Archives quotidiennes : 22 juillet 2013

Pose de faux ongles : risques pour la santé, recommandations et prévention

Les faux ongles sont posés le plus souvent en institut de beauté ou onglerie par des prothésistes ongulaires. Ces professionnels sont exposées à  divers produits chimiques, notamment  certains méthacrylates, présents … Continuer la lecture

Publié dans acrylique, colle, cutanée, cyanoacrylate, dyspnée, EMA, éthylméthacrylate, gel, hypersensibilité, méthacrylate de méthyle, MMA, monomères, NIOSH, ongles, ongulaire, pneumopathie, polymères, prévention, Produits cosmétiques, produits à visée esthétique, professionnelle, prothésiste, Recommandations, résine, respiratoire, santé au travail, sensibilisation, symptômes, ventilation | Commentaires fermés sur Pose de faux ongles : risques pour la santé, recommandations et prévention

PMA, ou la brutalisaton d’un couple

Il existe deux types de parkings au CHU : celui des employés et celui des patients. J’emprunte aujourd’hui le second. 
Je prends un ticket et me gare en plein soleil. 
Nous sommes tous les deux assis en salle d’attente. Ma femme et moi. Elle est nerveuse, et je sais ses larmes proches. Elle les attend ces foutus rendez-vous. Elle les attend comme un gamin attend ses paquets enrubannés le matin de noël. Les sièges inconfortables de la salle d’attente sont un début de réponse. Des hauts-parleurs diffusent les émanations sirupeuses de tubes des années 80. Je ne parviens pas à me concentrer sur le bouquin que j’ai amené avec moi. Alors je le referme et caresse, patient, du bout de mes pensées les minutes qui défilent et de celui de mes doigts la peau fébrile de ma compagne.
La première fois que la base de ma formation médicale a tremblé sur ses fondations, c’était il y a trois ans, à la lecture de la pièce Knock, de Jules Romains. Le premier coup qui fragilisa ma foi en la médecine moderne ; comme on retourne un gant pour y découvrir les coutures difformes qui le tend, il m’a été donné de contempler les coutures grossières qui liaient entre elles le patchwork universitaire de ma formation. 
Le premier d’une longue série.
J’ai lu récemment La brutalisation du corps féminin dans la médecine moderne, du Dr Girard. Je ne me suis pas encore remis de la force avec laquelle ce nouveau coup m’a été asséné. 
Ma femme est allongée, les pieds posés sur les étrier. Et les seins ? Je ne vous ai pas examiné les seins la dernière fois. Une masse ? Non, je n’ai rien du tout à l’examen, mais on peut faire une échographie pour se rassurer avant que vous partiez en vacances…
Sa théorie de base est de considérer qu’une société qui éprouve, et ce depuis des centaines d’années, une répulsion médicale à l’endroit du corps féminin ne peut avoir conçu un outil d’émancipation (à savoir la médicalisation de la contraception) de la femme. Il développe l’idée que derrière la fumée médiatique que dégagent les rangs de féministes plus activistes que représentatifs se love une nouvelle forme d’oppression de la femme : la destruction de son autonomie corporelle par une médicalisation brutale à laquelle nous sommes devenus insensibles.
Nous sommes assis derrière son bureau. Elle nous rassure. La coelioscopie n’a retrouvé aucune anomalie, et nous allons pouvoir reprendre le cycle fabuleux des inséminations, prélèvement de sperme, injections hormonales et autres joyeusetés. J’hésite un court instant et demande : ma femme a pris pendant plus d’une dizaine d’années la pilule. Je ne parviens pas à trouver de document à ce sujet, mais peut-il y avoir une incidence sur sa fertilité ?
Je repense à l’essai du Dr Girard, où il écrit : « Est-il censé de s’interroger quant aux effets sur les poissons et autres être vivants des hormones relarguées dans l’environnement par les eaux usées, en tenant pour indifférents les effets de ces mêmes substances sur la principales source de relargage, à savoir le corps des utilisatrices. […] Est-il concevable de bloquer l’ovulation de nos compagnes par des hormones quand les effets d’apports similaires chez les animaux sont tenus pour intolérables ? »
La gynécologue, souriante et amène, plonge son regard bleu dans le mien. Elle me dit : non. Parfaitement aucun risque. C’est un phénomène On-Off.
L’interne qui est en moi a envie de lui répondre : oui, mais à partir de quelles sources basez-vous une telle affirmation ? Non parce que vous avez l’air d’être sacrément convaincue. Autant que moi quand je réponds à mon patient que sa rhinite en question est virale. D’où tirez-vous donc une telle foi ? Non parce que là, je commence sérieusement à douter… Et puis, quel intérêt de reprendre les inséminations ou d’envisager une FIV si aucune anomalie n’est retrouvée au bilan ? Au revoir, ou à jamais. On y arrivera bien seul, loin de toute cette envahissante et violente médicalisation.
Mais l’époux hypofertile de répondre : d’accord. Je comprends. De contempler en silence le corps de sa femme étendu entre deux perches métalliques. De contempler son couple être manipulé et disséqué par les doigts aseptisés de la médecine moderne. 
Parce qu’il existe deux types de parkings au CHU : celui des employés et celui des patients. 
J’emprunte aujourd’hui le second mais c’est le rôle du soignant qui s’impose, imposteur et grimé, pour assister à notre consultation PMA, une demi-heure où j’aurai eu la sensation d’une flagrante brutalisation du couple.
Je prends un ticket et me gare en plein soleil.


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Etudiants. La demande d’aide au logement pour la première fois entièrement dématérialisée

Au moment où les étudiants préparent leur rentrée universitaire, les Caisses d’allocations familiales modernisent le service en ligne « aide au logement étudiants » disponible sur le portail caf.fr. La demande est cette année entièrement dématérialisée. Les étudiants peuvent saisir leur demande d’aide au logement et estimer le montant de cette aide. Les pièces jointes demandées sont adressées à la Caf via l’espace « Mon … Continuer la lecture

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PLOS Biology et PLOS medicine s’inquiètent des dérives liées aux études animales, utilisées pour de fausses hypothèses chez l’homme

Les études animales sont indispensables avant de tester des hypothèses ou des produits chez l’homme. Les publications de ces études ont les mêmes biais que les études humaines : publications des données positives plutôt que négatives, résultats statistiques trop beaux pour être crédibles, et sans considérer encore la reproductilbilité de ces données.. Ce sont 2 revues du groupe PLOS qui… Continuer la lecture

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