Archives quotidiennes : 2 novembre 2017

The new cab :J-1

Demain, c’est le premier jour dans mon nouveau cabinet !! Je n’ai pas eu le temps de parler de l’évolution de ma to do list car j’étais occupée à réaliser cette to do list!! et bien plus encore. Je suis … Lire la suite Continuer la lecture

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Quand faut-il lâcher prise?

Tout le monde n’a pas la chance de mourir à 95 ans dans son sommeil entouré de sa famille et sans avoir jamais pris un médicament.
Depuis mes débuts à l’hôpital, j’ai été amenée à me poser des questions philosophiques telles que jusqu’où faut-il aller pour aider nos patients à vivre ? Quand la mort devient-elle préférable à la vie?
Je faisais la visite avec les infirmières un matin lorsque je trouvais une entrante des urgences inanimée dans son lit. Je ne connaissais pas encore son dossier, son passé, son traitement. Sans réfléchir, nous avons saisi le chariot de réanimation et nous l’avons récupérée, telle qu’elle était préalablement sans aggravation ni amélioration. Puis nous l’avons fait admettre en service d’unités de soins intensifs. Son mari était soulagé. Ils allaient reprendre leur quotidien, un quotidien sans déplacement, sans fête, un quotidien limité, certes. Les réanimateurs nous ont reproché nos manoeuvres, estimant que cette patiente avait des antécédents trop importants pour être sauvée, pour continuer à vivre. Là se dessine l’éternel débat : qu’appelle-t-on vivre ?
Un problème grave de santé suscite toujours de nombreuses questions quant à sa résolution.
Certaines situations sont évidentes. Si l’on croit à la guérison avec une restitution ad integrum, tout doit être tenté, ça tombe sous le sens. Masser un jeune patient en arrêt cardio-respiratoire plus de 30 minutes, trouver un remède expérimental à l’étranger, tenter une chirurgie délicate, débuter des traitements lourds mal tolérés.
Certaines situations sont bien plus complexes. Les prises en charge ainsi varient. Aucun cas de figure n’est comparable en médecine mais force est de constater que l’acharnement à traiter un lymphome de Hodgkin chez un trentenaire sans antécédent ne peut pas être le même que s’il s’agissait d’un cancer du pancréas chez une personne âgée et poly pathologique.
A la fin de mon clinicat (ou post-internat), j’avais ainsi décidé de ne pas traiter un lymphome cutané chez une patiente grabataire atteinte d’une démence d’Alzheimer. J’avais demandé aux internes de n’effectuer qu’un traitement symptomatique et pas curatif. Lorsque je suis revenue dans le service à l’occasion d’une réunion quelques semaines après, cette patiente entamait alors sa troisième cure de chimiothérapie, mon avis n’ayant pas été suivi par la nouvelle équipe.
Améliorer le confort et soulager la douleur ne sont jamais négociables. Pour le reste, quand faut-il lâcher prise?
Dans les examens complémentaires ? Ne faire des explorations que si leur résultat a un véritable intérêt pour la suite?
En terme de thérapeutique ? De quoi faut-il tenir compte ? De l’avis du patient d’abord s’il est en mesure de l’exprimer et s’il est compatible avec la réalité, de celui de sa famille. Des antécédents, de l’histoire de la maladie, de sa possible réversibilité, de son évolution, de la souffrance engendrée par les pathologies, de la capacité à supporter un traitement.
Je pense toujours à cette phrase d’Orwell (qui l’utilisait plutôt dans un registre comportemental dans 1984) : il ne suffit pas de rester en vie, il faut rester humain.
A l’inverse, mon père, plutôt en bonne santé, venait d’avoir 67 ans lorsque le Docteur B. urologue parisien lui avait diagnostiqué un cancer de prostate localisé (de petite taille sans métastase). J’avais alors évoqué le traitement avec le Dr B. Je n’oublierai jamais son incroyable attitude attentiste :  »oh ce n’est qu’un tout petit cancer, on peut juste surveiller ». Attendre quoi ? Que le cancer se développe ? Que mon père meurt d’autre chose ? Je l’ai donc confié à un autre urologue qui l’a guéri.
Les médecins s’interrogent, ils se concertent. Il leur arrive de s’opposer, de se déchirer. Il est impératif que les patients et leurs familles prennent part à ces discussions, donnent leur opinion. Ces différentes interactions mènent à des choix, parfois cornéliens. F

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VIH et sexualité : à combien faut-il condamner les hommes qui ont sciemment contaminé ?

Bonjour Aléas du droit confronté à la sexualité. C’est une information italienne. Une première dans le pays, reprise notamment par le  Quotidien du Médecin (Ariel F. Dumont). Valentino Talludo vient, à Rome, d’être condamné à vingt-quatre ans de prison. Cet italien séropositif âgé de 33 ans était accusé d’avoir contaminé trente-deux femmes séduites via la Toile. […] Continuer la lecture

Publié dans justice, Le Quotidien du médecin, médecine, médico-légal, sexualité, The Huffington Post | Commentaires fermés sur VIH et sexualité : à combien faut-il condamner les hommes qui ont sciemment contaminé ?

Les «Paradis pharmaceutiques» ou l’inquiétante délocalisation des expérimentations cliniques 

  Bonjour Dans l’ombre de la mondialisation, les délocalisations. Nous avons appris il y a peu la première implantation, chez un patient du Kazakhstan du cœur artificiel mis au point par Carmat. Soit la poursuite dans la capitale de l’ancienne république soviétique, d’un essai commencé en France où il avait généré quelques polémiques. Carmat a, depuis, […] Continuer la lecture

Publié dans argent, Ethique, La Tribune, médecine, médicament, pharmacie, Polémique, The Conversation | Commentaires fermés sur Les «Paradis pharmaceutiques» ou l’inquiétante délocalisation des expérimentations cliniques 

Bibliométrie : création de I4OC qui veut être un concurrent gratuit de Web of Science et Scopus

Il existe beaucoup de bases de données avec des articles, mais peu de bases de citations. Ces bases de citations sont d’excellents outils pour la bibliométrie, pour les facteurs d’impact, et elles permettent d’analyser la diffusion de la science. Deux bases payantes existent et des institutions sont abonnées : Web of Science de Clarivate Analytics (ex Thomson Reuters) et Scopus… Continuer la lecture

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