Archives de catégorie : GYNECOLOGIE

Quand une grossesse se déroule dans le foie

L’histoire est proprement incroyable. Elle a lieu en Chine et concerne une femme de 31 ans qui a déjà accouché par césarienne sept ans plus tôt et a eu un curetage utérin l’année suivante. Elle consulte à l’hôpital pour un … Continuer la lecture Continuer la lecture

Publié dans cas clinique, chirurgie, echographie, échographie abdominale, feme enceinte, femme, foie, Gastroentérologie, GEU, grossesse, grossesse abdominale, grossesse extrautérine, grossesse hépatique, grossesse intrahépatique, grossesses extra-utérine, GYNECOLOGIE, hémorragie, Hépatologie, Imagerie médicale, obstétrique, scancer, scanncer abdominal, URGENCE | Commentaires fermés sur Quand une grossesse se déroule dans le foie

Un fœtus sauve sa mère en se sauvant lui-même

C’est un cas clinique spectaculaire que rapportent des obstétriciens, néonatologistes et radiologues du CHRU de Lille dans un article publié en ligne le 3 juin 2017 dans l’European Journal of Obstetrics, Gynecology, and Reproductive Biology. Il concerne une femme qui … Continuer la lecture Continuer la lecture

Publié dans bébé, cas clinique, césarienne, echographie, enfant, foetus, grossesse, GYNECOLOGIE, Imagerie médicale, IRM, IRM fœtal, mère, néonatologie, obstétrique, poche des eaux, rupture utérine, utérus, utérus cicatriciel | Commentaires fermés sur Un fœtus sauve sa mère en se sauvant lui-même

Un fœtus sauve sa mère en se sauvant lui-même

C’est un cas clinique spectaculaire que rapportent des obstétriciens, néonatologistes et radiologues du CHRU de Lille dans un article publié en ligne le 3 juin 2017 dans l’European Journal of Obstetrics, Gynecology, and Reproductive Biology. Il concerne une femme qui … Continuer la lecture Continuer la lecture

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Quand un médicament vous excite sexuellement en permanence

En Italie, le Dr Rocco Salvatore Calabrò, qui exerce dans un centre de neurologie à Messine (Sicile), s’est fait une spécialité de décrire dans les revues médicales les troubles sexuels engendrés par les médicaments antiépileptiques. Selon les cas, il a … Continuer la lecture Continuer la lecture

Publié dans antiépileptique, crises d'épilepsie, crises épileptiques, dysfonction sexuelle, effet indésirable, effet secondaire, effets secondaires, éjaculation, épilepsie, femme, GYNECOLOGIE, médecine sexuelle, Neurologie, orgasme, persistent sexual arousal disorder, PGAD, pharmacovigilance, Psychologie, sexe, sexologie, sexualité, syndrome d'excitation génitale permanent, syndrome des jambes sans repos, syndrome des membres inférieurs sans repos, syndrome d’excitation génitale permanente, syndrome d’excitation sexuelle permanent, Urologie | Commentaires fermés sur Quand un médicament vous excite sexuellement en permanence

« Libérez ma pilule » : liberté pour qui ?

    Quelques réflexions sur le site liberezmapilule.com et la pétition associée…   Pourquoi ? À la première lecture de la lettre ouverte, l’impression ressentie est celle d’un texte confus, à l’argumentaire mal construit. De quoi parle-t-on ? D’une pilule progestative ? De toutes les pilules ?   A moins, au contraire, que ce texte […] Continuer la lecture

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Une pile dans le vagin pendant 6 ans

C’est un cas clinique exceptionnel que rapportent des pédiatres émiratis et italiens dans le numéro de février du Journal of Pediatric and Adolescent Gynecology. Une adolescente de 13 ans a gardé pendant plus de six ans une pile bouton dans … Continuer la lecture Continuer la lecture

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Dragi Webdo n°127: déprescription, insuffisance cardiaque (NT-proBNP), vaccins (reco US), DIU cuivre vs hormonal

Bonsoir! Je vais peut être arriver à republier un billet dans les temps… Pour commencer, je vais parler de la fiche canadienne sur la déprescription. Elle explique aux patients (canadiens, mais en français) ce qu’est la sur-prescription et les intérêts de déprescrire. Il faudrait peut être avoir une fiche similaire avec des chiffres français pour en distribuer aux patients et les inciter à la réflexion.
1/ Cardiovasculaire
Un article du BJGP revient sur le diagnostic d’insuffisance cardiaque. Les auteurs retrouvent qu’abaisser le seuil diagnostic d’insuffisance cardiaque du NT-ProBNP à 125pg/ml était plus sensible (94%) et plus spécifique (de peu… 49%) que l’association d’un critère clinique (OMI ou crépitants des bases pulmonaires ou antécédent d’infarctus) avec un NT-ProBNP supérieur au seuil habituel (>400pg/ml).
Pour rester dans l’insuffisance cardiaque: une fois le diagnostic posé, accompagné d’une valeur de NT-ProBNP,  quel objectif de traitement avoir? Un article d’Annals of internal medicine a retrouvé qu’une baisse de 30% du NT-ProBNP était associé à une diminution de la mortalité totale, cardiovasculaire et des réhospitalisations. Il est donc probablement inutile de s’acharner à normaliser formellement une valeur particulièrement haute, quand une baisse d’au moins 30% par rapport au dosage le plus élevé a été obtenu, si l’évolution clinique est favorable.

2/ Infectiologie
Pour regarder un peu ce qu’il se passe outre-atlantique, les recommandations vaccinales 2017 sont parues! On y retrouve une vaccination antigrippale annuelle pour tous et les vaccins Zona et pneumocoque pour tous à 65 ans. N’oublions pas, pour les adultes non à jour: le vaccin anti HPV pour les hommes et femmes jusqu’à 21ans pour les premiers et 26 ans pour les secondes, les 2 doses nécessaires de vaccin anti-varicelle et les une à 2 doses de ROR. Enfin, notons que le vaccin anti-tétanique avec diphtérie est à faire tous les 10 ans (contre 20 ans en France, mais là bas, ils ne vaccinent plus à l’age adulte contre la polio)
Au regard de tout ça, on est clairement pas les plus interventionnistes en France au niveau des vaccins…
3/ Gynécologie
Suite à une question pertinente sur Twitter, je suis tombé sur un article très intéressant: quel est le risque de grossesse sous DIU hormonal (type Mirena) après 7 ans de pose en comparaison d’un DIU au cuivre à 380mm²? Dans cet essai contrôlé randomisé en ouvert ayant inclus 1800 patientes dans chaque groupe, les auteurs retrouvent un taux de grossesse cumulé à 7 ans de 0,5% avec DIU hormonal versus 2,5% avec le DIU au cuivre. Si on s’intéresse maintenant aux grossesses entre la 5ème et la 7ème année, les résultats vont parfaitement dans le sens de la supériorité du DIU hormonal avec aucune grossesse avec le DIU hormonal (sur 717 patientes restant) et 5 grossesse avec le DIU au cuivre (sur 989 patientes restant). Si on calcule un NNT: ça fait 50 patientes à traiter par DIU hormonal plutôt qu’au cuivre pendant 7 ans pour éviter une grossesse! Le principal problème du DIU hormonal étant la tolérance: 70% d’arrêt (versus 41%) notamment pour des causes de saignements (39% versus 13%).
Pour conclure, voici un article sur les études médicales. Une publication du BMJ a comparé l’efficacité des soins délivré par des internistes ayant validé leurs études de médecine aux États-Unis, avec celle d’internistes ayant validé à l’étranger. Le risque de décès à 30 jours était diminué significativement de 5% pour les patients traités par des médecins formés a l’étranger! Mais ce bénéfice avait un cout: près de 50$ de plus par patient suite à la prise en charge de ces médecins. Cela ne veut cependant pas dire qu’en dépensant plus, on peut améliorer la survie. J’aurai été curieux de voir une analyse en sous groupe selon le pays de formation…Merci de votre fidélité!!
@Dr_Agibus

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Accès facilité à la contraception pour les mineures de plus de 15 ans

Consultation, surveillance, délivrance pharmaceutique : l’accès à la contraception, pour les mineures de plus de 15 ans, est facilité par le tiers payant et le secret si souhaité. Même si on […] Continuer la lecture

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L’effet Lucifer dans les études de médecine

Reprocher, c’est facile. Crier au scandale quand on n’est pas concerné, également. On a souvent l’impression que le monde médical est la cible préférée des « fouteurs de merde » et autres appellations sympathiques qu’ont la plupart de ceux qui se contentent … Lire la suite Continuer la lecture

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Consentir : marche ou crève.

Je pourrais commencer par bien d’autres choses, et plus graves, néanmoins, je dois laisser le temps s’écouler, le sable couler pour générer le désert de l’anonymat, et peut-être une petite chance à un infime espoir de me montrer que l’avenir … Lire la suite Continuer la lecture

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Mal traitant – mal traité

  Le sujet était brûlant, l’émission a fait le buzz, les blogs*qui l’ont commentée un peu aussi. Jeudi, je reçois un mail « Je tenais à vous informer que dans le cadre de notre rubrique « Le Post », nous citerons votre blog dans un article publié samedi sur JIM.fr. » On est samedi. Je lis. Comment éviter le débat ? En le caricaturant […] Continuer la lecture

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GESTACLIC : aide au suivi des grossesses à bas niveau de risque

Merci à l’utilisateur d’Antisèches qui m’a permis de découvrir ce site plus qu’utile pour le MG, élaboré par des médecins de l’université Paris Diderot dans le cadre d’un travail de […] Continuer la lecture

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Indications de viol

Lorsque les historiens de demain jugeront la médecine d’aujourd’hui, ils relèveront le phénomène de « l’extension des indications » comme le plus marquant de la sociologie sanitaire des XX° et XXI° siècles. Et si l’épistémologie du soin était un jour enfin introduite … Continuer la lecture Continuer la lecture

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Vous avez le choix!

Un jour, DocteurGécé m’a demandé si je pourrais lui dessiner une affiche, pour expliquer que médecins généralistes, gynécologues et sages-femmes sont tout autant compétents en matière de contraception, suivi de grossesse physiologique et réalisation des frottis de dépistage du cancer du col de l’utérus.
J’ai dit oui tout de suite.

Parce que j’ai déjà reçu des patientes qui ne savaient pas qu’en tant que généraliste je pouvais prescrire leur contraception, et oui c’est une info éventuellement intéressante quand vous allez être en rade de pilule et que le gynéco ne peut vous voir que dans 2 mois.
Donc, je savais qu’un peu d’info ne pouvait pas faire de mal.

Mais surtout, parce que MOI AUSSI malgré mes études de médecine, j’ai longtemps cru que le travail des sages-femmes se limitait à « faire des accouchements ». J’ai longtemps cru qu’un généraliste ne pouvait pas poser de DIU (« stérilet »). J’ai longtemps cru qu’il était obligatoire à un moment donné de passer chez un gynéco, quand on est une femme. Grâce à ma formation de jeune généraliste, à mes lectures, aux blogs, j’ai appris, heureusement! Mais, alors que j’étais en plein dans le bain « santé » en tant qu’étudiante, je ne savais pas.
Deuxième raison de penser qu’un peu d’info ne peut pas faire de mal.

Sur une idée originale de DocteurGécé, avec les pertinents conseils de nos consoeurs 10Lunes, Farfadoc, et les critiques non moins pertinentes et constructives d’amis relecteurs, voilà donc ma modeste proposition d’affiche.

Si ça vous dit, vous pouvez l’imprimer et la scotcher dans votre salle d’attente, c’est fait pour.
Pour l’imprimer en A4, c’est ici.
Si vous voulez imprimer en A3 sur votre imprimante A4, la moitié du haut est ici et la moitié du bas .

Et allez donc lire les posts de celles sans qui ce projet n’aurait pas vu le jour : DocteurGécé, 10Lunes et Farfadoc.

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Je m’voyais déjà…

« Je viens pour une IVG. » Neuf mois déjà que je travaille ici. En arrivant à Paris, je pensais butiner ça et là. Profiter de ce nouveau départ pour essayer différents cabinets. Et puis en fait, au bout d’une semaine, j’ai … Lire la suite Continuer la lecture

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Ma gynécologue est partie à la retraite : un problème ? Histoire de consultation 176.

Madame A, 37 ans, accompagne son père, hypertendu diabétique qui a du mal à se déplacer. Ce n’est pas « ma » patiente. Ou plutôt elle vient de loin en loin car « elle n’est jamais malade ». D’un point de vue formel, je ne suis pas son médecin traitant alors que je « vois » ses enfants quand le pédiatre est indisponible mais je suis administrativement le médecin traitant de son mari que je connais depuis des lustres (35 ans).
Une fois que la consultation de son père est, presque, terminée…
« Docteurdu16, comment je vais faire parce que ma gynécologue est partie à la retraite ?
– C’est effectivement un problème, les gynécologues partent à la retraite et ceux et celles qui restent sont également proches de la retraite.
– C’est vraiment un problème. 
– Eh bien, vous avez… 37 ans (j’ai affiché son dossier à l’écran qui ne contient pas grand chose sinon un petit rhume et un gros rhume)… quel est votre intérêt d’aller voir une gynécologue ? Faire des frottis. C’est tout. J’ai vaguement vu qu’elle prenait une pilule estro-progestative de deuxième génération…
– Et ma pilule…
– Oui. Donc, on se résume, un frottis tous les trois ans et une prescription de pilule tous les ans. Si vous n’êtes pas malade entre deux, je crois que c’est faisable pour un cabinet de médecine générale. »
Je repère un grand sentiment de solitude dans le regard de la patiente de 37 ans.
« Mais, Madame B, me faisait faire un frottis tous les ans et me donnait la pilule pour trois mois. »
Oups.
Je tente avec difficulté de ne pas prendre mon air vindicatif, arrogant, excédé, donneur de leçon, défenseur des médecins généralistes, enfin, je prends mon air « naturel ».
« Eh bien, je comprends pourquoi les gynécologues se disent débordées… Vous avez besoin, selon ce qui se dit en France et à l’étranger, d’un frottis tous les trois ans, d’ailleurs, j’aimerais que vous me rapportiez le dernier compte rendu de frottis, pour que je voie ce qu’il en est. Le frottis, vous pouvez le faire ici, au cabinet ou dans un laboratoire d’analyses médicales, vous avez le choix, mais aussi celui de trouver une ou un gynécologue. Quant à la prescription de pilule, ici, dans ce cabinet, c’est une fois par an.
– Ah… Et pour les mammographies ?
– Pardon ?
– Ben oui, la gynécologue m’a dit que je devrais bientôt faire une mammographie…
– Heu, y a-t-il des antécédents de cancer du sein dans votre famille ?…
– … Non, je ne crois pas…
– Donc, en théorie, et sauf exceptions, le dépistage du cancer du sein par mammographie ne commence qu’à la cinquantaine… Et nous en reparlerons… lors d’un autre rendez-vous »
Bon, l’histoire est trop belle pour être vraie mais elle est vraie.
La disparition des gynécologues médicaux est une catastrophe car les frottis ne pourront plus être faits tous les ans, les pilules prescrites tous les trois mois et les mammographies hors procédures organisées tous les je ne sais combien…
Ainsi, le pourcentage de patientes chez qui un frottis n’est pas pratiqué dans les délais normaux est insuffisant, et la faute en incombe autant aux médecins traitants qu’aux gynécologues débordés, mais n’oublions pas non plus les patientes qui subissent des frottis en excès… de zèle. J’en avais déjà parlé ICI et avais développé de nombreux points.
Mais les partisans de gardasil / cervarix ont de bonnes nouvelles à annoncer : le taux de frottis a significativement diminué chez les patientes vaccinées vs non vaccinées en Australie (LA), ce qui signifie que les gynécologues seront moins débordés. C’était donc une plaisanterie sinistre à moins de croire par avance que gardasil / cervarix sont efficaces à 100 % contre le cancer du col.
Vous avez sans doute remarqué que je n’ai pas parlé des déserts médicaux…
PS. Mes chiffres de frottis ne sont pas bons selon les relevés de la CPAM (souvent fantaisistes). Je ne fais plus de frottis depuis longtemps en raison du fait, je l’ai déjà expliqué, que je suis un homme installé dans un « quartier » où les examens gynécologiques faits par des hommes non spécialistes sont très souvent refusés. Et cela m’ennuie d’essuyer des refus au petit bonheur…
(Image : Dubaï : ville et désert depuis presque le haut de la Burj Khalifa, 828 mètres. Photographie docteurdu16)

PS. Par une sorte de coïncidence, de corrélation ou de causalité (je laisse le débat ouvert) un certain nombre de blogs, dont celui du docteur Gécé (LA), de Dix Lunes (LA), de Farfadoc (ICI) et Sous La Blouse (LA) ont diffusé des textes et une affiche (faite par Sous La Blouse) que je reproduis ici qui parlent de la même chose ou presque que cette histoire de consultation 176.

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Valeurs et préférences d’une patiente, la conne et la tête de gland.

  
Après qu’un ami twittos me l’a signalé, et on ne dira jamais assez combien les 140 caractères de twitter sont devenus importants pour la diffusion d’informations vraies ou fausses, peu importe, c’est à chacun de voir, je lis le billet de Solène (ICI). Ma lecture est faussée car l’ami twittos a fait un commentaire en proposant l’article.
Merci de lire le billet de Solène.
Maintenant que vous l’avez lu, que vous avez lu les commentaires et qu’éventuellement vous avez lu des tweets de commentaires, nous allons pouvoir en parler.
D’après ce que j’ai compris il y a plusieurs angles d’attaque : je passe sur le côté « tranche de vie », sur le côté « les patients ont bien le droit de dire ce qu’ils pensent », sur le côté « on dit encore du mal des médecins », sur le côté « les malades sont pris pour des demeurés », sur le côté « la critique est bonne mais le ton, le ton… », et cetera. Tout le monde a forcément raison.
Solène, vous avez eu raison d’écrire ce que vous aviez sur le coeur.
Il le fallait certainement pour vous mais aussi pour infomer les autres patients et les médecins qui exercent à l’hôpital ou dans les cliniques, voire dans des cabinets de médecine générale.
Je voulais vous dire ceci : quand je suis sorti de l’hôpital pour m’installer comme médecin généraliste, exactement fin juin 1979, j’en étais à la fois content et mécontent. Mécontent car j’avais raté l’internat de Paris et donc j’étais frustré de ne pas continuer à travailler dans l’Alma Mater au chaud dans les quelques certitudes que m’avaient procurées mes études (il n’était pas question à l’époque de nous inculquer la notion de doute) mais content d’échapper à la hiérarchie, à la vulgarité, au machisme, au népotisme, au je-m’en-foutisme, et, pour tout dire, au mépris du malade, sans compter les propos de salle de garde.

Eh bien, Solène, en lisant votre billet, je constate que, mutadis mutandis, rien n’a changé. Rien du tout.
L’hôpital est resté un machin sans âme, une machine aveugle, un système lourd, une institution faite pour les soignants, pour les administratifs, pour les plombiers, pour les jardiniers, pour les brancardiers, pour big pharma, pas pour les soignés, ces cochons de payants qui ont en plus l’arrogance de ne pas être bien portants et de se plaindre voire de s’organiser en collectifs, mais où, cerise sur le gâteau, les soignants, instruments institutionnels de la déshumanisation des soignés, sont désormais les victimes de leur propre regard déshumanisant puisqu’ils finissent par se manger entre eux avec l’assentiment froid des managers et des partisans de l’assainissement des finances publiques… La gestion privée du public est venue faire un tour par là, mais pire, la gestion des malades comme des animaux en batterie, comme des sujets numérotés, comme des esclaves de la science, comme des facteurs intermédiaires de la bonne conscience sociale, et tout le monde de penser que c’est moderne, que ceux qui sont contre cela sont des vieux réactionnaires de gauche et de droite, que le monde est en marche dans le concert mondialisant de la Grande Révolution Pharmaceutique mondiale passant par des génériques fabriqués en Chine, par des programmes de dépistage du cancer du sein dans des pays où il n’y a pas de quoi manger ou par des campagnes de vaccination dans des pays où il n’y a même pas de savon pour se laver les mains.
Ces grosses structures hospitalières, tout comme l’Education Nationale dont nous parlons souvent sur ce blog, sont des modèles de dysfonctionnement, des modèles d’inutilité fonctionnelle, des modèles de décervélation des acteurs, ce qu’avait si bien décrit Illich en son temps même si ses solutions n’étaient pas à la hauteur de son diagnostic (suppression des hôpitaux et de l’école).
Dans ces machines délirantes qu’avaient décrites par anticipation Gilles Deleuze et Félix Guattari (L’anti Oedipe) il y a donc des hommes et des femmes qui sont entraînés par le mouvement, des hommes et des femmes qui ne sont ni plus beaux ni plus moches que vous et moi, des hommes et des femmes qui se font broyer en broyant parfois les autres, qui participent à un cérémonial sans croyance, à une liturgie de la rentabilité, à un culte sans dieu, à un dogme qui prend l’économie pour la finalité de l’existence, l’homo economicus, des hommes et des femmes qui broient en se broyant et il y en a aussi quelques autres, des hommes et des femmes aussi, qui tentent de jouer en solo la carte de l’indépendance, de l’éloignement, du retrait, de la dissidence, en se comportant comme des humains, toutes choses égales par ailleurs pour ce qui est de la compétence ou de leur efficience, en tentant de protéger leurs patients et en se protégeant eux-mêmes mais qui ne peuvent que rater lamentablement puisque c’est le système qui dirige, un système aveugle, un système dirigé par lui-même, sans théorie du complot, un système 2.0 de l’acceptation passive et de la résignation collective.

La seule question, Solène, qu’il est loisible de se poser : est-ce que votre témoignage va servir à quelque chose ? Est-ce que l’interne, la conne comme vous l’avez appelée, est-ce que l’étudiant, la tête de gland comme vous l’avez baptisé, auront changé après qu’ils vous auront lu ? Mais vous auront-ils lue ?

Solène, permettez-moi de vous le dire, vous avez eu de la chance, vous avez été reçue par deux médecins, un médecin en formation qui vous a dit avec sa tête de gland, non mais, les médecins, écoutez, cela n’arrive pas tous les jours, prenez-en de la graine, « Bonjour, je suis étudiant en médecine, c’est moi qui vais m’occuper de vous aujourd’hui.« , et l’autre, la conne qui vous a dit « Bonjour madame, je suis l’interne.« , vous avez donc eu la chance d’être examinés par des médecins polis qui se sont présentés, on vous a même expliqué ce que l’on allait rechercher et ce qu’il était possible de faire comme constatation, vous avez eu de la chance de voir deux médecins et un échographe et un médecin qui a su lire sur l’écran et vous donner le diagnostic…

Certains ont été choqués par le ton (1) de votre billet mais on me dit que c’est le ton actuel, c’est comme cela, tout le monde parle (et écrit) comme cela, de nos jours, donc, vous avez été mal reçue mais vous, dans votre tête, vous les avez aussi mal reçus, les deux médecins, votre empathie n’a pas été à la hauteur de celle que vous attendiez d’eux, mais peut-être le sentaient-ils, non, je ne pardonne pas l’attitude stéréotypée de ces médecins institutionnels, mais, ce qui est amusant, c’est que vos commentaires, ceux que vous écrivez pour réagir aux commentaires de votre billet, eh bien, ils sont polis, bien écrits, sans gros mots…

Vous avez été choquée par le fait que la conne ait fait sortir Monsieur (mon homme) sans vous demander votre avis et sans lui demander le sien mais il me semble que c’est une coutume française que de faire sortir la famille lorsque l’on réalise des actes médicaux. Vous avez sans doute pensé que vous étiez la participante en vrai d’un feuilleton américain (Urgences, Grey Anatomy ou, mon favori, Doctor House) où la famille a le droit ou presque de tout voir. Il est amusant de constater que s’il s’était agi d’un accouchement on aurait intimé l’ordre au Monsieur de rester… (2)

Enfin, il y a le problème de l’annonce : « Bon, il y a une poche, mais elle est vide. » Attention, on entre dans le tragique : quoi de plus horrible que d’entendre une phrase pareille alors que vous, Solène, aviez fantasmé grave (vous le dites plus loin : je l’ai vu courir dans le jardin, avoir du chocolat partout autour de la bouche, me regarder faire des gâteaux, sourire, dire ses premiers mots, faire ses premiers pas…) mais comment vouliez-vous que la conne vous l’annonçât ? Comment dire les choses autrement que ce qu’elles sont ? Il est vrai que la conne vous dit : « Ne pleurez pas madame, vous savez on ne l’a même pas vu à l’écho alors c’est comme s’il n’avait même jamais existé !« .  Solène, vous étiez enceinte de six semaines. Ce que dit l’interne (arrêtons ces niaiseries, cette interne est aussi un être humain, elle lit peut-être Sandor Maraï ou Anaïs Nin, ou Philip Roth et Maurice Blanchot, elle a aussi un coeur, un uterus, que sais-je?) est frappé sur le coin du bon sens et fait aussi, à l’impossible nul n’est tenu, super post freudien à la mode. L’argument utilisé par l’interne est d’ailleurs fort, nul doute que nous n’hésiterions pas à le réutiliser en d’autres circonstances… Solène, vous trouvez pourtant que ces propos sont stupides. Pas tant que cela. Cette interne est formatée, elle peut, dans la même journée aux urgences, faire des échographies et dire que le bébé bouge, que le coeur du foetus bat, que la poche est vide ou… que le bébé est mort. Elle est confrontée, cette jeune femme que vous ne décrivez pas, aux fausses couches spontanées comme aux demandes d’interruption de grossesse… 

En vous lisant Solène, tous les médecins sont des cons ou des connes, l’externe, l’interne et l’hôpital, ça pue la mort et le désinfectant.

Solène, vous voudriez des médecins empathiques, des médecins qui vous connaissent avant même que de vous avoir vue, des médecins qui ne travailleraient pas dans des structures moches, qui sentent mauvais et… remplis de malades.
Vous avez raison : l’impression que vous avez eue de ces médecins formatés à l’inhumanité institutionnelle, n’est pas usurpée, nous qui avons fréquenté ces structures, qui en sommes sortis, nous y avons été confrontés, et, pour nombre d’entre nous, contraints ou forcés ou de notre propre gré, nous en avons fui. 
Il est clair que ce n’est pas à vous de faire la part entre ce qui revient à l’institution bicéphale elle-même, à la fois l’hôpital et la faculté de médecine, à la formation des médecins, à leur éducation, à leurs conceptions de la vie, à leurs préjugés, à leurs réflexions en amont sur la vie, à leurs lectures, à leurs capacités d’auto analyse, à leur ego, à leurs croyances, à leurs contre transfert, à l’image qu’ils veulent donner d’eux, à l’état de leurs courbes de vie intérieures, à leurs positionnements par rapport à leurs désirs d’enfants ou de grossesse — pour la conne (i.e. l’interne), leurs conditions de naissance (non, je n’exagère pas, cela peut jouer),…
Ce que je veux vous dire, Solène, c’est que la situation que vous décrivez, et sans nul doute avec beaucoup d’exactitude, elle ne m’étonne pas.

Une note d’espoir ? Il est possible d’apprendre à annoncer, non parce qu’il existe des procédures désormais institutionnalisées, protocolisées, les fameuses consultations d’annonce, dont on me dit qu’elles vont être étendues à nombre de situations cliniques banales, l’annonce d’un cor au pied, mais parce que les jeunes médecins que vous avez vus, celui que j’étais avant ma sortie de l’hôpital (et j’ai honte de dire combien je ne savais rien à cette époque et, plus encore, que je ne savais pas qu’il pouvait y avoir des problèmes de ce type), ils vont apprendre, ils vont s’aguerrir, ils vont apprendre les vraies choses de la vie (et de la mort), tout seuls, en lisant des livres ou grâce au compagnonnage.

Voilà, Solène, je suis tellement content que les patient(e)s s’expriment, surtout quand ils disent du mal de l’institution hospitalière (je plaisante), qu’ils continuent à le faire pour, comme on dit aujourd’hui dans le langage énarchien convenu, bouger les lignes. Qu’ils parlent, qu’ils écrivent. Je ne sais si cela changera d’un iota la situation actuelle (dont mes collègues hospitaliers ne cessent de me dire qu’elle se dégrade de plus en plus) mais au moins les réactions passionnées que nous avons lues ici ou là pourraient faire avancer les choses dans le sens de la compréhension mutuelle (non, je ne suis pas converti au sentimentalisme ou au lyrisme). Que le corps médical (pas d’infirmières, pas d’aide-soignants, pas de secrétaires dans ce billet : Solène, voudriez-vous les exonérer de ce fiasco total ?) ne s’illusionne pas trop sur son rôle réel et sur sa perception en général dans le public et que les patients n’en demandent pas trop au système de santé qui, tel la plus belle fille du monde (mais personne, à part Patrick Pelloux, ne croit que les urgences françaises sont les plus belles du monde), ne peut que donner que ce qu’il a, c’est à dire de la sueur, des larmes, des joies aussi mais également des odeurs d’antiseptique et de choux farcis.

J’espère avoir compris une infime partie de vos valeurs et de vos préférences.


Notes

(1) Solène, vous faites sans doute partie des jeunes femmes qui pensent que la meilleure façon de s’émanciper du patriarcat et du machisme ambiant, c’est de parler comme un charretier, comme un mec qui regarde le foot à la télé en buvant des bières et en grignotant une pizza en se grattant les poils de torse (ou d’ailleurs), d’écrire putain à tous les coins de phrase, de traiter les gens de con, de conne ou de connasse à tout bout de clavier (je rappelle ici que putain, con et conne son dérivé ou connasse son super dérivé (au masculin : connard), sont des insultes qui désignent à la vindicte publique des femmes ou des organes de femmes, mais passons…). Ainsi Solène, voulez-vous nous épater en écrivant de façon ordurière pour dire avec emphase « Moi, on ne me la fait pas… je suis émancipée… J’ai le droit de parler comme je veux, je peux échapper aux convenances, faire un pas de côté pour m’extraire de la bien-pensance qui assigne aux femmes, fussent-elles féministes et libérées, une attitude correcte… » Dont acte. Chomski a écrit quelque part qu’utiliser les mots de l’adversaire c’est lui donner une légitimité qu’il ne mérite pas. J’ajouterai ceci : si être émancipée (et chacun a les droit de faire ce qu’il veut, veut, comme dit la chanson) c’est, pour une femme, se mettre dans la peau des hommes que je déteste (les beaufs, les kékés, les jackie), c’est à dire écrire comme ils parlent, je jette l’éponge.

(2) La conne (alias l’interne) a exigé sans demander, ce qui peut paraître un abus de pouvoir. Mais on peut envisager ceci : le corps d’une femme a une signification complexe, et même dans l’esprit de la conne (certes influencé de façon pavlovienne par l’institution bicéphale, le corps de la femme, fût-il sur médicalisé ou, comme dirait Marc Girard, simplement médicalisé), n’est pas un objet, pas plus que son uterus n’est pas une couveuse naturelle, est une machine à fantasmes et le Monsieur pourrait en avoir une idée différente que celui de l’idée médicalisée… S’agit-il de pudeur de la part de la conne ou d’impudeur de la part de Solène ? Le thème de l’homme qui doit assister à l’accouchement pour montrer son implication a déjà été discuté de nombreuses fois sur des blogs (dont ICI) ou sur des forums. Dans le cas précis il s’agit d’un acte médical avec une sonde dans le vagin et il est possible que la conne (voyez Solène comment parler vrai rend parfois le discours ridicule) n’assume pas ce qu’elle va peut-être découvrir et pense ne pas pouvoir se dépatouiller avec ce qu’il faudra dire ou, plutôt comment réagir (en tant que médecin conne, en tant que femme, en tant que futur mère ou déjà mère, et cetera) avec les réactions de la patiente et de son compagnon, ami, futur père ou futur ex père, quand la mauvaise nouvelle sera annoncée. De façon plus générale les actes médicaux ou les consultations sont le plus souvent, mais pas à l’hôpital, il faut en convenir, des actes singuliers et le déshabillage dans une salle d’examen est un acte violent qui n’a rien à voir avec le déshabillage dans une salle de bain ou dans une chambre à coucher cela devient, sans préparation, un acte collectif avec la patiente, la médecin (la conne) et l’étudiant médecin (le connard ou la tête de gland). Le médecin devrait théoriquement, et des affaires récentes nous ont montré le contraire, faire la part entre le corps médical de la patiente, son corps érotique et son corps sexuel (pour les différences, on me dit dans l’oreillette qu’une thèse est en cours de rédaction…), et itou pour le Monsieur. Imagine-t-on, donc, Monsieur venant se faire examiner les roucous, se faire mettre un doigt dans l’anus ou une sonde d’échographie pour évaluer sa prostate, pendant que Madame, sur injonction de la bien pensance machiste, doit assister à l’examen, pour être là ? Solène, qui est une femme libérée, n’imagine même pas que Monsieur (mon homme) puisse être gêné de voir sa femme, petite amie, compagne, maîtresse, copine,  en position gynécologique, une sonde dans le vagin et angoissée à l’idée que le saignement soit signe de mort foetale…

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La crème de la crème.

Aujourd’hui, j’avais le choix entre rester à la maison faire la grasse matinée avec LeChéri bosser ma thèse et aller remplacer dans le neuftrois le matin puis faire de la foufounologie avec @DocteurMilie l’après-midi. Comme ça faisait longtemps que j’avais … Lire la suite Continuer la lecture

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Même en Zamonie, une cystite fait mal

En Zamonie, quand une femme est enceinte, elle est suivie par une foufounobébéologue (un FFBB). Quand elle a une maladie rénale chronique, elle est suivie par un rognonologue. Certaines zamoniennes ont des histoires de vie compliquées. Une maladie rognonologique rare … Continuer la lecture Continuer la lecture

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Le frottis cervical, nouvel indicateur pour le paiement à la performance mais toujours pas de dépistage organisé du cancer du col.

Hier, je vois Madame A, 40 ans,  patiente épisodique dont je suis le médecin traitant, qui me demande en fin de consultation (elle avait mal au genou et mon diagnostic : tendinite de la patte d’oie) si je peux  lui prescrire « sa » pilule parce que « sa » gynéco ne lui prescrit que pour six mois et qu’elle ne la voit que tous les ans.

« Vous la voyez tous les ans ?
– Oui.
– Et pourquoi donc ?
– Ben, pour me faire un frottis. »
Oups.

Je m’enquiers du nom de la gynécologue et je me rends compte que, comme toutes les gynécos de mon coin (et d’un peu plus loin), elle est débordée ce qui signifie qu’elle donne des rendez-vous à trois, voire à quatre mois. Elle prend un supplément d’honoraires. Conséquent.
Je rappelle ici que la fréquence du frottis cervical selon ce qu’on peut lire ICI ou LA, c’est tous les trois ans à partir de 25 et encore moins après 65 ans.
Je rappelle donc à ma patiente quelle est la fréquence souhaitée des frottis et que l’on peut prescrire la pilule pour un an « Ma gynécologue ne veut pas », telle fut sa réaction.
C’est alors qu’elle me donne le nom de sa pilule : QLAIRA. Pilule que je ne connais ni des lèvres ni des dents. Je jette un oeil dans mon Vidal expert à 20 euro par mois (contre 0 avant le ROSP ou paiement à la performance), c’est une pilule contenant de l’estradiol naturel dont la Revue Prescrire (LA) me dit qu’on ne sait pas grand chose.
J’explique à la patiente, tout en regardant Internet, que je ne connais pas cette pilule. « C’est naturel… c’est plus écolo. »
Mouais.
Je prescris donc Qlaira.
Silence sur la ligne.
J’ai prescrit.
Pendant que la patiente me parle de ses enfants, de son mari et de ses parents (tous patients du cabinet), je retourne quelques concepts dans ma tête.
En résumé :

  1. Je pèse le pour et le contre de cette pilule dont je ne connaissais pas grand chose
  2. Je me tâte pour ne pas prescrire au nom des sacro saints principes du paternalisme adapté au monde moderne : les patients ne connaissent rien et je suis le porte-parole de la science triomphante
  3. Je me rappelle que ne pas prescrire la pilule, c’est faire prendre des risque de grossesse non désirée à la femme
  4. Je pense à mon surmoi me disant que si des lecteurs de Prescrire étaient cachés derrière mon épaule (certains lecteurs de Prescrire, je veux dire) je me ferais plaquer au mur et renvoyer dans l’enfer des mauvais médecins suppôts de big pharma.
Je me dis in petto que ce n’est pas la première fois que je constate une fréquence anormale des frottis chez les génécoloques de mon coin et d’ailleurs (nombre des femmes inscrites au cabinet travaillent à La Défense ou près de la Gare Saint-Lazare et se font suivre là-bas) : les gynobs médicales ou les gynobs chirurgicaux (vous avez saisi la différence du genre des adjectifs ?) vont jusqu’à 2 anspour l’intervalle, mais 3, leur avis professionnel les contre-indique. En jetant un oeil sur les forums comme LA, on ne peut être que saisi par l’intelligence collective de la médecine 2.0 citoyenne : que d’énormités !
A ce propos je me fais des réflexions fines.
Le frottis vaginal comme outil de dépistage du cancer du col utérin est devenu un indicateur dans le ROSP (paiement à la performance des médecins généralistes ; mes taux ne sont pas fameux mais je ne sais vraiment pas si tous les frottis sont bien comptabilisés).
Mais le cancer du col de l’uterus ne fait pas l’objet d’un dépistage organisé comme celui du cancer du sein (dont vous êtes au courant, si vous lisez ce blog, des incertitudes et des méfaits). A ce propos le CNGOF (Collège National des Gynéco-ostétriciens Français) (ICI) est un franc partisan de la mammographie : voir LA.
Pourquoi n’y a-t-il pas de dépistage organisé du cancer du col utérin ?
Ah, j’oubliais le CNGOF, est à fond pour l’utilisation du Gardasil, vaccin censé prévenir les lésions pré cancéreuses du cancer du col utérin (page 4 dans ce document LA) et en profite pour citer Prescrire qui « fait le pari » de la vaccination. Prescrire utilisé par le CNOGF.
Pourquoi n’y a-t-il pas de dépistage organisé du cancer du col utérin ?
Mes explications sont les suivantes : 
Les médecins généralistes ne pratiquent pas assez de frottis (je n’en pratique jamais à mon cabinet n’ayant pas, à l’origine, été formé par la Faculté, mais ce n’est pas une excuse, mais mon associée les pratique) pour de multiples raisons qui tiennent, pour certains médecins de ma génération, au tout spécialiste qui régnait lors de notre installation, à une nomenclature vieillotte et sous valorisée et au manque de temps de consultation.  Les spécialistes pensent aussi, et ce sont les décideurs, ce sont eux qui influent sur les décisions ministérielles que les MG sont incapables de le faire et que les laboratoires d’analyse médicales sont dans le même métal.
Les gynéco-obstétriciens n’y sont pas favorables en raison (ce sont des hypothèses, j’imagine, farfelues) du fait qu’ils sont déjà débordés (et on l’a vu, en ne respectant pas, pour certains, la périodicité recommandée pour la pratique des frottis) et, je m’attends à une réplique par scuds irakiens (j’enfile mon masque à gaz et vais me réfugier à la cave), parce que les gynéco-obstétriciens verraient débarquer dans leur cabinet des citoyennes en bonne santé réclamant le tarif opposable de la sécurité sociale…
Post scriptum.
J’ai dénoncé nombre de positions historiques des gynéco-obstétriciens (ICI) qui relativisent leurs communiqués de presse actuels (en sachant qu’un ou une gynéco-obstétricien est un humain comme les autres et peut avoir raison en disant qu’il fait beau alors qu’il fait beau).
Je ne suis pas d’accord avec leur syndicat sur
  1. Les étriers.
  2. Le dépistage organisé du cancer du sein par mammographie
  3. La prescription des pilules de troisième et quatrième génération (bien qu’ils conviennent désormais que les prescriptions doivent être faites en deuxième intention)
  4. La prescription de Diane 35
  5. Le choix pro pilule versus autres moyens de contraception.
  6. La négation des troubles sexuels liés à la prise d’une contraception hormonale (nous y reviendrons à partir de cet abtract : ICI, je ne peux vous fournir l’article intégral en raison des droits)
  7. La vaccination par Gardasil (ou Cervarix)
  8. Leur engagement total dans la PMA ou la GPA.
  9. Leurs pratiques obstétricales de base : médicalisation de la pré conception, de la conception, de la grossesse, de l’accouchement, et ce qu’elle inclue sur la césarisation, la péridurale…
(Pablo Picasso 1881 – 1973 : Grand nu au fauteuil rouge, 1929)

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Dossier 6, ECN 2013, suite et peut être fin…

Patiente de 24 ans, migraines avec aura, phlébite chez la mère, fumeuse. Devinez ce qu’elle a comme contraception!… J’en ai marre… — MédGé de l’Ouest (@mgdelouest) June 21, 2013   @mgdelouest @PresqueRire Presque la patiente du dossier que j’ai corrigé … Continuer la lecture Continuer la lecture

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Bon Karma.

Aujourd’hui, j’ai rencontré le Docteur Karma. Mon Docteur Karma. Karma, c’est un sacré personnage. C’est d’abord celui de Martin Winckler, avant d’être le mien. Un personnage de roman comme on aimerait en croiser, en vrai. Eh bah voilà, à moi, … Lire la suite Continuer la lecture

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Vincente, Françoise, Paule et les autres.

On ne nait pas féministe. On le devient. Je ne suis pas féministe. Enfin, je ne crois pas. En tout cas pas militante. Ma mère a eu dix-huit ans en soixante-huit. Comme des milliers de femmes, elle a avorté. Elle … Lire la suite Continuer la lecture

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IVG en médecine générale

-Un chiffre STABLE d’environ 225 000 IVG par an en France.  Et dans le monde: 45 millions/an dont 19 millions dans de mauvaises conditions  (OMS, 2005) avec 70 000 décès/an. […] Continuer la lecture

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Gardasil pour toutes (et bientot pour tous) : Médecine par téléphone, médecine de couloir. Histoire de consultation 145.

George Papanicolaou was a Greek physician and anatomist in the United States (1883 – 1962).  Papanicolaou is the discoverer of « Pap Smear » or « Papanicolaou Smear », a life saving test, saving millions of lives of women around the world by early detecting the cancer of the cervix of uterus and other premalignant conditions of the female genital tract.
Sur le site ICI Tribute to George Papanicolaou

La secrétaire remplaçante me tend un papier : Madame A, 37 ans, voudrait que je prescrive le vaccin Gardasil pour sa fille de 13 ans.

Dans l’après-midi (HelloDoc déconne toujours autant et me rend nerveux malgré le fait que je revienne, rosé, de vacances) Madame A m’attend dans le couloir.
Je connais Madame A depuis l’âge de 5 ans et je l’appelle par son prénom.
Je lui dis ceci : « Pourquoi veux-tu que ta fille soit vaccinée par le Gardasil ? » Elle : « C’est ma gynécologue, en voyant l’âge de B, qui me l’a conseillé. »
Je la regarde avec étonnement. « Ta gynécologue ? » Madame A est « ma » patiente (je suis son médecin traitant) mais elle n’est jamais malade. Elle vient consulter pour ses enfants. Rarement pour elle.
« Qui est ta gynécologue ? – Madame C. « 
Je n’ai pas à faire la moue ou autre chose : toutes les gynécologues et tous les gynécologues (de mon coin) sont fabriqués dans le même métal, ils suivent les recommandations de Big Pharma avec un zèle sans partage. Il ont été dans tous les bons coups de Big Pharma (ICI). Ils continuent à être dans tous les bons coups de Big Pharma.
« Hum. Je crois, mais tu vas prendre rendez-vous avec ta fille, que je ne vais pas la vacciner. Je suis opposé à cette vaccination. Cela ne sert pas à grand chose. – Mais, ma gynécologue… – Madame C, si je me rappelle bien (et malgré la lenteur d’HelloDoc et son incroyable complexité mon cerveau lent et complexe se rappelle deux ou trois trucs concernant la patiente), elle t’a prescrit une pilule de troisième génération qu’elle a dû te changer en fonction des événements récents… – Exact. – Et, si je continue à bien me rappeler, je t’avais dit qu’elle aurait pu te prescrire autre chose. – Exact encore. – On va donc se voir avec B. Je vais lui expliquer tout cela. – J’ai déjà un rendez-vous avec vous samedi prochain. – C’est parfait. »
Madame A est debout devant moi dans le couloir du cabinet, entre le secrétariat et la salle d’attente. J’ai parlé bas. Elle finit par me dire : »Je vois avec la secrétaire pour le rendez-vous. Merci de m’avoir conseillée. »
Je fais entrer la malade suivante dans le cabinet qui n’a pas fini de s’asseoir qu’elle me dit : « Je vous ai entendu. Il faudra que l’on parle de ma fille car l’infirmière du collège a recommandé aux enfants de se faire vacciner contre le cancer du col. »
Leçons ?
Demander des ordonnances par téléphone peut être dangereux.
Parler dans un couloir peut être efficace.
Le manque de confidentialité peut avoir des effets collatéraux.
La médecine scolaire est aussi le bras armé de Big Pharma.
Tout comme les PMI sont généralement le bras armé de Infovac (LA).
Et, bien entendu, si vous voulez un point complet sur Gardasil : lire CMT ICI.
Ou la video réalisée par l’URML de La réunion sur Gardasil : LA.

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Contraception orale: préférer le lévonorgestrel

Un petit rappel suite aux nouvelles recommandations privilégiant l’utilisation en 1 ère intention des pilules de 2è génération contenant du lévonorgestrel 1/Connaître la génération du progestatif: Tableau récapitulatif de l’ANSM […] Continuer la lecture

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Dépistage des IST

1/VIH [En cas de prise de risque et dans les 48 premières heures, il est possible de bénéficier d’un traitement post-exposition (durée 4 sem) en s’adressant à un service d’urgence […] Continuer la lecture

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Fiche-patiente: que faire en cas d’oubli de pilule?

1/ fiche n°1 2/ fiche n°2 Pour les pilules OP seulement, une fiche à consulter sur le site du CLGE (collège lyonnais des généralistes enseignants). -version couleur -version niveaux de […] Continuer la lecture

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Traitement Hormonal de la Ménopause (THM)

Article très largement inspiré du travail du Dr RENAUDIE LATEULE Marie-Josée, intervenant en tant que gynécologue médicale à une session de FMC organisée par FMC-action en Juin 2012. Article lié: […] Continuer la lecture

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Fiche-info patiente: prévention de la listériose pendant la grossesse

Rappel voir le cours rédigé par le CNGOF (Collège National des Gynécologues et Obstétriciens Français) : ICI Fiche: prévention de la listériose pendant la grossesse (rédaction : @armellegece) Continuer la lecture

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Traitement hormonal en périménopause

Article très largement inspiré du travail du Dr RENAUDIE LATEULE Marie-Josée, intervenant en tant que gynécologue médicale à une session de FMC organisée par FMC-action en Juin 2012.   1-Rappel […] Continuer la lecture

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Toxoplasmose et grossesse

Rappel Risque de transmission et gravité de la toxoplasmose en fonction du terme Fiche-info patiente (rédaction : @armellegece) Cliquer sur l’image pour ouvrir en PDF et imprimer Continuer la lecture

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ANTÉCÉDENTS

ATCD PERSONNELS MÉDICAUX -née à terme d’une grossesse non désirée ; a longtemps pensé être née pendant un accident de voiture avant de comprendre que la voiture n’avait rien à faire dans cette histoire d’accident. -GEA vers 4-5 mois, avec refus alimentaire et hydrique permettant de gagner définitivement l’amour paternel, ce dernier ayant été convaincu de […] Continuer la lecture

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