Archives mensuelles : juin 2013

Stabilisation surprise du nombre de demandeurs d’emploi inscrits à Pôle emploi au mois de mai

Après deux mois de forte hausse, le chômage s’est quasiment stabilisé en mai sur l’ensemble du territoire (DOM inclus), selon les statistiques publiées le 26 juin par le ministère du Travail. Le nombre de demandeurs d’emploi sans aucune activité (catégorie A) s’élevait à 3,526 millions, soit un millier de plus que le mois précédent. Si l’on prend en compte l’activité réduite (catégories B et C), il y a même eu une baisse (- 2500 personnes) … Continuer la lecture

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La CNAV se dote d’une nouvelle direction régionale Île-de-France

En Ile-de-France, la Caisse nationale d’assurance vieillesse tient aussi le rôle de caisse de retraite régionale : c’est l’Assurance Retraite Ile-de-France. Elle gère directement la retraite du régime général en assurant la tenue des comptes des cotisants, le calcul et le paiement des retraites et des prestations d’action sociale. Dans les autres régions de France, la caisse nationale délègue ce rôle aux 15 caisses d’assurance retraite et de … Continuer la lecture

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La FFMKR signe l’avenant n° 4 à la convention des masseurs-kinésithérapeutes

Le nouveau président de la Fédération française des masseurs-kinésithérapeutes rééducateurs (FFMKR) a signé, le 25 juin, avec le directeur de l’UNCAM, l’avenant conventionnel n° 4. Cet avenant prévoit une amélioration de la prise en charge des cotisations sociales, la suppression du taux minimal de télétransmission et de la taxation des feuilles de soins papier, la mise en place des modalités de renvoi et la dématérialisation des ordonnances … Continuer la lecture

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Les dépenses d’assurance maladie du régime général en hausse de 2,6 % sur un an, à fin mai 2013

Sur les douze derniers mois, les dépenses remboursées par le Régime général dans le champ de l’ONDAM sont en hausse à fin mai 2013 de 2,4 % en données CJO-CVS, un chiffre qui progresse par rapport au mois précédent (+ 2,1 %). Sur les cinq premiers mois de l’année, les remboursements de soins de ville du régime général progressent de 3,2 % (contre +2,8 % en avril) par rapport à la même période en 2012. En rythme annuel, l’augmentation est de … Continuer la lecture

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Une étude de cohorte de l’Assurance Maladie sur les risques thromboemboliques veineux et artériels chez les femmes sous contraceptifs oraux combinés

La France se caractérise par un recours important à la contraception hormonale orale, qui représente près de 60 % de la couverture contraceptive, conduisant les femmes françaises à occuper une des premières places mondiales pour l’utilisation de cette méthode. En janvier 2013, la ministre de la Santé a saisi l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) qui a confié à l’Assurance Maladie la réalisation d’une … Continuer la lecture

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L’effet Hollande

 

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Au pouvoir depuis près de trente ans, l’émir du Qatar passe le week-end avec François Hollande.

Accablé ( voir photo ) , il annonce le lundi qu’il abdique le pouvoir.

C’est l’effet Hollande.

 

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Aux dernières nouvelles, l’empereur Palpatine aurait annulé sa visite prévue à Paris.

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Europe PubMed Central existe ! On aurait dû l’appeler British PubMed Central

Qu’est-ce que Europe PMC ? Encore de nouvelles archives ouvertes, sorte de développement hors US de PubMedCentral… Où sont les limites de ces archivages gratuits ? Il y a 20 financeurs, dont l’Institut Marie Curie, car il faut payer pour déposer les articles de son institution… Continuer la lecture

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Dire non à la chimiothérapie. Histoire (posthume) de consultation 147.

Un article tout frais de des Spence, médecin généraliste écossais, que j’aimerais connaître IRL (in Real Life), vient de paraître dans le BMJ : ICI. Cet article est remarquable et dit en peu de mots ce qu’il est possible de penser de mon propos.

Cet aspect de la médecine, les thérapeutiques compassionnelles, est un sujet grave qui secoue la relation malade médecin car elle met en jeu la vérité, la confiance, le respect, l’éthique, l’efficience, la morale commune et… l’économie.
Je voudrais raconter, à la mémoire de mon patient, Monsieur A, 68 ans, comment son histoire a contribué à ma réflexion. 
On m’a souvent posé ici ou ailleurs le problème du secret médical. Je n’ai pas demandé l’autorisation à la famille pour écrire ce billet, je lui en parlerai à l’occasion, mais je suis certain qu’elle n’y trouvera rien à redire, à ceci près qu’elle pourra s’interroger sur le fait que j’ai été aussi déroutant au risque même qu’elle n’y retrouve pas tout ce qu’elle a ressenti, mais la famille elle-même ne peut me délivrer de mon secret et, comme à l’habitude, j’écris en général sur un cas particulier de façon à ne blesser personne en veillant à ce que les transpositions, pas toujours homothétiques, soient cependant conformes à la réalité. Ou à « ma » réalité. En me référant à Louis Aragon : je tente à chaque fois le mentir vrai.
J’ai pourtant hésité à écrire ce billet car je connais trop les deux écueils majeurs de la graphomanie bloguesque : le sentimentalisme kitschéen et la victimisation du pauvre médecin qui risque sa santé physique et mentale à « bien » soigner ses patients.
Mon expérience des cancers à 95 % mortels est la même que celle de tous les professionnels de santé. Dramatique.
Vous remarquerez que je ne dis pas le nom du cancer car je me méfie : imaginons qu’une famille lise ce billet, qu’un patient lise ce billet et qu’un patient souffre de ce cancer et que la famille d’un patient lise aussi ce billet. Dramatique. On ne prend jamais assez de précautions.
Du coup la démonstration que je vais faire sera moins pertinente et plus générale. Prenons-en le risque.
Monsieur A est venu me voir en juin de l’année dernière et si je me suis égaré sur le diagnostic pendant une semaine ou deux, d’une part en raison de l’argument de fréquence, d’autre part en raison de ma tendance à ne pas vouloir dramatiser tout de suite (ma peur de la mort sans aucun doute ou ma peur d’annoncer en de bons termes un diagnostic fatal. Comme le dit Des Spence : «  Perhaps doctors are too afraid to talk about death, which we see as professional failure.« )
Quoi qu’il en soit, et après que le diagnostic eut été porté et qu’un geste radiochirurgical eut été fait à ma demande et sans passer par un spécialiste, j’ai eu la faiblesse de dire à mon patient que j’allais l’adresser à un spécialiste hospitalier afin qu’il termine le bilan et qu’il nous informe des possibilités thérapeutiques que je savais minces. Mon patient a accepté et bien qu’il ait déjà pris sa décision. Il savait déjà, il avait consulté internet, que le pronostic était catastrophique sans chirurgie (et la chirurgie avait été récusée) et, fidèle à mes habitudes, j’avais quand même entrouvert une porte, l’espoir, les 5 % de survie à 5 ans. (Je ne suis pas certain que mon attitude, laisser toujours un espoir, soit toujours appropriée mais c’est comme cela que je fonctionne, cela me rassure, je n’ai pas envie de ressembler aux techniciens froids appartenant à la culture libérale comme on les voit dans les séries américaines, et qui reflètent la « mentalité » américaine ou le medically correct, je ne sais, qui annoncent de façon sincère au patient qu’il n’y en a plus que pour trois mois, quoi que l’on fasse. Il y a aussi la technique Doctor House quittant la chambre du malade en lançant à ses collaborateurs et à la cantonnade, donc au patient, après que le traitement de la dernière chance et extrêmement dangereux, a été commencé : Prévenez-moi quand le malade sera guéri ou mort. J’avais écrit un billet très violent à propos de la mort de Patrick Roy, c’est en le relisant que je m’en suis rendu compte de sa violence, sur la « dramatique » transparence : ICI, je n’ai pas un mot à corriger).
Nous étions convenus, avant même que Monsieur A n’accepte d’aller voir le spécialiste hospitalier, un homme charmant et compétent au demeurant, que nous ne ferions rien. Monsieur A avait refusé tout traitement prétendument curatif, c’est à dire la chimiothérapie. Je reviendrai plus tard sur ce quoi nous étions convenus.
Le spécialiste hospitalier m’a adressé un courrier après la consultation de mon patient (il l’a revu deux fois en réalité à dix jours d’intervalle, la deuxième fois pour lui commenter les résultats des examens additionnels qu’il avait demandés). Ce courrier disait ceci : d’une part il confirmait le diagnostic et d’autre part il regrettait que le malade refuse le traitement. Mais il ajoutait de façon curieuse et erronée : « Il est dommage que le radiologue lui ait conseillé de ne pas se faire traiter et il serait important que tu puisses le convaincre de le faire »; alors que j’avais écrit de façon claire dans mon courrier d’adressage que le patient, en accord avec moi, refusait la chimiothérapie. Le radiologue avait dit, mais c’était déjà trop et beaucoup (et je ne commenterai pas ici les dégâts que les spécialistes peuvent commettre en croyant bien faire, tout en ne connaissant pas le patient à qui ils s’adressent, en prononçant des phrases définitives qui laissent souvent des traces indélébiles) que c’était inopérable. Le spécialiste hospitalier n’acceptait pas que le malade puisse prendre la décision à sa place. Il prônait la chimiothérapie contre toute logique et il refusait  de penser que j’étais d’accord avec « mon » malade comme si c’était lui, avec la chimiothérapie, qui apportait l’espoir. Mais il y a une autre hypothèse que j’aborderai tout à l’heure et qui, pour le coup, est tout à fait extraordinaire et impensable.
Le malade, et je tiens à préciser qu’il ne souffrait pas à ce moment, il était déjà fatigué, m’avait dit ceci : « Je en veux pas de chimio mais il faut que vous me promettiez deux choses : que je ne souffre pas et que je reste chez moi auprès de ma femme, je ne veux pas aller à l’hôpital. »
Je lui avais répondu, gêné, que je ne pouvais rien lui promettre mais que je ferai tout pour que cela se passe comme cela.
Il n’était donc pas traité, il n’avait pas de douleurs et je lui dis qu’il me paraissait important, avant que les choses aillent plus mal, je ne me rappelle plus les termes exacts, que nous prévoyions le pire.
Je m’étais rendu chez lui pour mettre tout en route et, en présence de sa femme qui fut dévouée jusqu’à la fin et avec laquelle je n’eus jamais une « vraie » conversation, elle ne me sollicita pas, elle avait l’air d’accord, elle ne me prit jamais à l’écart pour obtenir des informations qu’elle pensait ne pas pouvoir obtenir en présence de son mari, comme si elle ne voulait pas s’en mêler ou comme si elle avait trop peur d’en savoir plus, nous avions mis au point les modalités de notre engagement réciproque. En sa présence je téléphonai, comme nous en étions convenus, à la responsable du réseau de soins palliatifs à domicile (une association) avec qui j’avais l’habitude de travailler, et je tins exactement ce discours qui me semblait être le reflet de la pensée de mon patient : « Monsieur A souffre d’un cancer de ****, ne souhaite de chimiothérapie, ne veut pas souffrir et, dans la mesure du possible, ne veut pas être hospitalisé. » Le docteur B réagit au quart de tour et me fit cette réponse qui résonne encore dans mes oreilles : « Ce monsieur a tout compris. » Le docteur B le rappela dans l’après-midi et ils prirent rendez-vous avec l’infirmière coordinatrice pour qu’on lui explique ce qui allait se passer quand tout irait moins bien.
Quand je sortis de chez Monsieur A, je respirai un grand coup et je me dis, de façon surprenante : « Je ne me suis jamais senti aussi bien de ma vie, je veux dire, aussi en accord avec moi-même. »Je n’avais pas eu à mentir, ou si peu…
Monsieur A a fini par mourir, en décembre. Il a très peu souffert mais il était pudique et parlait différemment à « son » médecin, au docteur B et aux infirmières / aides-soignantes du réseau de soins palliatifs. Il a eu droit, quand le moment fut venu, à de la morphine en patch qu’il a très bien supportée, à de la morphine à action immédiate qui le soulagea longtemps lors de ses crises aiguës, à de la corticothérapie à haute dose qui fut remarquablement antalgique, à de la gabapentine que je prescrivis  en préventif et à contre-coeur sur les conseils du docteur B.
Jamais on ne commanda de lit médicalisé et Monsieur A passa deux jours hospitalisé en USP (Unité de Soins Palliatifs), les deux jours précédant son décès.
Ne fut-ce pas un peu trop idyllique ?
Voici la conclusion de Des Spence : « We need to support dignity in death, and this often means saying no to chemotherapy. There is an art to medicine—that is, knowing when to intervene but more importantly knowing when not to too.« 
Juste un dernier mot sur l’hypothèse extraordinaire et impensable : l’hôpital dans lequel exerce le spécialiste hospitalier est un centre de cancérologie accrédité. Mais en dessous d’un certain nombre de malades traités il peut perdre son accréditation. Il est donc nécessaire de ne pas « perdre » de malades.

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La CNAMTS rend public le rapport d’évaluation médico-économique du programme SOPHIA à 1 et 3 ans

Lors de son point presse de février 2013, la CNAMTS avait évoqué les principaux résultats de l’évaluation médico-économique du programme d’accompagnement personnalisé des patients atteints de maladies chroniques, portant sur la période 2008-2011, soit au terme de 3 ans de fonctionnement. Le bilan complet de l’évaluation a finalement été mise en ligne le 17 juin 2013. Réalisée par la CNAMTS elle même, l’évaluation s’appuie sur une … Continuer la lecture

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Budget 2014 : Matignon desserre la vis sur les dépenses sociales

Le Monde a annoncé l’envoi mardi 25 juin par le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, des lettres plafonds fixant, pour chaque ministère, l’évolution des crédits et des emplois. Chacun aura des économies à faire, sauf pour les missions jugées comme prioritaires, à savoir l’éducation, la justice, la sécurité, la lutte contre la pauvreté et l’Emploi bien sûr. Un effort supplémentaire important a été décidé en faveur de la mission Travail et … Continuer la lecture

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Le Palmarès 2013 des hôpitaux et cliniques du Figaro Magazine

Comme chaque année, le classement du Figaro Magazine distingue les établissements hospitaliers publics et privés les plus performants région par région et ceci pour trente spécialités différentes. 1308 établissements ont été passés au crible avec son partenaire Le Guide santé, en s’appuyant sur les dernières données disponibles produites par le ministère de la Santé. Résultat : 462 lauréats figurent sur les tableaux, les 10 premiers dans les … Continuer la lecture

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Les pères sont peu enclins au congé parental

Une enquête de l’INSEE publiée le 25 juin fait le point sur le congé parental en France. Après la naissance d’un enfant, environ un père sur neuf (12 %) réduit ou interrompt son activité professionnelle pendant au moins un mois, contre plus d’une mère sur deux (55 % précisément). Les mères s’arrêtent davantage qu’elles ne réduisent leur activité alors que pour les pères c’est l’inverse. Globalement, en 2010, en dehors du congé de … Continuer la lecture

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Académique

« L’Académie [nationale de Médecine] est naturellement placée au centre d’un réseau de réflexion et d’échanges où sa mémoire, la somme de ses travaux et sa vigilance permanente sur les sujets d’actualité font d’elle un lieu privilégié de diagnostic et de pronostic dans le domaine de la santé publique. Au cœur de l’évolution médicale, l’Académie est […] Continuer la lecture

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Les produits de lissage brésilien à l’origine d’asthme chez les coiffeurs !

Les produits de lissage capillaire utilisés pour réaliser un « lissage brésilien » sont des produits cosmétiques qui contiennent souvent plus de 0,2% de formaldéhyde, donc une concentration supérieure à la valeur limite autorisée, parfois  même 30 fois supérieure. Cette exposition à … Continuer la lecture

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Payer…

 
 
Elle appelle à la première heure, se présente, perçoit mon hésitation, me donne quelques éléments permettant de la situer. Cela fait des années que nous ne nous sommes pas vues. Par politesse, elle demande de mes nouvelles. […] Continuer la lecture

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Ultimatum RIAT : publiez d’urgence les résultats des essais sinon d’autres le feront à votre place !

RIAT pour « Restoring Invisible and Abandoned Trials » : c’est un article agressif mais diplomate qu’a publié le BMJ le 13 juin 2013. Des auteurs connus et experts se battent pour publier toutes les données obtenues lors des essais médicamenteux des firmes pharmaceutiques. Pas besoin de rappeler que la non-publication de ces données a pu biaiser des revues systématiques et méta-analyses…. Continuer la lecture

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MADAME OUZE

I’m just as sane as anyone…  Asylum (Supertramp, Crime of the century-1974) Voici à peine deux mois que je travaille dans ce cabinet, et j’y ai déjà mes petites habitudes. Une à deux fois dans la semaine, le secrétariat m’annonce avec désespoir que Madame Ouze a pris rendez-vous avec moi. Mais Madame Ouze ne vient […] Continuer la lecture

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Allo (le 15) quoi !

Vous faites le 15. Et après ? Qui / quoi / comment ??? Comment ça marche ? À la demande générale, tentative d’explication. Certains points de ce post sont redondants avec d’autres évoqués ailleurs sur ce blog. Schéma général et quelques … Lire la suite Continuer la lecture

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Un journal de campagne

Janvier 2010 La région PACA disposait de deux postes de conseillers nationaux. La loi HPST, cherchant à améliorer la représentativité, a créé, dans notre région comme dans d’autres, un poste supplémentaire. Une fenêtre s’est donc ouverte. Nous sommes 3 candidats sur ce poste, nous allons faire campagne ensemble, nous présentant le même jour à nos […] Continuer la lecture

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Conseiller National

Être conseiller national, qu’est ce que cela veut dire? Qui sont les conseillers nationaux ? Par qui sont-ils élus? C’est pour apporter quelques éléments de réponse que j’ai rédigé ce billet. Pour que les médecins, qu’ils sont censés représenter, et le public qu’ils ont pour mission d’éclairer, sachent un peu mieux, sinon qui ils sont, […] Continuer la lecture

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Le marteau et l’enclume.

Ce jour là, il y a un peu plus de deux ans, je suis enceinte. Je me réveille le matin, et je pleure.

Je vais commencer encore une journée, je suis déjà épuisée, je sais qu’elle sera terrible, je serai épuisée en rentrant, et je le serai encore demain matin.

Je veux tenir.

Je veux m’arrêter de travailler le plus tard possible. Je sais que je ne pourrai pas cesser mon activité longtemps, mais je tiens à consacrer le plus de temps possible à mon enfant après sa naissance, parce que je sais par expérience que je suis incapable de me passionner pour les patients dans les semaines qui suivent l’accouchement, et que ces moments d’intimité avec le bébé sont tellement fugaces.

Alors pour y arriver, j’ai tout prévu, mais rien ne fonctionne comme prévu.

J’avais prévu d’arrêter de travailler la nuit. J’ai prévénu le responsable des gardes de mon secteur dès le deuxième mois de grossesse, en lui demandant de m’exclure du tour de garde à partir du sixième mois et pendant mon congé maternité. Il m’a donné un accord de principe, et je viens de découvrir qu’il ne l’a pas fait, et que je suis censée continuer à assurer des gardes la nuit et le week-end, au vague motif que « il y en a que ça n’arrange pas ». Le Conseil de l’Ordre me recommande de négocier avec le responsable de mon secteur. La boucle est bouclée. Donc, à moi de me trouver en dernière minute un remplaçant pour des week-ends en zone rurale pour la période d’été…

Certes, je cotisais depuis dix ans à une assurance qui me permet de bénéficier d’indemnités en cas d’arrêt de travail. En me penchant sur la question, je comprends qu’elle n’indemnise pas pendant la période qui couvre le mois précédent et les deux mois suivant un accouchement, qu’elle octroie cependant une indemnité forfaitaire qui correspond à… dix jours de mon activité. Pour eux, « grossesse normale » ou « fatigue » n’est pas un motif suffisant pour indemniser un arrêt.

Certes, la Caisse d’Assurance Maladie nous donne maintenant des indemnités journalières, je n’en avais pas bénéficié à la grossesse précédente, et je m’étais endettée sur plusieurs années pour m’arrêter trois mois. Ces indemnités correspondent à un tout petit tiers des charges que je dois continuer à supporter lorsque je ne travaille pas. Je ne peux pas mettre ma secrétaire au chômage, ou reporter la totalité des charges sur mon associé. J’y ai droit sur la durée d’un congé-maternité identique à celle des salariés, mais même avec les rétrocessions du remplaçant, je dois encore payer la moitié des charges et faire tourner la maison. Je ne sais pas combien de temps je vais tenir à ce rythme là. Pour éviter les grosses dépenses imprévues, j’ai pris soin de faire réviser les voitures.

Certes, la caisse de retraite consent un allègement de charges aux femmes médecin enceintes, mais il ne s’applique qu’après la reprise de l’activité.

Certes l’URSSAF peut consentir des allègements de cotisation, mais demande un calcul anticipé et précis du manque à gagner, à vingt pour cent près. Mon activité est encore fluctuante, et je ne sais pas encore avec certitude quelle sera la durée de mon arrêt, ni l’activité de mon remplaçant. Ce calcul est impossible.

Je sais que je vais vite commencer à couler financièrement dès que je ne travaillerai plus, car j’assure la plus grosse partie du revenu familial.

Pour tenir longtemps, j’avais prévu de me ménager.

Seulement voilà, en plus des gardes pour lesquelles il me revient maintenant à moi seule de trouver une solution, plus mon ventre grossit, plus les patients comprennent que je vais m’absenter. Je pensais réduire la charge de travail quotidienne, et la pression se fait massive. « Avant que vous ne partiez, il faudrait qu’on s’occupe de mon problème de… », et le non urgent se fait urgent au motif que je suis fatiguée et que je vais bientôt cesser de travailler, même si je me fais remplacer par un médecin aussi compétent que moi: « oui, mais c’est pas pareil ». Et il faut que je m’occupe de la prothèse de hanche, la coloscopie, le stripping, la septoplastie nasale qu’on a fait surseoir jusque là parce que « c’était pas le moment ».

Ils s’imaginent que je vais m’absenter longtemps. Une m’a même confié qu’elle allait me regretter: « c’est le troisième enfant, vous prenez un congé parental, vous avez droit à combien? Trois ans? ». Je ne supporte plus ce décalage entre ce qu’ils imaginent et ce que je vis.

Ce doit être écrit sur moi que je suis au bout, car les mêmes patients qui ont insisté pour venir me voir avant mon départ finissent la consultation par des conseils de repos. « Prenez soin de vous, Docteur ». Je le prends comme une injonction paradoxale.

Les rares qui sont au courant de la difficulté qu’est de mener de front une grossesse et une activité libérale compatissent, et terminent parfois par un odieux « mais vous avez choisi d’être médecin ».

Qu’ai-je choisi? D’être médecin, précisément. J’ai choisi de faire un métier qui consiste à soigner des gens. J’ai bien prononcé le serment d’Hippocrate, mais je ne me souviens pas avoir prononcé de voeux sacerdotaux. A aucun moment je n’ai fait voeu de pauvreté, de chasteté ou d’obéissance. J’ai bien choisi ce métier par vocation, mais ce n’est pas un sacerdoce. J’ai choisi de soigner, je n’ai pas choisi l’épuisement.

Lors de ma première grossesse, j’étais interne, et j’en ai déjà entendu pas mal, de la part des autres internes: « T’es contente? Tu vas arrêter les gardes! ». Je n’ai pas fait d’enfant pour arrêter les gardes. D’ailleurs, j’ai été obligée d’en faire, des gardes, parce qu’on manquait d’interne dans les hôpitaux de périphérie, et je me suis retrouvée dans un hôpital où ne travaillaient que quatre internes, et le roulement était impossible à tenir à trois. Alors j’ai fait des gardes. Mon chef de service me laissait dormir jusqu’à midi le lendemain matin, car à l’époque, le repos de sécurité était une notion inconnue, et j’ai entendu un jour une infirmière dire qu’il était scandaleux que je sois payée à dormir les lendemains de garde.

Les Sages-Femmes m’ont engueulée, et je sais qu’elles ont raison, elles m’ont recommandé de m’arrêter pour moi, pour le bébé à venir. J’ai déjà vu ce qu’est un accouchement prématuré. Je sais que c’est ce que je risque, et je connais l’enfer qui suit.

Je ne sais pas où est la limite, mais tant que je peux continuer, je le fais. Je me sens le jouet de tous, les patients qui veulent que je règle maintenant les problèmes qui existent depuis des mois ou des années, les autres médecins qui m’ont refusé au dernier moment un aménagement des gardes, les administrations qui me font comprendre que je ne suis pas malade, et que je vais donc m’arrêter à mes frais. J’en viens à penser que c’est moi qui ne suis pas capable d’assumer mes décisions.

On l’a voulu cet enfant.

Pour l’aînée, on m’a dit: « c’est pas le moment, t’as pas fini tes études ».

Pour la seconde, on m’a dit:  » c’est pas le moment, t’as encore ta thèse à finir ».

Et pour le troisième, on me dit: « c’est pas le moment, tu as ton cabinet qui tourne ».

Alors je continue…

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Brève révoltée.

Grandado, quatorze ans, revient d’un cours d’histoire-géographie où on lui a fait visionner un film consacré aux manifestations de mai 1968:

– C’est bien ce qu’ils font, là dans le film. C’est ça qu’il faudrait qu’on fasse: grève générale!

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4ième matinale de pharmacologie

Samedi prochain, la CCAM de l’Aude m’a gentiment proposé d’animer leur 4ième matinale de pharmacologie. L’auditoire sera composé de médecins généralistes. J’ai deux heures rien qu’à moi, je passe donc du sprint (en général 15 minutes/10 diapos) au fond. Bon, j’avais le choix du sujet, j’ai donc opté pour la première heure pour un panorama […] Continuer la lecture

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Projet de loi pour l’égalité entre les femmes et les hommes. Avis défavorable du conseil d’administration de la CNAF

Le projet de loi pour l’égalité entre les femmes et les hommes sera présenté en Conseil des ministres le 3 juillet 2013. Lors d’un conseil d’administration extraordinaire, le 18 juin 2013, les administrateurs de la Caisse nationale des Allocations familiales ont émis un avis défavorable, à une large majorité, sur les articles 2 et 3, relatifs au complément de libre choix d’activité (Clca) et sur l’article 7 relatif à l’allocation de … Continuer la lecture

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La cardiomyopathie du cirrhotique

Les cirrhotiques ont une hémodynamique particulière. Le noeud physiopathologique semble se jouer autour de l’hypertension portale (HTP). La fibrose hépatique modifie la vascularisation portale et un gradient porto-systémique apparait. L’HTP couplée à une augmentation de molécules vasodilatatrices induit une vasodilatation splanchnique. Ce secteur vasculaire va piéger une partie de la volémie créant une hypovolémie relative. […] Continuer la lecture

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Peut-on encore croire les recommandations de pratique clinique ?

La publication du document HAS sur le niveau de preuve (billet du 20 juin) devrait nous rendre prudents et exigeants en ce qui concerne les recommandations. En décembre 2012, j’avais commenté un article des Archives of Internal Medicine « In guidelines, we cannot trust ». Des constatations étaient faites sur des recos opaques, des analyses de littérature mal faites, etc.. Le BMJ… Continuer la lecture

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Le rapport définitif de la Cour des comptes « Le financement de la branche famille – second cahier » remis à la MECSS

Etabli pour la Mission d’évaluation et de contrôle des lois de financement de la sécurité sociale de l’Assemblée nationale, qui travaille sur le sujet; le présent rapport, achevé fin mai 2013, fait suite au rapport d’étape dressant un état des lieux du financement de la branche remis à la commission des affaires sociales et à la mission d’évaluation et de contrôle le 5 novembre 2012. La Cour a examiné dans la deuxième phase de son enquête … Continuer la lecture

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20-21 juin 2013. Seconde grande conférence sociale et petites annonces

Cette deuxième grand-messe sociale du quinquennat, qui s’est tenue les 20 et 21 juin sur fond de chômage record et de déficits sociaux élevés, est un rendez-vous dont doit découler l’agenda des négociations de fin d’année. Tout ça pour ça, serait-on tenté de dire. Emploi et réforme des retraite ont dominé les deux jours de discussion. Un modeste « plan de formation prioritaire pour l’emploi », destiné à combler les emplois non … Continuer la lecture

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Comment ruiner la réputation d’un laboratoire pharmaceutique

L’actualité récente nous indique un moyen simple pour ruiner la réputation d’un laboratoire pharmaceutique. Autant en parler pour mettre en garde les pharmaciens contre d’éventuelles manipulations.


Médicaments

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Comment ruiner la réputation d’un laboratoire pharmaceutique

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Protégé : Gestion périopératoire d’un patient complexe pour une laryngectomie totale

Il n’y pas d’extrait, car cet article est protégé. Continuer la lecture

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« Information claire, loyale et appropriée »

Voici la phrase que je garderai comme gimmick de l’ECN 2013. J’ai corrigé le dossier 6 dans un lieu charmant de la grande banlieue parisienne cernée par trois autoroutes. Heureusement on mange pas mal (voir trop), le café est bon et … Continuer la lecture Continuer la lecture

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Guide HAS : Niveau de preuve et gradation des recommandations de bonne pratique

Mis en ligne le 14 juin 2013 sur le site de la HAS, ce guide est bienvenu, mais s’adresse aux spécialistes du sujet. La HAS n’avait pas revu cette question difficile depuis 2000…. car analyser un niveau de preuve et décider s’il faut prendre en compte un article est un métier… Peu d’experts savent faire, mais beaucoup font ! Attention,… Continuer la lecture

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Un chauffeur routier n’a pas informé son employeur que son permis de conduire était annulé : jurisprudence

La perte du permis de conduire ( annulation ou suspension) pour un salarié qui doit conduire dans le cadre de son activité professionnelle donne lieu à une jurisprudence abondante. Dans un arrêt de novembre 2012 : un employeur a licencié … Continuer la lecture

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En passant (2)

Un petit billet rapide, juste comme ça, pour donner des nouvelles.

Je fais toujours mes tournées de pain. Je sillonne la campagne avec pains et baguettes, je rends la monnaie et les sourires, je me fais offrir des fraises… Bref, j’adore! Toutes les bonnes choses ayant une fin, Pierrette revient bientôt… C’est con, ça va me manquer comme boulot.

J’ai fait ma pré-rentrée à l’IFAS. Découverte de la promo et du planning, essayage des tenues de stage, questions diverses et variées sur les dossiers d’inscription, les vaccins, les stages… Je me dis que dans moins de trois mois je serai en train d’apprendre… Hâte hâte hâte!

J’ai profité de l’occasion pour créer un nouveau blog, blog dédié à mon changement professionnel. C’est là : http://www.aidersoigner.com/
C’est tout nouveau, et pas encore tout beau. Je suis à la recherche de blogs sur les soignants, si vous avez des idées, je suis preneuse!
J’écris encore ici, bien sûr, parce que j’ai encore plein plein de choses à raconter… Il suffit de regarder autour de soi, finalement, tout est matière à observer/s’émouvoir/raconter.

Le Journal du Domicile publie certains des billets de mon blog dans une rubrique intitulée « Dans la tête de Babeth ». Même Monsieur Bitàlair est à l’honneur! Petite émotion quand j’ai reçu les revues… C’est joli un texte sur du papier.

Et du coup, voilà, en parlant de papier… Voilà que ça me reprend! Jaddo publie son livre, Borée aussi, Dominique aussi… et puis d’autres avant eux (que vous ne connaissez peut-être pas, mais dont je vais vous mettre les liens, parce que ça vous fera de la lecture… Ne me remerciez pas, j’aime rendre service).
Bon bon bon… J’ai bien envie d’essayer… Sauf que voilà, après le blog de la caissière, le blog de la flic, le blog de la bonne et les blogs de docteurs/avocats/vétérinaires, pas sûr que le blog de l’auxi au chômage intéresse grand monde… Du coup, je choisis la simplicité, j’opte pour Kindle, ce qui me permet de ne pas faire d’avance de frais (parce que bon, faut pas déconner, je suis pauvre!).
Allez, qui ne tente rien n’a rien, et puis qui sait, peut-être qu’un éditeur passera par là…

Et au milieu de tout ça, Georges qui grandit, Amélie qui fait son premier voyage scolaire, des rencontres intéressantes, des projets… Bref, on avance on avance…

Allez, pour finir, ma petite liste de bouquins à lire si vous avez le temps/l’envie :

Guide philosophique pour penser le travail éducatif et médico-social, tome 1 Alain Boyer (voir aussi tomes 2 et 3, du même auteur)
Mon bonheur est dans le ciel : Journal d’une hôtesse de l’air Susana Laliga
Lignes aériennes : Histoires du plus beau bureau du monde Jacques Darolles
La couleur préférée de ma mère Dorine Bourneton
Juste après dresseuse d’ours Jaddo
La revanche du rameur Dominique Dupagne
Loin des villes, proche des gens : Chroniques d’un jeune médecin de campagne Borée

Bonnes lectures! Continuer la lecture

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Anonymous

« If you don’t know me by now, you will never know me » (If you don’t know me by now, Simply Red)
(Si désormais tu ne me connais pas, tu ne me connaîtras jamais)

J’ai eu le privilège de croiser la route de quelques-uns de mes collègues médecins et twittos IRL (In Real Life, dans la vraie vie).
Un immense privilège pour moi. Au moins aussi immense que l’admiration que je leur porte. A eux, mais aussi à leurs blogs respectifs, et tout ce qu’il font pour la médecine générale, la faire connaître de tous et surtout des étudiants en médecine. Changer les préjugés, fausses images véhiculées par ceux qui ne connaissent pas ce métier.

Je l’ai écrit dans l’un de mes tout premiers billets : si je tiens ce blog aujourd’hui, c’est grâce à eux.
 Ils m’ont encouragé à écrire, moi qui n’osais pas me lancer parce que je n’allais de toute manière pas leur arriver à la cheville.
Et ils m’ont dit de le faire quand même.
Et je ne les remercierai jamais assez pour cela.

Ecrire me fait du bien.
C’est narcissique, égoïste, mais oui, ça me fait d’abord du bien à moi.
Et il faut aussi reconnaître que quand je regarde les statistiques de passage sur mon blog, voir qu’en un an maintenant, plus de 25 000 pages ont été consultées, ça me fait encore plus plaisir.
Et je dois donc vous remercier, vous, qui prenez le temps de lire mes billets remplis de chansons kitsch…

Lors d’une IRL donc, on m’a posé la question « Pourquoi n’es-tu pas anonyme, et est-ce que ce n’est pas plus compliqué pour toi ? »
Et d’emblée j’ai répondu ce que je réponds quand on me demande cela : Mon blog ne relate pas les cas de mes patients. Je n’expose aucun détail médical d’une consultation. Je ne transgresse pas le secret médical et donc pas de réel souci avec mon anonymat.

Quant à dire pourquoi je ne suis pas anonyme… bon… soyons franc : le jour où j’ai créé mon compte Twitter, il y avait une case à remplir avec le nom, une autre avec le prénom, et en bon élève discipliné, j’ai rempli les cases. Pas une seule seconde je n’ai imaginé que je pouvais prendre un pseudonyme, ni que cela pouvait être utile.

« Ton histoire au fond n’appartient qu’à toi, elle fera partie de ces rêves qu’on ne vit qu’une fois. Ton nom bien gravé dans la mémoire des gens qui t’offraient leur doute immense pour seul encouragement » (Alléluia, Lara Fabian)

Oui, mais…
Parce qu’il y a un mais…
On m’a fait plusieurs fois le reproche d’avoir deux casquettes.
Enfin, deux surtout parmi plusieurs.
Je ne suis pas anonyme et j’ai la bonne idée d’être motivé par mon métier, par son enseignement, et un peu touche à tout.
Tout cela m’a conduit, sans que ce soit une seule seconde prémédité, à la présidence du Syndicat des Enseignants de Médecine Générale.
Je n’en parlerai pas plus et vous renverrai directement au site internet du syndicat si vous voulez savoir de quoi il s’agit.
Très très rapidement, on m’a dit « il faudra peut être que tu choisisses la casquette que tu veux assumer ». Surtout que cela arrivait après l’opération #PrivésDeDésert et la médiatisation qui en avait découlé.

Donc, être blogueur et engagé n’était pas visiblement compatible.
On m’a dit encore très récemment qu’il pourrait y avoir confusion des messages entre mon statut de blogueur et le poste que j’occupe.

Et je me pose la question encore et encore : est-ce à ce point antinomique ? Ou est-ce que la blogosphère, quand on ne la connaît pas, entraîne une part de méfiance vis-à-vis de ceux qui y sont actifs ?

Je n’arrive pas ce soir à comprendre pourquoi ce reproche m’est régulièrement fait.
J’aurais été anonyme, agirais-je différemment ?
Je ne crois pas.
Alors, me dire que c’est juste une forme de peur de l’inconnu me fait peut être plus accepter cette critique.

« For a strange kind of fashion, there’s a wrong and a right. But he’ll never, never fight over you » (The Riddle, Nick Kershaw)
(D’une sorte de mode étrange, il y a un vrai et un faux. Mais jamais il ne se disputera avec toi)

Non, je n’ai pas envie de rentrer dans un quelconque conflit.
J’ai mon équilibre et tenir ce blog en fait partie.
J’ai des idées que j’assume sur mon métier et ce que j’estime que devrait être son enseignement. Selon la formule consacrée « Mes tweets et mon blog n’engagent que moi ».

Parce que, penser que j’aurais accepté d’endosser une fonction « nationale » pour y servir un intérêt particulier (mais faut m’expliquer lequel), ou pire encore, que je ne saurais pas faire la part des choses entre ce que je fais à titre personnel, et ce que je fais à titre professionnel, ce serait me manquer de respect.
C’est comme si on me reprochait d’aimer le disco et la musique des années 80, de raconter des blagues qui ne volent parfois pas très haut, sous prétexte que je ne peux pas être médecin et personne civile.
Assez surprenant que ces reproches viennent de collègues embarqués avec moi sur le même bâteau.

« Seigneur, protégez-moi de mes amis. Quant à mes ennemis, je m’en charge » (Voltaire, inspiré par Antigone II, Roi de Macédoine) Continuer la lecture

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M’asseoir sur un banc …

55. Cinquante cinq marches pour rejoindre le sentier qui longe la crique. Cinquante cinq marches que nous avons gravies tous les trois, ta maman, toi et moi. Enfin, toi tu les as montées dans mes bras, et à la fin … Continue la lecture Continuer la lecture

Publié dans banc, bonheur, Brèves, douarnenez, famille, fugace, Médecin En Famille, pause, Perso, sable | Commentaires fermés sur M’asseoir sur un banc …

Pedia.doc, le type même de document / site qui n’est pas de la médecine générale.

Les avis ont été unanimes : le site Pedia.doc (ICI) est génial.

Je suis désolé de mettre les pieds dans le plat : ce site ne me convient pas.

Il s’agit même d’un problème de fond : le site Pedia.doc pose de façon cruciale la réalité de la médecine générale en tant que spécialité : telle qu’elle est enseignée et telle qu’elle n’est pas pratiquée.
Je vais m’attirer les foudres des sociétés savantes de médecine générale (encore que, vous le verrez plus loin, l’unanimité n’existe pas chez les généralistes enseignants) et de mes collègues admiratifs et impressionnés par cette somme qui diront qu’il n’est jamais content, qu’il critique toujours tout, qu’il râle tout le temps mais il faut bien que quelqu’un se dévoue : je reconnais donc qu’il s’agit d’un travail magnifique, académique et pédiatrique (hospitalier), que j’ai appris quelques trucs, que j’en apprendrai encore et que je pourrais éventuellement m’y référer, mais j’y ai vu un document pour étudiants en médecine passant un concours, un empilage de connaissances sorties de leur contexte et un esprit acritique qui m’a horrifié.
Mais si ce site peut éventuellement être un passionnant document de pédiatrie (encore que n’étant pas pédiatre je ne sais pas si c’est vraiment le cas et si les pédiatres hospitaliers ne se sont pas gaussé en le découvrant), ce n’est pas un site de médecine générale. Où est le problème, me direz-vous ? C’est le problème. Je pourrais, si j’osais, ajouter ceci : ce site est un tribut des médecins généralistes enseignants aux pédiatres académiques dans le style « On est capables de faire aussi bien que vous et on attend votre reconnaissance. »
Ce site n’est pas fait pour l’exercice de la médecine générale mais pour l’exercice de la pédiatrie hospitalière en ville. Grosse nuance.
Exagéré-je ? 
Trois aspects sont envisageables : le fond (une question d’Examen Classant National) ; la forme (un listing de ce qu’il faut faire et ne pas faire sans références explicites) ; la praticité (les outils sont oubliés ou présumés acquis d’avance).
Laissez-moi envisager quelques points :
  1. Le titre pompeux annonce un contenu qui n’existera pas : « La santé de l’enfant en soins de premier recours » et l’intitulé du site Internet n’est pas moins trompeur : « Le suivi des enfants de 0 à 2 ans ». Il eût été plus juste d’annoncer « La santé de l’enfant qui n’a pas de fièvre, qui ne tousse pas, qui n’a pas de boutons, qui n’a pas mal aux oreilles, qui ne siffle pas, …, qui n’est pas malade en quelque sorte ». Je passe également sur la formulation hasardeuse Soins de premier recours qui ne rend compte de rien mais c’est un vieux débat : nous le reverrons plus loin mais l’examen du jeune enfant entre 0 et 2 ans, c’est de la médecine de famille
  2. La page de présentation est un monument érigé au politiquement correct de la Santé Publique politique et sa vacuité est sidérale. Jugez un peu. La première phrase : « La prise en charge de la santé de l’enfant en soins de premier recours est une mission essentielle de l’offre de soins de proximité garantie à chaque enfant au sein de nos territoires. » Tous les thèmes politiques sont au rendez-vous. Le reste est du même tonneau : « prégnance« , « situation d’accueil« , « harmonisation des pratiques cliniques« , « site dédié« … On dirait un texte normatif de l’ARS qui aurait été relu par un collège d’énarques. La proximologie me rase.
  3. Sur le pré-requis de l’affaire : la consultation de médecine générale est un compromis. Elle est aussi une réponse à un questionnement (que j’ai appelé le questionnement EBM en médecine générale, EBMG, voir ICI). Quatre des points majeurs qui fondent la médecine générale (mais la liste n’est pas exhaustive) ont été oubliés par les auteurs de ce site : premièrement, la médecine générale est aussi mais n’est pas seulement une médecine de famille, c’est à dire que nous n’accueillons pas un enfant en notre cabinet, mais une famille ; l’enfant amené par son ou ses parents, nous en connaissons le plus souvent le père ou la mère qui sont ou qui ont été « nos » patients, voire même quand ils étaient enfants ou nourrissons, accompagnés par leurs parents, les  grands-parents de l’enfant actuel ; nous sommes même parfois, il est vrai que malheureusement cette pratique se perd, allés au domicile des parents et / ou des grands-parents et avons constaté les conditions de vie, la propreté ou le reste, in situ ; deuxièmement, la médecine générale est le lieu d’excellence  de la médecine transversale et de la médecine longitudinale ; pour un patient et pour sa famille qui sont suivis dans le temps, ce ne sont pas des consultations à un coup mais à plusieurs, ce qui permet de se rendre compte de l’évolution de tous les facteurs envisagés par le site ; troisièmement, la médecine générale n’est pas un lieu institutionnel, ce n’est pas un service de pédiatrie, nous n’avons pas tout notre temps, il n’y a pas de kinésithérapeute dédié (sic), d’assistante sociale dans le même métal, mais des correspondants, et elle dispose parfois d’un plateau technique restreint et le médecin généraliste a parfois une expérience interne parcellaire ou limitée (ce qui explique parfois aussi pourquoi il aime les listings)  ; quatrièmement, et je ne ferais pas l’injure aux enseignants académiques de le leur rappeler, il existe un point central dans l’exercice de la médecine générale c’est la VPP, la Valeur prédictive Positive, qui s’élève de la médecine générale vers l’hôpital ou, pour faire moins savant, le nombre de nouveaux cas (l’incidence) est basse, voire exceptionnelle et certaines maladies très rares (prévalence). Placer tous les diagnostics sur le même plan et sans argument de fréquence est un des oublis les plus fréquents des académiques quand ils parlent de médecine générale.
  4. Je prends comme premier exemple d’inadéquation académie / médecine générale, l’examen du huitième jour : le sous chapitre ‘Environnement bio-psycho-social’ (je passe sur l’interrogatoire sur les revenus des parents qui me semble assez « étonnant ») parle de l’abus sexuel (d’un enfant de 8 jours) et il est demandé d’interroger seul l’enfant… Il s’agit donc d’un copié collé pour tous les âges mais de quels âges s’agit-il ? A deux ans est-il possible de demander à un enfant qui lui a fait des avances ? Le sous chapitre ‘Prévention et dépistage demande que l’on vérifie que les tests au papier buvard ont été réalisés : il est bien rare que ces données soient fourniees par l’hôpital ou de façon parcellaire, une formation des hospitaliers serait la bienvenue ou il faudrait appeler l’hôpital à chaque fois. Les recommandations sur la vitamine K sont floues pour l’enfant allaité exclusivement au sein : jusqu’à 3 mois pour les recommandations étrangères ou jusqu’à 6 mois pour les recommandations françaises. Enfin, sauf erreur, et pardon de parler de « mon » expérience multi ethnique et multi culturelle, rien sur l’origine des enfants, rien sur les condtions d’élevage chez les Peuls, les Sri-lankais ou les Bretons. Il n’y a que des Nougaro à Toulouse.
  5. On voit donc que le listing a été réalisé de façon automatique et par un robot.
  6. Je m’intéresse d’abord à mes insuffisances : deux sujets que je connais mal et que je pratique mal pour savoir si ce site va pouvoir m’aider. 
  7. Les troubles de l’audition : leur détection commence à l’examen de 8 jours dit Pedia.doc (LA). Les problèmes : a) argument de fréquence : la surdité permanente néonatale : prévalence : 1 pour 1000 naissances (800 nouveaux-nés par an) ; b) le babymètre ne détecte que les surdités profondes bilatérales ; c) les tests suivants (Oto émissions acoustiques provoquées et poteniels évoqués auditifs)  indiqués ne sont pas pratiqués par un MG mais en milieu spécialisé. Dois-je continuer l’analyse aux différentes étapes ?  Je vous propose, pour vous renseigner, ce diaporama particulièrement bien fait et qui émane de la SFTG (Société de Formaion Thérapeutique du Généraliste) : LA
  8. Les troubles de la vision. Je n’ai rien appris que je ne sache pas déjà. Le document de la société française de pédiatrie de 2009 est beaucoup plus intéressant (bien que très incomplet pour la pratique) et il est (mal) cité par le site qui le prend en référence : ICI. Très décevant.
  9. Je m’intéresse ensuite à mes dadas (et je conseille à tout le monde de s’intéresser à ses dadas, ce qui lui permettra de juger de la pertinence du site sur les sujets que l’on connaît bien et d’en inférer sur ce qu’il est licite de penser sur les sujets que l’on ne connaît pas ou mal) à partir desquels il me sera possible de me faire une idée sur la qualité intrinsèque du document (je ne suis pas un expert mais j’ai un peu étudié la question :  les laits dits de croissance, la prévention fluorée, les vaccinations).
  10. Les laits dits de croissance (entre 1 et 3 ans) :  dans ma population « défavorisée » les laits dits de croissance sont un investissement important. Le jeu en vaut-il la chandelle ? Sur Pedia.doc on ne discute pas de cette (anodine) question. Or il est possible d’en discuter. Il y a des arguments scientifiques qui sont d’ailleurs liés aux arguments économiques (voir ICI). Ce document réalisé par le département de médecine générale de l’UFR Paris Ouest (qu’il est d’ailleurs difficile de trouver dans la jungle googlienne totalement acquise à l’utilisation des laits dits de croissance, de suite et tout le toutim) est éclairant et très bien fait et les auteurs toulousains auraient eu le bon goût de s’en inspirer : Je vous demande de le lire ! En voici la conclusion : 
    1. ce travail n’a pas permis d’objectiver de plus value des laits de croissance pour la santé justifiant leur utilisation systématique. Bien que les laits de croissance soient une source intéressante d’apport en fer susceptible d’être bénéfique aux populations carencées, leurs prix sont un obstacle d’autant que carence martiale et bas niveau socioéconomique sont intimement liés. 
  11. Les laits dits de suite (ex deuxième âge) (entre 6 et 12 mois) : mon avis est identique mais les éléments de preuves sont beaucoup moins forts en faveur de leur non utilisation. A ceci près que les Britanniques, par exemple, peuplade reculée du Nord de l’Europe, ne font pas de différence entre lait de suite et lait de croissance (aucune étude n’ayant jamais démontré aucun intérêt à utiliser ce qu’ils appellent ‘follow on milk’) et qu’ils ne proposent rien au delà de 18 mois. Que les Canadiens et les Suisses, pays du tiers-monde bien connus, ne conseillent rien à l’instar de l’OMS, ce qui devrait quand même nous faire encore réfléchir à l’exception française.
  12. La prévention fluorée. Ce sujet est délicat et compliqué car l’évaluation des risques est difficile, le suivi aléatoire et les moyens préventifs peu évidents à mettre en oeuvre. Pour le site Pedia.doc et en lisant rapidement il faut supplémenter dès l’apparition de la première dent de lait chez les enfants à risque carieux fort. Les recommandations de l’ANSM sont moins « évidentes » : LA, tout en sachant que le brossage des dents entraîne une prise systémique importante de fluor. Il est donc nécessaire de connaître la quantité de fluor dans les eaux de boisson (voir LA pour mes communes d’exercice et d’habitation), mettre le paquet sur le brossage des dents avec des dentifirces fluorés (mais l’étiquetage est assez flou et rock and roll), éventuellement « prescrire » des sels de table fluorés et pas de fluor en gouttes.
  13. Les vaccinations. Bon, vous connaissez mes positions : les instances décisionnelles de la politique vaccinale en France sont marquées par les liens d’intérêt et l’absence de prises de décisions en dehors de leur cénacle convaincu comme en témoigne le dernier communiqué du HCSP (Haut Comité de Santé Publique) sur le futur plan de vaccination contre la grippe saisonnière visant les enfants dans les écoles et remettant sur le tapis l’utilisation des vaccinodromes. Ce n’est donc peut-être pas le lieu du site pedia.doc que de discuter des avantages et des inconvénients des différents vaccins : son but est de promouvoir la politique de Santé Publique décidée. Cependant, même dans ce cadre, on remarque que la vaccination par le BCG n’est abordée  qu’à l’examen du 8° jour alors qu’il est exceptionnel en nos contrées que la vaccination soit faite en milieu hospitalier dès la naissance. 
Je ne suis pas certain de l’intérêt d’un tel site.
Ce n’est pas gentil pour les collègues qui y ont passé du temps, qui ont travaillé, probablement dur, mais  ce site est a-critique, il n’exprime aucun doute, il est normatif, ses intentions en sont que tous les médecins généralistes fassent la même chose en leurs cabinets.
Ce n’est pas possible.
Nous avons parlé de l’EBMG (l’Evidence Based Medicine Générale) dans un billet précédent (LA). Ce site fait partie de l’expérience externe et n’aborde pas l’expérience interne. 
Je voudrais, pour terminer, aborder deux sujets polémiques que je n’ai pas l’intention d’alimenter maintenant : l’alimentation des nourrissons à la demande et le moment de la diversification de l’alimentation. Ces thèmes me touchent beaucoup car, en 34 ans d’exercice j’ai dû subir les diktats des pédiatres et des puericultrices, redoutables pour faire passser les messages officiels, diktats qui, comme dans tout régime autoritaire, ont changé une bonne dizaine de fois en 34 ans.
Nous y reviendrons.
(Je remercie CL qui se reconnaîtra pour sa participation volontaire / involontaire. Le citer clairement pourrait induire qu’il est d’accord et je n’en sais rien.)
(Illustration : test de Moatti)

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    Les interruptions volontaires de grossesse en 2011. La stabilité toujours de mise

    Après une dizaine d’années de légère hausse entre 1995 et 2006, le nombre des interruptions volontaires de grossesse est resté quasi stable depuis. En 2011, 15,1 femmes pour 1 000, âgées de 15 à 49 ans, ont recours à une IVG en France, soit 222 500 IVG , dont 209 300 en Métropole, selon le dernier bilan publié par la DREES. Les données provisoires confirme la tendance les derniers mois de 2012. La polémique autour des pilules de 3e et 4e … Continuer la lecture

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