Archives mensuelles : septembre 2016

Very long trip

1 an. Un an sans écrire ici. Il y avait ce petit être dans mon ventre, la dernière fois. Désormais j’ai du mal à imaginer comment elle a pu y tenir. Il y avait cette vie citadine avec des allers-retours … Lire la suite Continuer la lecture

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Un tensiomètre…connecté

A quoi sert un tensiomètre…connecté? Après mûre réflexion, à rien. Prenons par exemple le tensiomètre sans-fil Withings à 99.95€. Bon, il est sobre et beau, et j’espère que pour le prix, il prend la tension de façon classe, confortable, douce, voluptueuse, fruitée, sensuelle, goûteuse, rythmée, corsée, soyeuse, aérée, raffinée… Car j’ai eu beau chercher, je n’ai pas trouvé ce … Continue reading « Un tensiomètre…connecté » Continuer la lecture

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Il est là !

Salut ! J’y ai beaucoup travaillé, je vous en ai souvent parlé, c’est donc avec une grande émotion (et la boule au ventre) que je vous demande de prendre soin de Jo et No. Et de Maria. Après deux ans de travail, j’ai hâte que vous fassiez leur connaissance, hâte de recueillir vos avis sur […]

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Essais cliniques : neuf mois plus tard, le groupe Biotrial émigre et grossit aux Etats-Unis

Bonjour On se souvient, malheureusement, de la société Biotrial 1. Et plus particulièrement du 15 janvier dernier : « Rennes. Essai clinique de phase 1. Un mort, cinq volontaires hospitalisés ». L’affaire n’est pas finie mais Biotrial émigre pour partie : les Etats-Unis. L’information vient d’être officiellement donnée aujourd’hui. C’est une délocalisation et, déjà, comme un pré-adieu à Rennes, […] Continuer la lecture

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Haut diplômés socialement éjectés CO Exmed

Haut diplômés socialement éjectés


Selon l’Institut national d’études démographiques , parmi ceux qui n’ont plus de domicile fixe, il y aurait dix pour cent de titulaires d’un diplôme de l’enseignement supérieur. L’idée répandue selon laquelle le remède absolu à la paupérisation est un haut degré d’instruction vole en éclat. Qu’est-ce qui se passe pour que cette population jugée officiellement d’un niveau supérieur de performance intellectuelle soit ainsi éjectée de la vie sociale la plus ordinaire ? Qu’est-ce qui cloche tellement dans certains cerveaux performants pour qu’ils soient inaptes à la vie quotidienne ? Invoquer des pathologies mentales ou des addictions ne fait que botter en touche. Sous-entendu : c’est à vous les médecins de dépister et de traiter ces malades. Injonction implicite inacceptable : les soignants n’ont pas pour mission de réparer les dégâts causés par une société aussi destructrice de l’humain par le manque de réflexion que la nôtre.
F-M Michaut CO Exmed 30 sept-2 octobre 2016 Continuer la lecture

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Le grand public lit vos articles : ayez toutes les autorisations avant de publier les données d’un joueur de cornemuse

Les praticiens sont très naïfs et, lors des formations, je dois toujours insister sur les autorisations avant de publier des diagnostics ou des iconographies de patient. Trop d’iconographies, trop de cas cliniques sont publiés sans les autorisations des patients. L’excuse naïve, qui consiste à dire que le patient n’est pas reconnaissable, n’est pas acceptable. Un cas anglais, après d’autres américains,… Continuer la lecture

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La moitié de l’humanité.

Alors voilà, aujourd’hui c’est la journée mondiale du droit à l’avortement. L’occasion pour moi, en tant que médecin, de rappeler quelques faits : 1- il y a la même quantité d’IVG pratiquée dans les pays où celle-ci est légalisée que dans les pays où celle-ci est illégale. Quoi que vous pensiez de l’IVG, une femme […]

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Surprenant : Zika peut se loger au sein même des spermatozoïdes des hommes infectés

Bonjour Le trouve-t-on parce qu’on le cherche ? Est-ce là une donnée physiopathologique inquiétante ? Est-ce spécifique à Zika ? Toujours est-il qu’il faut désormais compter avec les résultats problématiques obtenus par une équipe française. Ils sont publiés sous la forme d’une lettre scientifique sur le site de The Lancet Infectious Diseases. 1 Ce travail est le fruit d’une collaboration […] Continuer la lecture

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Maladie de Lyme: que faire contre «le sentiment d’abandon» et «l’errance thérapeutique» ?

  Bonjour « Il est des maladies qui frappent les esprits plus que d’autres. La maladie de Lyme appartient à cette catégorie de maladie. On peut même dire qu’elle s’inscrit dans un phénomène de société, à tel point que certains patients se la sont appropriée et en font une cause qui pourrait expliquer nombre de leurs […] Continuer la lecture

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L’histoire du nutritionniste hypermédiatique qui pourrait être sevré d’exercice durant deux ans

  Bonjour Jusqu’où un médecin peut-il tremper le doigt dans la confiture des médias ? La question est rarement posée sous cette forme. Elle l’est aujourd’hui au plus haut niveau : le Conseil d’Etat. La plus haute juridiction administrative est en effet saisie d’une affaire assez croustillante, celle du Dr Jean-Michel Cohen, « intervenant en nutrition qui opère […] Continuer la lecture

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L’hôpital (APHP) ordinaire. Paris, France, 2016.

Un de mes collègues subit une petite exploration chirurgicale dans un grand hôpital parisien. 
Cinq personnes entrent dans la chambre.
Pas un bonjour. Personne ne se présente.
Une infirmière, sans doute, lui dit qu’il est sortant. On ne lui a pas demandé comment il allait (il va moyen).
C’est tout.
Mon collègue s’adresse à celui qui paraît être le senior :  » Mon cher confrère, vous pourriez au moins dire bonjour au patient quand vous entrez dans une chambre ».

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Quand la médecine légale fait son entrée en salle de classe

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L’histoire est celle d’un adolescent de 13 ans retrouvé à terre dans la salle de cours du collège par son professeur. Selon ses camarades, ils ont joué à jeter des briques de construction. L’une d’elles a atteint le jeune garçon. Il s’est effondré. Une fois au sol, il a essayé de se relever et a chuté une nouvelle fois. Sa tête a alors heurté un bureau et un mur. L’adolescent blessé a été intubé sur place par le médecin des urgences, puis transporté à l’hôpital.

Le scanner cérébral montre alors une colonne de sang s’étendant de la paroi supérieure de l’orbite

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Votre ‘chef’ vous suggère d’ajouter des co-auteurs à l’excellent manuscrit que vous allez soumettre : que faites-vous ?

Dans l’ouvrage excellent Doing Global Science que nous avons présenté le premier septembre 2016 (image à gauche), il y a des cas pour discuter. J’ai choisi un cas de conflit potentiel à propos de la paternité d’un article (page 84), Vous êtes un professeur qui a récemment reçu un contrat de travail dans l’une des principales universités de recherche dans… Continuer la lecture

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Marisol Touraine est «attristée» par les récents suicides de plusieurs infirmiers hospitaliers

  Bonjour Comment en parler ? La ministre de la Santé l’a fait publiquement ce mercredi 28 septembre. C’était lors de la Quatorzième édition des Journées nationales d’étude des  directeurs des soins » 1. Thème : « Au cœur des réformes, partager des valeurs, manager dans la confiance » (sic). Cela se passait à Joué-les-Tours, en Indre-et-Loire, un « département […] Continuer la lecture

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En toute ignorance de cause

Cela fait presque un an que j’exerce à temps plein la médecine générale d’abord comme remplaçant et, depuis 5 mois, dans mon propre cabinet. A contrario des jeunes médecins qui s’installent, cela ne s’est pas réalisé après neuf années d’études … Lire la suite Continuer la lecture

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Amis des bêtes et antivaccinaux s’opposeront-ils bientôt à l’éradication planétaire de la rage ?

  Bonjour Le 4 juillet 1885, Joseph Meister,  neuf ans, est mordu sur le chemin de l’école, par le chien de Théodore Vonné, l’épicier du village alsacien voisin de Maisonsgoutte. L’animal attaqua également son maître. Considéré comme enragé, il est abattu par ce dernier, qui mena l’enfant chez le Dr Weber de Villé. Le médecin nettoya […] Continuer la lecture

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Enseignants déclassés

Enseignants déclassés


Le journal Le Monde du 27 septembre 2106 titre ainsi « Comment le système éducatif français aggrave les inégalités sociales». Réquisitoire implacable pour une situation indigne d’un pays comme le nôtre, dont voici les détails.   

Il est stupéfiant, en ces temps où tous les professionnels mettent l’accent sur la nécessité impérieuse de la formation tout au long de l’activité que le corps enseignant en charge des adolescents soit le seul à échapper à ce recyclage organisé.


Mais, au fait, ceux qui enseignent  toute leur vie aux étudiants la médecine ont-ils la moindre obligation statutaire de ne pas rester figés sur ce qu’ils ont appris lors de leurs lointaines études ? Quand les connaissances et les techniques sont en pleine évolution, cela dépasse de loin, pour les malades comme pour les étudiants, toutes les considérations déontologiques.
Curieux pays quand même que celui où les statuts les plus prestigieux vous figent si naturellement en… statues. Au mépris intolérable de toute autre considération d’intérêt général.

F-M Michaut CO 28-29 septembre 2016 www.exmed.org Continuer la lecture

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Poisons et toxiques dans les aliments pour les tout-petits ? Un bilan moins figue que raisin

  Bonjour Bonne nouvelle. Le Parti Communiste Français n’est plus ce qu’il a été ; mais on peut juger le bilan dressé « globalement positif ». Nous disposons enfin, ce 28 septembre 2016, de la première photographie officielle des « expositions alimentaires » des enfants de moins de trois ans. Ces données sont disponibles sur le site de l’Anses (Agence […] Continuer la lecture

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Trop de revues systématiques et de méta-analyses d’après JPA Ioannidis : une épidémie inutile, trompeuse voire dangereuse

C’est un article fleuve de 30 pages paru dans The Milbank Quaterly en septembre 2106, avec le titre « The mass production of redundant, misleading, and conflicted systematic reviews and meta-analysis » a un seul auteur. Cet auteur est prolifique, et c’est un bon chercheur : JPA Ioannidis, de Stanford, USA. Une interview de JPA Ioannidis dans Retraction Watch vous permet de… Continuer la lecture

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Le « corps médical » est un fantasme, mais les médecins ont de réels privilèges

A toutes celles et ceux qui aspirent à soigner

1° Le « corps médical » n’existe pas

Cette affirmation peut surprendre (et hérisser certains). Elle n’en est pas moins confirmée par les faits.

S’il s’agit simplement de désigner l’ensemble des personnes ayant un diplôme de docteur en médecine – ou qui exercent les fonctions de médecin, ce qui n’est pas la même chose – l’expression peut suffire. Mais elle n’a pas grande signification. Pas plus que quand on parle du « corps enseignant » ou du « barreau » pour désigner les avocats.

De même qu’il existe un monde entre une institutrice de classe primaire et un professeur d’université, il y a un monde entre les modes d’exercice, les statuts et les attitudes des médecins. J’ai exercé pendant vingt-cinq ans comme vacataire dans un centre d’IVG et un centre de planification hospitaliers, où je me suis occupé de santé des femmes ; ma pratique, mon attitude, mon statut et mes revenus n’avaient rien à voir avec ceux des gynécologues de ville (qui pourtant, auraient dû faire le même travail que moi) et encore moins avec ceux de tel professeur de gynécologie d’une grande fac de l’Est qui me demanda un jour sans rire, après une de mes conférences, « Sur quelles études te fondes-tu pour affirmer qu’on peut poser des DIU à des nullipares ? ». C’était en 2004, je crois ; il ne devait pas encore avoir l’internet. Ni être abonné aux publications (gratuites et disponibles en plusieurs langues) de l’OMS sur la contraception.

Peut-on sans mauvaise foi prétendre que le ou la généraliste exerçant dans une campagne en voie de désertification médicale ou dans une ZUP à la population sinistrée fait le même métier que celui qui choisit de poser sa plaque dans une ville balnéaire du Sud-Est ?

Et peut-on vraiment affirmer  que le « cardiologue de famille » qui exerce à Orléans fait le même métier que le spécialiste hospitalier ayant des parts dans une des cliniques les plus cotées de Montpellier ?

Parler du « corps » médical, c’est désigner un ensemble d’individus extrêmement hétérogène, aux privilèges et aux intérêts très différents. Parfois, radicalement opposés.

2° Etre médecin, c’est être un privilègié

D’abord, réglons cette question une fois pour toutes : être médecin c’est être un privilégié. Et cela, sans même avoir besoin de voir le moindre patient.

Etre médecin permet de se soigner et de soigner sa famille. Quand on sait que l’immense majorité des consultations courantes concernent des problèmes de la vie quotidienne, c’est un privilège considérable de ne pas avoir à demander à un tiers de confirmer que son enfant a une otite et pas une méningite, que son conjoint a une douleur intercostale et pas un infarctus, que sa compagne a une colique néphrétique et pas une grossesse extra-utérine. 

Ce premier privilège (savoir ce qui se passe, et si c’est grave ou non) se double d’un second privilège (prescrire des médicaments et des examens complémentaires) : le simple fait d’être (en principe) mieux informé que le citoyen lambda quant à l’efficacité réelle d’un traitement est un privilège dont on n’a pas seulement commencé à mesurer l’impact sur la vie d’un individu. Troisième privilège : savoir qui appeler et comment accéder à des radios, à une consultation spécialisée, à une hospitalisation. Pas toujours très facilement, mais plus facilement que le commun des mortels, « confraternité » oblige.
Ces privilèges et les prérogatives qui en découlent ont toujours fait des médecins dans leur ensemble des professionnels très courtisés par les riches (qui pouvaient autrefois acheter un avortement « propre » ou, aujourd’hui, un traitement « pas encore sur le marché ») et par les marchands – qui font tout leur possible pour les inciter à prescrire leurs produits ou les commander pour l’établissement dans lequel ils exercent. Les banquiers aussi aiment bien les médecins : la souffrance humaine, inépuisable, est la meilleure caution d’un emprunt professionnel.  

Le savoir des médecins est, bien sûr, ce qui leur permet de faire leur métier.

Il est parfaitement compréhensible qu’ils en usent pour eux-mêmes et leurs proches. Mais en dehors de cet usage bien ordonné, est-il acceptable qu’ils le gardent jalousement pour eux, ou qu’ils en usent de manière discrétionnaire ? L’une des manifestations les plus flagrantes de l’enfermement de la communauté médicale française est l’absence, jusqu’à une période toute récente, de documents d’information conçus par les syndicats, l’ordre des médecins ou les praticiens eux-mêmes à l’intention du public. Un seul exemple (mais il est représentatif) : alors que les livres pratiques sur la contraception existent en Angleterre depuis le début des années cinquante, et aux Etats-Unis depuis la décennie suivante, le premier ouvrage quasi-exhaustif sur la contraception à l’intention du grand public date de 2001. Et c’est un généraliste isolé qui l’a écrit ; non le syndicat des gynécologues obstétriciens français, pourtant parfaitement équipé pour le faire.

Ce silence à l’égard du public, qui n’a été rompu que récemment – et sous la pression du public, d’ailleurs – que dit-il de la culture des structures de formation ? Comment se fait-il qu’on n’enseigne pas aux étudiants à partager le savoir avec les premiers intéressés ? Le savoir, on peut le partager sans le perdre. Ce n’est pas un lingot d’or. Ce que je sais, je peux le transmettre sans cesser de le savoir. Pourquoi refuser de partager le savoir sur la santé, sinon parce qu’on a conscience du privilège qu’il représente ? 

 

 

3° Même s’ils sont tous des privilégiés, tous les médecins ne sont pas égaux

Tous les médecins ne « capitalisent » pas leurs privilèges de la même manière car le système veille à les trier. Il suffit en effet de regarder de près le fonctionnement des hôpitaux pour constater que tous les médecins n’y sont pas égaux, aussi bien dans les CHU que dans les hôpitaux de région. Le traitement subi par les étudiants en médecine et résidents, en particulier quand ils sont étrangers, a tout de l’exploitation. Le plus grave est qu’on justifie cette exploitation par la « nécessité d’apprendre », et que beaucoup parmi ces exploités la considèrent comme « normale » ce qui entrave toute révolte susceptible de reformer le système. Si la formation médicale est élitiste et violente en France, c’est bien parce que son objectif profond vise à séparer « le bon grain de l’ivraie », les « cadors » des « médiocres », les spécialistes de pointe des généralistes de quartier.

A leurs privilèges initiaux certains médecins en ajoutent d’autres. Car plus un médecin est « en vue » (ou occupe un poste de responsabilité important), plus il fera l’objet de demandes… et de propositions. En CHU, la « carrière » des internes, des chefs de clinique et des agrégés repose sur un système de cooptation clairement affiché et jamais remis en cause par les pouvoirs publics, ce qui assure aux mandarins en place de ne travailler qu’avec les praticiens qu’ils agréent. Ceux qui ne sont vraiment pas « à leur place » peuvent se voir poussés vers la sortie par un harcèlement violent – voire contraints à se jeter par la fenêtre.

4° Aristocrates de cour et hobereaux

Parmi les membres de la profession médicale, on retrouve la même distribution hiérarchique que dans l’Ancien Régime ; dès la faculté de médecine, les PUPH se présentent comme de véritables aristocrates de cour (même s’il s’agit d’une cour de province) et décrivent les généralistes (présents ou futurs) comme appartenant à la « petite noblesse » , tant sur le plan statutaire que sur celui de leur importance dans le système de santé. Les généralistes sont présentés comme des exécutants un peu frustes, qui auront toujours besoin de la parole éclairée du professeur de CHU (ou de ses élèves) pour savoir comment exercer leur métier correctement. Plus tard, ce mépris vertical se manifestera dans les échanges de correspondance et les pratiques de « captation » de patients auxquelles s’adonnent nombre de spécialistes ou d’hospitaliers (Non, non pas tous, mais aucun ne devrait s’y adonner !)

Du fait même de cette hiérarchisation, il est encore plus manifeste qu’il n’existe pas « un » corps médical, mais des groupes d’individus qui se différencient non seulement par leur statut (leurs liens plus ou moins étroits avec l’université, par exemple) mais aussi par leur attitude vis-à-vis de la délivrance des soins.

5° Soigner tout le monde, c’est difficile 

En principe (et la plupart des professionnels ne le démentiront pas) on devient médecin pour améliorer le niveau de santé de la population en général, et des patients qu’on croise en particulier. Autrement dit, on devient médecin pour soigner.

Et c’est bien là le problème. Car soigner, c’est l’opposé d’un privilège. C’est une activité altruiste, tournée vers l’autre, qui demande un investissement intellectuel, physique, émotionnel et moral considérable. C’est une attitude d’entraide et de partage. Quand on veut le faire bien, soigner est difficile. Gratifiant, intéressant voire passionnant et émouvant, sans aucun doute. Mais aussi frustrant, déprimant, éprouvant et souvent épuisant. Et (quand on est généraliste, par exemple, ou spécialiste de quartier) on ne sait jamais de quoi la journée sera faite. Quand on travaille dans un centre de long séjour ou un service de chirurgie lourde, on ne le sait pas non plus. Parfois, tout « roule ». Et parfois – plus souvent qu’on ne le voudrait – on a le sentiment que les catastrophes s’empilent. Et quand elles s’empilent, les médecins de première ligne, qu’ils soient généralistes de campagne ou anesthésistes d’un service de chirurgie générale, se retrouvent souvent seuls.

Car il n’est pas seulement difficile de soigner, il est aussi très difficile de soigner tous les patients qui se présentent. Surtout quand on n’y a pas été formé.

La médecine hospitalo-universitaire enseigne aux étudiants à soigner des patients inévitablement stéréotypés par leur maladie ou, pire, par le type de soin qu’on dispense dans le service où ils font un stage. Confrontés à des patients dont on ne leur montre que les problèmes cardiaques ou les problèmes neurologiques, les médecins en formation ne sont jamais en mesure de voir les individus dans leur intégralité, ni d’apprendre à hiérarchiser leurs difficultés. Quand un patient entre dans un service d’urologie, le problème numéro un est un problème d’urologie, même si ce patient souffre d’une dépression grave ou d’une artérite liée à sa consommation de tabac.

Et ce qui fait toute la particularité – et la complexité – de la médecine générale (ou des spécialités généralistes exercées en ville ou dans les hôpitaux de région), c’est qu’elle s’occupe de tout le monde. Et ne trie pas les problèmes à mesure qu’il survienne.

7° La sélection des patients

L’immense majorité des médecins n’ont pas, lorsqu’ils entre en faculté, envie de soigner tout le monde. Ils ont leurs appétences – ce qui n’est pas scandaleux – mais ils ont aussi, surtout, des répulsions. Ni les unes ni les autres ne sont abordées, discutées, voire même abordées pendant leur formation. Elles restent niées ou ignorées, même quand on les voit comme le nez au milieu de la figure. En France, un étudiant en médecine raciste, sexiste, homophobe, méprisant avec les pauvres ou avec les obèses n’est que rarement remis à sa place pendant ses études, et il n’est jamais sanctionné.

Or, un médecin peut choisir, dans l’immense majorité des cas, d’exercer la médecine qu’il veut. Non seulement sa spécialité -quand il le peut (et plus il fait partie des privilégiés, plus il peut la choisir), mais aussi et surtout les conditions dans lesquelles il exerce : son lieu d’exercice, la nature des soin qu’il délivre, quel rythme de travail il préfère, s’il fera des visites à domicile ou non – et tous ces choix lui permettent consciemment ou non  de sélectionner de manière plus ou moins exclusives les patients qu’il recevra. (Certains vont même jusqu’à pousser l’ignominie de refuser les patients bénéficiaires de l’aide sociale, par exemple.)

Que ce soit bien clair : choisir d’être pédiatre pour soigner des enfants est éminemment respectable. Refuser ses soins aux enfants des pauvres (ou des Roms, ou des couples homosexuels, ou des musulmans) ne l’est pas. Dans le code de déontologie, il est écrit qu’un médecin peut refuser de soigner un patient. Il n’est pas dit qu’il a le droit de refuser les patients pour satisfaire ses préjugés de classe. 

La manière dont un médecin use de ses  privilèges découle inévitablement de ses priorités et de ses phobies. Certains veulent, en « contrôlant » tous les paramètres, se protéger, pour des raisons respectables : le jeune généraliste qui ne reçoit que sur rendez-vous parce qu’il ne veut pas être débordé, par exemple ; ou encore le praticien qui choisit de faire exclusivement de l’homéopathie parce qu’il trouve l’exercice allopathique trop intrusif et ses remèdes trop toxiques. D’autres voient leur métier beaucoup plus comme une source de revenus que comme la délivrance d’un service au public. Alors ils calibrent leur activité en fonction de ça.

Savoir, prescription et connaissance du système permettent aux médecins de protéger leur propre santé et celle de leurs proches. (Le fait que certains médecins se droguent ou se suicident n’infirme pas ce privilège, en particulier quand il s’agit de leur famille.)

Mais la liberté de choisir sa patientèle, de décider qui on soigne et qui on ne soigne pas, est un privilège proprement démesuré. Elle met le médecin qui en dispose dans une situation de pouvoir insensée – comme en témoignent les dépassements d’honoraires exorbitants que demandent certains spécialistes hospitaliers. Ici encore, le système est complice puisqu’il a longtemps permis à des praticiens salariés du service public d’avoir une consultation privée…

Dans cette sélection des patients, le savoir, le savoir-faire et l’expérience occupent une place de choix. En France, lorsqu’un médecin très spécialisé est doté d’un statut important (chef de service ou de département), il peut contrôler non seulement les gestes qui sont faits (ou non, comme l’IVG ou la stérilisation, par exemple) sous sa responsabilité, mais aussi le type de patient qui pourra (ou non) faire appel à lui. Cette sélection interdit, de fait, à beaucoup de patients qui en auraient besoin de recevoir leurs soins. Elle contribue aux inégalités scandaleuses du système de santé, inégalités parfois flagrantes d’un étage à l’autre d’un même hôpital : tous les chefs de service ne disposent pas de la même considération de la part de l’administration – et donc, des mêmes libertés ou restrictions.

8° Le « corps médical » est un fantasme commode pour tout le monde

Pour l’ensemble des citoyens, cela semble une évidence : la santé est (en principe) financée par tous, elle doit (en principe) bénéficier à tous en fonctions des besoins de chacun. Mais dans les faits, il n’en est rien : les classes sociales les plus aisées sont en meilleure santé ET ont accès aux soins plus facilement que les classes défavorisées. (Il n’y a plus de lutte des classes en France, mais il y a toujours des classes.)  

Mais aucune politique de santé en France ne s’est jamais souciée de former et de répartir les médecins sur le territoire en fonction des besoins de la population.

Pour beaucoup de médecins, c’est très satisfaisant : alors même que leurs revenus sont financés par la sécurité sociale, ils revendiquent haut et fort leur « indépendance d’installation » et leur « liberté de prescription ». Comme si leur exercice ne devait souffrir aucun contrôle, aucun encadrement, n’être soumis à aucune directive. Comme s’ils revendiquaient non seulement d’être des citoyens à part (ce qu’ils sont déjà) mais de n’avoir aucune obligation à l’égard des autres citoyens.

Ainsi, même si elle n’a aucune réalité en raison même de l’hétérogénéité de la profession, la notion de « corps médical » constitué, cohérent, agissant en synergie est donc pour beaucoup un fantasme bien commode :

– Pour certaines franges de la population, d’abord. Imaginer que le corps médical ne fait qu’un, c’est se donner l’espoir qu’à eux tous, ils en savent et ils en font suffisamment pour nous soulager de nos souffrances ; qu’ils sont suffisamment honnêtes pour ne pas abuser de nous ; qu’ils sont suffisamment généreux pour nous tendre la main quand nous en aurons besoin.

Derrière le corps médical, la plupart d’entre nous imaginent « La Médecine », cette entité tout aussi fantasmatique et magique qu’un dieu, qui finira par guérir « le cancer » et nous éviter à tou.te.s une maladie d’Alzheimer. Comment expliquer autrement que les campagnes de collecte de fonds remportent toujours le même succès malgré la pauvreté des retombées concrètes dans la population générale ?

Quand on est toujours tombé sur des médecins qui se comportent en soignants (il y en a, Dieu merci), on a tendance à minimiser (voire à nier complètement) l’existence de ceux qui ne le font pas, ou très mal, ou se comportent de  manière inexcusable. « Puisque mon médecin est un bon médecin, les mauvais doivent pas être si nombreux que ça. »

Evidemment, plus on est en bonne santé, moins on a de mauvaises surprises avec les médecins. Et comme le niveau de santé est proportionnel au niveau de revenus…  Penser que les bons soins qu’on reçoit personnellement sont délivrés par tous les médecins à toute la population, ça permet de ne pas se préoccuper de ce que les autres vivent – ou de ne pas les croire quand ils protestent.  

Evidemment l’inverse est également vrai : subir des médecins maltraitants, ça incite furieusement à penser – à tort – qu’ils le sont tous. Ça peut se comprendre. D’autant que souvent, lorsque des patients disent avoir été maltraités, beaucoup de professionnels ont tendance à ne pas les croire. Même des professionnels de bonne volonté. Blâmer la victime a des avantages cognitifs et psychologiques supérieurs au fait de la croire. (Minimiser la douleur d’un patient qui souffre a les même avantages : ça soulage l’empathie, ça évite de se sentir coupable, et ça permet de dire qu’on a déjà fait son boulot, c’est lui qui y met de la mauvaise volonté. Bref, c’est émotionnellement plus économique.)

– Les pouvoirs publics, qu’ils cherchent à favoriser les médecins ou à améliorer la délivrance équitable des soins, considèrent la profession médicale comme s’il s’agissait d’un seul et même corps, composé de cellules toutes solidaires. Alors que ses membres se comportent de manière hiérarchisée, verticale, inégalitaire. Quelle que soit la réforme qu’un gouvernement de droite ou de gauche veuille faire passer, il lui sera toujours plus facile de l’imposer aux membres de la profession qui ont le moins d’influence et qui, souvent, bossent le plus, dans les plus mauvaises conditions. Donc, dans tous les cas, ce sont toujours les mêmes qui trinquent.  (Je ne ferai à personne l’insulte de préciser lesquels. Disons seulement qu’il y en a en ville et à l’hôpital, et que le plus souvent, leurs noms vous sont inconnus.) Mettre tous les médecins dans le même sac, ça permet de négocier exclusivement avec les syndicats « représentatifs » – c’est à dire les plus embourgeoisés, les plus attachés à leurs privilèges et donc les plus puissants. Ce n’est pas aux médecins les plus insérés dans les entreprises rentables (gros cabinets de radiologie et laboratoires de biologie, cliniques et hôpitaux privés) qu’on va imposer des restrictions, mais à ceux qui pratiquent la médecine en petits groupes ou de manière artisanale. Ceux-là, de toute manière, ils ne pourront jamais faire la révolution : ils sont à la merci des patients au milieu desquels ils vivent et exercent.

– Pour un certain nombre de professionnels, enfin : adhérer au concept de « corps médical » – et à ses institutions les plus archaïques (l’Ordre des médecins) ou les plus corporatistes (la majorité des syndicats) – permet, selon que vous serez puissant ou misérable, tantôt de conforter ses privilèges et les accroître, tantôt de se poser en victime en se trompant d’adversaire.

Car pour des praticiens surchargés et coincés entre une administration souvent imbécile et des patients eux-mêmes pressurés par des conditions sociales insupportables, il est facile de croire que l’adversaire numéro un, c’est le patient. Après tout, c’est lui qui envahit la salle d’attente, qui fait sonner le téléphone, qui déverse ses trop-plaints dans le bureau, qui fait passer l’empathie du médecin en surcharge. C’est lui qui harcèle !

Quand ils lisent sur les réseaux sociaux ou entendent à la télé que des patients en ont marre d’être maltraités par certains de leurs confrères, beaucoup de praticiens (pas spécialement maltraitants) prennent ça pour une agression personnelle. Ils réagissent, sans s’en rendre compte, en s’assimilant à ce corps médical fantasmatique, par lequel ils aimeraient être traités comme un égal et protégés. Et beaucoup de ces praticiens oublient que le paiement à l’acte (inégalement rémunéré selon qu’on est généraliste ou spécialiste) les enchaîne irrémédiablement ; que leur illusion d’indépendance les empêche de travailler ensemble ; que les dogmes indiscutés que leur ont asséné leurs enseignants guide leur mode d’exercice ; que la pauvreté de la formation scientifique en faculté leur a fermé l’esprit et que les attitudes hautaines de leurs pairs induisent le même type d’attitude de leur part envers leurs patients, ce qu’ils expriment, ce qu’ils ressentent, ce qu’ils savent, ce qu’ils décident de faire de leur vie.

Ce fantasme leur interdit de voir que les industriels et les marchands, eux, taillent soigneusement leur marketing à la mesure exacte de chaque praticien, de ses failles psychologiques, de ses biais cognitifs, de ses frustrations et de son ignorance. Il leur interdit de comprendre que pour les marchands il est de première importance que les médecins ne soient pas des professionnels du soin mais des dealers.

Le fantasme d’un « corps médical » protecteur permet enfin à certains de se protéger des critiques – et de ne pas examiner de près les individus ou les actes qui déclenchent ces critiques. De même que l’Eglise catholique fait le silence autour des prêtres pédophiles, beaucoup de médecins préfèrent rejeter les accusations de maltraitances (morale ou physique) adressées à certains membres de leur « corps », voire à certains gestes.

Pour trouver « normal » que certains suggèrent aux étudiants d’ « apprendre » l’examen gynécologique sur une patiente endormie et non prévenue, il faut oublier complètement que les patients ne sont pas des objets d’étude ou d’apprentissage. Et croire, donc, que le savoir du corps médical l’emporte sur le respect des patients.

Pour trouver « normal » qu’un médecin porte des jugements sur l’aspect physique, les choix de vie ou les décisions thérapeutiques des patients, il faut oublier que l’opinion d’un médecin n’a pas à s’imposer à celle d’un autre citoyen. Il faut donc , par conséquent, que les médecins ont une conscience morale supérieure à celle de leurs concitoyens.

Pour trouver « normal » qu’un médecin accepte ou refuse un patient en fonction de son aspect, de son genre, de son niveau socio-économique, de sa religion ou de ses possiblités d’expression, il faut oublier que la loi interdit toute discrimination aux professionnels de santé… et que c’est écrit noir sur blanc dans le code de déontologie. Il faut être convaincu que les médecins ne sont pas concernés par la loi commune.

Ce qui est pratique dans ce fantasme de corps médical, c’est qu’il peut servir à conforter des médecins ayant des statuts radicalement différents.

Quand on est au sommet de la pyramide, il est très confortable de jouir de ses privilèges sans jamais s’interroger sur leur dimension morale ; alors, pourquoi s’en priver ?

Quand on tout en bas, il est très réconfortant de s’accrocher à ses privilèges élémentaires et à « l’esprit de corps » qui fait de vous un individu à part afin d’oublier à quel point on est manipulé, exploité et entravé.  

9° Questionner les évidences   

Il n’y a pas de solution simple à un problème (un système) aussi complexe que celui-là. Bien heureux lorsqu’on arrive déjà à en entrevoir certains mécanismes. Mais une des manières de ne pas subir un système, c’est de questionner ses « évidences », de refuser de les prendre pour argent comptant et de retourner à des questions élémentaires, pour trouver ses propres réponses, individuelles ou collectives.

En voici quelques-unes, que je me pose depuis longtemps. Elles n’épuisent pas le sujet. A chacun d’ajouter ses questions à la liste – ou de la remplacer par une autre.

Qu’est-ce que soigner, exactement ? Qui doit définir le soin ? Les médecins ou ceux qui le demandent et le reçoivent ?

Quand on décide de faire un métier de soin, pour qui le fait-on ? Où se trouve le juste milieu entre la réalisation personnelle et l’obligation morale – et sociale – de  de servir les autres ?

Peut-on vraiment soigner en choisissant qui on soigne ? Et si la réponse est non, un pays démocratique doit-il tolérer de former des médecins dont le comportement est élitiste à l’égard des citoyens ? 

Le paiement à l’acte est-il le meilleur moyen d’assurer une rémunération suffisante aux médecins qui soignent ? Est-il acceptable que les revenus d’un médecin augmentent avec sa capacité à choisir les patients qu’il reçoit – ou les revenus des patients qui le choisissent ?

Le savoir et le savoir-faire médicaux appartiennent-ils aux médecins ? Quelle obligation morale – et sociale – ont-ils de les partager ?

A qui appartient le système de santé d’un pays ? A une toute petite partie de ceux qui y travaillent ou l’ensemble de la population ?

Marc Zaffran/Martin Winckler

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Pauvre lait maternel

Le 5 septembre 2016, une information a fait la une des médias après le décès de deux grands prématurés, car une première corrélation avait été établie avec le lait maternel en provenance du lactarium de l’hôpital Necker, que tous deux … Continuer la lecture Continuer la lecture

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Première mondiale: un enfant est né, créé à partir des génomes de «trois parents»

  Bonjour C’est une exclusivité du New Scientist. « Exclusive: World’s first baby born with new “3 parent” technique ». Une première mondiale aussitôt reprise par la BBC : “First ‘three person baby’ born using new method”. Par The Independent “World’s first baby born using new ‘three-parent’ technique”. Ou par The Guardian:“World’s first baby born using three-parent […] Continuer la lecture

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Si les «anti-transpirants» sont plus à risque que les «déodorants» pourquoi ne pas le dire ?

  Bonjour L’affaire « anti-transpirants-cancer du sein » enfle. Il y a désormais les médias qui « en parlent » et ceux qui s’y refusent, faute le plus souvent de pouvoir véritablement exposer les tenants et les aboutissants, les nuances et les contre-nuances, les embarras des spécialistes et le mutisme des institutions sanitaires spécialisées. Où est l’Institut national du […] Continuer la lecture

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Tabac : la guerre est là. Contre l’incurie politique serez-vous, demain, l’un des 100 000 soldats ?

  Bonjour Le ton monte. On entendra bientôt le son du canon – et c’est heureux. L’appel sera lancé par La Revue du Praticien et par Alliance contre le tabac. Objectif : réunir 100 000 signatures de médecins, pharmaciens, sages-femmes, infirmier(e)s, kinésithérapeutes, chirurgiens-dentistes … Et signifier à toutes celles et ceux qui ont à voir avec notre […] Continuer la lecture

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Génériques : il est temps d’arréter tout ce cinéma. Ce sont des médicaments comme les autres.

Il n’y a pas qu’en matière culturelle qu’il existe des exceptions françaises. le marché du médicament générique en est un bon exemple.   Malgré des progrès récents, nous restons à la traine des pays à niveau de vie comparable lorsqu’il … Continuer la lecture Continuer la lecture

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«Antitranspirants» et cancers du sein : voici venu le temps venu des déodorants assassins

  Bonjour Jamais une publication de l’International Journal of Cancer n’avait fait un tel tabac dans les médias. La voici : “Aluminium chloride promotes tumorigenesis and metastasis in normal murine mammary gland epithelial cells”. Cela donna ceci dans la Tribune de Genève: « Un ancien des HUG crie haro sur les déos à l’alu ». Traduire : « Un ancien […] Continuer la lecture

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Authorea : un site pour vous aider à écrire vos manuscrits, avec 8260 modèles adaptés aux revues

Ce site propose des aides pour écrire des manuscrits, et 8260 modèles sont accessibles. Il y a une courte vidéo pour expliquer le fonctionnement, et des universités prestigieuses sont utilisatrices d’Authorea. Vous choisissez votre revue, votre format (word, Latex, ou MarkDown) puis le modèle apparaît avec des instructions brèves, et notamment le formatage des références automatique selon les exigences de… Continuer la lecture

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Cancer du sein : «L’Obs» et «France Info» accusés de médiatiser une fausse alerte sanitaire

Bonjour C’est une accusation peu banale qui vise deux médias généralistes bien connus. Elle émane de l’Association Française pour l’Information Scientifique (AFIS). « L’AFIS se donne pour but de promouvoir la science contre ceux qui nient ses valeurs culturelles, la détournent vers des œuvres malfaisantes ou encore usent de son nom pour couvrir des entreprises charlatanesques. […] Continuer la lecture

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Cigarette électronique : nouvelles preuves de son efficacité et de son innocuité. Incurie politique.

  Bonjour Nous nous rapprochons chaque jour un peu plus de l’absurde, du scandale. Après le British Medical Journal , c’est la revue Cochrane 1 qui apporte de nouvelles preuves en faveur de l’efficacité antitabac et de l’innocuité de la cigarette électronique. « Les cigarettes électroniques peuvent-elles aider les gens à arrêter de fumer, et leur utilisation à […] Continuer la lecture

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Que faire si je suis victime de violences médicales ?

Tutoriel (à partager un max.) 1) Faire attester l’authenticité des lésions par un médecin (aux Urgences, par exemple) avec remise d’un certificat constatant les traces physiques du traumatisme et votre état psychologique général après ce choc (angoisse, prostration, larmes, agitation, etc.). Ce certificat vous sera très utile lors du procès et éventuellement pour une demande […]

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Dix idées reçues sur la contraception

Le 26 septembre est la journée mondiale de la contraception. A cette occasion, voici un texte qui m’a été commandé par le Ministère des familles, de l’enfance et des droits des femmes dans le cadre de la campagne « Sexisme Pas Notre Genre ».
Il expose et démystifie dix idées reçues sur la contraception. Faites-le lire autour de vous !
1° Beaucoup de femmes se retrouvent enceintes sans le vouloir par refus de la contraception. Vrai ou Faux ?
Faux ! Plusieurs enquêtes menées par l’Ined, l’INSERM et (…)


Edito

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J’ai enseigné  » Le Fait Religieux » LEM 982

                            

                       J’ai enseigné le « Fait Religieux »   
                     
                             Dominique Ramarlah

     De septembre 2003 à juin 2006, j’ai animé un « Atelier Philo » fortement teinté de « Fait Religieux » auprès des élèves de la classe de quatrième et de troisième dans un collège privé catholique à La Réunion.

   J’ai vécu cette formidable expérience dans le cadre d’un bénévolat car mes filles ne voulaient plus assister aux séances de catéchisme. Notons qu’aucun établissement ne peut forcer les catholiques d’y assister, et encore moins d’y participer les protestants (dont les témoins de Jéhovah) et les musulmans de cet établissement.

  Au lieu de laisser traîner les collégiens dans la cour, j’ai proposé au directeur de les prendre une heure par semaine. Ce dernier était enchanté d’avoir un « surveillant » ne coûtant rien et c’est ainsi que j’ai pu vivre dans la réalité le rêve formulé par deux personnalités.

– Régis Debray : il a été en février 2002 l’instigateur de l’enseignement du Fait religieux . Lien : http://www.education.gouv.fr/cid2025/l-enseignement-du-fait-religieux-dans-l-ecole-laique.html)

– Jacques Salomé : qui « rêve… qu’un jour la communication puisse être enseignée à l’école comme une matière reconnue à part entière ». Lien  (http://www.j-salome.com/01-info/biographie.php)

   N’ayant pas fait l’IUFM ( Institut Universitaire de Formation des Maîtres)  je suis parti de rien ou plutôt de TOUT : de mon coeur… pour improviser. Un petit mot sur mon intérêt personnel. Cette période coïncidait avec mes débuts de recherche sur toutes les religions, lors de mon projet sur la rédaction du livre sur la « Croyance des Bara ». Lien  (https://sites.google.com/site/barademadagascar/programmes-de-recherche)

Voici comment j’ai procédé.

– J’ai fait un sondage auprès des adolescents pour savoir les sujets qui les intéressent.
– Je leur ai demandé de préparer une petite présentation (afin d’éviter les sujets polémiques ou provocateurs) de telle manière que le sujet qu’on retiendra pour la prochaine séance sera cadré  à l’avance par eux-mêmes. Et pas par un adulte voulant imposer ses choix.
– Je n’étais alors qu’un simple « modérateur » de leur riche débat où la notion de « Civisme » restait le fil conducteur en fonction de l’actualité. C’était, en vérité, assez mouvementé car après le 11 sept 2001, il était déjà beaucoup question d’Islam.

   Si bien que j’étais obligé de m’informer alors que je ne disposais pas d’internet. Il me fallait donc tout faire à l’encyclopédie ! Et grâce à ce travail, c’est ainsi que j’ai découvert toutes les sensibilités de l’Islam car les jeunes musulmans de ma classe se montraient particulièrement participatifs.

 Il y a un ou deux ans, une de mes filles à croisé un camarade de classe qui avait lui aussi participé à ces ateliers philo/faits religieux. Ce jeune homme (25 ans actuellement) lui a dit qu’il a gardé un « excellent souvenir des cours de ton papa ».

 Autrement dit, pour moi : mission accomplie ! Effectivement, mon  fil conducteur à l’époque était : « Tant qu’il y un seul élève qui participe (c’est-à-dire qui s’exprime) , cela vaut le coup de continuer ». D’ailleurs j’invitais ceux qui, inévitablement, se montraient « dissipés »  :

– soit à ne plus venir, puisque ce n’était pas obligatoire
– soit à rester à leur place et en profiter pour réviser une autre matière.

   A ma grande surprise, même ceux qui avaient leur nez plongé dans leur cahier ou leur… téléphone portable, réagissaient sur certains items et n’hésitaient pas à lever le bras avant de prendre la parole et partager leur avis, ou tout simplement émettre une critique.

  Ainsi, j’ai eu l’occasion de mieux comprendre les adolescents (donc, au passage, mes enfants) et de m’enrichir à leur contact.

 J’ai encore toutes les archives de cette période de ma vie car j’avais envisagé de suivre le cursus des « Sciences de l’éducation » à l’université pendant cette très longue période de chômage où aucun laboratoire d’analyses médicales ne voulait m’embaucher. Mais ça, c’est une autre histoire.

 

 Os Court :

 «   Le débat religieux n’est plus entre religions, mais entre ceux qui croient que croire a une valeur, et les autres.»

         Paul Valéry
 
Lettre d’Expression médicale
LEM n° 982 
http://www.exmed.org/archives16/circu982.html
   26 septembre 2016
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Lui a osé le faire

Lui a osé le faire LEM 982


J’ai proposé ici même le 21 septembre 2016 un texte en faveur d’une Connaissance des religions. Voici, en écho, l’expérience pratique menée auprès de jeunes par Dominique Ramarlah, biologiste médical, fils et petit-fils de médecin malgache, set fidèle collaborateur d’Exmed. lien http://www.exmed.org/archives12/circu745.html
Un témoignage rare, précieux, humain et d’une remarquable modestie : ne boudons pas notre plaisir avec la LEM 982 J’ai enseigné « le Fait Religieux». www.exmed.org/archives16/circu982.html

F-M Michaut CO Exmed 26-27 septembre 2016 Continuer la lecture

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Cancer du sein: en France toutes les femmes ne pourront plus être soignées avec l’Avastin®

  Bonjour « Une bonne nouvelle ! J’ai entendu à la radio que le trou de la Sécurité sociale vient d’être rebouché  » dit l’homme,  apolitique de gauche. « Tu rigoles, c’est un encore un artifice comptable de Touraine » rétorque le post-communiste. Et puis le blasé de service : « Bof… Je me souviens qu’après la guerre Douste-Blazy avait dit l’avoir […] Continuer la lecture

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La recherche ouverte en Angleterre : une charte avec 10 principes… et le chemin sera long voire très long !

Fin juillet 2016, les universités anglaises ont proposé 12 principes pour la recherche ouverte. Il s’agit d’un rapport de 24 pages simple et facile à lire « Concordat on Open Research Data ». Pour chaque principe, il y a environ une page d’explications. Dans les annexes, des références pour chaque principe, références qui permettent de tout avoir sur ce thème. Ce n’est… Continuer la lecture

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Dragi Webdo n°108: bêta-bloquants en post-IDM, andexanet, benzodiazépines (CNGE), diversification alimentaire, traumatisme cranien et sertraline.

Bonsoir! C’est la panse bien remplie et l’esprit tournée vers ma quatrième décennie de vie que je vais vous faire part des infos et actualités médicales que j’ai pu retenir cette semaine. Après 3 semaines de rentrée denses, il semblerait que ça se calme, et c’est pas plus mal. Bonne lecture!


1/ Pharmacovigilance
Pour commencer, l’ANSM revient sur les posologies de colchicine pour limiter le risque de surdosage. L’agence rappelle qu’il est recommandé de ne donner que 2mg les 3 premiers jours de traitement suivi de 1mg par jour, plutôt que 3mg le premier jour, 2mg les deux suivants et 1mg par la suite.
Le CNGE revient sur l’utilisation des benzodiazépines et leur balance bénéfice risque défavorable compte tenu des addictions, syndromes de sevrages, risque de chute et troubles cognitifs qui composent la longue liste de leurs effets indésirables. Comment diminuer leurs prescriptions: d’une part en ayant recours à des alternatives thérapeutiques (pas forcément médicamenteuses) et d’autre part en prenant en charge l’arrêt des traitements grâces aux mesures essentiellement non-médicamenteuses.
Une étude d’Annals of internal medicine a recherché si la vaccination anti-grippale pendant la grossesse était responsable de malformations congénitales. Chez les 15 000 patientes enceintes vaccinées et 200 000 non vaccinées, le taux de malformations était similaires et voisin de 5%. Des données rassurantes à la veille du début de la campagne de vaccination
2/ Cardio-vasculaire
Une étude française est parue dans le BMJ. Elle s’intéressait aux bêta bloquants en post-infarctus en l’absence d’insuffisance cardiaque. C’était une étude de cohorte prospective étudiant la mortalité des patients en post-infarctus à 1 mois et à 1 an selon la prescription (ou l’absence de prescription) de bêta bloquants. La prescription de bêta bloquant dans le 48 heures suivant le diagnostic était associé à une baisse de la mortalité de près de 55% à 1 mois. Mais, à 1 an, les patients toujours sous bêta-bloquants n’avait pas une mortalité plus faible que ceux ayant interrompu leur traitement. Cependant, la même comparaison a été effectuée chez les patients sous statines et ceux ayant interrompu leur statine: le risque de mortalité chez les patients prenant encore leur statine était diminué de 60%! L’étude n’analyse malheureusement pas les sous-groupes de statines pour savoir si cet effet était lié à une molécule en particulier ou à toutes…
L’Andexanet alpha, antidote du rivaroxaban et de l’apixaban, est enfin testé chez des vrais patients traités faisant une hémorragie sévère. Environ la moitié des patients avaient un saignement digestif et l’autre moitié un saignement intracrânien, et étaient traités à 75% pour de la fibrillation auriculaire et 25% pour un épisode thromboembolique. Biologiquement, le traitement était efficace. Cliniquement, à 30 jours, 15% des patients étaient décédés et  18% des patients avaient eu un évènement thromboembolique (attention, ces patients peuvent se « recouper »). Le problème de cet étude est qu’elle ne comporte qu’une centaine de patient et que tous les patients sont traités par andexanet. Il n’y a pas de groupe contrôle qui aurait été traité par du PPSB par exemple. Il est donc difficile de dire si l’andexanet est un super antidote ou non.
3/ Pédiatrie
Une revue du Jama a étudié l’âge d’introduction des aliments chez l’enfant et le risque d’allergie ou de maladie auto-immune. Ainsi, introduire des œufs entre 4 et 6 mois et des fruits à coque entre 4 et 11 mois diminue le risque d’allergie à ces aliments. De plus, introduire du poisson « tôt » pourrait réduire le risque de rhinite allergique (là, le mécanisme m’échappe). Enfin, l’âge d’introduction du gluten n’était pas associé au risque de maladie cœliaque.

4/ Traumatologie
Ce n’est pas très médecine générale, mais comme il s’agit de prévention, pourquoi pas! La sertraline à 100mg/j a été testé chez les patients traumatisé crâniens pendant 6 mois en prévention de syndrome dépressif post-traumatique dans un essai contrôlé randomisé. Le risque de dépression était diminué chez les patients traités avec un nombre de sujet nécessaire à traiter pour éviter un évènement (NNT) de 6, avec une bonne tolérance. De façon très intéressante, l’article ne comporte pas d’odd ratio ou de risque relatif: les auteurs ont choisi de ne donner leurs résultats qu’avec un NNT.
Voilà pour cette semaine. C’était court, comme je l’avais annoncé. Je finirai sur le rapport du conseil de l’ordre des médecins sur la place du « médecin dans la société de l’information et de la communication » qui revient sur la publicité, la déontologie et l’e-réputation du médecin sur internet et les réseaux sociaux. Des réflexions du CNOM qui me poussent à ne pas modifier mon pseudonyme et à ne pas sortir officiellement de mon relatif anonymat.
Bonne soirée à tous et à la semaine prochaine!
@Dr_Agibus

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Le grand Jacques

  Vous devez cet billet à une fin paresseuse de dimanche réveillée par une émission qui lui était consacrée. Consacrée à qui ? Mais à Brel pardi !   38 ans après je me souviens encore. Il est 9 h, je suis en stage au bloc opératoire. J’aurais préféré une affectation en obstétrique pour me frotter un peu plus à mon futur […] Continuer la lecture

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Dictionnaire des idées connectées reçues #hcsmeufr #FrenchTech #DisruptiveTechnology

Je vais poser là quelques aphorismes connectés, inspirés par mes lectures de ces dernières semaines. Vous avez 20-30 ans, vous voulez appâter du capital-risqueur (ou plus modestement manger gratos à un colloque connecté), ce billet est fait pour vous. Premier point, soyez cool. Pas de cravate, tutoiement délicieusement asservissant de rigueur, que des prénoms, employez … Continue reading « Dictionnaire des idées connectées reçues #hcsmeufr #FrenchTech #DisruptiveTechnology » Continuer la lecture

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François Hollande n’est pas venu, hier, au bar-tabac-loto-PMU. Marisol Touraine non plus.

Bonjour « Alors, Hollande n’est pas venu payer son coup ? ». Rigolades tristes, ce matin au zinc-vin blanc. Le président de la République est venu à Tours, hier 24 septembre. Il a visité les migrants. Il a salué les pompiers en congrès, sapeurs plus que mécontents. La Nouvelle République du Centre Ouest le montre. Sur chaque […] Continuer la lecture

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Cadeau pour Dominique #hcsmeufr #eSante #DigitalHealth #Biotech #santéconnectée #FrenchTech #DisruptiveTechnology #QuantifiedSelf

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