Archives de catégorie : Urgences

Violences aux urgences : un patient brise la jambe d’un médecin de l’hôpital de Soissons

  Bonjour Poids des symboles, signifiant des faits divers. Le Dr Marc Moukanni, praticien du centre hospitalier de Soissons a été agressé le samedi 18 février aux urgences de l’hôpital. C’est L’Union qui rapporte l’affaire. « Ce samedi matin, aux environs de 7 heures, un patient a agressé un médecin aux urgences de l’hôpital de Soissons. Il a […] Continuer la lecture

Publié dans Hôpital, L'Union de Reims, médecine, Urgences, Violences | Commentaires fermés sur Violences aux urgences : un patient brise la jambe d’un médecin de l’hôpital de Soissons

Overdose : première personne officiellement sauvée en France après Nalscue® à domicile

  Bonjour Ne pas toujours désespérer. L’information n’est pas encore officielle mais elle est validée. Des spécialistes d’addictologie viennent d’être informés de la première administration réussie de Nalscue® en France – et ce dans le cadre officiel de son autorisation temporaire d’utilisation (ATU). Le prescripteur est un médecin éclairé du Puy-en-Velay. Résumons : un patient, en […] Continuer la lecture

Publié dans addictions, médecine, Toxicomanies, Urgences | Commentaires fermés sur Overdose : première personne officiellement sauvée en France après Nalscue® à domicile

« Sale race, je vais tuer ta mère… ! ». Urgences du CHU de Nîmes. Deux ans de prison.

  Bonjour « Sale race, je vais tuer ta mère… ! ». Proférées à l’encontre d’une médecin urgentiste du CHU de Nîmes (Gard), ces menaces de mort ont valu à leur auteur une condamnation à deux ans de prison, dont un an ferme. La condamnation a été prononcée mardi 7 février par le tribunal correctionnel de Nîmes. L’affaire est rapportée sans emphase par Le Quotidien du […] Continuer la lecture

Publié dans Hôpital, justice, Le Midi-Libre, Le Quotidien du médecin, médecine, Urgences, Violences | Commentaires fermés sur « Sale race, je vais tuer ta mère… ! ». Urgences du CHU de Nîmes. Deux ans de prison.

Des patients dévoreurs d’informatique et d’électronique

Ce cas clinique est une première dans la littérature médicale. Il concerne l’ingestion volontaire d’un circuit imprimé d’ordinateur. Publié en ligne dans le numéro de janvier des Proceedings / Baylor University Medical Center, il concerne un Américain de 48 ans, traité … Continuer la lecture Continuer la lecture

Publié dans chirurgie, corps étranger, électronique, Gastroentérologie, informatique, ingestion d’objets métalliques, Médecine d'urgence, ordinateur, ORL, portable, Prison, psychiatrie, smartphone, souris, téléphone portable, Urgences | Commentaires fermés sur Des patients dévoreurs d’informatique et d’électronique

Généralistes changez de trottoir ! SOS Médecins débarque dans les cœurs de nos villes

  Bonjour « Etre heureux avant d’être vieux ». Ce ne sont pas les « journaux du soir » mais bien, ce matin, La Nouvelle République qui l’annonce : « A Tours, SOS Médecins se renforce en centre-ville » (Pascal Denis). Marisol Touraine, ministre tutélaire, n’est pas annoncée pour l’inauguration de ce « nouveau pôle médical pluridisciplinaire ». Elle eût pu être présente pour […] Continuer la lecture

Publié dans Ambition, argent, La Nouvelle République du Centre-Ouest, médecine, Starmania, Urgences | Commentaires fermés sur Généralistes changez de trottoir ! SOS Médecins débarque dans les cœurs de nos villes

L’étrange histoire de Marisol Touraine en visite dans un « service d’urgence Potemkine »

  Bonjour L’affaire couvait, voici qu’elle perce. « La ministre aux urgences : comme un malaise… » titre, à la Une, l’édition dominicale de La Nouvelle République du Centre Ouest (Pascal Denis). La ministre, c’est Marisol Touraine, élue députée d’Indre-et-Loire très fréquemment en visite dans son « fief électoral ». Les urgences, ce sont celles du CHU de Tours […] Continuer la lecture

Publié dans épidémie, Hôpital, La Nouvelle République du Centre-Ouest, médecine, politique, Urgences | Commentaires fermés sur L’étrange histoire de Marisol Touraine en visite dans un « service d’urgence Potemkine »

Grippe : dramatisation politique de la situation ou situation épidémiologique dramatique ?

  Bonjour Cette information mandée en urgence depuis la Présidence de la République : un additif à l’agenda du Président pour le jeudi 12 janvier 2017, 9 heures : « Réunion ministérielle sur l’épidémie de grippe en présence de Marisol Touraine, ministre des Affaires sociales et de la Santé, Martin Hirsch, directeur général de l’AP-HP et Christophe Devys, directeur général de […] Continuer la lecture

Publié dans agence france presse, BFMTV, Charlie Hebdo, épidémie, Hôpital, Infectiologie, médecine, politique, RTL, Urgences, Virologie | Commentaires fermés sur Grippe : dramatisation politique de la situation ou situation épidémiologique dramatique ?

Le mal étrange de Michel Polnareff : la double embolie pulmonaire était presque parfaite

  Bonjour Ainsi donc des médecins d’une star auraient flirté avec la vérité ? Telle est l’une des conclusions qui s’impose aujourd’hui à la lecture du Journal du Dimanche (Renaud Revel) : « Révélations sur l’étrange mal de Michel Polnareff ». Mal étrange mal, étrange enquête, étrange partie de billard : « L’état de santé de Michel Polareff, hospitalisé la semaine […] Continuer la lecture

Publié dans argent, Infectiologie, Le Journal du Dimanche, médecine, RTL, Secret médical, Urgences | Commentaires fermés sur Le mal étrange de Michel Polnareff : la double embolie pulmonaire était presque parfaite

Affaire mortelle de Rennes : on sait désormais dans quels délais Paris devra être averti

  Bonjour Aussi étrange que cela puisse être il reste encore des failles dans le corsetage jacobin qui caractérise la France. On l’a vu lors de l’affaire de l’essai clinique mortel BIOTRIAL de Rennes. Des heures, des jours, presque qu’une semaine avant d’avertir par le menu les directions des administrations centrales concernées, d’alerter Paris, le […] Continuer la lecture

Publié dans Hôpital, Journal Officiel, médecine, Urgences, vidéo | Commentaires fermés sur Affaire mortelle de Rennes : on sait désormais dans quels délais Paris devra être averti

Quand des patients lèvent la main et frappent des hommes et des femmes en blanc

Bonjour Vu aux urgences : accueil d’un enfant hyperthermique, on le pique, il pleure, le père lève la main sur la puéricultrice. Que faire ? On se souvient de l’affaire des urgentistes hospitaliers de Tourcoing – urgentistes violemment agressés le mois dernier dans l’exercice de leur métier. Où en est-on de ce « fait divers » ? Les […] Continuer la lecture

Publié dans egora.fr, justice, médecine, Urgences, Violences | Commentaires fermés sur Quand des patients lèvent la main et frappent des hommes et des femmes en blanc

Comment les hôpitaux, les médecins et les infirmières du Loir-et-Cher passeront-ils l’hiver ?

  Bonjour Longtemps le Loir-et-Cher fut le département idéal. On y marchait dans la boue en regardant passer les oies sauvages. On y voit encore, l’été, les luxueux attelages de nombreux artistes et, toute l’année, quelques établissements psychiatriques dont la célèbre clinique de La Borde 1. Le Loir-et-Cher est écartelé entre la Beauce et les […] Continuer la lecture

Publié dans argent, Hôpital, La Nouvelle République du Centre-Ouest, médecine, politique, psychiatrie, Urgences | Commentaires fermés sur Comment les hôpitaux, les médecins et les infirmières du Loir-et-Cher passeront-ils l’hiver ?

Brutalisés en blanc : deux condamnés à six mois de prison ferme. Une jurisprudence naissante ?

  Bonjour Six mois  ferme. Assiste-t-on, en France, au début d’une nouvelle jurisprudence ? Une forme non écrite de peine-plancher ? Le 13 septembre un médecin était grièvement blessé lors d’une agression survenue aux urgences du centre hospitalier de Saint-Denis (Seine-Saint-Denis). C’était  peu avant 23 heures. La victime, un urgentiste, « s’est fait violemment agresser par l’accompagnant d’un patient consultant au service des […] Continuer la lecture

Publié dans agence france presse, Le Quotidien du médecin, médecine, Urgences, Violences | Commentaires fermés sur Brutalisés en blanc : deux condamnés à six mois de prison ferme. Une jurisprudence naissante ?

Agressions sauvages contre les soignants aux urgences de Tourcoing. Et demain ?

Bonjour Le titre est trouvé : « Brutes contre des hommes et des femmes en blanc ». L’affaire est racontée par Nord  Eclair –La Voix du Nord (Vincent Depecker) : « Tourcoing : émotion après une agression ‘’sauvage’’ aux urgences du CH Dron ». Résumons Samedi  15 octobre, vers 22h30 au Centre hospitalier Dron, à Tourcoing. Trois voitures arrivent dans le […] Continuer la lecture

Publié dans Hôpital, La Voix du Nord, médecine, Nord Eclair, politique, Urgences, Violences | Commentaires fermés sur Agressions sauvages contre les soignants aux urgences de Tourcoing. Et demain ?

Il est urgent d’attendre

Pendant longtemps les médecins de famille ont été habitués à ne faire appel à des spécialistes que pour des cas qu’ils jugeaient sérieux. Les généralistes étaient nommés médecins « traitants » et les spécialistes, généralement hospitaliers, étaient des « consultants ». Il était admis … Continuer la lecture Continuer la lecture

Publié dans généraliste, médecine, Pédiatrie, spécialiste, Urgences | Commentaires fermés sur Il est urgent d’attendre

Hey ! Vous auriez une échelle ? C’est pour être objectif !

Entre deux tentatives à la première année commune aux études de santé (PACES), j’ai fait un saut dans le grand bain du monde hospitalier. FFAS, RCA, ASH… des acronymes pour simplement dire que j’étais embauché un mois dans un service … Lire la suite Continuer la lecture

Publié dans Aide-soignant, DFGSM 2, DFGSM 3, Douleur, échelle, Ethique, études, étudiant, EVA, évaluation, examen, expérience, externat, Garde, Hôpital, infirmier, Initiation, job, Litthérapeute, Litthérapie, médecin, médecine, MEDECINE GENERALE, Méthode, OBSERVATION, paces, PAES, patient, Réflexion, Santé, soins, Stage, technique, URGENCE, Urgences, vie, Vocation | Commentaires fermés sur Hey ! Vous auriez une échelle ? C’est pour être objectif !

Un coup d’œil aux urgences

Au détour d’un couloir je peux croiser des yeux Cri silencieux d’espoir, ou un appel furieux Attendant vainement qu’une âme bienveillante Ne leur donne du temps pour chasser leur tourmente. Des regards insistants, des regards éperdus, Des regards suppliants, des … Lire la suite Continuer la lecture

Publié dans blouse, Couloir, études, étudiant, expérience, externat, Garde, Hôpital, Initiation, job, Litthérapeute, Litthérapie, médecin, médecine, OBSERVATION, patient, poésie, Regard, Santé, soins, Stage, Urgences, vie, Vocation | Commentaires fermés sur Un coup d’œil aux urgences

Trois coups de fil pendant la consultation. Un samedi.

Le samedi, après 11 heures et demi, je suis seul au cabinet. J’ai commencé mes rendez-vous à 8 heures trente, un patient par quart d’heure, et mon dernier patient, je le vois à 14 heures trente. Demi journée continue.
Dans l’intervalle il y a des appels filtrés par ma secrétaire parmi lesquels certains me sont passés, un résultat d’INR (conseil téléphonique), un muguet chez un nourrisson (conseil téléphonique), une prétendue otite chez un enfant (conseil téléphonique), et cetera. Sans oublier une erreur de date sur un arrêt de travail.
Je reçois ensuite, une fois la secrétaire partie, plusieurs appels dont trois que je vais détailler. 
Appel 1. (Une voix de femme) « Ma maman âgée est tombée à son domicile, son médecin traitant est absent le samedi. Est-ce que vous pouvez passer ? » J’explique à la dame que ce n’est pas de mon ressort. Je ne suis pas le médecin de garde. Il n’y a d’ailleurs pas de médecin de garde à 13 heures le samedi. Je l’interroge (et je vous rappelle que je suis en consultation, que j’ai un patient en face de moi, qui a pris rendez-vous, qui pourrait se fâcher que je réponde, longuement, au téléphone en sa présence…) et j’en conclus qu’il est possible, c’est une très vieille dame, qu’elle ait pu se casser quelque chose. « Vous avez deux solutions : soit, si elle peut se déplacer, vous la mettez dans votre voiture et vous l’emmenez aux urgences, soit vous appelez le 15. » Elle n’est pas contente que je ne passe pas.
Appel 2. « Est-ce que vous consultez cet après-midi ? – Vous ne vous êtes pas présentée… – Oui, je ne suis pas une malade du cabinet. Mon médecin est absent. – Qu’est-ce que vous avez ? – Ce n’est pas moi, c’est mon mari. – Ah… – Il a une angine. – Hum. Je n’ai pas de place. – Je fais comment ? – Vous lui donnez du paracetamol et vous appelez le 15 vers 19 heures trente afin que la personne de permanence vous donne le code pour aller à la Maison Médicale de Garde qui ouvre à 20 heures… – A 20 heures ? – Oui. – Mais il lui faut un médecin tout de suite. – Si c’est le cas, vous pouvez toujours aller aux urgences de l’hôpital. – Mais il y a trop de monde… – Je suis désolé mais je ne vois pas d’autre solution. – Merci docteur. »
Appel 3. « Allo, bonjour, est-ce que vous faites des visites à domicile cet après-midi ? – Non. Jamais. – Mais ma femme souffre énormément. – Vous êtes des patients du cabinet ? – Non, nous venons d’arriver dans la région. – Qu’est-ce qu’elle a, votre femme ? – Des douleurs de règles. – Des douleurs de règles ? Je ne pense qu’aucun médecin ne se déplacera pour des douleurs de règles un samedi après-midi. – Je ne vous demande pas de me juger, je vous demande si vous pouvez passer… – Non. – Mon ancien médecin passait, lui… – Ce n’est pas mon cas. Mais il y a des solutions. – Lesquelles ? – Eh bien, si elle a vraiment trop mal, les urgences, si elle peut attendre un peu la maison médicale de garde… – Mais je n’ai pas de moyen de transport. – Appelez un taxi. – Vous pourriez mieux me parler…  – Un médecin n’est pas un chauffeur de taxi. Bonne journée. »
J’ai essayé de faire court.
Imaginons maintenant les réactions.
Qui pourrait bien réagir ?
  1. Une association de patients.
  2. Une revue de consommateurs.
  3. Une association d’urgentistes.
  4. Un syndicat médical.
  5. Un journal grand public.
  6. Un blog citoyen.
  7. Un blog médical.
  8. Monsieur/Madame Tout le Monde
  9. Un homme/femme politique

Quelques éléments de langage et vous brassez.
  1. On peut mourir.
  2. Les inégalités de l’accès aux soins.
  3. Les médecins libéraux de ville ne font pas leur boulot.
  4. Le système de garde est déficient.
  5. Que fait le conseil de l’ordre des médecins ?
  6. Il devrait y avoir un système de garde de ville 24/24 et 7/7
  7. De mon temps…
  8. C’est un cas typique de refus de soins.
Des commentaires ?

Un peu de lecture : Des données sur l’inverse care law (LA) et un commentaire humoristique : ICI.

Continuer la lecture

Publié dans APPELS TELEPHONIQUES, centre 15, Maison Médicale de Garde, ON PEUT MOURIR, Urgences | Commentaires fermés sur Trois coups de fil pendant la consultation. Un samedi.

Trois coups de fil pendant la consultation. Un samedi.

Le samedi, après 11 heures et demi, je suis seul au cabinet. J’ai commencé mes rendez-vous à 8 heures trente, un patient par quart d’heure, et mon dernier patient, je le vois à 14 heures trente. Demi journée continue.
Dans l’intervalle il y a des appels filtrés par ma secrétaire parmi lesquels certains me sont passés, un résultat d’INR (conseil téléphonique), un muguet chez un nourrisson (conseil téléphonique), une prétendue otite chez un enfant (conseil téléphonique), et cetera. Sans oublier une erreur de date sur un arrêt de travail.
Je reçois ensuite, une fois la secrétaire partie, plusieurs appels dont trois que je vais détailler. 
Appel 1. (Une voix de femme) « Ma maman âgée est tombée à son domicile, son médecin traitant est absent le samedi. Est-ce que vous pouvez passer ? » J’explique à la dame que ce n’est pas de mon ressort. Je ne suis pas le médecin de garde. Il n’y a d’ailleurs pas de médecin de garde à 13 heures le samedi. Je l’interroge (et je vous rappelle que je suis en consultation, que j’ai un patient en face de moi, qui a pris rendez-vous, qui pourrait se fâcher que je réponde, longuement, au téléphone en sa présence…) et j’en conclus qu’il est possible, c’est une très vieille dame, qu’elle ait pu se casser quelque chose. « Vous avez deux solutions : soit, si elle peut se déplacer, vous la mettez dans votre voiture et vous l’emmenez aux urgences, soit vous appelez le 15. » Elle n’est pas contente que je ne passe pas.
Appel 2. « Est-ce que vous consultez cet après-midi ? – Vous ne vous êtes pas présentée… – Oui, je ne suis pas une malade du cabinet. Mon médecin est absent. – Qu’est-ce que vous avez ? – Ce n’est pas moi, c’est mon mari. – Ah… – Il a une angine. – Hum. Je n’ai pas de place. – Je fais comment ? – Vous lui donnez du paracetamol et vous appelez le 15 vers 19 heures trente afin que la personne de permanence vous donne le code pour aller à la Maison Médicale de Garde qui ouvre à 20 heures… – A 20 heures ? – Oui. – Mais il lui faut un médecin tout de suite. – Si c’est le cas, vous pouvez toujours aller aux urgences de l’hôpital. – Mais il y a trop de monde… – Je suis désolé mais je ne vois pas d’autre solution. – Merci docteur. »
Appel 3. « Allo, bonjour, est-ce que vous faites des visites à domicile cet après-midi ? – Non. Jamais. – Mais ma femme souffre énormément. – Vous êtes des patients du cabinet ? – Non, nous venons d’arriver dans la région. – Qu’est-ce qu’elle a, votre femme ? – Des douleurs de règles. – Des douleurs de règles ? Je ne pense qu’aucun médecin ne se déplacera pour des douleurs de règles un samedi après-midi. – Je ne vous demande pas de me juger, je vous demande si vous pouvez passer… – Non. – Mon ancien médecin passait, lui… – Ce n’est pas mon cas. Mais il y a des solutions. – Lesquelles ? – Eh bien, si elle a vraiment trop mal, les urgences, si elle peut attendre un peu la maison médicale de garde… – Mais je n’ai pas de moyen de transport. – Appelez un taxi. – Vous pourriez mieux me parler…  – Un médecin n’est pas un chauffeur de taxi. Bonne journée. »
J’ai essayé de faire court.
Imaginons maintenant les réactions.
Qui pourrait bien réagir ?
  1. Une association de patients.
  2. Une revue de consommateurs.
  3. Une association d’urgentistes.
  4. Un syndicat médical.
  5. Un journal grand public.
  6. Un blog citoyen.
  7. Un blog médical.
  8. Monsieur/Madame Tout le Monde
  9. Un homme/femme politique

Quelques éléments de langage et vous brassez.
  1. On peut mourir.
  2. Les inégalités de l’accès aux soins.
  3. Les médecins libéraux de ville ne font pas leur boulot.
  4. Le système de garde est déficient.
  5. Que fait le conseil de l’ordre des médecins ?
  6. Il devrait y avoir un système de garde de ville 24/24 et 7/7
  7. De mon temps…
  8. C’est un cas typique de refus de soins.
Des commentaires ?

Un peu de lecture : Des données sur l’inverse care law (LA) et un commentaire humoristique : ICI.

Continuer la lecture

Publié dans APPELS TELEPHONIQUES, centre 15, Maison Médicale de Garde, ON PEUT MOURIR, Urgences | Commentaires fermés sur Trois coups de fil pendant la consultation. Un samedi.

Il y a urgence aux urgences !

La garde commence à être longue. Elle a commencé par un bloc. Une césarienne. C’est impressionnant, une césarienne, quand on se trouve de l’autre côté du champ, ce drap bleu qui découpe en deux la jeune mère, isolant sa tête … Lire la suite Continuer la lecture

Publié dans cabinet, Ethique, études, étudiant, examen, expérience, externat, Garde, Hôpital, Litthérapeute, Litthérapie, médecin, médecine, MEDECINE GENERALE, patient, Réflexion, Santé, soins, Stage, Urgences | Commentaires fermés sur Il y a urgence aux urgences !

Le grand test de la rentrée : quel patient êtes-vous ?

Recyclant sans vergogne les bonnes idées de Judge Marie qui nous gratifie chaque été d’un test de personnalité [1 & 2] d’une rigueur scientifique à faire pâlir les Cosmo et Grazia du monde entier, nous avons nous aussi décidé de … Lire la suite Continuer la lecture

Publié dans Accident vasculaire cérébral, Adrian Monk, Alliance thérapeutique, anxiété, Aqua-zumba, Autodiagnostic, Autonomie, Bavard, Blagues de merde, cancer, Centre Hospitalo-Universitaire (CHU), Certificat médical, Chirurgie orthopédique, Décision médicale partagée, Depeche Mode, Dépendance, Do it yourself, Dobby, Doc Gynéco, Docteur Who, Doctissimo, Donkey, Dr Grégory House, Dr La Peluche, Eczéma, effets indésirables, Evidence-Based Medicine (EBM), examen clinique, Fast & Furious, Fauve ≠, Foutage de gueule, Gaston Ouvrard, Gastro-entérite, Georges Brassens, gravité, homéopathie, Hôpital, Hypochondriaque, industrie pharmaceutique, internet, Jordy, Journal de Mickey, knock, Laboratoire Sanofric, Lapin Blanc, Leucémie, Lorenzo Lamas, Mademoiselle Bigueboubze, Matthieu Calafiore, MEDECINE GENERALE, Médecines alternatives, médicaments, Mensonge, Mickey 3D, Mon Chéri, mort, Myofasciite à macrophages, Négociation, Noir Désir, paracétamol, peur, pharmacie, Porcinet, Porto, Prescrire, Presse, Psoriasis, Pulp Fiction, PUPH, Quiz, Réassurance, Rebelle, Reconnaissant, Relation médecin-malade / soignant-soigné, respect, Samsagace Gamegie, Service d’Aide Médicale Urgente (SAMU), Service public, Shrek, Soumission, Spartacus, Star Wars, Système nerveux autonome, Sœur Marie-Thérèse des Batignolles, Tanguy, test, Têtes à claques, The Beatles, TMTC, Urgences, vaccination, Vie du blog et miscellanées, Virose, Visiteur médical | Commentaires fermés sur Le grand test de la rentrée : quel patient êtes-vous ?

Le grand test de la rentrée : quel patient êtes-vous ?

Recyclant sans vergogne les bonnes idées de Judge Marie qui nous gratifie chaque été d’un test de personnalité [1 & 2] d’une rigueur scientifique à faire pâlir les Cosmo et Grazia du monde entier, nous avons nous aussi décidé de … Lire la suite Continuer la lecture

Publié dans Accident vasculaire cérébral, Adrian Monk, Alliance thérapeutique, anxiété, Aqua-zumba, Autodiagnostic, Autonomie, Bavard, Blagues de merde, cancer, Centre Hospitalo-Universitaire (CHU), Certificat médical, Chirurgie orthopédique, Décision médicale partagée, Depeche Mode, Dépendance, Do it yourself, Dobby, Doc Gynéco, Docteur Who, Doctissimo, Donkey, Dr Grégory House, Dr La Peluche, Eczéma, effets indésirables, Evidence-Based Medicine (EBM), examen clinique, Fast & Furious, Fauve ≠, Foutage de gueule, Gaston Ouvrard, Gastro-entérite, Georges Brassens, gravité, homéopathie, Hôpital, Hypochondriaque, industrie pharmaceutique, internet, Jordy, Journal de Mickey, knock, Laboratoire Sanofric, Lapin Blanc, Leucémie, Lorenzo Lamas, Mademoiselle Bigueboubze, Matthieu Calafiore, MEDECINE GENERALE, Médecines alternatives, médicaments, Mensonge, Mickey 3D, Mon Chéri, mort, Myofasciite à macrophages, Négociation, Noir Désir, paracétamol, peur, pharmacie, Porcinet, Porto, Prescrire, Presse, Psoriasis, Pulp Fiction, PUPH, Quiz, Réassurance, Rebelle, Reconnaissant, Relation médecin-malade / soignant-soigné, respect, Samsagace Gamegie, Service d’Aide Médicale Urgente (SAMU), Service public, Shrek, Soumission, Spartacus, Star Wars, Système nerveux autonome, Sœur Marie-Thérèse des Batignolles, Tanguy, test, Têtes à claques, The Beatles, TMTC, Urgences, vaccination, Vie du blog et miscellanées, Virose, Visiteur médical | Commentaires fermés sur Le grand test de la rentrée : quel patient êtes-vous ?

Bienvenue à la mine !

Ce titre pourrait être celui d’un billet d’humeur où je décrirais les dérives de la T2A, de l’EPRD et tout ce bullshit language, mais finalement non… c’est plutôt quelques lignes pour souhaiter la bienvenue à un nouveau blog de médecine d’urgence : la-mine.net. Pour avoir dialoguer avec l’auteur du blog et avoir déjà lu sa prose médicale, … Continuer la lecture de Bienvenue à la mine ! Continuer la lecture

Publié dans #FOAMed, blog, FOAM, Gérer une urgence vitale, hémostase, médecine, SAMU, SMUR, Urgences, web | Commentaires fermés sur Bienvenue à la mine !

Grippe et crise sanitaire : le psychodrame plutôt que l’anticipation.

  Face à une crise sanitaire il y a deux solutions : prévoir à partir des expériences passées, ou vivre le psychodrame. Visiblement nous semblons préférer cette seconde option. L’épidémie de syndromes grippaux actuelle l’illustre une fois encore. L’hiver débute chaque année à la même période. Le soleil se lève tard et se couche tôt. …

Lire la suite »

Continuer la lecture

Publié dans ACTU ET GRIPPE, AMUF, canicule, grippe, Urgences | Commentaires fermés sur Grippe et crise sanitaire : le psychodrame plutôt que l’anticipation.

Everybody lies

Lors de la publication d’un précédent billet, certains lecteurs avaient « reproché » à Tiben de mentir à ses patients (en fait il se « contentait » d’utiliser un raisonnement non logique, mais sans rien avancer de réellement faux). En revanche, mentir aux patients, … Lire la suite Continuer la lecture

Publié dans accompagnement, Adultère, Alliance thérapeutique, anxiété, Après la thèse, Balance bénéfices / risques, Broncho-Pneumopathie Chronique Obstructive (BPCO), Bronchodilatateurs, Cardiologie, dépression, Dermatologie, Ethique, examen clinique, Externe, Gènétique, Gladys Néhic, gravité, handicap, Histoire de patient, Hôpital, Johnny Kiminaj, Marco Roscane, MEDECINE GENERALE, médicaments, Mensonge, Miley Cyrus, mort, Négociation, Nicole Estérol, paternalisme, peur, Pneumologie, Poker face, Programme de réhabilitation respiratoire, qualité de vie, Réassurance, Relation médecin-malade / soignant-soigné, Richard Cuterie, Secret médical, Séméiologie, Service d’Aide Médicale Urgente (SAMU), Syndrome coronarien aigu, tabac, Tatouage, TMTC, Urgences | Commentaires fermés sur Everybody lies

Ma « première »

L’autre soir, j’ai mis les pieds aux urgences. Devant l’imminence d’une garde, et en constatant ma flagrante ignorance/incompétence, j’ai voulu suivre un collègue dans sa garde pour voir un peu à quoi m’attendre. Je n’ai pas été déçu… ou plutôt … Lire la suite Continuer la lecture

Publié dans année, CHU, clinique, coup de gueule, Ethique, études, étudiant, examen, expérience, externat, Externe, Garde, Hôpital, Initiation, Interrogatoire, job, Litthérapeute, Litthérapie, médecin, médecine, Méthode, mort, OBSERVATION, patient, première, Réflexion, Santé, SAU, soins, Stage, Urgences, vie | Commentaires fermés sur Ma « première »

Billet ouvert destiné à l’urgentiste de l’hôpital Lariboisière (Paris) entendu sur Europe 1 le 17 septembre 2014 vers 8 heures et qui a parlé de désorganisation de la médecine de ville.

(Ce billet n’est pas exhaustif, plus d’humeur qu’autre chose)
Je zappais ce matin dans ma voiture en roulant vers Mantes (1) et je tombe sur les informations d’Europe 1 (2) et un reportage sur les urgences de l’Hôpital Lariboisière (Paris). Bla bla de la journaliste sur l’encombrement des urgences, pas sur le temps d’attente, non, sur l’augmentation considérable du trafic (pardon, j’ai oublié les chiffres), des témoignages de patients, pourquoi mon copain est allé aux urgences, bla bla bla, et la journaliste de commenter les propos d’un urgentiste (j’ai oublié son nom), donc, on n’est pas certain qu’il ait vraiment dit cela, on connaît les journalistes, des propos rapportés, coupés ou déformés, qui raconte pourquoi rien ne va aux urgences. En substance, l’urgentiste (vous savez le type qui dit du bien des médecins généralistes en public et de l’extrême mal en privé et… aux urgences — et, parfois, je ne saurais trop le contredire)n’a pas besoin de conférences, de commissions d’enquêtes, de réunions de consensus, de rapport Steg, non, il sait d’où viennent tous les maux des urgences, oui oui, c’est un génie absolu, attention les amis, accrochez-vous à vos sthétoscopes, vos tiroirs-caisses ou à vos logiciels métiers qui font de la publicité, La profonde désorganisation de la médecine de ville.
Le mek docteur des urgences, y se la raconte pas, y nous la fait mesuré, dans le genre, l’hôpital, ce hâvre d’organisation, cette pépinière de jeunes pousses, ce nid d’économies, ce paradis du travail bien fait dont tous les personnels épanouis redemandent, va donner la leçon à la médecine de ville désorganisée…
Le mek, y manque pas d’air.
Reprenons quelques uns de ses arguments, pas piqués des hannetons : y a trop de monde aux urgences (le Josep Prudhomme de la médecine d’urgence a pris des cours avec le Pelloux de Koh-Lanta) ; y a des gens qui n’ont rien à y faire (pour l’instant, on suit et on ne dit rien, nous les désorganisés de la cervelle et du libéral associés) ; le délai est tel pour avoir des IRM que les gens préfèrent aller aux urgences pour en avoir une (là, le mek docteur organisé dans sa tête, y commence à déraper grave du ciboulot) ; donc, il faut créer des maisons de garde avec du matériel pour que les médecins généralistes puissent faire (enfin) de la (vraie) médecine.
Docteur Lariboisière du Service Public, y connaît qu’un modèle, celui de l’hôpital organisé et qui marche, celui où tout le monde a envie d’aller même en n’étant pas malade, et donc y propose aux médecins de ville, ces khonnards inorganisés du cerveau, de faire des urgences en petit… avec des petites IRM, sans doute…
Ce qu’il n’a pas compris c’est que la majorité (je fais cela à la louche mais mon oreillette me dit que je ne suis pas loin de la vérité) des citoyens qui vont aux urgences n’ont rien à y faire, non parce qu’ils mériteraient des soins ambulatoires (une consultation en Maison Médicale de Garde par exemple), mais parce qu’ils ne sont pas malades… ou qu’ils pourraient attendre. Mais aussi : que la majorité des patients consultant en médecine ambulatoire ne sont pas malades du tout ou pourraient bénéficier clairement de l’utilisation de kleenex ou de paracetamol ou d’un régime approprié pour combattre une diarrhée aiguë. Et je ne parle pas d’automédication, je parle d’abstention pure et simple. Mais les malades, me dit un copain pharmacien, quand ils ont un rhume, ne pourraient-ils pas aller « consulter » en officine ? Ben, ça pose problème : quand un citoyen sort d’une pharmacie après qu’il a consulté over the counter (OTC) pour un rhume, il n’est pas rare qu’il ait eu droit d’acheter des saloperies dans le genre Actifed, Dolirhume, qui contiennent des saloperies comme la pseudo éphédrine… Quand il ira chez Leclerc, cela ne s’arrangera pas : « 50 % sur la pseudoéphédrine et des points sur la carte du même nom ! » qu’elle dira la pub dans les télévisions et les radios… Mais ne me faites pas dire qu’il n’existe pas des médecins généralistes dans le même métal qui prescrivent rhinadvil et derinox à tours de bras dans la même indication…
Donc, Monsieur l’organisé des urgences de l’hôpital Lariboisière (Paris), si je peux me permettre une incise de médecin de ville désorganisé, si les non malades n’encombraient pas les consultations de médecine générale (et y compris, comme disent les énarques de gauche, les certificats de merdre pour le sport, la pétanque, l’école, la crèche, la prise de paracetamol à la crèche, les certificats de bonne santé, les arrêts de travail non faits aux urgences, passez voir votre médecin traitant, les effets indésirables des médicaments prescrits aux urgences — je veux dire, ouvrez vos oreilles l’organisé de Larib, le tramadol, le tramadol et encore le tramadol, les allez voir votre médecin traitant pour qu’il vous prescrive un écho-doppler veineux parce que je ne sais pas le faire aux urgences et que votre malade il a peut-être une phlébite), si les non malades n’encombraient pas les consultations de la médecine de ville désorganisée, eh bien nous aurions plus de temps (ah, j’oubliais, enlevez de votre tête organisée que nous sommes des feignants, des flemmards, des planqués libéraux qui faisons les 35 heures et pour qui un sou gagné est un sou net…) de voir des (vrais) patients qui n’iraient pas aux urgences parce que cela ne serait pas urgent…
N’oubliez pas non plus, Monsieur l’organisé des urgences de l’hôpital Lariboisière, que, dans la majorité des cas, ce ne sont pas d’examens complémentaires dont nous avons besoin, en soins ambulatoires, mais d’une capacité (les meks modernes, y disent compétence) que vous avez sans doute perdue dans vos locaux organisés, algorithmés, normativés, avec des protocoles (et nul doute que la protocolisation des urgences pour certaines pathologies a rendu les nuls moins nuls mais les bons moins bons) de plus en plus longs et qui ne sont plus que des croix sur des formulaires, qui est de gérer l’incertitude. J’ai écrit un billet qui s’appelait, par provocation, « Ne pas être curieux« , où je développais l’idée que l’expérience, l’intuition et la mesure devaient être les qualités primordiales du médecin généraliste afin de rassurer le patient sur sa maladie et ne pas le rendre malade (ICI). Des Spence, médecin généraliste écossais éditorialiste au BMJ, actuellement en année sabbatique, a écrit des choses merveilleuses sur le sujet.
Voici par exemple et, d’une certaine façon, cela va dans votre sens, mais pas dans celui des centres médicaux avec possibilité de faire des examens complémentaires (LA) : Spence commence par ceci : un aspect économique négligé est celui de la fonction primordiale de la médecine de premier recours qui est de faire barrière (gatekeeper). Les coûts de la santé publique sont liés aux coûts hospitaliers, poursuit-il. L’efficience de la médecine générale doit être jugée ainsi : une analyse de sang coûte quelques dizaines d’euros, une consultation externe quelques centaines, une admission en urgence quelques milliers. La valeur de la médecine générale ne tient pas à ce qu’elle fait mais à ce qu’elle ne fait pas.
Pour cela il faut avoir du temps. Mais on pourrait appliquer cette dernière phrase aux urgences : La valeur des services d’urgence tient à ce qu’ils font en cas de maladies urgentes graves et à ce qu’ils ne font pas en cas de maladies « urgentes » bénignes.
Pour cela il faut avoir du temps.
Nous en convenons. Les protocoles des urgences prennent du temps et de l’argent (n’oublions pas, on omet souvent de le dire, du poids économique que représente le service des urgences dans un hôpital, je veux dire du poids économique bénéficiaire pour les finances de l’hôpital malgré la montagne des impayés dont le recouvrement, parlez-moi du Tiers Payant Généralisé délocalisé en médecine de ville désorganisée, est fait aussi par le Trésor Public) et il serait utile que les urgentistes seniors ou non connussent des notions banales en médecine comme les couples spécificité / sensibilité et Valeur prédictive positive / valeur prédictive négative, ce qui permettrait de résoudre quelques impatiences dans les laboratoires et les services de radiologie attenants.
Trop d’IRM aux urgences tue l’IRM.
Plus le médecin urgentiste est expérimenté et moins on fait d’IRM.
Je n’ai pas encore parlé des Services d’Urgences Non programmés dans les cliniques privées pour lesquelles un billet entier serait nécessaire.

Ainsi, l’afflux aux urgences est aussi lié, vous n’y êtes pour rien, au Droit Imprescriptible des Citoyens à être en Bonne Santé et Tout de Suite !

J’ajoute, pour faire bonne mesure, que si des critiques sont émises sur la façon dont certains médecins généralistes « adressent » leurs patients aux urgences, je les prends en compte.
Mais il serait également utile que les patients adressés par leur médecin traitant aux urgences (avec une lettre tapuscrite éclairée) soient pris en charge avec plus de soin, si j’ose dire, que le patient tout venant qui vient pour un arrêt de travail.

Donc, si les urgences de l’Hôpital Lariboisière (Paris) sont débordées c’est à cause de la désorganisation de la médecine de ville. 
Circulez, y a rien à voir.

Amen.

Notes
(1) Je n’ai jamais compris, mais on va m’expliquer, que sur France-Culture les informations de 8 heures soient à la même heure que celles de France-Musique, certainement une exigence syndicale pour qu’il y ait deux rédactions distinctes et qu’ils disent la même chose, ou presque, au même moment, et moi, quand j’écoute l’une ou l’autre des radios, je veux écouter de la culture et de la musique, pas des infos générales avec des resucées des différentes chaînes de radio-France… je passe, c’est pas le sujet…
(2) J’aimais écouter Philippe Meyer à 7 heures 56 et on me l’a enlevé, le Meyer, et les émissions de Marc Voinchet devenant d’un gnan gnan terrible, je tente d’écouter la chronique de Dany le rouge sur Europe 1 à 7 heures 55… d’où…

Crédit photographique : Bali-Sanglah Public hospital. ICI pour illustrer l’hôpital Baliboisière (Paris) 

Continuer la lecture

Publié dans DESORGANISATION DE LA MEDECINE DE VILLE, Urgences, URGENTISTES | Commentaires fermés sur Billet ouvert destiné à l’urgentiste de l’hôpital Lariboisière (Paris) entendu sur Europe 1 le 17 septembre 2014 vers 8 heures et qui a parlé de désorganisation de la médecine de ville.

Valeurs et préférences d’une patiente, la conne et la tête de gland.

  
Après qu’un ami twittos me l’a signalé, et on ne dira jamais assez combien les 140 caractères de twitter sont devenus importants pour la diffusion d’informations vraies ou fausses, peu importe, c’est à chacun de voir, je lis le billet de Solène (ICI). Ma lecture est faussée car l’ami twittos a fait un commentaire en proposant l’article.
Merci de lire le billet de Solène.
Maintenant que vous l’avez lu, que vous avez lu les commentaires et qu’éventuellement vous avez lu des tweets de commentaires, nous allons pouvoir en parler.
D’après ce que j’ai compris il y a plusieurs angles d’attaque : je passe sur le côté « tranche de vie », sur le côté « les patients ont bien le droit de dire ce qu’ils pensent », sur le côté « on dit encore du mal des médecins », sur le côté « les malades sont pris pour des demeurés », sur le côté « la critique est bonne mais le ton, le ton… », et cetera. Tout le monde a forcément raison.
Solène, vous avez eu raison d’écrire ce que vous aviez sur le coeur.
Il le fallait certainement pour vous mais aussi pour infomer les autres patients et les médecins qui exercent à l’hôpital ou dans les cliniques, voire dans des cabinets de médecine générale.
Je voulais vous dire ceci : quand je suis sorti de l’hôpital pour m’installer comme médecin généraliste, exactement fin juin 1979, j’en étais à la fois content et mécontent. Mécontent car j’avais raté l’internat de Paris et donc j’étais frustré de ne pas continuer à travailler dans l’Alma Mater au chaud dans les quelques certitudes que m’avaient procurées mes études (il n’était pas question à l’époque de nous inculquer la notion de doute) mais content d’échapper à la hiérarchie, à la vulgarité, au machisme, au népotisme, au je-m’en-foutisme, et, pour tout dire, au mépris du malade, sans compter les propos de salle de garde.

Eh bien, Solène, en lisant votre billet, je constate que, mutadis mutandis, rien n’a changé. Rien du tout.
L’hôpital est resté un machin sans âme, une machine aveugle, un système lourd, une institution faite pour les soignants, pour les administratifs, pour les plombiers, pour les jardiniers, pour les brancardiers, pour big pharma, pas pour les soignés, ces cochons de payants qui ont en plus l’arrogance de ne pas être bien portants et de se plaindre voire de s’organiser en collectifs, mais où, cerise sur le gâteau, les soignants, instruments institutionnels de la déshumanisation des soignés, sont désormais les victimes de leur propre regard déshumanisant puisqu’ils finissent par se manger entre eux avec l’assentiment froid des managers et des partisans de l’assainissement des finances publiques… La gestion privée du public est venue faire un tour par là, mais pire, la gestion des malades comme des animaux en batterie, comme des sujets numérotés, comme des esclaves de la science, comme des facteurs intermédiaires de la bonne conscience sociale, et tout le monde de penser que c’est moderne, que ceux qui sont contre cela sont des vieux réactionnaires de gauche et de droite, que le monde est en marche dans le concert mondialisant de la Grande Révolution Pharmaceutique mondiale passant par des génériques fabriqués en Chine, par des programmes de dépistage du cancer du sein dans des pays où il n’y a pas de quoi manger ou par des campagnes de vaccination dans des pays où il n’y a même pas de savon pour se laver les mains.
Ces grosses structures hospitalières, tout comme l’Education Nationale dont nous parlons souvent sur ce blog, sont des modèles de dysfonctionnement, des modèles d’inutilité fonctionnelle, des modèles de décervélation des acteurs, ce qu’avait si bien décrit Illich en son temps même si ses solutions n’étaient pas à la hauteur de son diagnostic (suppression des hôpitaux et de l’école).
Dans ces machines délirantes qu’avaient décrites par anticipation Gilles Deleuze et Félix Guattari (L’anti Oedipe) il y a donc des hommes et des femmes qui sont entraînés par le mouvement, des hommes et des femmes qui ne sont ni plus beaux ni plus moches que vous et moi, des hommes et des femmes qui se font broyer en broyant parfois les autres, qui participent à un cérémonial sans croyance, à une liturgie de la rentabilité, à un culte sans dieu, à un dogme qui prend l’économie pour la finalité de l’existence, l’homo economicus, des hommes et des femmes qui broient en se broyant et il y en a aussi quelques autres, des hommes et des femmes aussi, qui tentent de jouer en solo la carte de l’indépendance, de l’éloignement, du retrait, de la dissidence, en se comportant comme des humains, toutes choses égales par ailleurs pour ce qui est de la compétence ou de leur efficience, en tentant de protéger leurs patients et en se protégeant eux-mêmes mais qui ne peuvent que rater lamentablement puisque c’est le système qui dirige, un système aveugle, un système dirigé par lui-même, sans théorie du complot, un système 2.0 de l’acceptation passive et de la résignation collective.

La seule question, Solène, qu’il est loisible de se poser : est-ce que votre témoignage va servir à quelque chose ? Est-ce que l’interne, la conne comme vous l’avez appelée, est-ce que l’étudiant, la tête de gland comme vous l’avez baptisé, auront changé après qu’ils vous auront lu ? Mais vous auront-ils lue ?

Solène, permettez-moi de vous le dire, vous avez eu de la chance, vous avez été reçue par deux médecins, un médecin en formation qui vous a dit avec sa tête de gland, non mais, les médecins, écoutez, cela n’arrive pas tous les jours, prenez-en de la graine, « Bonjour, je suis étudiant en médecine, c’est moi qui vais m’occuper de vous aujourd’hui.« , et l’autre, la conne qui vous a dit « Bonjour madame, je suis l’interne.« , vous avez donc eu la chance d’être examinés par des médecins polis qui se sont présentés, on vous a même expliqué ce que l’on allait rechercher et ce qu’il était possible de faire comme constatation, vous avez eu de la chance de voir deux médecins et un échographe et un médecin qui a su lire sur l’écran et vous donner le diagnostic…

Certains ont été choqués par le ton (1) de votre billet mais on me dit que c’est le ton actuel, c’est comme cela, tout le monde parle (et écrit) comme cela, de nos jours, donc, vous avez été mal reçue mais vous, dans votre tête, vous les avez aussi mal reçus, les deux médecins, votre empathie n’a pas été à la hauteur de celle que vous attendiez d’eux, mais peut-être le sentaient-ils, non, je ne pardonne pas l’attitude stéréotypée de ces médecins institutionnels, mais, ce qui est amusant, c’est que vos commentaires, ceux que vous écrivez pour réagir aux commentaires de votre billet, eh bien, ils sont polis, bien écrits, sans gros mots…

Vous avez été choquée par le fait que la conne ait fait sortir Monsieur (mon homme) sans vous demander votre avis et sans lui demander le sien mais il me semble que c’est une coutume française que de faire sortir la famille lorsque l’on réalise des actes médicaux. Vous avez sans doute pensé que vous étiez la participante en vrai d’un feuilleton américain (Urgences, Grey Anatomy ou, mon favori, Doctor House) où la famille a le droit ou presque de tout voir. Il est amusant de constater que s’il s’était agi d’un accouchement on aurait intimé l’ordre au Monsieur de rester… (2)

Enfin, il y a le problème de l’annonce : « Bon, il y a une poche, mais elle est vide. » Attention, on entre dans le tragique : quoi de plus horrible que d’entendre une phrase pareille alors que vous, Solène, aviez fantasmé grave (vous le dites plus loin : je l’ai vu courir dans le jardin, avoir du chocolat partout autour de la bouche, me regarder faire des gâteaux, sourire, dire ses premiers mots, faire ses premiers pas…) mais comment vouliez-vous que la conne vous l’annonçât ? Comment dire les choses autrement que ce qu’elles sont ? Il est vrai que la conne vous dit : « Ne pleurez pas madame, vous savez on ne l’a même pas vu à l’écho alors c’est comme s’il n’avait même jamais existé !« .  Solène, vous étiez enceinte de six semaines. Ce que dit l’interne (arrêtons ces niaiseries, cette interne est aussi un être humain, elle lit peut-être Sandor Maraï ou Anaïs Nin, ou Philip Roth et Maurice Blanchot, elle a aussi un coeur, un uterus, que sais-je?) est frappé sur le coin du bon sens et fait aussi, à l’impossible nul n’est tenu, super post freudien à la mode. L’argument utilisé par l’interne est d’ailleurs fort, nul doute que nous n’hésiterions pas à le réutiliser en d’autres circonstances… Solène, vous trouvez pourtant que ces propos sont stupides. Pas tant que cela. Cette interne est formatée, elle peut, dans la même journée aux urgences, faire des échographies et dire que le bébé bouge, que le coeur du foetus bat, que la poche est vide ou… que le bébé est mort. Elle est confrontée, cette jeune femme que vous ne décrivez pas, aux fausses couches spontanées comme aux demandes d’interruption de grossesse… 

En vous lisant Solène, tous les médecins sont des cons ou des connes, l’externe, l’interne et l’hôpital, ça pue la mort et le désinfectant.

Solène, vous voudriez des médecins empathiques, des médecins qui vous connaissent avant même que de vous avoir vue, des médecins qui ne travailleraient pas dans des structures moches, qui sentent mauvais et… remplis de malades.
Vous avez raison : l’impression que vous avez eue de ces médecins formatés à l’inhumanité institutionnelle, n’est pas usurpée, nous qui avons fréquenté ces structures, qui en sommes sortis, nous y avons été confrontés, et, pour nombre d’entre nous, contraints ou forcés ou de notre propre gré, nous en avons fui. 
Il est clair que ce n’est pas à vous de faire la part entre ce qui revient à l’institution bicéphale elle-même, à la fois l’hôpital et la faculté de médecine, à la formation des médecins, à leur éducation, à leurs conceptions de la vie, à leurs préjugés, à leurs réflexions en amont sur la vie, à leurs lectures, à leurs capacités d’auto analyse, à leur ego, à leurs croyances, à leurs contre transfert, à l’image qu’ils veulent donner d’eux, à l’état de leurs courbes de vie intérieures, à leurs positionnements par rapport à leurs désirs d’enfants ou de grossesse — pour la conne (i.e. l’interne), leurs conditions de naissance (non, je n’exagère pas, cela peut jouer),…
Ce que je veux vous dire, Solène, c’est que la situation que vous décrivez, et sans nul doute avec beaucoup d’exactitude, elle ne m’étonne pas.

Une note d’espoir ? Il est possible d’apprendre à annoncer, non parce qu’il existe des procédures désormais institutionnalisées, protocolisées, les fameuses consultations d’annonce, dont on me dit qu’elles vont être étendues à nombre de situations cliniques banales, l’annonce d’un cor au pied, mais parce que les jeunes médecins que vous avez vus, celui que j’étais avant ma sortie de l’hôpital (et j’ai honte de dire combien je ne savais rien à cette époque et, plus encore, que je ne savais pas qu’il pouvait y avoir des problèmes de ce type), ils vont apprendre, ils vont s’aguerrir, ils vont apprendre les vraies choses de la vie (et de la mort), tout seuls, en lisant des livres ou grâce au compagnonnage.

Voilà, Solène, je suis tellement content que les patient(e)s s’expriment, surtout quand ils disent du mal de l’institution hospitalière (je plaisante), qu’ils continuent à le faire pour, comme on dit aujourd’hui dans le langage énarchien convenu, bouger les lignes. Qu’ils parlent, qu’ils écrivent. Je ne sais si cela changera d’un iota la situation actuelle (dont mes collègues hospitaliers ne cessent de me dire qu’elle se dégrade de plus en plus) mais au moins les réactions passionnées que nous avons lues ici ou là pourraient faire avancer les choses dans le sens de la compréhension mutuelle (non, je ne suis pas converti au sentimentalisme ou au lyrisme). Que le corps médical (pas d’infirmières, pas d’aide-soignants, pas de secrétaires dans ce billet : Solène, voudriez-vous les exonérer de ce fiasco total ?) ne s’illusionne pas trop sur son rôle réel et sur sa perception en général dans le public et que les patients n’en demandent pas trop au système de santé qui, tel la plus belle fille du monde (mais personne, à part Patrick Pelloux, ne croit que les urgences françaises sont les plus belles du monde), ne peut que donner que ce qu’il a, c’est à dire de la sueur, des larmes, des joies aussi mais également des odeurs d’antiseptique et de choux farcis.

J’espère avoir compris une infime partie de vos valeurs et de vos préférences.


Notes

(1) Solène, vous faites sans doute partie des jeunes femmes qui pensent que la meilleure façon de s’émanciper du patriarcat et du machisme ambiant, c’est de parler comme un charretier, comme un mec qui regarde le foot à la télé en buvant des bières et en grignotant une pizza en se grattant les poils de torse (ou d’ailleurs), d’écrire putain à tous les coins de phrase, de traiter les gens de con, de conne ou de connasse à tout bout de clavier (je rappelle ici que putain, con et conne son dérivé ou connasse son super dérivé (au masculin : connard), sont des insultes qui désignent à la vindicte publique des femmes ou des organes de femmes, mais passons…). Ainsi Solène, voulez-vous nous épater en écrivant de façon ordurière pour dire avec emphase « Moi, on ne me la fait pas… je suis émancipée… J’ai le droit de parler comme je veux, je peux échapper aux convenances, faire un pas de côté pour m’extraire de la bien-pensance qui assigne aux femmes, fussent-elles féministes et libérées, une attitude correcte… » Dont acte. Chomski a écrit quelque part qu’utiliser les mots de l’adversaire c’est lui donner une légitimité qu’il ne mérite pas. J’ajouterai ceci : si être émancipée (et chacun a les droit de faire ce qu’il veut, veut, comme dit la chanson) c’est, pour une femme, se mettre dans la peau des hommes que je déteste (les beaufs, les kékés, les jackie), c’est à dire écrire comme ils parlent, je jette l’éponge.

(2) La conne (alias l’interne) a exigé sans demander, ce qui peut paraître un abus de pouvoir. Mais on peut envisager ceci : le corps d’une femme a une signification complexe, et même dans l’esprit de la conne (certes influencé de façon pavlovienne par l’institution bicéphale, le corps de la femme, fût-il sur médicalisé ou, comme dirait Marc Girard, simplement médicalisé), n’est pas un objet, pas plus que son uterus n’est pas une couveuse naturelle, est une machine à fantasmes et le Monsieur pourrait en avoir une idée différente que celui de l’idée médicalisée… S’agit-il de pudeur de la part de la conne ou d’impudeur de la part de Solène ? Le thème de l’homme qui doit assister à l’accouchement pour montrer son implication a déjà été discuté de nombreuses fois sur des blogs (dont ICI) ou sur des forums. Dans le cas précis il s’agit d’un acte médical avec une sonde dans le vagin et il est possible que la conne (voyez Solène comment parler vrai rend parfois le discours ridicule) n’assume pas ce qu’elle va peut-être découvrir et pense ne pas pouvoir se dépatouiller avec ce qu’il faudra dire ou, plutôt comment réagir (en tant que médecin conne, en tant que femme, en tant que futur mère ou déjà mère, et cetera) avec les réactions de la patiente et de son compagnon, ami, futur père ou futur ex père, quand la mauvaise nouvelle sera annoncée. De façon plus générale les actes médicaux ou les consultations sont le plus souvent, mais pas à l’hôpital, il faut en convenir, des actes singuliers et le déshabillage dans une salle d’examen est un acte violent qui n’a rien à voir avec le déshabillage dans une salle de bain ou dans une chambre à coucher cela devient, sans préparation, un acte collectif avec la patiente, la médecin (la conne) et l’étudiant médecin (le connard ou la tête de gland). Le médecin devrait théoriquement, et des affaires récentes nous ont montré le contraire, faire la part entre le corps médical de la patiente, son corps érotique et son corps sexuel (pour les différences, on me dit dans l’oreillette qu’une thèse est en cours de rédaction…), et itou pour le Monsieur. Imagine-t-on, donc, Monsieur venant se faire examiner les roucous, se faire mettre un doigt dans l’anus ou une sonde d’échographie pour évaluer sa prostate, pendant que Madame, sur injonction de la bien pensance machiste, doit assister à l’examen, pour être là ? Solène, qui est une femme libérée, n’imagine même pas que Monsieur (mon homme) puisse être gêné de voir sa femme, petite amie, compagne, maîtresse, copine,  en position gynécologique, une sonde dans le vagin et angoissée à l’idée que le saignement soit signe de mort foetale…

Continuer la lecture

Publié dans annonce, GYNECOLOGIE, PAROLES DE PATIENTS, Patients, Urgences | Commentaires fermés sur Valeurs et préférences d’une patiente, la conne et la tête de gland.

Ça pique ?

– Putain ça caille. – … – Allez fais pas cette tête, si ça se trouve c’est rien, et puis si c’est pas rien on recommencera. Attends, j’ai vraiment dit ça ???? Des fois, plus la situation est dure, plus les … Lire la suite Continuer la lecture

Publié dans amour, anxiété, Candeur, CHU, Cruche, Débutant, examen clinique, fausse-couche, Foutage de gueule, grossesse, Gynécologie-Obstétrique, Histoire de patient, Hôpital, impuissance, Intimité, Maltraitance, Nudité, Pudeur, Relation médecin-malade / soignant-soigné, résilience, respect, Têtes à claques, Urgences | Commentaires fermés sur Ça pique ?

Est-ce que tu viens pour les vacances ?

Un vendredi soir, aux urgences. « Allo, je voudrais parler à madame Aude Allajoy. Ah c’est vous ? Bonsoir, je suis l’interne de garde aux urgences de l’hôpital du coin où votre mère a été déposée tout à l’heure. Bonne nouvelle, elle … Lire la suite Continuer la lecture

Publié dans amour, Autonomie, Brève, Chantage, Foutage de gueule, Garde, gériatrie, Histoire de patient, In your face, internat, Maltraitance, Marteau réflexe, Négociation, Têtes à claques, TMTC, Urgences | Commentaires fermés sur Est-ce que tu viens pour les vacances ?

De la poudre aux yeux (2ème partie) : héroïne d’un jour

Résumé de l’épisode précédent : . Jeudi 29 novembre 2001, Marne-La-Vallée, Seine-et-Marne. 17H51 : A Disneyland Paris®©™, la parade lumineuse s’apprête à démarrer et Kevina, dans son uniforme de Cast member, s’emmerde ferme dans l’arrière-boutique du « Disney Magic Shopping Dreams of Princess®©™. » … Lire la suite Continuer la lecture

Publié dans Al-Qaïda, alerte, Anthrax, APHP, Ariel, Astreinte, Bacillus anthracis, Banlieue, Bernard Kouchner, Bigdil, CHU, Continuité des soins, Dessicant, Disneyland Paris, DRASS, Écouvillon, Foutage de gueule, Guerre bactériologique, Histoire de patient, Infectiologie, internat, Jessifer, Kassandrine, Kevina, La Cité de la Peur, Loft Story, Mademoiselle Mangin, Oussama Ben Laden, Paranoïa, peur, pompiers, Princesse Sarah, protocole, Pyjama, réanimation, Rhume, SAMU, Secret médical, Selfie, Somalie, Terrorisme, Urgences, Val de Seine-Saint-Yvelines, Villefranche-sous-Bois, Virose | Commentaires fermés sur De la poudre aux yeux (2ème partie) : héroïne d’un jour

De la poudre aux yeux

On était en novembre 2001, souvenez-vous, l’Occident se réveillait groggy du 11 septembre et vivait désormais la peur au ventre. Les gens regardaient les informations, ils avaient peur. Ils prenaient le métro, ils avaient peur. Ils prenaient l’avion, ils avaient … Lire la suite Continuer la lecture

Publié dans Al-Qaïda, alerte, Alex DeLarge, Anthrax, APHP, Armageddon, avion, Bacillus anthracis, Blagues de merde, burn-out, CHU, Dessicant, Écouvillon, Foutage de gueule, Guerre bactériologique, Hôpital Américain, Infectiologie, internat, John Doe, Loft Story, Moïse, Oussama Ben Laden, Paranoïa, peur, protocole, Pyjama, Sensation de mort imminente, Téleshopping, Terrorisme, The Office, Urgences, Yoda | Commentaires fermés sur De la poudre aux yeux

La Garde de Nuit (enfin, jusque minuit)

« La prison », « la cellule », « le frigo », « le piquet. » C’est comme ça qu’elle a été appelée à sa création. La Maison Médicale de Garde. C’est une salle de consultation commune où nous, les collègues du coin, nous nous relayons pour … Lire la suite Continuer la lecture

Publié dans Abed Nadir, anxiété, Après la thèse, Branleur, Continuité des soins, Foutage de gueule, Furet, Game of Thrones, Garde, George Clooney, Gollum, Infection urinaire, Maison Médicale de Garde, MEDECINE GENERALE, Nomadisme médical, Pédiatrie, PSP, Réassurance, Relation médecin-malade / soignant-soigné, remplaçant, SAMU, Sibylle Trelawney, TMTC, touriste, Urgences, Virose, Youpi Matin | Commentaires fermés sur La Garde de Nuit (enfin, jusque minuit)

La mort en face

Quand j’étais en P2, flottant gaiement dans ma blouse taille 5, j’ai vu mon premier mort. Il était dans la 3ème chambre à gauche. La porte était ouverte quand j’étais passée  le matin. Il s’appelait Monsieur F. Je ne sais … Lire la suite Continuer la lecture

Publié dans accompagnement, Acharnement, Adolf Kussmaul, Après la thèse, Avant l'externat, blouse, cancer, Choix, Décision médicale partagée, externat, fin de vie, Histoire de patient, internat, mort, Oncologie, P2, Pneumologie, Pyjama, réanimation, Relation médecin-malade / soignant-soigné, SAMU, suicide, TMTC, Trachéotomie, Urgences, Volonté | Commentaires fermés sur La mort en face

Les dangers de l’utilisation du tramadol (bis, ter, quater repetita). Histoire de consultation 160.

Le fils de Madame A, 92 ans, m’appelle des urgences pour me dire que sa mère est tombée et qu’elle est actuellement dans un box.
Ce n’est pas la première fois qu’elle fait une chute (la troisième, je crois) mais je n’ai jamais pu vraiment savoir ce qui se passait : une baisse de tension, un problème vasculaire ? Il n’y a jamais eu de signes neurologiques focaux au décours. La PA est généralement équilibrée avec de petites doses d’un « vieil » inhibiteur de l’enzyme de conversion.
Le surlendemain le fils m’appelle pour me demander de passer au domicile de sa mère pour savoir ce qu’il est possible de faire. A son avis elle aurait dû rester, ce qu’elle a refusé, et je sens qu’il aimerait que je la réadresse.
Pas de compte rendu des urgences. Je peux cependant consulter les résultats de la prise de sang qui montre une petite anémie microcytaire. Le médecin traitant se débrouille.
Madame A est pâle, je la connais depuis exactement 34 ans, je peux donc évaluer de façon comparative la couleur de son teint, le niveau de sa conscience, l’éclat de son regard.
Je suis triste de la voir ainsi. Je suis plutôt pessimiste.
L’examen est rassurant malgré le regard vague et le manque d’entrain de la patiente. Je n’ai droit à aucun sourire. La patiente a mal à son genou : il existe un volumineux hématome du cul-de-sac sous quadricipital. L’examen neurologique ne montre aucun déficit.
Nous envisageons d’emblée avec les enfants qui sont là les démarches administratives à entreprendre, l’Apa (LA), la télé alarme, et cetera. Je mâche, avec enthousiasme, le futur travail de l’assistante sociale.
Sur la fin, les consultations de médecine sont comme les séries policières, c’est le moment où l’on commence à entrevoir la vérité, la belle-fille me montre l’ordonnance de sortie des urgences.
Nous tenons le MacGuffin (ICI) ! Le deus ex machina ! La clé du mystère.
Le docteur senior des urgences a prescrit du tramadol LP 100 mg ! Voir ICI, LA ou ICI.
Je ne m’étonne plus que la patiente soit dans le gaz…
Je reviens une semaine après chez Madame A.
La famille est là. La patiente est souriante, elle plaisante, le teint est plus rosé, le regard est vif. L’hématome a commencé lentement à diminuer en s’écoulant le long des gaines. La douleur persiste. « Il faudrait me donner plus fort que le doliprane » me dit la patiente. Ouais. Je lui explique que la réaction qu’elle a faite au tramadol ne m’encourage pas à lui donner d’autres opiacés pour des douleurs du genou qui vont disparaître dans les jours suivants. « Serrer les dents », lui dis-je en plaisantant. Ma dernière heure est arrivée : si le syndicat de l’hédonisme généralisé apprend que j’ai prononcé cette phrase sacrilège à une jeune femme de 92 ans, si les producteurs de réglettes EVA (échelles visuelles analogiques) sont mis au courant, si l’association pour la disparition de la douleur (Non à la douleur !), si la Ligue de Protection des Personnes Agées Maltraitées, me lisent, je suis bon pour la justice, la Cour Européenne des Droits de l’Homme, que sais-je encore ?
Bon. On ne sait toujours pas pourquoi elle s’est cassée la bouille trois fois, mais, rassurez-vous, le grand orchestre des examens complémentaires est en route…
Pour ce qui est de l’administratif : ça roule aussi. On répartit les présences au domicile de Madame A entre aide ménagére, auxilaire de vie et famille…
Mais, vous l’avez compris, le message subliminal de ce billet est : les urgentistes, arrêtez de donner des opiacés à longue durée d’action à des personnes âgées qui viennent de tomber, dont on ne connaît pas les tenants et les aboutissants de la chute et qui, finalement, n’ont presque pas mal.
Un bandeau affiché sur le mur de la salle de repos des urgentistes ne serait-il pas le bienvenu dans tous les services d’urgence programmées ou non de France ?
Illustration : pavot.

Continuer la lecture

Publié dans ANHEDONIE, CONSULTATIONS, GERONTOLOGIE, tramadol, Urgences | Commentaires fermés sur Les dangers de l’utilisation du tramadol (bis, ter, quater repetita). Histoire de consultation 160.

Les poupées russes

Les vacances de Nöel approchent. Le mammouth se rappelle à mon bon souvenir en début de mois. En effet, mon arrêt de travail file jusqu’au 20 décembre 2013. La date fatidique des 3 mois de congés ordinaires approche. Le pachyderme…

Lire la suite →

Continuer la lecture

Publié dans médecins, P'tit journal de La Crabahuteuse, Urgences | Commentaires fermés sur Les poupées russes

Ça plane pour moi

21H00 : la famille et quelques invités nous accompagnent à l’aéroport, on m’embrasse, on me souhaite bon voyage, je ne sais pas encore où je pars, je me suis mariée hier, ma vie est merveilleuse. 21H15 : enregistrement les yeux … Lire la suite Continuer la lecture

Publié dans avion, Barbie pédiatre, Clinique de l'Hôpital Saint André, Concours de l'internat, Diarrhée, DSK, evidence based medicine, Fécalogramme, Frau Blücher, Frédéric Lopez, Gilet de sauvetage, internat, Les visiteurs en Amérique, Low-kick balayette, mariage, Nuit de noce, peur, Sacerdoce, Sensation de mort imminente, Somalie, Têtes à claques, Urgences, Vomi | Commentaires fermés sur Ça plane pour moi

Culture et déconfiture

2ème semestre d’internat. Ce soir-là, je suis de garde aux urgences avec Chef Bizarre. Chef Bizarre, je ne l’aime pas trop. Déjà, il est bizarre (je ne parle pas seulement de son look… euh… atypique). Et puis il parle tout le … Lire la suite  Continuer la lecture

Publié dans Bagou, Boson, Chenilles processionnaires, Compagnonnage, Enrico Fermi, Foutage de gueule, Garde, Harry Potter, In your face, internat, Marginal, Neutrino, physique, Pont du Gard, Urgences | Commentaires fermés sur Culture et déconfiture

L’histoire édifiante de Monsieur S, puni par un service d’urgences pour quelques secondes d’égarement.

Il est toujours très délicat de raconter une histoire médicale à problèmes quand on n’a pas été soi-même témoin ou impliqué. La version du patient et celle du médecin peuvent être différentes, sans pour autant préjuger du camp qui a raison. Je vais néanmoins, et prudemment, vous narrer une affaire qui laisse supposer qu’au-delà des …

Lire la suite »

Continuer la lecture

Publié dans Hôpital, patient, Urgences | Commentaires fermés sur L’histoire édifiante de Monsieur S, puni par un service d’urgences pour quelques secondes d’égarement.

Tout le monde. Tout le temps. Tout de suite.

Est-il possible pour un médecin généraliste d’être disponible tout le temps, tout de suite, pour tout le monde? Cette interrogation m’est venue récemment en échangeant avec @fraslin sur Twitter sur l’accès des patients à un médecin généraliste dans les zones où la démographie médicale évolue de façon défavorable ; la discussion portait sur la nécessité […] Continuer la lecture

Publié dans cabinet, cabinet de médecine générale, CONSULTATION, désert médical, études, Études de médecine, généraliste, installation, internat, interne, médecine, MEDECINE GENERALE, Patients, remplacement, Santé, twitter, Urgences | Commentaires fermés sur Tout le monde. Tout le temps. Tout de suite.

Tout le monde. Tout le temps. Tout de suite.

Est-il possible pour un médecin généraliste d’être disponible tout le temps, tout de suite, pour tout le monde? Cette interrogation m’est venue récemment en échangeant avec @fraslin sur Twitter sur l’accès des patients à un médecin généraliste dans les zones où la démographie médicale évolue de façon défavorable ; la discussion portait sur la nécessité […] Continuer la lecture

Publié dans cabinet, cabinet de médecine générale, CONSULTATION, désert médical, études, Études de médecine, généraliste, installation, internat, interne, médecine, MEDECINE GENERALE, Patients, remplacement, Santé, twitter, Urgences | Commentaires fermés sur Tout le monde. Tout le temps. Tout de suite.