Archives quotidiennes : 19 mai 2013

Bisounours vs. Alien

Notre monde est un monde hostile. Il y a des guerres, la famine, les ressources d’énergie qui diminuent, le chômage, le Poussin Piou, les maladies, l’URSSAF, la misère, les sans-abris, les mariages forcés, les conflits religieux, le racisme, la météo … Continue la lecture Continuer la lecture

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Quelques exemples de communautés de patients

Nous serons plusieurs MMT à intervenir les 6 et 7 juin à Paris à la prochaine édition du congrès Doctors 2.0 & You, organisé par un de nos membres, Denise […] Continuer la lecture

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Lettre à …

Cher Automobiliste Débile Hier, une fois de plus, tu m’as prouvé ton ubiquité crétino-routière. Je ne puis croire en effet que vous soyez plusieurs à conduire comme des abrutis décérébrés, aussi j’imagine que c’était toi, Automobiliste Débile, qui te trouvais … Lire la suite Continuer la lecture

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FAUVE ≠ Sainte Anne

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Gastro du soir, espoir.

Le mois de mai est un mois à trous: les jours fériés se succèdent de semaine en semaine, assortis pour qui le peut ou le veut de ponts. Les semaines s’en trouvent réduites, ce qui apporte un certain confort. Pour un généraliste installé, une semaine de trois ou quatre jours est un rythme somme toute très confortable, sauf que pour que tout fonctionne correctement, il faudrait pouvoir absorber en trois jours le travail habituellement effectué en cinq ou six.

Il n’est pas très difficile de reporter les consultations sans urgence pour laisser de la place à celles qui peuvent souffrir moins de délai.

L’alerte à la grippe qui dure plus longtemps que prévu, qui est plus intense cette saison, qui diffuse malgré une vaccination que les patients négligent depuis la gabegie de 2009 a déserté les journaux, elle est maintenant remplacée par l’alerte aux déserts médicaux. Les déserts médicaux existent, que ce soient les zones très peuplées où exercent peu de médecins, souvent péri-urbaines, ou les zones désertiques vides de population… et de médecin, par voie de conséquence. La démographie est une science plus complexe qu’il n’y parait, et la démographie médicale ne peut pas se résumer à un nombre de médecins pour dix-mille habitants.

Alors, comme la presse s’empare régulièrement du sujet de façon parfois simpliste, chaque patient se vit comme une victime de la désertification médicale, pour peu que son médecin émette une objection à assurer une disponibilité pleine, entière, permanente, et pas toujours utile. Le report d’une consultation est parfois commenté par « Y a pas de place ce soir, y a de moins en moins de médecins, ils ne peuvent plus nous recevoir », et vécu par le médecin comme une simple organisation des tâches, une tentative de rationalisation de son travail. Comme lors de la campagne électorale de 2007, où le sentiment d’insécurité, la simple inquiétude personnelle de potentiellement être victime d’une agression, avait réussi, à force de reportages télévisés intensifs sur ce thème, à diffuser jusqu’au fin fond de nos zones rurales les plus sereines, le sentiment d’être victime de pénurie de médecins se répand, quelle que soit la réalité objective.

Les veilles de jours fériés se transforment de plus en plus en bourse à la consultation. Des patients consultent pour eux ou leurs enfants pour des motifs qu’ils s’accordent à reconnaître bénins, mais voient le danger les menacer à l’occasion d’une interruption des consultations de vingt-quatre heures: « c’est pas grave, mais demain, c’est férié ». Je leur rappelle à l’occasion que notre zone comprend un médecin de garde sur place, et la ville la plus proche est dotée de deux services d’urgences, l’un public, l’autre privé, deux maternités, l’une publique, l’autre privée, un service d’urgences pédiatriques, un service d’urgences psychiatriques, le tout à une trentaine de kilomètres.

Devant assurer une permanence de régulation à l’hôpital un soir de la semaine dernière, lors d’un jour ouvrable coincé entre un jour férié et un week-end, je me suis trouvée en position de réguler les appels de mon propre cabinet pour pouvoir aller réguler ceux du centre 15 en temps et en heure.

Les appels ressentis comme urgents ont commencé vers quinze heures: l’école ou la crèche a appelé, le petit « n’est pas bien » ou « a vomi » ou a mal quelque part, et la maîtresse/l’auxilliaire puéricultrice demande qu’on vienne le chercher et qu’il soit vu par un médecin. Ces appels sont toujours faits en l’absence des intéressés. Les parents appellent du travail, qu’ils ne quitteront pas pour aller chercher leur enfant plus tôt parce qu’ils ne le peuvent pas, je fais partie de ceux-là. Ils prennent rendez-vous… parce qu’on leur a demandé de le faire, et non pas par parce qu’ils estiment que leur enfant en a besoin.

Je refuse maintenant systématiquement de prendre le rendez-vous s’ils n’ont pas encore vu leur enfant. Je leur explique que oui, je pourrai les recevoir s’ils l’estiment nécessaire, mais leur demande de récupérer leur enfant à leur sortie du travail, faire eux-même une évaluation, prendre la température, et me rappeler s’ils veulent venir. Beaucoup ne rappellent pas, et continuent à venir de façon différée, certains rappellent systématiquement pour venir, on finit par les connaître, et d’autres rappellent pour me dire qu’ils se sentent capables de gérer seuls la situation dans l’immédiat, parfois en demandant un simple conseil. Je refuse aussi de justifier médicalement les absences des enfants. Pour les pathologies banales, un mot écrit par les parents suffit, et je deviens ainsi disponible sans être indispensable.

Dans le cadre de ma croisade pour une meilleure utilisation des soins, une responsabilisation des patients vis-à-vis du système de santé qui ne se fasse pas uniquement sur l’aspect financier, et une auto-protection contre mon propre épuisement, je demande maintenant aux parents de prendre eux-même la décision de consulter ou pas, et non de répondre à l’injonction souvent routinière d’une tierce personne. La crèche ou l’école ne peut pas accueillir un enfant malade, mais elle n’a pas, dans la plupart des cas, à imposer la nécessité d’une consultation le soir même.

Et comme je ne suis pas totalement sans coeur, j’ai toujours un petit doute à propos de ceux qui n’ont pas rappelé. Lorsque je suis optimiste, je me dis qu’ils se sont débrouillés, lorsque je le suis moins, je me dis qu’ils ont changé de crèmerie, qu’ils sont allés grossir la file d’attente des urgences, ou pire, qu’on a « laissé passer quelque chose ».

Car, lorsqu’on décide de s’abstenir de voir le patient, on redoute toujours d’avoir oublié d’évaluer un critère de gravité, d’avoir retardé une prise en charge qui s’avérait indispensable.

Alors, quand les parents de l’un des enfants pour lesquels j’avais demandé de rappeler et dont je n’avais pas eu de nouvelles m’ont appelé trois jours plus tard en disant qu’il sortait de l’hôpital, j’ai ressenti une bouffée d’angoisse. Effectivement, lorsque l’on reçoit des nouvelles d’un patient qui commencent par « tu te souviens de ce patient? », c’est souvent pour nous annoncer que l’on a failli, ou en tous cas que les choses ne se sont pas du tout passées comme prévu. J’ai commencé par me refaire la conversation que nous avions eu au téléphone pour rechercher comment j’avais failli: non, ils n’avaient pas encore récupéré leur enfant, non, je n’ai pas donné de rendez-vous immédiatement, car il ne me restait que deux créneaux horaires en fin de consultation si je ne voulais pas être en retard, je me souviens même qu’ils m’avaient dit qu’ils récupéraient leur enfant vers dix-sept heures trente, ce qui leur laissait de la latitude pour me rappeler, oui, je leur ai laissé la main tendue en leur demandant de rappeler si besoin. Ce dont je ne me souviens pas, n’ayant ni secrétaire ni associé ce soir-là, c’est si j’ai perdu des appels.

J’ai ensuite demandé des précisions aux parents pour avoir le déroulement des événements de leur point de vue, et peser leur état d’esprit. Ils ont trouvé leur enfant inquiétant quand ils sont allés le chercher, et sont partis directement aux urgences en sortant de la crèche, sans me rappeler. L’hospitalisation a été décidée rapidement, a été courte, et l’enfant vient de rentrer chez lui rétabli et sans séquelle. Ils m’appellent simplement pour un conseil à propos des médicaments qui leur ont été prescrits.

Ils ne me reprochent rien, et sont plutôt satisfaits du déroulement des événements.

Je suis rassurée, mais quelle tempête, pendant quelques minutes!

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Brève nominale.

Dans un service de pédiatrie, deux médecins commentent l’évolution au fil des décennies des prénoms donnés aux enfants à leur naissance:

– De notre temps, les prénoms étaient vachement moins variés que maintenant! Regarde, à l’école, on avait, quoi, Pierre, Paul, Jacques, et puis quoi d’autre?

– Ben… Jean-Pierre, Jean-Paul, jean-Jacques!

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Vous êtes émue lors d’un accouchement ?

Les couples me demandent parfois si je suis émue lors des accouchements… Etant une #MéchanteSF froide et insensible je pourrais facilement répondre NON et puis basta. Mais néanmoins, j’aimerais y apporter quelques nuances. D’abord, je vais parler uniquement du cas où je suis l’interlocuteur… Continuer la lecture

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Stayin’ Alive ah ah ah… Stayin’ Aliiiiiive

Merci à Hugues Raybaud qui m’a fait découvrir cette excellente campagne publicitaire de la British Heart Foundation: Dommage que Vinnie Jones et ses deux compères n’aient pas croisé le chemin de la pauvre Nathalie de ma note précédente … Classé dans:Médecine Continuer la lecture

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Accès refusé

 
Les bornes c’est toujours un peu embêtant. A 90 sur une nationale, on est bon, à 91 on l’est plus. La limite a ce petit caractère arbitraire qui t’énerve quand tu t’y coltines. 
L’exercice des sages-femmes connait de nombreuses limites ; […] Continuer la lecture

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Le coeur des femmes, l’enfer est pavé de bonnes intentions

L’ami néphro a débusqué il y a quelques temps une superbe campagne de publicité qui a pour but de sensibiliser sur le dépistages des maladies cardio-vasculaires chez la femme. Tout est dit dans le texte et les commentaires de son billet. Je vais simplement rajouter mon petit grain de sel. Cette campagne est en effet […] Continuer la lecture

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