué. « J’ai le nez tout bouché, l’trou du cou qui s’découd, et du coup voyez-vous, j’suis gêné pour parler… ».Et ma femme qui vient de se casser. Pourquoi t’es partie ? Je t’aime. C’est pas fini. Non. J’suis sûr que tu vas revenir. Allez reviens, me laisse pas crever de chagrin là, tout seul comme un vaurien. Laisse-moi au moins voir les gamins. J’étais fort minable, nous étions formidables…


Bon je noircis vraiment le tableau, mais imagine ce patient-là dans ce contexte-là avec un médecin préoccupé par dix mille autres trucs… Et le patient qui lui présente les choses ainsi : « J’ai la rate qui s’dilate…»


Certains pensent que les médecins généralistes ne sont là en gros que pour s’occuper des #NezQuiCoulent et faire des #Certifalacon. Soit. Très mauvaise caricature non ? Moi je n’oserais jamais dire par exemple que les banquiers ne sont là que pour faire du fric et encore moins que les assureurs sont tous des voleurs. Ben non, quand même, voyons… Sans trop se monter le bourrichon, moi je trouve que cette histoire illustre à la fois la difficulté et la beauté de l’exercice de la médecine générale. Savoir entrer en connexion, ne pas partir bille en tête sur ta première hypothèse, glaner un mot, un signe, une attitude qui fait que tu changes ton fusil d’épaule, que tu rattrapes le tir. Avoir cette petite veilleuse dans un coin de la tête qui te dit « Eh mon gaillard, au milieu de ces #NezQuiCoulent et ces #Certifalacon, peut se cacher un vrai malade qu’il serait préférable de ne pas louper dacodac ? ». Trouver le juste milieu entre cette discrète petite veilleuse et la terrible angoisse que tu communiques maladroitement au patient, et que tu apaises en dégainant la mitrailleuse à examens complémentaires inutiles voire dangereux.


Honnêtement, M’sieur Gaston, j’étais à deux doigts de te laisser repartir paisiblement avec un antispasmodique à la noix, faussement rassuré. Le fiston t’aurait alors retrouvé dans un triste état. Il aurait peut-être raté une nouvelle fois son concours d’entrée en médecine et ne serait  sans doute jamais devenu cardiologue (ça c’est pour le côté romanesque, c’est carrément du pipeau en fait mais ça le fait hein !). Pourtant M’sieur Gaston, celui qui t’a marqué, c’est le Doc à la salopette blanche avec ses gestes sûrs, son équipe sous ses ordres, sa parole ferme. Et celui qui t’a complètement scotché, c’est le grand chirurgien du grand CHU qui t’a brillamment opéré, avec son armée silencieuse de 15 blouses blanches à sa botte lorsqu’il te rendait visite chaque matin après ton intervention. Je te comprends M’sieur Gaston. Parce que ben ouais en fait, je l’avoue, j’avais un peu l’air con moi avec mes fils emmêlés, mes poires qui ne tenaient pas, et cet ECG que j’ai regardé comme si j’en n’avais jamais vu. Ben ouais M’sieur Gaston, des infarctus, y en n’a pas tous les quatre matins dans un cabinet de médecine gé, surtout des comme les tiens qui ne se présentent pas comme dans les bouquins. Ouais M’sieur Gaston, j’étais pas trop à l’aise quand j’ai appelé le 15, je n’ai sûrement pas dit d’une voix assurée tous les mots-clés comme y faut qui te rapportent un max de point à l’internat. Et quand les types du SAMU sont arrivés, je suis vite passé du statut de Docteur à celui de petit stagiaire qui sait rien faire à part regarder sans broncher. Ouais, c’est vrai M’sieur Gaston. J’aurais peut-être dû faire ci, ou faire ça, dû dire ci et pas ça. Ben ouais, et si et si et si. Mais quand même M’sieur Gaston, aujourd’hui, t’es bel et bien vivant et si t’as pu voir briller ce grand chirurgien, j’y suis un tout petit peu pour quelque chose non ?

L’exercice de la médecine générale est beau, difficile, et rend humble.


*Je sais que pardi ça s’écrit : pardi, mais là j’ai écrit Pardee parce que c’est le nom d’un tracé qu’on peut voir à l’électrocardiogramme et qui signe un infarctus du myocarde (j’la fais courte et simple pour que tu comprennes si t’es pas toubib)


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