Archives de catégorie : VACCINS

Suivi en santé au travail des travailleurs intérimaires

Le nouveau suivi médical en santé au travail en vigueur depuis janvier 2017 concerne également le suivi des travailleurs temporaires. En l’absence de risques professionnels listés à l’article R 4624-23, le travailleur temporaire bénéficie de visite d’information et de prévention, par contre […] Continuer la lecture

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Vaccins pouvant être réalisés par des sages-femmes

En France, les sages-femmes sont autorisées à pratiquer de nombreuses vaccinations, à la fois chez les femmes enceintes, les nouveau-nés mais également dans l’entourage de l’enfant et de la femme enceinte. L’arrêté du 10 octobre 2016 a actualisé cette liste […] Continuer la lecture

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Vaccins en général et en particulier

La communication sur les vaccins se fait souvent sans nuance, tant par les ministères qui les promeuvent que par les sectes qui les dénigrent, en bloc. On parle souvent d’utilité, d’efficacité ou de méfiance sans préciser de quel vaccin il … Continuer la lecture Continuer la lecture

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Jon Steward s’en va et la corruption en médecine est toujours niée.

Bonjour.
Jon Steward s’en va après 17 ans de bons et loyaux services sur Comedy Central.
Voir ICI l’annonce de son départ. Et pour ceux qui ne le connaissaient pas bien un résumé succinct et gentillet de sa carrière : LA.

L’autre soir nous avons appris dans un film de Romain Icard sur la Cinq (Médicaments sous influence, LA, en replay jusqu’au 17 février 2015) ce que personne ne savait, à savoir que big pharma (alias la grande industrie pharmaceutique qui innove et qui trouve les médicaments miracles) trichait.
Personne ne le savait, personne ne le sait et personne ne veut le savoir.

Je voudrais dire aussi, car j’ai entendu des propos déplaisants à son égard, que Bernard Dalbregue, l’ex dirigeant de Merck, est un type courageux, qui s’est fait virer pour avoir dénoncé ce qu’il a dénoncé et il est respectable car peu de gens ont osé sacrifier leur carrière pour des dénonciations qui font pschitt le plus souvent.

On a donc appris dans cette émission qu’à la FDA l’expert qui évaluait le dossier Vioxx était un « honoré » de Merck (le laboratoire qui commercialise le dit produit).
On a appris qu’à la FDA le fonctionnaire évaluateur qui a constitué le dossier Vioxx qui a été soumis ensuite à l’expertise de l’expert dont on vient de parler dans le paragraphe précédent a été embauché ensuite (deux jours après sa démission de la FDA) par Merck.

Mais, nous a dit le fonctionnaire français qui dirige l’agence qui évalue les médicaments en France, cela ne se passe pas comme cela.
Non !

En France Vioxx n’a provoqué aucun décès (contre 30 000 attribués aux Etats-unis).
Les Français étaient génétiquement protégés contre les influences néfastes de Vioxx.

Cela ne se passe pas comme cela en France.
Pour les vaccins, c’est pourtant ainsi depuis des années.

La Direction Générale de la Santé prend des décisions après interrogation du Haut Conseil de Santé Publique (HCSP) qui réunit une sous section le Comité Technique des Vaccinations (CTV) dont tous les membres reçoivent au moins de l’argent (ne parlons pas des bénéfices indirects : promotion académique, conférences, valorisation de l’ego) des industriels qui commercialisent les vaccins.
Ah, le CTV est présidé par Daniel Floret, professeur à la retraite, honoré de l’industrie des vaccins, qui est en poste depuis des siècles et qui, du haut de son intelligence hors pair, fait la pluie et le beau temps dans le monde des vaccins.
Pour ce qui est de l’inventaire de la corruption du milieu vaccinal, voici un billet éclairant (c’est moi qui l’ai écrit) : LA.

Le film de la 5 parlait longuement du gardasil.
Quand on regarde les liens / conflits d’intérêts des mebres des commissions gouvernementales vaccinales on se rend compte que le gardasil est en pointe pour les pots de vin.
Cela vous étonne ?

Et pour couronner le tout, nous apprenons grâce à François Maisonneuve en son blog (LA), le lendemain du jour où nous n’avons pas appris la corruption merckienne aux Etats-Unis (pas en France, pas en France) que, je cite Maisonneuve, « La FDA vient de publier un rapport … écrit par des juristes universitaires… » et que dit ce rapport selon le titre du billet ? Que « Les conflits d’intérêt des experts n’influencent pas les décisions de la FDA… » et il ajoute, notre naïf, « Faut-il encore les déclarer aux revues ? »

NON !

Savez-vous, chers amis naïfs, quels sont les sponsors de la Fondation d’où est issu le rapport « blanchissant » le sponsoring ? Et je vous promets, naïf également que je suis, qu’en commençant à écrire ce billet, je ne le savais pas. Regardez cette page : LA.

Il y a Merck and co., Inc.

Pour ceux qui n’aiment pas l’investigation ou qui sont feignants de nature Merck and co., Inc, c’est pareil que Merck qui a commercialisé Vioxx. Vous avez saisi le rapport ?

Donc, François Maisonneuve applique ses propres conclusions à la question qu’il a posée, c’est à dire qu’il ne mentionne pas le fait que les « juristes universitaires », il faut dire que cela fait chicos comme expression, surtout des juristes universitaires états-uniens, c’est à dire qu’il ne mentionne pas que le rapport émane d’une organisation, Law and Economics Center, qui est entre autres sponsorisée par le principal corrupteur historique de la FDA !

Voici les conclusions maisonneuviennes :

  • Ce rapport ne trouve aucune preuve montrant que les conflits impactent les décisions de vote des comités d’experts
  • Les décisions des comités d’experts avec des membres ayant des conflits – et les votes par leurs membres – pour recommander des médicaments sont plus cohérents avec les décisions finales de la FDA et les prévisions des marchés financiers que les décisions des comités et des membres sans conflits
  • Limiter la participation des membres ayant des conflits peut diminuer la qualité des comités d’experts
  • Et passez muscade. On remarquera au passage que le mot patient a disparu des radars.

    La corruption en médecine est une réalité.
    Ce qui est choquant n’est pas qu’elle existe (comme on dit : Elle existera toujours) c’est qu’on fasse semblant de croire qu’elle n’existe pas et, par conséquent, qu’on ne fasse rien pour la combattre.

    N’oublions pas que 70 % des médecins reçoivent encore la visite médicale et que 99 % d’entre eux pensent qu’elle ne les influence pas, c’est à dire que Merck and co., Inc, en envoyant ses délégués à l’information médicale (c’est le terme, ne rions pas), fait de la philanthropie pure et simple…

    Merci Jon.
    Le combat qu’il a mené contre Fox News, qui le mènera en France contre Le Généraliste, Le Quotidien du Médecin, Univadis (qui est une division de Merck and co., Inc), le JIM, et cetera ?

    Quand je vois que les mouvements protestataires médicaux utilisent les canaux pourris et sponsorisés sans se rendre compte….

    Merci Jon.

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    Publié dans corruption, CTV, HCSP, MAISONNEUVE FRANCOIS, MERCK AND CO, STEWARD JON, VACCINS, Vioxx | Commentaires fermés sur Jon Steward s’en va et la corruption en médecine est toujours niée.

    Grippe : le HCSP extrapole et indique au doigt mouillé 2000 morts évités par an par la vaccination chez les personnes âgées.

    Le HCSP, organe central de Big vaccine.

    Le dernier rapport du HCSP (Haut conseil de la santé publique), voir ICI, sur L’efficacité de la vaccination contre la grippe saisonnière chez les personnes âgées et les professionnels de santé est à la fois un modèle de désinformation et un argumentaire transparent sur la stratégie de l’industrie du vaccin (big vaccine) pour les prochaines années. Il met également en exergue l’état de la corruption de l’Etat dans le domaine de la Santé publique puisque le gouvernement et les agences gouvernementales sont non seulement infiltrés mais sciemment remplis d’experts dont les liens avec les fabricants de vaccins sont patents et dont ils ne se cachent même pas puisqu’ils sont persuadés qu’il s’agit d’une reconnaissance de leur expertise. Il est vrai que des affaires récentes ont rappelé s’il en était besoin que la politique de fixation des prix des médicaments comme la gestion des campagnes de santé publique étaient décidées dans des antichambres ministérielles et durant de discrets repas où sont présents les représentants de big pharma.

    Ce texte a été rédigé à la suite d’une saisine du HCSP par la DGS (Direction générale de la santé). Le texte de la saisine montre que la DGS, que l’on avait connue beaucoup moins inspirée en d’autres circonstances, a tout compris sur le manque de preuves d’efficacité de la vaccination anti grippale chez les seniors et sur son manque d’impact chez les professionnels de santé dans la protection des patients à risques. Ainsi, avec une fausse innocence, la DGS demande à l’organe central de big vaccine, i.e. le HCSP, de remettre en cause la politique vaccinale en sachant que le dit HCSP réussira l’exploit de mentir et de produire un texte préconisant au contraire une intensification de la vaccination anti grippale. Voici une partie de ce que dit la DGS :

    Le CDC d’Atlanta, dans son point hebdomadaire du 22 février 2013, estime à 56 % l’efficacité globale du vaccin en population (47 % pour le A(H3N2), 67 % pour les B) mais l’efficacité observée chez les personnes âgées de 65 ans et plus n’est pas significative (27 % avec un intervalle de confiance de -31 % – 59%). Au Danemark , où la saison 2012/2013 a été dominée par le virus A(H3N2), l’efficacité vaccinale chez les personnes âgées de 65 ans et plus a été estimée à 69 % pour les virus de type B et non significative pour les virus de type A -11% (-41% -14%).

    La réponse du groupe de travail est un modèle de servitude volontaire, un modèle d’irresponsabilité et un modèle, enfin, d’incompétence. Mais la naïveté de ce texte nous renseigne de façon limpide sur la stratégie actuelle de l’industrie des vaccins (Big vaccine) au niveau mondial.

    Je rappelle également que le comptage des morts de la grippe est soumis à caution et que les chiffres officiels tous âges confondus étaient de 151 morts pour la saison 2010 – 2011 (voir LA)

    Analyse du rapport du HCSP.

    L’état des lieux du chapitre 1 est étique.

    Le paragraphe 1.1 nous indique qu’il n’existe pas de données solides (aucun chiffre fourni) sur la morbi-mortalité liée à la grippe saisonnière en France ! Nous avons droit à des estimations pifologiques sur le nombre de patients passés aux urgences, sur les consultations chez le médecin généraliste et sur le pourcentage de certificats de décès mentionnant la grippe chez les personnes âgées de 65 ans et plus.

    Le chapitre 2 concerne la vaccination des personnes âgées. 

    Voici ce que nous apprenons :
    La réponse immunitaire est faible chez les personnes âgées et nous n’avons aucun moyen technique de l’améliorer (La conclusion du paragraphe 2.1).
    Le paragraphe 2.2 analyse l‘acceptabilité de la vaccination contre la grippe par les personnes âgées et conclut que les études menées pour convaincre les patients de se faire vacciner ont globalement échoué. 

    Le paragraphe 2.3 entre enfin dans le vif du sujet puisqu’il analyse l’efficacité de la vaccination anti grippale chez les seniors. 

    Nous apprenons en chemin que « Les recommandations vaccinales ayant été faites en l’absence d’études randomisées démontrant l’efficacité de la vaccination chez les personnes âgées de plus de 65 ans, c’est a posteriori que l’on a tenté de justifier ces recommandations en s’appuyant sur des méta-analyses et des études de cohorte.  » Et ceci encore : « En outre, depuis 1980, aux Etats-Unis, la mortalité liée à la grippe n’a pas sensiblement diminuée alors que la couverture vaccinale des personnes âgées est passée de 15 à 65 %« 

    Nos auteurs, loin de se décourager, ont donc décidé de rééxaminer l’efficacité de la vaccination anti grippale à l’aune des dernières méta-analyses et des études de cohorte.

    La méta-analyse Cochrane est rapportée ainsi : »La conclusion des auteurs est que les données disponibles sont de mauvaise qualité et ne permettent pas de conclure quant à la tolérance et à l’efficacité de la vaccination antigrippale chez les personnes âgées de 65 ans et plus. » Mais nos experts gouvernementaux ont trouvé une analyse critique de la méta-analyse Cochrane qui fournit des conclusions différentes : « efficacité vaccinale de 30 % vis-à-vis de la prévention des complications létales et non létales de la grippe, de 40 % pour la prévention de la grippe clinique, de 50 % vis-à-vis de la grippe confirmée virologiquement et de 60 % vis-à-vis de la prévention de l’infection grippale biologique. » L’article critique de Cochrane a été publié dans la revue Vaccine (ICI) qui a comme rédacteur en chef un certain Gregory A. Poland dont les liens avec l’industrie des vaccins sont évidents (voir LA).

    Quant aux études de cohorte (paragraphe 2.3.2), elles majorent artificiellement, en raison de biais de sélection, les résultats de la vaccination (qui ne sont pas très fameux) et ne sont donc pas interprétables.

    C’est alors qu’au paragraphe 2.3.3 nos auteurs sortent une arme fatale de leur chapeau : « La méthode dite de « différence sur la différence » appliquée sur la cohorte de la « Kaiser Permanente » en Californie est la plus séduisante« . Ils décrivent l’objet puis s’empressent de l’appliquer (paragraphe 2.3.4) aux données françaises (c’est l’InVS qui s’y colle), enfin, si l’on peut dire. Nous sommes en plein délire méthodologique : « Les données utilisées ont été le nombre hebdomadaire de décès observés de personnes âgées de 65 ans et plus survenus en France, entre juillet 2000 et mai 2009 (Source : CépiDC), l’efficacité du vaccin contre les décès toute cause estimée à 4,6 % [IC 95% : 0,7- 8,3] par l’équipe américaine et une couverture vaccinale estimée à 63 % en moyenne sur la période d’étude (sources : Cnam-TS et GEIG)« . Et voilà, passez muscade : les chiffres du CépiDC sont connus pour être assez peu fiables, les données américaines applicables à la France sont une extrapolation hardie et le fichier de l’assurance maladie est une vaste rigolade puisque fondé sur la délivrance du vaccin et non sur sa réalisation.
    En conclusion (page 18), rien n’est sûr mais « En voiture Simone ».

    Après avoir lu cette première partie  rapport je suis effondré du fait qu’une des signataires de l’article Isabelle Bonmarin, et je le précise, je ne la connais ni des lèvres ni des dents, ait été invitée dans tous les medias pour affirmer que plus de 2000 morts sont évités chaque année chez les personnes âgées grâce à la vaccination anti grippale.

    Le chapitre 3 concerne la vaccination des personnels de santé (pages 22 et suivantes).

    Il est construit et rédigé dans le même métal.
    Paragraphe 3.1 : au doigt mouillé les soignants présentent un sur risque d’attraper la grippe. Voici une phrase qui aurait un zéro à l’ECN : »Il a en effet été démontré que la vaccination des soignants diminuait le nombre d’infections grippales documentées, de syndromes grippaux et réduisait l’absentéisme, quoique dans des proportions pas toujours significatives selon les études.« 
    Les auteurs experts parlent vaguement des grippes nosocomiales.
    Puis du taux de vaccination des soignants.
    Des déterminants de la vaccination des soignants.
    Du caractère obligatoire de la vaccination des soignants selon les pays.
    Bla bla.
    Et ils s’intéressent enfin à la question de la saisine (paragraphe 3.6) : Vaccination contre la grippe du personnel de soins pour protéger les patients fragiles.
    « En conclusion, les études concernant l’efficacité de la vaccination des soignants pour protéger les patients sont peu nombreuses, difficiles à réaliser et entachées de nombreux biais. La majorité des résultats sont en faveur d’un effet protecteur mais le niveau de preuve est faible. « 
    Fermez le ban.
    Ah, non : le chapitre 4. concernant la tolérance de la vaccination anti grippale est rassurant. Tout baigne. Je vous renvoie aux différents articles de Marc Girard sur la façon dont la pharmacovigilance est menée avec les vaccins en général : LA)

    Le rapport du HCSP répond mal aux questions pertinentes posées par la DGS.
    Isabelle Bonmarin en dit plus que ne le dit le rapport mais elle est payée pour cela.

    Rappelons-nous cette phrase conclusive du rapport : La politique de vaccination contre la grippe des personnes âgées a été mise en place sans qu’il existe d’éléments scientifiques robustes démontrant l’efficacité des vaccins grippaux dans ce groupe de population .

    Résumé de l’argumentaire de Big vaccine pour promouvoir la vaccination anti grippale :

    1. Les vaccins (ce pluriel est voulu) sont efficaces et sûrs et en particuliers les vaccins anti grippaux. Personne ne peut le nier et quiconque émet l’esquisse de l’esquisse d’un doute est à ranger dans la catégorie détestable et rétrograde des anti vaccinalistes.
    2. Les preuves d’efficacité manquent pour la vaccination des personnes âgées de 65 ans et plus et pour celle des personnels de santé dans le but de protéger les patients fragiles et c’est dû à la mauvaise qualité des essais.
    3. Puisque les essais de cohorte sont inconclusifs et que les méta analyses sont dans le même métal, il est nécessaire de mettre en place des essais comparatifs versus placebo qui devraient être financés par des organismes publics.
    4. Mais la mise en place d’essais randomisés de ce type est contraire à l’éthique puisque les vaccins sont efficaces. Ainsi, ce que préconise le plan cancer dans des pathologies autrement plus préoccupantes que la grippe saisonnière, la protocolisation extensive des malades dans des essais cliniques versus placebo ou non (j’ai déjà dit mon désaccord sur cette généralisation mais pas sur le principe), n’est pas éthiquement acceptable pour Big vaccine.
    5. Pendant les travaux, la vente continue. Et non seulement la vente continue mais le marketing de la vente, à savoir les études de marché et les campagnes de publicité sont facturés aux agences gouvernementales et aux ministères de la santé qui doivent trouver les meilleurs moyens a) de populariser la vaccination auprès de la population (le taux de vaccination étant devenu le substitut du substitut des critères d’efficacité des vaccins – soit le taux d’anticorps), b) d’écrire des articles justifiant la faible efficacité des vaccins acceptable et suffisante comme argument de vacciner, et rendant recommandable, voire obligatoire, comme préalable à toute production de preuves
    6. En revanche des essais vaccins vs vaccins adjuvés sont eux envisageables : on ne peut prouver l’efficacité vs placebo et on pense pouvoir le faire avec deux principes actifs.
    7. Depuis 40 ans qu’existe la vaccination anti grippale les industriels n’ont pas été capables de mettre en place des essais concluants (ou ils ont mis à la poubelle les essais négatifs) et comptent désormais, pendant qu’ils continuent de vendre des vaccins non généricables, sur l’Etat pour venir à leur secours non seulement pour prouver l’efficacité de leur camelote mais pour que les campagnes de santé publique vaccinales destinées à vendre leur camelote soient financées par le contribuable.

    L’indépendance des experts.

    Nous avons déjà largement parlé sur ce blog de la façon dont se constituait l’expertise et notamment d’un phénomène particulier que l’on appelle en anglais l’expert mongering ou en français la fabrication des experts (ICI).
    Nous avons consulté les Déclarations personnelles d’intérêt (dpi) de chacun des membres de ce groupe de travail (quand elles existent et certaines datent de 2012) et avons mentionné en italique les organismes avec lesquels chacun reçoit des avantages pécuniaires et / ou intellectuels (dans les 5 ans précédant la dpi.

    Abbrviations : CTV (Comité technique des vaccinations) ; CSMT (Commission spécialisée des maladies transmissibles) ; CSSP (Commission spécialisée de sécurité des patients).

    Dominique InVS GERES SPILF Abiteboule (HCSP et CTV) (médecin du travail)
    Brigitte OMS (global advisory committee on vaccine safety) AVIESAN (IMMI) ORVACS Sanofi Pasteur (2) Congrès (3) Autran (HCSP et CTV) (professeur, PUPH en immunologie, responsable du département d’immunologie et chef du pôle de biologie médicale et de pathologie à l’APHP)
    Agathe CCTIRS Congrès (1) Billemette de Villemeur (HCSP et CTV) (médecin conseiller technique du recteur (38) – Education nationale et médecin épidémiologiste expert au CCTIRS)
    Thierry Blanchon (réseau sentinelles)
    Isabelle Reivac HRPV (oseltamivir) ; congrès : JNI (3) Ricai GEIG Bonmarin (InVS)
    Christian GEIG Wyeth/Pfizer Basilea Pharmaceutica Biofortis Janssen GSK Theravectis Sanofi Pasteur MSD  Congrès (25 avec des financements divers : Janssen (2), Gilead (6), Sanofi Pasteur MSD, Novartis, BMS, MSD (3), Thermofisher brahms (2), Pfizer (6), Astellas (2), Abbvie) et de nombreuses réunions AREMIT pour 6 laboratoires différents Chidiac (HCSP et CSMT) (PU-PH – Association de chimiothérapie anti infectieuse – Collège universitaire des maladies infectieuses et tropicales – Virage santé – SPILF – AREMIT)
    Emmanuel ANSP Debost (HCSP et CSMT) (médecin généraliste, GROG*)
    Daniel ACTIV ACTIV (Infovac) Groupe d’étude en préventologie Biomérieux/Fondation Mérieux   (2) INSERM ANRS Wyeth Floret (HCSP et CTV)(professeur des universités retraité)
    Gaëtan Sanofi Pasteur MSD (6) Pfizer (3) Biomérieux (1) ViFORPharma (1) Astra Zeneca (1) Gavazzi (HCSP et CMVI) (PU-PH)
    Jean-François Cellestis (1) Qiagen (1) Gehanno (HCSP et CSSP) (PU-PH à Rouen et médecin chef à la SNCF à Paris)
    Alexis Jacquet (évaluateur à l’ANSM)
    Corinne Le Goaster (Secrétariat Général HCSP, chargée de mission)
    Bruno Conseiller scientifique : ECDC Roche (2) Novartis MedImmune GSK BMS Biocryst GEIG ESWI ; Sanofi Pasteur (2) Roche Argène/Mérieux (2) InGen ; articles et congrès financés par : GSK Sanofi Pasteur Roche (3) GEIG (2) ESWI ; activités d’enseignement : Roche (2) Lina (Centre National de Référence des virus influenzae) (Professeur des universités)
    Isabelle Morer (ANSM)
    Anne Mosnier (GROG*)
    Elisabeth ANSM Groupe d’étude en préventologie Nicand (HCSP et CTV) (médecin biologiste chef de service à l’hôpital du Val de grâce puis à Pau – médecin centre de vaccinations internationales, Ministère de la Défense)
    Henri Sophia, Fondation d’entreprise Genevrier Fond de dotation Gilead Collège National des Généralistes Enseignants Pfizer (4) Partouche (HCSP et CTV) (médecin généraliste – professeur associé en médecine générale – Institut Curie)
    Hélène  Argène (2) Biomérieux (2) Congrès (Gratz, Ricai x n, 9 sans noms des payeurs des frais de déplacement) Peigue-Lafeuille (HCSP et CSMT) (PU-PH chef de service de microbiologie)
    Sylvie GEIG CLCG IMMI (6) ANSES (2) ECDC (3) EISS LEEM Welcome trust Danone ISARIC InVS (2) ANSM ISIRV WHO (8) AP-HP PHRC GSK (4) GROG* NVI RIM (2) Biomérieux Biofortis Roche Congrès (48 avec transports « offerts ») Brevet GSK vaccin Van der Werf (CNR des virus influenzae) (chef de service Institut Pasteur, vice-présidente des GROG*)

    * financé en partie par Sanofi pasteur MSD Abbott Roche Argène GSK

    Et après cela nos experts diront que les essais corrects n’ont pas été faits et qu’il faudrait que ce fût la puissance publique qui les payât.
    Que les experts excusent le fait que je sois passé à côté de financements auxquels ils avaient droit es qualités.

    Pour ceux qui pensent que les controverses ne sont que françaises :

    Magnique billet de M McCartney : http://www.bmj.com/content/349/bmj.g6182

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    Chevaux de laboratoires et trafic de viande : pas de risque réel pour la santé

    Enfreindre la loi ce n’est pas bien. Mais enfreindre la loi ne veut pas, pour autant, dire qu’il y a un risque sanitaire lié à cette infraction. Une nouvelle affaire vient nous le rappeler. On a donc appris aujourd’hui qu’un vaste coup de filet de la gendarmerie avait mis fin à un trafic de viande …

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    Un samedi ordinaire (pas tant que cela) en médecine générale. Histoires de consultations : 148 à 151.

    Pour ceux qui pensent que la médecine générale est fichue (en sachant que la médecine générale ne peut disparaître immédiatement en l’état actuel de notre vécu sociétal mais que les médecins généralistes en tant que tels sont en train de s’éteindre à petit feu), voici une matinée comme presque une autre.

    Histoire de consultation148  : Grande joie et petite lassitude. 
    Monsieur A, 19 ans, a déposé la veille son carnet de santé et l’imprimé délivré et annoté par une infirmière de la fac (cela s’appelle la délégation des tâches, l’administration se substituant au médecin traitant, et cetera, et cetera) au secrétariat pour que je lui prescrive les vaccins nécessaires pour entrer en médecine. Ce genre de trucs, ça me fait râler (déposer un carnet de santé pour que je prescrive des vaccins) mais cela me permet d’éviter une consultation de plus (1). 
    Mais aujourd’hui, à propos de Monsieur A, j’ai deux réactions : une de grande joie et une de petite lassitude.
    GRANDE JOIE : Monsieur A, que j’appelle par son prénom, A, que je tutoie depuis l’enfance (son premier vaccin à deux mois), a réussi médecine à son premier concours dans une des facs les plus difficiles de la région parisienne. Issu de l’émigration africaine, son père était OS chez Renault, sa mère est femme de ménage, vivant en résidence universitaire, sans contacts, sans relations, cinq frères et soeurs, un appartement trop petit, il a réussi. Chapeau ! C’est l’exception qui confirme la règle : il a réussi à émerger de la médiocrité de l’école de la République qui reproduit les inégalités sociales en ne valorisant pas les bons éléments. Les écoles du Val Fourré, là où j’exerce, sont une catastrophe culturelle et éducationnelle. Je m’en rends compte tous les jours. Je ne critique pas les enseignants qui font ce qu’ils peuvent, je ne critique pas les parents qui font ce qu’ils peuvent, je ne critique que notre société inégalitaire qui court à la catastrophe. Car, je l’ai déjà dit ici, que les classes moyennes inférieures et supérieures pensent encore que leurs enfants vont s’en sortir, en payant, en les inscrivant dans des établissements prétendûment réputés, et qu’ils se moquent des enfants de la classe ouvrière immigrée ou pas qui vivent dans le ghettos, passe encore, enfin, mais ils ne se rendent pas compte que leurs enfants sont, à un autre niveau dans la même galère éducationnelle, dans le même fatras psycho-pédagogique, dans la même galère qui, sous prétexte de modernité, entraîne encore plus de concurrence, de stress, tant et si bien qu’à la fin de leurs études secondaires les enfants des classes supérieures se demandent encore ce qu’ils ont fait à l’école, leur seul souci étant de reproduire le modèle social… mais que les gens dits de gauche ne comprennent pas dans quelle impasse notre société se trouve et qu’au nom d’idéaux respectables mais dont la praticité est mortelle ils conduisent les enfants des ghettos au chômage et au déclassement, cela, c’est plus mystérieux. A moins, bien entendu, que le seul objectif des personnels de l’Education Nationale soit de favoriser leurs propres enfants pour qu’ils fréquentent les mêmes grandes écoles que els enfants des classes supérieures… (2) 
    C’est une grande joie car je n’y croyais pas beaucoup quand il m’a annoncé, l’an passé qu’il allait s’inscrire en fac de médecine et dans cette faculté. J’ai même failli le décourager. Bravo.
    PETITE LASSITUDE : Monsieur A a déposé son carnet de santé et les instructions de l’infirmière du service médical afin qu’il puisse s’inscrire. Bon, nous connaissons, nous les médecins, quels sont les vaccins obligatoires pour pratiquer les professions de santé, et y compris la vaccination contre l’hépatite B dont je vous ai déjà parlé ICI ou LA. La nouveauté, c’est que désormais les imprimés recommandent fortement la vaccination contre la varicelle même si le carnet de santé déclare que l’impétrant l’a déjà eue. Une sérologie est demandée pour l’hépatite B et pour la varicelle. Pour la varicelle ? Les Floret et compagnie sont en train de gagner leur pari sur les vaccinations, le pari de Big Vaccine. La délégation administrative des tâches fait le reste. je vous dis qu’on n’a plus besoin de médecins.
    Histoire de consultation 149 : La médecine d’urgence spécialisée dans le commerce.
    Monsieur B, 56 ans, avait mal au genou il y a cinq jours. Il est allé de son propre chef et en urgence  dans une clinique de mon coin où il a été « vu » par un orthopédiste que j’aime bien. Il revient aujourd’hui avec le résultat des courses et moins 360 euro sur son compte en banque. L’orthopédiste lui a fait fait faire des radiographies simples, une IRM et un échodoppler veineux. Ce qui a été réalisé dans la même après-midi (un coup de bol pour le malade ou une catastrophe sanitaire ?). Je le vois ce jour avec des radiographies des genoux normales, une IRM sub normale, et un échodoppler qui montre un « probable kyste poplité rompu ». Bon, pour l’instant, ça va. Il y a autre chose, il me tend aussi un papier pour que je vérifie ses plaquettes. Normales. Accrochez-vous : le patient, qui ne souffre d’ailleurs plus de rien, est sous Lovenox alors qu’il n’y a pas de phlébite. Pensez-vous que j’ai conforté la prescription de lovenox ?

    Histoire de consultation 150 : la nodulologie pulmonaire en plein essor.
    Monsieur C, 73 ans, vient me montrer les résultats de son scanner pulmonaire. Demandé par le cancérologue qui le suit pour une tumeur gastrique enlevée il y a deux ans (GIST). On avait trouvé il y a six mois des nodules « douteux ». Ils ont disparu comme par miracle. Je lui ai demandé d’arrêté les benzodiazépines prescrites par sa femme (je vux dire : extraites de son stock).

    Histoire de consultation 151 : Diane 35 frappe encore.
    Mademoiselle D, 27 ans, consulte pour un rhume (3) et me montre en fin de consultation le courrier du (de la) dermatologue qui me dit qu’il (elle) a prescrit une bithérapie locale pour son acné après l’arrêt de Diane. Le ton est vaguement sarcastique mais j’ignore si ce dermatologue sait ce que veut dire un ton sarcastique. Je précise tout de suite aux moqueurs que je ne suis ni le prescripteur ni le represcripteur de Diane 35 et que tout s’est passé à l’insu de mon plein gré (précisons encore que je suis, vaguement, le médecin traitant). J’examine le visage de cette jeune femme qui me paraît très acceptable pour un médecin et peu agréable pour elle. Ce qui est moins drôle : le dermatologue a arrêté Diane qu’il avait prescrite mais n’a pas represcrit de pilule. La dissociation cognitive règne chez ce (cette) spécialiste. A moins, bien entendu, qu’en accord avec les experts gynécologues qui attendent cela comme la confirmation de leur science prédictive, le (la) dermatologue veuille que le nombre d’IVG augmente. J’ai prescrit Minidril à Mademoiselle D. Je n’ai rien écrit au (à la) dermatologue.

    Notes.
    (1) Il y a, dans un autre genre, les patients qui déposent leur dossier MdPH (invalidité ex cotorep) en disant sans rire à la secrétaire : « Le docteur, y peut le remplir vit’ fait, j’en ai besoin pour demain… » Bien entendu je ne remplis les 4 pages serrées du document que si le malade a pris rendez-vous au cours d’une consultation dédiée (comme disent les technocrates et les marketeurs), je ne le remplis jamais (il ne faut jamais dire jamais) au cours d’une consultation pour autre chose… Le problème vient de ce que les administratifs de la MdPH ou les assistantes sociales (je consacrerai un jour un billet à ces charmantes femmes) disent aux patients (je sais, je sais, il faut se méfier, les patients disent ce qu’ils veulent bien dire à propos de ce qu’on leur a dit…) de faire remplir le dossier par leur médecin traitant… Il y a aussi les gens qui veulent un certificat pour jouer à la pétanque, le gamin qui veut un certificat pour faire un cross pendant l’année scolaire, ça me gonfle encore plus. Et ce n’est pas la faute des « gens », c’est la faute des règlements à la khon, des clubs sportifs à qui on impose des certificats de merdre, des écoles qui s’imposent à elles-mêmes des contraintes qui n’ont aucune justification ni administrative ni médicale… Et, comme vous pouvez le remarquer, ce n’est pas la CPAM qui impose, c’est la société civile ultra médicalisée pour rien du tout…
    (2) Pierre Bourdieu, l’icône de la sociologie moderne, a écrit que l’orthographe était un moyen de sélectionner les élites et l’élite de l’Education Nationale, Philippe Meirieu en tête, a donc décidé de la supprimer, ce qui n’a fait qu’aggraver la situation puisqu’on a dit au peuple de ne pas l’apprendre et qu’on a continué à la transmettre chez les privilégiés. En lisant Lucien Jerphagnon, j’ai eu la joie de lire un texte de Saint-Augustin de 392 condamnant la méthode globale…
    (3) Il faudra un jour que je comprenne pourquoi une jeune femme de 27 ans consulte pour un rhume…

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    Vaccinations : entre sectarisme et dogmatisme

    Lorsque les historiens du futur jugeront la médecine (hors chirurgie), la « triade pastorienne », vaccins/hygiène/antibiotiques, sera considérée comme l’apport dominant. Cette triade magique a fait bondir de plus de vingt ans l’espérance moyenne de vie à la naissance. Hélas, l’histoire de la vaccination … Continuer la lecture Continuer la lecture

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    Quels sont les vaccins contre-indiqués chez les personnes atteintes de déficit immmunitaire ?

    Certaines vaccinations sont exigées à certains postes de travail, mais certains vaccins sont contre-indiqués chez les personnes  atteintes d’un déficit immunitaire. En effet, les immuno-déprimés ne doivent pas recevoir de vaccins vivants en raison du risque de survenue de maladie … Continuer la lecture

    Publié dans acquis, BCG, contre-indiqués, déficit, fièvre jaune, greffe, HCSP, immunitaire, immuno-déprimés, immunogénicité, inactives, infectieuse, inné, lymphocytes, maladie, polio, Recommandations, rougeole, rubéole, transplantation, travail, vaccinations, Vaccinations et travail, VACCINS, vih | Commentaires fermés sur Quels sont les vaccins contre-indiqués chez les personnes atteintes de déficit immmunitaire ?

    Un nouveau calendrier vaccinal « simplifié » : premier jalon de la « nouvelle » politique vaccinale.

    Introduction (docteur du 16)

    Quand FMCDINAN a diffusé le 3 avril dernier sur tweeter (@fmcdinan) (ICI)  le nouveau calendrier vaccinal proposé par le HCSP (Haut Conseil de la Santé Publique, ICI) les réactions ont été presque unanimes  sur le réseau social : génial, cela simplifie  les injections, et, surtout, chez l’adulte les rappels du tétanos sont désormais espacés de 20 ans. Et nous avons suscité l’étonnement quand nous avons émis des doutes sur la pertinence de ces changements non parce que nous défendions le calendrier précédent mais parce que nous savions que ces modifications n’étaient pas liées à des objectifs de Santé Publique ou à l’intérêt des patients mais parce que nous nous doutions que les décideurs avaient des intentions cachées.
    Car les questions impertinentes que l’on doit se poser sont les suivantes : 
    Pourquoi ces changements et pourquoi maintenant (c’est à dire : existe-t-il des essais cliniques publiés qui ont permis ces modifications ?) ? 
    Pourquoi ces changements n’ont-il pas été faits avant s’il existe des preuves convaincantes de les mettre en application ? 
    Pourquoi les calendriers vaccinaux sont-ils si différents dans les différents pays de l’union Européenne (LA)  et pourquoi les Suédois, par exemple, se comportent-ils différemment ? 
    Pourquoi les données épidémiologiques récentes (Prevenar) sont-elles considérées comme inintéressantes et pourquoi n’en tire-t-on pas des conséquences ? 
    Pourquoi l’affaire Pandemrix est-elle enterrée corps et biens, c’est à dire que les procédures d’Autorisation de Mise sur le Marché sont toujours aussi étiques et pourquoi va-t-on encore expérimenter, contre toute éthique, sur de vastes populations ?
    Cette simplification du calendrier vaccinal cache une simplification des procédures de mise sur le marché des vaccins qui donne désormais liberté complète aux industriels (mise au point, évaluation, pharmacovigilance) sous la houlette des experts délégués médicaux qui sont aux manettes de la Santé Publique vaccinale en France, en Europe et dans le monde. Sans compter la duplicité des Agences Gouvernementales qui publient dans le BEH des données qui vont toujours dans le sens de la politique de Big Vaccine. Les rappels anti coqueluche vont au devant de problèmes d’effets indésirables que la pharmacovigilance industrielle et, accessoirement académique, vont négliger et mettre au rebut. La commercialisation de vaccins tout en un et la probable disparition programmée de certains vaccins vont permettre la vaccination indolore (à l’insu du plein gré de tout le monde, patients comme médecins) contre l’hépatite B (on remarquera que nos experts affirment que seule la France se pose des questions sur la vaccination contre l’hépatite B et qu’il s’agit d’un problème majeur de santé publique et qu’en Suède —LA— la vaccination n’est pas recommandée au tout venant… tout comme en Suisse —ICI— ou les Pays-Bas —LA–, seulement pour les populations à risques). La scandaleuse recommandation du vaccin anti papillomavirus contre toutes les données existant à ce jour complète ce jeu de dupe simplifié (mais il faut bien dire que les pays de l’UE font de même).
    Mais, plus encore, cette annonce, qui va être relayée par tout ce que compte le monde médiatique de journalistes aux ordres et dépourvus d’esprit critique est faite pour obscurcir ce qui est vraiment obligatoire, ce qui est recommandé, ce qui est accessoire et ce qui est souhaitable…
    Les experts qui décidaient au moment de la pseudo pandémie grippale sont toujours là, pétris de liens et de conflits d’intérêt, mélangeant le public et le privé, profitant de leurs nominations publiques pour travailler dans le privé et vice versa. Ils n’ont peut-être pas de comptes en Suisse ou à Singapour mais ils ont des comptes à GlaxoSK city, Sanofi-Pasteur city, MSD city et Pfizer city, paradis vaccinaux bien connus où l’intérêt des actionnaires est plus important que celui des populations..

    CMT fait le point (Docteur Claudina Michal Teitelbaum)

    « La théorie, c’est quand on sait tout et que rien ne fonctionne.

    La pratique, c’est quand tout fonctionne et que personne ne sait pourquoi.

    Ici, nous avons réuni théorie et pratique ; Rien ne fonctionne… et personne ne sait pourquoi ! » Albert Eisntein cité par C Lévy à propos du Prevenar aux 16èmes journées de pathologie infectieuse pédiatrique ambulatoire  organisées par ACTIV en octobre 2012 .

    Le nouveau calendrier vaccinal 2013, réduit le nombre d’immunisations de la naissance à 16 ans, les faisant passer de 46 à 39 pour les filles et de 43 à 36 pour les garçons, hors BCG . Les injections supprimées sont le Pentavalent à 3 mois et le Diphtérie Tétanos Polio à 16 ans mais en revanche, un vaccin coquelucheux est ajouté à 6 ans par rapport au calendrier vaccinal 2012. L’âge pour la vaccination contre le papillomavirus des filles est ramené de 14 ans à 11-13 ans.

    Suède 2010

    France 2010

    France 2013

    2 M

    DTPoCPnHeHb(7)

    DTPoCPnHeHb(7)

    3 M

    DTCPoHiPn(6)

    DTPoCHe(5)

    4 M

    DTPoCPnHeHb(7)

    DTPoCPnHeHb(7)

    5 M

    DTCPoHiPn(6)

    11 M

    DTPoCPnHeHb(7)

    12 M

    RORPn(4)

    RORMc(4)

    16 M

    DTPoCHeHb(6)

    ROR(3)

    18 M

    ROR(3)

    2 ANS

    Mc(1)

    RORMc(4)

    5 ANS

    DTCPo(4)

    6 ANS

    DTPo(3)

    DTCPo(4)

    7 ANS

    ROR(3)

    8 ANS

    10 ANS

    DTC(3)

    11 ANS

    DTCPo(4)

    dTCP HPV(4, F : 7)

    12 ANS

    13 ANS

    14 ANS

    F : HPV(3)

    F : HPV(3)

    16 ANS

    dTc(3)

    dTPo(3)

    18 ANS

     

    Liste des abréviations avec noms commerciaux des vaccins et laboratoire fabricant (F : fille) : 

    DTPoC : vaccin contre Diphtérie Tétanos Polio Coqueluche acellulaire ( TETRAVAC, Sanofi-Pasteur MSD et REPEVAX, Sanofi-Pasteur MSD)
    He : vaccin contre Haémophilus b (DTPC+Hib : PENTAVAC, Sanofi-Pasteur MSD et INFANRIX 5, GSK)
    Hb : vaccin contre Hépatite B (Hépatite B seul : ENGERIX 10 ou 20, GSK ; HBVAXPRO 5, Sanofi-Pasteur MSD ; hexavalent= DTPC + Hib+ HB : INFANRIX 6, GSK et HEXYON, Sanofi Pasteur MSD , AMM EMA février 2013 )
    Mc : vaccin contre méningite à méningocoque C (MENINGITEC, Pfizer , NEISVAC, Baxter, Menjgatekit , Novartis)
    HPV : papillomavirus humain (vaccin contre le cancer du col de l’utérus), Gardasil, Sanofi-Pasteur MSD, Cervarix, GSK)
    Pn : vaccin contre le pneumocoque (Prevenar, Pfizer)
    ROR : vaccin trivalent contre la rougeole les oreillons et la rubéole (PRIORIX, GSK ; M-M-R VAXPRO, Sanofi-pasteur MSD))

    N’oublions pas également que pour les adultes les rappels DTPo se font désormais tous les 20 ans…


    Rappel : seuls les premières doses et le rappel à 18 mois des vaccins contre la diphtérie, le tétanos et la polio, sont obligatoires jusqu’à maintenant en France. Cette obligation s’impose aux dépositaires de l’autorité parentale et est régie par des articles du Code de la santé publique (L 3111-2 et L 3111-3). L’instauration de cette obligation date des années soixante, époque où la plupart de ces maladies faisaient encore des ravages. Son respect est contrôlé lors de l’entrée dans les collectivités. Son non respect expose à des peines de prison pouvant aller jusqu’à 6 mois d’emprisonnement et une amende (article L 3116-4 du Code de Santé publique).
    Tous ces vaccins sont remboursés par la sécurité sociale à 65%.
    Nous pouvons remarquer que la quasi-totalité du marché des vaccins recommandés couramment, hors groupes à risque, chez l’enfant et l’adolescent en France, est détenu par trois laboratoires : GSK, Sanofi-Pasteur MSD, et Pfizer. 
    Avant cette modification, la France se situait parmi les pays industrialisés qui vaccinaient le plus les enfants.
    Nombre d’immunisations des enfants et adolescents  de la naissance à 16 ans recommandées dans 18 pays  industrialisés et schéma minimal OMS en 2012 (Tiré du livre « faut-il faire vacciner son enfant? » Virginie Belle, Ed Max Milo.)


    Le nombre d’immunisations de la naissance à 16 ans variait de 33 pour la Suède, à 50 pour les Etats Unis, et la France en recommandait couramment 46 pour les filles, hors BCG.

    La différence essentielle entre la Suède et la France, se situe au niveau des recommandations pour les vaccins les plus récents, car la Suède réserve les vaccins contre l’hépatite B seulement pour les enfants nés de mères Ag HBs positive et donc contagieuses pour l’hépatite et ne préconise pas le vaccin contre le méningocoque du groupe C. D’autre part la Suède ne faisait déjà que 3 doses de vaccins DTCPHib entre 3 mois et 12 mois au lieu de quatre en France entre 2 mois et 18 mois, et ne préconisait pas de rappel à DTPC à 11 ans mais un rappel DTC entre 14 et 16 ans. Le vaccin contre le papillomavirus est conseillé en Suède entre 10 et 12 ans.

    Outre le fait qu’on ne comprend pas que cette simplification, y compris pour les vaccins obligatoires, ait autant tardé alors qu’elle ne semble poser aucun problème au regard de la santé publique, ce qu’il faut savoir c’est que la simplification du calendrier vaccinal s’inscrit dans le cadre d’ un « programme relatif à l’amélioration de la politique vaccinale » dont elle n’est que la première étape, la moins discutable.


    Les objectifs du programme national d’amélioration des politiques vaccinales et leur contexte

    Le rapport du HCSP (Haut Conseil de la Santé Publique) sur ce programme national d’amélioration des politiques vaccinales [1], fait suite au rapport du groupe d’étude de l’Assemblée nationale, publié en mars 2012 [2] et émet un avis qui reprend certaines des recommandations de ce groupe.

    Nous aurions pu penser que le fiasco de la grippe pandémique qui s’est avérée bénigne, et la confirmation de la relation entre narcolepsie et  Pandemrix [3], ce vaccin utilisé pour la première fois à grande échelle, aurait incité les instances nationales et internationales à la prudence en matière de généralisation de nouveaux vaccins.

     En fait, c’est exactement le contraire qui s’est produit. C’est-à-dire un allégement des procédures de mise sur le marché des vaccins et une accélération des recommandations concernant les nouveaux vaccins ou bien l’extension des recommandations pour les vaccins existants. Par exemple, avec l’extension des recommandations vaccinales pour le vaccin contre la grippe aux Etats unis, où la totalité de la population est désormais soumise à une recommandation de vaccination annuelle. Et en France [4],avec l’extension des recommandations  de vaccination annuelle contre la grippe à certains asthmatiques, aux personnes obèses et aux femmes enceinte.

    En introduction au document du HCSP on trouve une réflexion plutôt étrange, dans ce contexte et dans un document officiel : « Dogme des recommandations appuyées par des preuves

    Les recommandations vaccinales peuvent, dans certains cas, être fondées sur des

    niveaux de preuve qui ne sont pas optimaux. »

     Alors qu’il vient d’être démontré qu’avec l’actuel système de régulation on exposait les populations à des risques graves et inutiles, le HCSP préconise d’abaisser encore le niveau d’exigence avant la généralisation de certains vaccins.

    En effet, en poursuivant la lecture de l’avis du HCSP, on se rend compte que rien, dans le document, ne vise à « améliorer » le contrôle exercé sur les vaccins, mais que le sens du mot « amélioration » pour le HCSP se limite à favoriser par tous les moyens une diffusion plus large des vaccins. Le seul contrôle envisagé étant celui du respect des préconisations vaccinales par la population. Des moyens, notamment publics, jusqu’ici destinés à d’autres tâches, notamment de prévention au sens large, seraient ainsi mis au service de l’extension de la couverture vaccinale et de son contrôle.

    Favoriser la diffusion des vaccins et le respect des recommandations se ferait par différents moyens dont :

    ·                La gratuité, proposée par le HCSP, pour les vaccins recommandés

    ·               L’implication croissante d’acteurs publics et privés, des enseignants des écoles, collèges et lycées, aux médecins scolaires en passant par les associations de patients

    ·               La généralisation d’un carnet de vaccination électronique partagé

    ·              La possibilité ouverte aux infirmières, notamment scolaires, et aux sages femmes, de vacciner

    ·             L’intensification des efforts de formation en vaccinologie, à tous les niveaux, universitaire et formation continue, s’adressant aux médecins infirmières et sage-femmes

    Le HCSP envisage aussi la levée de l’obligation vaccinale générale pour la diphtérie le tétanos et la polio, pour aussitôt la démentir en envisageant « l’hypothèse de la mise en place d’obligations vaccinales en collectivité » dans l’action 9. Or, on sait que la collectivité est une notion très large, qui va de la crèche à l’école, et qui concerne à peu près tout le monde. Si bien que l’absence de distinction souhaitée par le HCSP entre vaccinations recommandées et obligatoires, pourrait aussi bien aboutir à une obligation de vaccination généralisée pour tous les vaccins recommandés.

    D’autre part, le HCSP reprend une notion nouvelle, jamais rencontrée, à ma connaissance, dans la littérature internationale dans le cadre d’une action de prévention, le refus éclairé(action 8). Ainsi, les parents d’un enfant mineur seraient tenus de signer un document attestant qu’ils ont reçu une information sur tous les risques que court leur enfant s’ils n’acceptent pas telle vaccination. On n’est pas loin de la mesure autoritaire et de l’intimidation. Pourquoi avoir introduit une notion non définie juridiquement, le refus éclairé, alors que la notion de consentement éclairé oblige le prescripteur à présenter de manière équilibrée et impartiale à la fois les risques et les bénéfices d’un acte médical ? [5]

    Pourtant, l’allègement permanent des procédures de mise sur le marché offre de moins en moins de garanties aux patients sur l’efficacité et la sécurité des vaccins qui leur sont proposés, en même temps que les conséquences graves des maladies visées par les nouveaux vaccins  deviennent de plus en plus rares.


    Les politiques vaccinales portent bien leur nom

    La mise sur le marché de nouveaux vaccins est un processus de plus en plus politique, très marqué par les conflits d’intérêts à tous les niveaux de son élaboration, et de moins en moins scientifique. Autrement dit le cadre réglementaire devient de plus en plus permissifet les risques pris en généralisant des vaccinations sont de moins en moins proportionnés aux risques représentés par les maladies infectieuses.


    L’allègement des procédures d’AMM

    L’allègement des  exigences est illustré par la modification  des procédures d’AMM (autorisation de mise sur le marché). A la demande de la Commission européenne, composée de 27 commissaires européens nommés par les 27 pays membre de l’Union européenne, très à l’écoute des souhaits des industriels, cet allègement doit faciliter la circulation des vaccins, qui sont considérés par la Commission avant tout comme des marchandises, dans l’espace européen.

    Censée garantir l’intérêt général, la Commission européenne s’est trouvée en conflit avec le Parlement européen à plusieurs reprises sur les politiques menées concernant les médicaments et leur régulation. En 2010, le Parlement européen avait refusé de donner son quitus pour le budget 2009 de l’Agence Européenne du Médicament (EMA), en raison, principalement, de la mauvaise gestion des conflits d’intérêt dans cette agence, sous contrôle de la Commission européenne [6]. C’était en pleine enquête du parlement européen sur la gestion de la pseudo-pandémie grippale.

    Mais le Parlement européen s’est aussi opposé fortement à la Commission européenne sur le sujet du paquet pharmaceutique[7] et, plus particulièrement, le Parlement européen a refusé de manière constante la possibilité offerte aux laboratoires de faire de la publicité directe aux patients, très instamment demandée par la Commission européenne. Les vaccins ont un statut à part, et sont les seuls produits pour lesquels il existe une exceptionqui permet aux laboratoires de faire de la publicité directe aux patients. Nous nous rappelons, en particulier, de la campagne télévisuelle en faveur de la vaccination par le Gardasil.

    La Commission européenne a donc été accusée de favoriser les intérêts de l’industrie pharmaceutique au risque de la santé publique et à l’encontre de l’intérêt général [8] .

    Pourtant, les nouvelles procédures d’AMM laissent à la Commission européenne le rôle principal dans la décision d’autorisation de mise sur le marché.

    Le plus souvent les vaccins font l’objet d’une procédure d’AMM dite « centralisée ». Il s’agit d’une procédure par laquelle le Comittee for Human Medical Products  (CHMP)de l’Agence Européenne du Médicament, est saisi directement par les firmes pour émettre un avis sur un vaccin pour lequel la firme a elle-même mené les essais cliniques. Celui-ci émet un avis, qui, dans les deux mois, donne lieu à la  délivrance de  l’AMM par la Commission européenne.

    D’autres procédures, tout aussi simplifiées, peuvent être utilisées. Comme la procédure d’AMM dite de reconnaissance mutuelle. Par cette procédure la firme elle-même choisit une agence parmi les agences européennes nationales équivalentes de l’ANSM. L’AMM accordée par cette agence devra alors être reconnue par toutes les autres agences nationales sous des conditions très peu contraignantes pour la firme. On comprendra que les agences de contrôle national tirant une partie importante de leur budget des taxes payées par les laboratoires pour le contrôle de leurs médicaments avant AMM, n’ont pas non plus grand intérêt à leur être désagréables. En 2008 un rapport du sénat sur la Loi de finances de la Sécurité Sociale affirmait que la moitié du budget de l’AFSSAPS provenait des taxes acquittées par l’industrie pharmaceutique. Si, par surcroît, on les met en concurrence, nous pouvons imaginer le niveau d’exigence des agences lors des demandes d’AMM qui leur sont présentées par les laboratoires pharmaceutiques. Le Méningitec de Pfizer (maintenant racheté par Nuron) a fait l’objet d’une procédure de reconnaissance mutuelle. Mais le site de l’ANSM n’indique pas quel pays a accordé cette AMM européenne, que l’ANSM est pourtant tenue de respecter.

    Quant aux conflits d’intérêts au sein du Comité des produits médicaux à usage humain (CHMP) qui examine les demandes d’AMM lors des procédures centralisées à l’EMA concernant la plupart des vaccins, on pourra avoir une idée de la fiabilité de leurs avis en sachant que deux de ses membres ont été mis en examen récemment en France dans l’affaire du Médiator, en raison de leurs relations troubles avec le laboratoire Servier. Il s’agit de Jean Michel Alexandre et d’ Eric Abadie, le premier ayant été président de l’AFSSAPS de 1993 à 2000 et ayant présidé le CHMP de 1995 à 2000 , le deuxième ayant été président du CHMP de l’EMA à partir de 2007 et jusqu’à avril 2012, date de sa démission [9]. Tous deux, comme tous les membres du CHMP, étaient admis au sein de ce comité en tant que représentants des agences nationales, c’est-à-dire, pour la France, de l’AFSSAPS, à l’époque. 

    En raison de la rareté des maladies visées, les essais cliniques faits par les laboratoires et examinés par le CHMP pour évaluer l’efficacité des vaccins s’appuient sur ce qu’on appelle des « critères intermédiaires », généralement sur l’élévation du taux d’anticorps (la séroconversion) après vaccination. Il est évident que ces critères sont bien indigents et cela a été démontré une fois de plus cette année pour le vaccin contre la grippe, dont l’efficacité n’aurait jamais été aussi faible chez les personnes âgées [10]. Après, considérer que les critères intermédiaires suffisent à établir l’efficacité d’un vaccin est avant tout une question de foi.

    Pour l’évaluation des effets indésirables, les vaccins sont désormais systématiquement comparés soit à des faux placébos, contenant tous les éléments du vaccin, y compris les adjuvants mais pas l’antigène. Le Gardasil a ainsi été comparé à un placébo contenant de l’aluminium qui est un adjuvant provocant des réactions locales et générales. Ou alors ils sont comparés à d’autres vaccins, tout aussi réactogènes. Le Meningitec et le Prevenar ont ainsi été comparés entre eux. Cela permet de minimiser l’importance des effets indésirables.

    Tels qu’ils sont conçus les essais cliniques ne peuvent en tous cas détecter que des effets indésirables à court terme et  ayant au mieux une fréquence supérieure à un pour mille.


    Vaccins : laboratoires pharmaceutiques et conflits d’intérêts à tous les étages

    Comment des vaccins qui ont un intérêt aussi faible en matière de santé publique que le vaccin contre le méningocoque du groupe C [11], qui n’ont pas d’intérêt démontré comme le Gardasil [12], ou qui sont à l’origine d’une augmentation de l’incidence des maladies qu’ils prétendent combattre comme le Prevenar [13] sont ils mis sur le marché et recommandés à l’ensemble d’un groupe d’âge au risque très probable de provoquer plus d’effets indésirables que de bénéfices ?

    C’est simple. Les laboratoires pharmaceutiques interviennent à tous les niveaux et ne sont guère entravés par les instances de contrôle.

    En 1988, a été fondée l’ACTIV, Association Clinique et Thérapeutique du Val de Marne. ACTIV fait partie de la SFP Société française de pédiatrie. L’objectif de cette association, dont le nom ne paie pas de mine, était « d’être une interface entre des laboratoires et des investigateurs pédiatres formés à la pratique des essais cliniques […] «  d’après le site de la SFP [14].Elle est financée par Novalac, Pampers, mais aussi par le laboratoire Amgen qui collabore  avec les laboratoires GSK et Pfizer. Le directeur du conseil scientifique d’ACTIV est Robert Cohen, qui a coordonné ou mené plusieurs essais cliniques pour le compte de GSK et Pfizer. Robert Cohen dut démissionner de l’AFSSAPS en décembre 2011 lorsque les conclusions du groupe de travail qu’il présidait sur les infections ORL furent refusées par son directeur, Dominique Maraninchi, en raison des conflits d’intérêts de ses membres.

    Peu à peu les activités de l’ACTIV se sont étendues. Elle est très impliquée dans la formation des pédiatres. Mais elle a aussi permis de financer des Observatoires de différentes maladies infectieuses. Ces observatoires ayant pour rôle d’informer les autorités sanitaires de la plus minime modification  dans l’épidémiologie de différentes maladies infectieuses rares. Elle a ainsi contribué à la création de l’Observatoire national des méningites bactériennes de l’enfant et à celui des infections invasives à pneumocoque. Grâce à eux on peut savoir, par exemple, que 24 cas de méningite à méningocoque C sont survenus chez les 15 millions d’enfants et adolescents âgés de 0 à 18 ans en 2009 (ce qui fait un taux de 1,6 par million et par an) [15]. Ces informations sont ensuite relayées par les organismes officiels comme l’INVS et permettent de focaliser l’attention sur ces maladies et d’orienter les politiques de santé publique.

    Le Comité Technique de Vaccination est un comité permanent du HCSP rattaché à la Commission  Spécialisée des Maladies transmissibles du HCSP qui émet des recommandations sur les vaccins et met à jour le calendrier vaccinal. Le Comité Technique de vaccination peut s’autosaisir.

    En 2012, 13 sur 16 des membres du CTV avaient ou avaient eu récemment des liens d’intérêts avec les laboratoires pharmaceutiques [14].

    Le CTV, doit, entre autres, statuer sur les demandes des laboratoires pharmaceutiques concernant les recommandations ou les modifications de recommandations pour leurs vaccins dans un délai, récemment réduit à 3 mois, après l’avis du CHMP.

    Après que le CTV ait rendu un avis, généralement entériné par le HCSP, la Commission de la Transparence presque intégralement financée par des taxes de l’indus trie pharmaceutique, de la Haute Autorité de Santé ( HAS) doit se prononcer sur les service médical rendu et l’amélioration du service médical rendu, et le Comité économique des produits de santé (CEPS),  sur le prix du vaccin.

    L’avis final, sur le remboursement des vaccins, est toujours politique, car il revient au Ministre de la Santé.

    Et le Ministre peut intervenir à tout moment et « court-circuiter » la procédure normale, comme l’a fait Xavier Bertrand en 2006 pour le Gardasil, dont il a décidé la commercialisation selon une procédure accélérée.

    Le CTV peut être saisi par différentes instances. Mais il a aussi le pouvoir de s’autosaisir, ce qui est plutôt préoccupant, quand on sait qu’il est tenu par un seul homme, depuis 2007, et que cet homme est partout.

    Les vaccins : Daniel Floret à tous les étages

    En plus d’être président du CTV, Daniel Floret, qui entretient des multiples et constants liens d’intérêts avec l’industrie pharmaceutique [16], mais n’en reconnaît aucun, est présent partout. A tel point qu’on peut se demander le temps qui lui reste pour diriger son service d’urgences pédiatriques à Lyon.

    Il peut donc s’autosaisir en tant que président du CTV, selon son bon vouloir. Mais il participe à à peu près tous les groupes de travail concernant les vaccins. Il est aussi de presque toutes les formations faites aux médecins sur les vaccins. Jusqu’à 2009,  les symposiums où il apparaissait bénéficiaient du sponsoring assumé de GSK ou Pfizer. Ceux-ci se sont faits  désormais plus discrets. Les temps sont durs.

    Jadis membre d’Infovac, site d’infomation sur les vaccins financé par la fondation Mérieux et donc par les laboatoires, on le retrouve désormais comme expert permanent de Mesvaccins.net, site qui incite les internautes à créer leur carnet de vaccination électronique et qui s’ affiche, en page d’accueil, comme « indépendant de l’industrie pharmaceutique » [17].

    Plus préoccupant, si c’est possible, cet homme qui rassemble tous les pouvoirs en matière vaccinale, qui est totalement acquis aux intérêts des laboratoires pharmaceutiques, a une conviction : les effets indésirables graves des vaccins n’existent pas. Leur survenue ne peut être que  fortuite, le résultat d’une coïncidence. Comme ses collègues, Bruno Lina, Robert Cohen, ou Anne-Clare Siegrist, il passe de plus en plus de temps à essayer de démontrer cette affirmation.

    Dans un dossier sur la vaccination du Bulletin du Conseil de l’ordre de novembre/décembre 2011, il concluait : « Et quoiqu’il en soit, le risque de la maladie est bien supérieur au risque présupposé d’effets secondaires ». C’est une affirmation bien osée quand les maladies combattues par les vaccins ont des conséquences graves dans moins d’un cas pour 100 000 dans la population visée, comme c’est le cas pour la méningite à méningocoque C, ou que le bénéfice du vaccin n’est pas démontré, comme c’est le cas pour le Gardasil.

    On peut aussi lui rappeler que des vaccins ont récemment été retirés du marché ou ont vu leurs indications restreintes en raison de leurs effets secondaires graves, comme le Rotashield contre le rotavirus responsable de gastro-entérites chez les nourrissons, qui provoquait des invaginations intestinales chez les nourrissons vaccinés à une fréquence de l’ordre de 1 pour 10 000, ou le Pandemrix, contre la grippe, cause de narcolepsie pour un adolescent vacciné sur 16 000.

    Bien évidemment, tous les leaders d’opinion cités nieront avec la dernière énergie, que leurs avis, ou décisions concernant les vaccins soient influencés en quoi que ce soit par leur proximité avec les laboratoires.

    On ne peut pas exclure, à priori, qu’ils soient sincères dans cette affirmation. Mais les trois firmes les plus présentes, sur le marché français pèsent à elles seules largement plus de 100 milliards de dollars. La plus grande partie de ce chiffre d’affaires est consacrée au marketing et aux stratégies d’influence [18].

    Il faut être bien infatué de sa personne pour prétendre échapper à cette influence tout en étant à leur contact quotidien. Et pour prétendre qu’on n’a pas intériorisé le crédo affiché par  ces firmes, qui est qu’il y a toujours concordance entre leurs intérêts propres et l’intérêt général. Ou encore, comme le disait le sénateur Autain, que « le progrès thérapeutique est proportionnel à la croissance de leur chiffre d’affaires [14] ».

    Conflits d’intérêts : divers

    Pour terminer sur le chapitre de la pharmacovigilance, censée mettre en évidence les effets indésirables des vaccins, outre l’état de pauvreté et l’archaïsme dans lequel sont maintenus les services de pharmacovigilance, dénoncés par un rapport de l’IGAS, les conflits et liens d’intérêts sont, là aussi, omniprésents.

    D’après un rapport, en 2008-2009, 72% des 1377 membres de l’AFSSAPS avaient des liens ou conflits d’intérêts. Six liens ou conflits en moyenne. Pour 678 d’entre eux ces liens étaient durables [19].

    Contrairement à ce que font les observatoires des maladies infectieuses financés par les laboratoires, la pharmacovigilance ne corrige jamais pour la sous-notification des effets indésirables. Bien qu’on sache pertinemment que celle-ci est, au minimum, d’un facteur dix.

    L’essentiel de la surveillance des médicaments au niveau européen, relève désormais de la responsabilité des laboratoires pharmaceutiques, qui doivent gérer et alimenter la base de données de pharmacovigilance appelée Eudravigilance.

    Conclusion

    Il existe aussi d’autres entraves à la pensée que les liens et conflits d’intérêts. Elles sont d’ordre idéologique. Il en est ainsi de la croyance que les vaccins ne peuvent être que bons. Cette croyance s’oppose à celle du courant anti-vaccinaliste, qui est que les vaccins sont forcément mauvais.

    Les firmes ont su habilement profiter de ce faux-débat, qui ne se situe pas sur le plan scientifique mais idéologique, pour éluder la question scientifique du rapport bénéfice-risques et de l’utilité réels des vaccins mis sur le marché.

    Nous avons maintenant la réponse à la remarque humoristique de C Lévy, dans sa présentation aux journées de pathologie infectieuse. Elle constatait alors que une année après l’introduction du Prevenar 13 on assistait à une substitution accélérée des souches vaccinales, permettant de prévoir à court terme l’anéantissement de la modeste efficacité du vaccin sur la population visée, comme cela s’était déjà produit pour le Prevenar 7.

    Je ne partage pas vraiment son humour. Je crois que cette légèreté ne peut s’acquérir qu’au contact assidu des laboratoires. Vacciner des millions de nourrissons avec un vaccin qui n’apporte pas grand-chose mais qui provoque des effets indésirables graves, je ne trouve pas ça très rigolo.

    Pour répondre à sa remarque, si rien ne fonctionne et qu’on ne sait pas pourquoi c’est parce qu’on a tout organisé pour que les choses se passent ainsi. L’intériorisation d’une logique qui est celle issue des entités commerciales que sont les laboratoires pharmaceutiques par des instances censées représenter l’intérêt général  jette la plus totale confusion dans les esprits.

     Et loin de changer de cap nous sommes en train d’accélérer le pas.

    [2] http://pdf.20mn.fr/2012/autres/ge-vaccination.pdf

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    Nous marchons sur la tête. Histoire de consultation 142.

    Le jeune A, 5 mois et 7 jours, est amené en consultation par sa jeune mère et sa jeune grand-mère parce qu’il tousse.
    C’est la première fois que j’aperçois A et cela fait bien cinq ans que je n’ai pas vu la jeune mère (qui avait 13 ans à l’époque) et la jeune grand-mère qui a aujourd’hui 41 ans. Ils ont déménagé dans un département voisin où, m’a-t-on dit plusieurs fois, les médecins se font rares et ne veulent pas accueillir de nouveaux patients.
    A ressemble beaucoup à son oncle, qui a 16 ans, même forme de visage, même forme de crâne.
    J’entre la carte vitale dans le sabot et je crée automatiquement le nouveau dossier.
    Le gamin est très coopérant, il se laisse manipuler, déshabiller, examiner, il sourit et l’auscultation retrouve quelques sibilants, le rythme respiratoire est normal, les tympans sont parfaits et la gorge est dans le même métal. Je ne parle pas du tonus, je le prends et il est droit comme un i, toujours aussi  peu effarouché et je note tout cela dans le carnet de santé qui, de loin et dans le brouillard, a l’air rempli. La jeune mère a surtout envie que je pèse et que je mesure son enfant. Je l’interroge sur les éventuelles régurgitations la moquette, les doudous dans le lit, le vieil interrogatoire des « allergiques » et des « reflueurs »
    Je signale aux deux femmes que le port de tête de A indique qu’il a un petit torticolis (on me l’a dit, on nous l’a dit) et qu’il existe une (petite) plagiocéphalie (qui me rappelle celle de l’oncle). Je l’écris dans le carnet et je donne quelques conseils classiques (position de couchage en fonction de la forme de la plagiocéphalie, mouvements de décontraction du cou avec ébauches de roulade, et cetera) avant d’entendre la jeune grand-mère me demander : »Ce n’est pas la peine d’aller voir un ostéopathe ? » et cela me rappelle furieusement une autre consultation de nourrisson qui m’avait laissé un mauvais goût dans la bouche (ICI). Je lui donne ma position sur l’ostéopathie, ce que d’aucuns appelleraient un avis d’expert, et j’entends dire la jeune mère, qui travaille comme vendeuse à La Grande Braderie et dont le compagnon (je l’apprends après mais je le dis tout de suite) est à la recherche d’un emploi… que, de toute façon, à 50 euro la consultation non remboursée, ce n’était pas possible…
    Bon.
    Je mesure A, je le pèse sur ma (vieille) balance de bébé non électronique (un conseil : manipulez vous même le nourrisson et ne le confiez pas à la maman ou au papa pour le déposer sur le plateau : dans le premier cas le bébé ne pleure pas et, dans le second, il pleure…) et je tourne les pages des vaccins : l’enfant n’a aucun vaccin !
    Je regarde la jeune mère, la jeune grand-mère, je feuillette le carnet où je vois le cachet d’un médecin généraliste et celui d’un pédiatre… et, de ma voix calme d’hypocrite absolu : « Comment se fait-il que A n’ait pas été vacciné ? » La jeune mère regarde la jeune grand-mère qui me regarde : « Le médecin généraliste que nous consultons n’a pas eu le temps de les faire et il a dit, la dernière fois, que ce n’était pas pressé. »
    Le monde à l’envers.
    Il se trouve que je connais de nom le médecin généraliste (c’était dans une autre vie) et, à moins qu’il se soit laissé tenter par une secte anti vaccin, je ne me le rappelais pas d’un anti conformisme absolu : il était plutôt je fais tout dans les règles.
    « Et la pédiatre, il n’a pas vacciné ? » osais-je. La grand mère : « Elle était surtout préoccupée de nous envoyer chez l’ostéopathe… »Moi : « Ah bon ? – Oui, elle nous a dit que si nous ne faisions rien A pouvait avoir des problèmes de développement neurologique. – Hum. – Je lui ai parlé de ma fille qui avait eu le même genre de déformation et qui n’avait pas eu de problèmes et elle m’a dit ‘Oui, mais les filles, cela se remet mieux’ et je lui ai parlé de mon autre fils… et elle n’a plus rien dit » 
    Voilà pourquoi A ressemblait à son oncle : c’était la plagiocéphalie… Et, effectivement, à l’époque, j’avais beaucoup hésité à le faire consulter un pédiatre de l’hôpital… C’était il y a 16 ans… Il aurait peut-être échappé à l’ostéopathe…
    Nous nous réinstallons de part et d’autre de mon bureau et je note cette fois dans l’ordinateur ce que j’ai écrit dans le carnet de santé… Je suis sur le point de rédiger l’ordonnance des vaccins quand la jeune mère me dit qu’elle les a déjà mais qu’elle ne les a pas apportés car son bébé toussait.
    Rien n’est simple.
    Au moment de payer et pendant que je vois la jeune grand-mère (qui est ouvrière d’usine) sortir son carnet de chèques je leur dis que ce n’est pas la peine, que je me ferai payer en consultation de nourrisson. 
    La jeune mère n’en revient pas.
    Il est possible que les problèmes financiers l’aient fait reculer pour certaines consultations, même remboursées.
    J’ai fini par leur donner deux adresses de médecins situés dans leur coin en leur disant qu’ils pouvaient  se recommander de moi.
    (Illustration : à partir d’un blog parlant de déformations délibérées des têtes dans les civilisations pré colombiennes pour des raisons culturelles et familiales : ICI)

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