Archives mensuelles : mai 2014

Divers et variés

Je commence enfin à toucher terre. Ce n’est pas tellement que j’ai apprivoisé mes fonctions de coordinateur de la clinique, je crois que je n’y arriverai pas avant longtemps, mais j’équilibre un peu mieux les pressions entre elles. La semaine dernière, des patients un peu âgés, que je connais depuis des années m’ont raconté qu’ils […] Continuer la lecture

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Cancer/ASCO14 : la rechute des cancers de l’ovaire mieux prise en charge

Les thérapies ciblées se développent de plus en plus. La tendance à récidiver de certains cancers offre à ces médicaments une opportunité de contenir la maladie à défaut de la guérir. Ces thérapies ciblées occupent donc une place de choix lors des sessions de l’ASCO 2014. Parmi ces cancers qui rechutent, les tumeurs de l’ovaire …

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Mon voyageur immobile

À Pierre, mon oncle (14 janvier 1933 – 3 juin 2009) De chair prisonnière, pour un temps infime, je pense à toi en ce tristoune mois de mai. Ces dernières années auront été comme un envol perpétuellement ajourné. Au bord…

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Patients sur Internet, le rôle des Médecins 2.0

C’est une réalité, les patients surfent sur Internet à la recherche d’informations santé Que ce soit en France, en Suisse ou ailleurs, les chiffres de la Banque mondiale sont clairs, […] Continuer la lecture

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EAS de merde

Voilà, le stage, c’est fini. J’arrête les frais. J’en ai pris conscience hier matin quand, planquée dans la réserve pour ne pas pleurer devant « eux », je me suis demandé s’il valait mieux avaler le bidon de javel ou me péter le poignet à coups de marteau pour échapper aux deux semaines qui me restaient à faire. Oui, parce qu’en plus d’être une sombre merde, je suis lâche. Je crois que quand j’en arrive à ce genre de pensées, il est temps que je fasse une pause.
Donc, pour résumer :
Je ne sais pas prendre soin des gens.
Je ne sais pas « faire les liens ».
Je ne sais pas m’organiser.
Je ne sais pas ce qu’est le métier d’aide-soignante.
Je mets les patients en danger.
Je ne respecte pas les règles élémentaires d’hygiène et de sécurité.
Je dois très sérieusement me demander pour quelle raison je veux faire ce métier.
Il est inenvisageable que je puisse être diplômée dans un mois.
And, last but not least, je ne sais pas me remettre en question.
Je ne me cherche aucune excuse. Tout cela est sans doute vrai. Et même, ça ne m’étonne pas. Je suis tellement dans le brouillard depuis une semaine qu’il est plus que probable que j’aie accumulé toutes ces erreurs. Et cela fait sans doute un moment que je les accumule. Seulement, en début de formation, j’avais l’excuse d’être une élève débutante. Maintenant, je n’ai plus cette excuse. Je n’ai aucune excuse. Je suis incompétente, point.
 J’ai passé la matinée à essayer de bien faire. Mais, même en essayant, j’étais nulle. À chaque fois que je sortais d’une chambre, j’entendais des bribes de conversations :
« J’aimerais bien savoir combien elle a eu à sa dernière MSP »
« Elle pas dû valider tous ses modules, c’est pas possible »
« Il faudrait que l’IFAS nous procure les notes de ses précédents stages, on devrait les demander pour les prochains stagiaires »
« Une fille comme ça dans les services dans moins d’un mois, c’est carrément pas possible »
« De toute façon elle pourra jamais travailler, les équipes n’en voudront pas »
« Elle est nulle »
Et j’en passe.
Forcément, entre ça, le manque de sommeil et le fait que je saute un repas sur deux, je n’ai pas été très performante. Pour être honnête, j’ai été médiocre. Comme d’habitude. Je me suis occupée de « mes » patients, j’ai rempli les diagrammes, j’ai noté les transmissions. Mais tout était nul.
La cadre m’a appelée à la fin du service. Elle avait dit à l’équipe qu’elle voulait me voir et m’attendait visiblement depuis un moment. Forcément, n’ayant été ni à la pause ni au repas ni aux transmissions, trop occupée que j’étais à parfaire ma médiocrité naturelle (c’est du boulot, croyez-moi), je n’étais pas au courant. Forcément, la stagiaire qui ne répond pas à la convocation de la cadre, ça ne fait pas sérieux. Forcément, quand en plus ladite stagiaire essaie de fourguer son recueil de données au dernier moment à sa tutrice qui a fini son service, le tout devant le bureau ouvert de la cadre, ça aggrave largement les choses. Bref, tout faux. Si je ne m’étais pas rendu compte de la gravité de la situation, il m’a fallu moins de trente secondes pour comprendre que j’étais franchement dans la merde. Je me suis décomposée sur place. Incapable de réfléchir, incapable de répondre. Si j’avais été une bonne aide-soignante, j’aurais bien profité de l’occasion pour prendre mon pouls et ma tension, juste comme ça, par curiosité. Mais je ne suis pas une bonne aide-soignante.
Alors, pendant que la cadre énumérait froidement tous mes défauts et m’enjoignait de lui prouver que j’étais capable de progresser, mon regard s’est échappé par la fenêtre de son bureau. De là, je voyais le long couloir vitré que j’avais si souvent arpenté il y a deux ans. Le couloir que j’avais emprunté enceinte, puis jeune maman, puis orpheline. Au bout de ce couloir, une équipe formidable, qui avait accompagné mon père jusqu’au bout. Une aide-soignante qui m’avait apporté un bol d’eau chaude pour que je puisse me faire une tisane d’allaitement. Une autre qui était allée chercher une blouse propre pour pouvoir prendre mon tout jeune bébé dans ses bras. Une infirmière qui avait accompagné Amélie à l’espace de jeux du service de pédiatrie pas encore ouvert. Une équipe à laquelle j’avais rêvé de ressembler. En vain.
Alors, après l’entretien, j’ai rassemblé mes affaires et, sans dire au-revoir à personne, j’ai quitté le service. Mais je n’ai pas quitté l’hôpital. Je suis d’abord allée au bout du couloir. La veuve de mon père, qui y est hospitalisée en ce moment-même (triste coïncidence), n’était pas dans sa chambre, mais l’équipe était là. Il y a des sourires qui ne changent pas. Il y a de la bonté dans certains regards, de la douceur dans certains gestes.
J’ai repris le couloir dans l’autre sens et ai, enfin, quitté l’hôpital. Puis j’ai pleuré. Toute l’après-midi. Toute la soirée. Une partie de la nuit. Une bonne partie de la journée. Sans doute demain aussi.
Aujourd’hui, je renonce. Y retourner, finir le stage, passer la MSP… je ne m’en sens pas capable. Je ne sais plus rien. Je sais juste que je ne peux pas y penser sans pleurer. Parce que je me sens nulle. Parce que j’ai honte. Parce que j’ai peur. Parce que je me sens incapable de retourner dans ce service. Parce que je ne tiens plus. Parce que je craque. Parce que j’ai envie de tout oublier, de revenir en arrière et de n’avoir jamais commencé cette formation. Parce que l’année a été dure, terriblement dure. Parce que j’ai imposé ce choix à ma famille et que ça a été dur pour eux-aussi. Parce que je ne suis pas digne des efforts qu’ils ont faits pour moi.  Parce que je ne suis pas digne d’être aide-soignante, tout simplement.

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Erections masculines en vente libre : les grandes manœuvres de Sanofi autour de Cialis®

Bonjour Emotions sur les marchés comme dans les salles de rédaction : la multinationale Sanofi (France) annonce la commercialisation  sans ordonnance du Cialis®d’Eli Lilly (Etats-Unis). Cialis® cousin du Viagra® de Pfizer (Etats-Unis) aujourd’hui tombé dans le domaine public. (Une quarantaine de spécialités et présentations à base de sildénafil aujourd’hui en France). Droits exclusifs La mise en vente […] Continuer la lecture

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Dragi Webdo n°4

Pour une fois, je suis à l’heure dans mon planning de publication! Je commencerais par dire bravo aux D4 pour ces ECN qui n’était clairement pas simples, et donc ceux qui veulent s’entrainer peuvent trouver les sujets ICI et une correction tout à fait non officielle (mais qui peut servir de bon support de réflexion) LA.

J’ai pas eu trop le temps de farfouiller cette semaine. Mais il y a quand même quelques truc qui ont retenu mon attention.
Pour commencer, les AINS (CAY LE MAL!) , et surtout le diclofenac (voltarène et autre) à cause de leur sur risque cardiovasculaire. Mais enfin, on a une instance officielle qui le reconnait. « La commission [de transparence] estime que le diclofénac n’a pas de place dans la stratégie thérapeutique des pathologies relevant d’un traitement par AINS des patients présentant des facteurs de risque significatifs d’événements cardiovasculaires (notamment hypertension artérielle
permanente traitée ou non traitée, dyslipidémie, diabète traité ou non traité, tabagisme actuel ou arrêté depuis moins de 3 ans ». La commission est donc en faveur du déremboursement chez les patient avec des facteurs de risque.

Au niveau infectiologie, on a depuis peu un traitement quasi miracle (le sofosbuvir) qui pourrait traiter quasi tout le monde et qui est à un prix quasi exorbitant (enfin, non, complètement exorbitant). Mais bon, la perspective d’un traitement nouveau et efficace donne l’envie de dépister plus de monde puisqu’il y a éventuellement la possibilité de les traiter. (Reste à savoir si on peut vraiment traiter tout le monde en payant 100 000 euros par personne…) Bref, on sait traiter, donc on veut dépister. Les TROD (test rapide d’orientation diagnostique) pour dépister l’hépatite C sont en vogue à la HAS, notamment pour toucher les personnes éloignées des structures de soins et les personnes précaires. Donc un bon point pour le dépistage, mais ces TROD doivent toujours être confirmé par un test ELISA en cas de positivité.

Les statines vont encore faire parler d’elles cette semaine. Plutôt en bien cette fois ci. Elles sont surtout connues pour leur toxicité hépatique et les rares atteintes rénales sont secondaires à des rhabdomyolyses, selon le VIDAL. Etant donné qu’avec les dernières recommandations américaines, une grande partie de la population risque d’être (sur-)traité, il est logique qu’on cherche à les connaitre encore mieux. Et leur profil de tolérance semble plutôt bon au niveau rénal d’après une dernière étude sur le sujet .

Je finirais avec ma chère partie diabétologique, et plutôt cardio-diabétologique pour le coup. D’abord, les études sont des choses bizarres qui ne veulent bien nous montrer que ce qu’elles veulent. Le risque cardio vasculaire est majoré chez les diabétiques , ça on le sait. Pour ce qui est de l’efficacité de l’aspirine, les études chez le diabétique en prévention primaire ne montre pas de résultat significatifs sur l’ensemble des patients, mais une analyse en sous groupe des hommes serait en faveur d’un effet qui est absent chez les femmes (ICI). Mais d’habitude, plus le risque est élevé, plus on arrive à démonter une diminution du risque facilement. Et ben pas pour le diabète visiblement! Un étude montre que les femmes diabétiques ont  44 % de risque d’être coronariennes que les hommes! Donc les patients diabétiques les plus à risque sont les patientes, mais les études n’arrivent pas à démonter qu’on puisse y faire quoi que ce soit… L’EBM et ses mystères…

En restant dans la pathologie coronarienne du diabétique (quand je disais que c’était de la cardio-diabétologie…), le congrès de la société francophone du diabète a repris les recommandations de l’ESC (société de cardiologie européenne) et de l’ESSD (société d’étude du diabète européenne) pour rappeller que le dépistage de l’ischémie silencieuse systématique chez le diabétique n’a pas montré d’intérêt mais qu’il faut cependant cibler ces dépistages au patients les plus à risque:
– AOMI et athérome diffus
– « nombreux » FRDCV
– néphropathie
– activité physique intense
Le congrès propose une répartition de l’aspirine en deux prises espacées de 12 heures chez le diabétique coronarrien. (ça je n’ai pas trouvé la justification EBM), et recommande l’utilisation du score calcique pour évaluer et surveiller le risque coronarien (Vous pouvez en savoir plus sur le score calcique ICI)

Merci d’avoir lu, bonne journée! Continuer la lecture

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Cancer/ASCO14 :Moins de ménopauses précoces et plus de naissances après un cancer du sein c’est possible.

Pour l’ouverture de la conférence qui marque son cinquantième anniversaire, la société américaine d’oncologie clinique, ASCO, a choisi de mettre l’accent sur le vécu des patients et de leurs proches. Longtemps focalisée sur la recherche de l’augmentation de quantité de vie, la cancérologie se penche de plus en plus sur les questions de qualité de …

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Tabac : l’e-cigarette ou la hantise régressive de la « contagion par le geste »

Bonjour 31 mai 2014 : « Journée mondiale sans tabac ». L’affaire commence à fatiguer l’Académie de médecine. La compagnie s’associe « cette année encore » à cette manifestation. Mais « au-delà des vœux de circonstance », l’Académie souhaite «  que soient enfin prises des mesures concrètes et réellement dissuasives, individuelles et collectives ». Et ce « pour mettre un terme à une hécatombe qui […] Continuer la lecture

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Oural

D’un appel à l’autre, un monde. C’est si particulier. Des passages calmes, où l’on profite pour plaisanter avec le permanencier dont le visage s’éclaire derrière son ordi ; des vagues de rush s’assimilant à de véritables tsunami téléphoniques. La dame … Lire la suite Continuer la lecture

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Oural

D’un appel à l’autre, un monde. C’est si particulier. Des passages calmes, où l’on profite pour plaisanter avec le permanencier dont le visage s’éclaire derrière son ordi ; des vagues de rush s’assimilant à de véritables tsunami téléphoniques. La dame … Lire la suite Continuer la lecture

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Tabac : pressée par « Le Figaro », Marisol Touraine agira-t-elle suffisamment tôt ?

Bonjour Qu’attend-elle ? La cigarette électronique a bouleversé la donne. Une révolution est en marche. Non pas celle de la fin du tabac mais celle de la fin de sa fumée mortifère. Bientôt l’addiction à la nicotine se substituera à celle du tabac industriel. Les ayatollahs le dénonceront quand les spécialistes de santé publique d’en réjouiront. […] Continuer la lecture

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Quel traitement d’un ulcère gastroduodénal à Helicobacter pylori?

À ce jour, en présence d’un ulcère gastroduodénal à Helicobacter pylori, le traitement de première ligne ayant le meilleur rapport bénéfice/risque est le traitement dit séquentiel sur 10 jours. 1 ) Situation clinique : Mme L.C.M, âgée de 45 ans, à qui j’ai fait pratiquer une fibroscopie gastrique pour épigastralgies intenses et persistantes, me consulte […] Continuer la lecture

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Benzodiazépines : « Le Monde » tire à vue sur le ministère de la Santé. Aucun effet.

Bonjour Etonnant papier (Florence Rosier) dans le dernier supplément Sciences/Médecine du Monde (28 mai). Il revient sur les deux décennies de prescriptions-consommations de benzodiazépines en France. Une overdose. Papier qui dénonce une trop longue inertie sanitaire. Titre : « Le ministère de la santé sous somnifères ? » Accablant On a lu, ou on lira, cette charge. On y […] Continuer la lecture

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Cellules souches au Japon : Nature devrait rétracter les 2 articles concernés car la première auteure a accepté

Nous avons évoqué un scandale autour des cellules souches au Japon (Riken), et 2 articles de Nature étaient concernés. La première auteurs H Obokata, 30 ans, niait des malversations, mais elle vient d’accepter de rétracter un des 2 articles de Nature ! Puis quelques jours après, elle a accepté de rétracter les 2 articles… n’admettant toujours pas la falsification ou… Continuer la lecture

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Incroyable : un inventaire de divergences observées dans des essais randomisés qui sont très inquiétantes.. voire invalident trop de résultats… et c’est fréquent

Article difficle, mais passionnant résumant un effort incroyable et un travail de qualité (BMJ, 29 avril 2014). Ces auteurs (Imperial College London) ont étudié des divergences dans les essais randomisés controllés à partir de l’exemple des cellules souches. Si ces observations sont généralisables (prudence !), il faudrait repenser toute la science.. et ceci rejoint les mouvements sur le gaspillage de… Continuer la lecture

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Le microbiome placentaire

Une étude publiée la semaine dernière dans Science Translational Medicine montre que de petites quantités d’ADN issu de divers phyla bactériens sont présentes dans le placenta même lors de grossesses normales et que ces phyla bactériens ressemblent plus à ceux … Lire la suite Continuer la lecture

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La discipline

Je viens de commencer un nouveau plan d’entrainement. Je me prépare pour faire face aux 73 km du mythique Trail des Templiers en Octobre. Aujourd’hui j’étais las. Fatigué par le boulot et l’enchaînement de (trop) courtes nuits. Pourtant je me suis secoué les puces pour sortir faire cet entraînement. Météo un peu moche. Ambiance un […] Continuer la lecture

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Doutes

Avant-dernier stage.
Bientôt la MSP (Mise en Situation Professionnelle). Je croyais que ça irait, et puis non, ça va pas. J’ai peur. Je doute de moi. Je doute de tout et de tout le monde. J’entends des consignes contradictoires : changer l’eau, ne pas changer l’eau, mettre un tablier, ne pas mettre de tablier, changer le drap, ne pas changer le drap. Et j’en passe.
Je ne sais plus rien. Je ne sais plus « faire une toilette », je ne sais plus « communiquer », je ne sais plus « faire des liens ». D’ailleurs, ai-je jamais su faire tout cela? Je suis en fin de formation et je ne suis pas prête. Trop lente, trop désorganisée, trop tout. Ou pas assez.
Bientôt la MSP, et je vais être jugée en 1h30. Dix mois se joueront en une matinée. Sur un soin. Un diplôme contre une toilette. Une toilette parfaite. Ça tombe mal, je sais pas faire. Je sais sourire et me poser des questions qui ne servent à rien mais je ne sais toujours pas faire une toilette en technique en étant organisée.
Bientôt la MSP. Les modules écrits sont validés. Les stages aussi. Mais passer devant un jury, être observée, voir les examinateurs prendre des notes, échanger des regards, tourner autour du lit, ça me fait complètement paniquer. Et quand je panique, je fais des boulettes. Et je m’en rends compte. Et ça me fait paniquer… Bref, c’est sans fin. Alors que, seule avec le patient, ça va, je communique, j’observe, je m’adapte. Bref, je fais mon boulot.
Bientôt la MSP. Je la sens pas. J’ai pas envie d’y aller. J’ai juste envie de tout arrêter. Je sais pas ce qui m’a pris de passer ce concours. J’ai bêtement cru que ce serait merveilleux, et puis non. J’ai naïvement espéré faire un beau métier, et puis non. J’ai secrètement rêvé être une aide-soignante, et puis non.
Bientôt la MSP. État de stress maximal. Je ne mange plus, je crie sur les enfants, je pleure pour un rien. Je passe des heures sur une démarche de soins, des heures sur le Vidal, des heures sur la règle d’ORR. Et je passe à côté du spectacle de danse d’Amélie, des cascades de Georges et d’un certain nombre de choses plus ou moins importantes. Manger et dormir sont-ils des besoins absolument indispensables après tout?

Bientôt la MSP. Les quatorze besoins fondamentaux s’appliquent-ils aussi aux élèves aides-soignants? Pas si sûr.

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Cigarette électronique : l’Organisation Mondiale de la Santé est annoncée sur le grand banc des accusés

Bonjour Datée du 26 mai 2014et rendue publique aujourd’hui 29 cette lettre restera comme un document dans l’histoire de la lutte contre le tabac. On pourra la lire ici-même. Elle est signée de cinquante-trois spécialistes de divers horizons. Dont  cinq citoyens français (1). Sans oublier le Pr Jean-Francois Etter, docteur ès sciences politiques, Privat docent […] Continuer la lecture

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Cigarette électronique et conflits d’intérêts : le HCSP soudoyé par les cigarettiers ?

Bonjour La température monte, les esprits s’échauffent. Le Monde (Pascale Santi) nous révèle que l’avis du Haut Conseil de la santé publique (HCSP) sur la cigarette électronique « très attendu » a été publié le mercredi 28 mai. Où ? On ne le trouve pas encore sur le site ce cette institution. La dernière mis en ligne y concerne […] Continuer la lecture

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Epidémie.

Il nous a fallu quelques heures, lors du dernier remaniement ministériel, pour savoir le nom de notre ministre de la santé: dans le feu de l’action, tous les portefeuilles ont été redistribués, Marisol Touraine en a reçu un intitulé « affaires sociales », et aucun autre ne répondait au doux nom de « santé ». La santé a déjà été associée aux affaires sociales, mais il fut un temps avec le travail, à une autre époque à la jeunesse et aux sports.

Ce n’est donc qu’en soirée, lors du dernier remaniement ministériel, que nous avons appris qu’il y avait bien un portefeuille ministériel intitulé « santé », et qu’il était encore accolé à celui des affaires sociale.

Tout ça pour dire que j’ai entendu ces jours-ci le ministre de l’intérieur, Bernard Cazeneuve, faire semblant de se préoccuper de santé publique.

Pour justifier l' »évacuation » ou le « démantèlement », je laisse le choix du mot au lecteur, de trois camps de migrants au centre de Calais, le ministre et le préfet ont qualifié cette opération de « sanitaire ». L’argument est qu’une bonne partie des habitants de ces camps sont atteints de la gale, et que l’action engagée ce matin viserait à leur permettre de se traiter et de retrouver des conditions de vie qui les prémunirait d’une rechute et éviterait une dissémination de la maladie qui semble se montrer plus souvent dans ce département depuis quelques années, à en croire les journalistes qui en parlaient déjà sur suggestion de l’ARS en 2012.

Le « démantèlement »-« démontage »-« évacuation »-« opération sanitaire » des lieux a donc eu lieu ce matin, sous le regard aiguisé des journalistes. Si on en croit ces derniers, la plupart des migrants avaient déjà déserté les lieux, ceux qui étaient encore présents se sont vu proposer un passage dans un « lieu médical » pour pouvoir prendre une douche et recevoir un traitement.

Mais est-il étonnant que des personnes qui vivent dans la peur du contrôle et de l’expulsion renoncent à suivre ceux-là même qui viennent détruire leur abri en leur proposant une solution pour le moins nébuleuse?

Les Bulldozers ont achevé le travail.

Les migrants iront s’installer plus loin, sans traitement ni prise en charge pour la plupart, en attendant de trouver une autre solution ou de parvenir à leurs fins, dans des conditions d’existence tout aussi dures.

En attendant, politiques et journalistes ont agité la gale pour faire peur au petit peuple.

La gale, qui encore maintenant est associée à la misère et au manque d’hygiène…

Annoncer un diagnostic de gale demande encore de nos jours de grandes précautions, alors que c’est une maladie tout à fait bénigne et qui se soigne bien. Les réactions sont souvent violentes, et vont de « Non, c’est pas possible, je ne suis pas comme ça, moi! » à  » Mais je me lave, enfin! ».

C’est une maladie pas grave, mais très désagréable et contagieuse. Alors, pour bien la traiter, il faut traiter simultanément le patient et son linge, ce qui peut parfois être un peu compliqué en institution, ou simplement dans une famille nombreuse qui, par définition, brasse BEAUCOUP de linge.

Non, la gale n’est pas une maladie honteuse, ni la punition des crados, mais elle est encore vécue ainsi.

D’ailleurs, le diagnostic est plus difficile à faire pour les gens qui se lavent souvent, parce que leurs lésions sont peu reconnaissables, et ça leur laisse le temps de contaminer plus de monde.

La gale est en recrudescence depuis environ trois ans, et, pour ceux qui ne travaillent pas auprès de patients, il suffit de chercher sur les sites des différentes Agences Régionales de Santé pour s’apercevoir qu’elles la signalent toutes: la gale est plus fréquente sur tout notre territoire depuis plusieurs années.

Les choses se sont d’ailleurs compliquées il y a quelques mois, quand l’un des laboratoires pharmaceutiques qui fabriquait l’un des traitements est tombé en rupture de stock. On ne trouvait plus le seul traitement qui soit utilisable chez les enfants qui, par ailleurs, souffraient d’asthme.

Je n’avais jamais vu de gale auparavant, et j’en vois régulièrement depuis trois ans, pourtant, mon cabinet est loin de Calais.

Si la gale n’est pas la maladie du manque d’hygiène, elle est plutôt celle de la promiscuité, de l’échange de vêtement ou du partage de lit.

Les modes de contamination que j’ai pu observer sont divers, et n’ont pas de caractère social:

– des étudiants qui ont fini une soirée arrosée dans le même canapé,

– des lycéennes qui ont échangé leurs tee-shirts,

– deux familles qui ont partagé les serviettes de bain autour de la piscine de la villa qu’ils avaient louée en commun,

– des ouvriers sur des chantiers d’altitude qui dormaient dans une cabane de chantier serrés les uns contre les autres pour lutter contre le froid,

– une petite fille qui avait fréquenté un dortoir de colonie de ski,

– une femme qui avait enlacé son père sur son lit de mort,

– un homme qui a partagé un lit autre que son lit conjugal,

– et quelques personnes pour qui on n’a pas réussi à trouver un contexte propice à leur contamination.

Les causes de cette recrudescence sont mystérieuses. Mon livre de parasitologie annonçait une recrudescence inexpliquée tous les trente ou trente-cinq ans. Il est possible que les difficultés sociales induites par la crise économique aident à sa propagation.

La propagation de la gale fait peu de bruit dans les conversations de comptoir ou de sortie d’école. Il faut dire que les personnes atteintes s’en vantent rarement auprès de leur entourage!

Alors brandir la gale en l’associant systématiquement aux plus précaires comme s’ils en étaient le principal vecteur, l’utiliser pour justifier une évacuation de campement de migrants, c’est agiter le spectre de l’épidémie qui va tout envahir, désigner des boucs-émissaires, et par là faire le lit de toutes les discriminations les plus odieuses.

Messieurs les politiques et les journalistes, cessez de désigner les plus précaires comme source de nos maux!

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Brève postérieure.

– Docteur, j’ai encore mal à l’anus, mais je commence à croire que c’est dans la tête!

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Huitième étage : il défenestre un chat. Un an de prison et 6.300 euros d’indemnisation

Bonjour Les juges de Boulogne-sur-Mer aiment-ils les chats plus encore que le droit ? L’affaire vient de nous être rapportée par l’AFP. Elle peut faire peur. Un habitant de Calais âgé de 30 ans a été condamné le mercredi 28 mai par le tribunal correctionnel de Boulogne-sur-Mer (Pas-de-Calais) à un an de prison avec sursis pour avoir […] Continuer la lecture

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Huitième étage : il défenestre un chat. Un an de prison et 6.300 euros d’indemnisation

Bonjour Les juges de Boulogne-sur-Mer aiment-ils les chats plus encore que le droit ? L’affaire vient de nous être rapportée par l’AFP. Elle peut faire peur. Un habitant de Calais âgé de 30 ans a été condamné le mercredi 28 mai par le tribunal correctionnel de Boulogne-sur-Mer (Pas-de-Calais) à un an de prison avec sursis pour avoir […] Continuer la lecture

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Huitième étage : il défenestre un chat. Un an de prison et 6.300 euros d’indemnisation

Bonjour Les juges de Boulogne-sur-Mer aiment-ils les chats plus encore que le droit ? L’affaire vient de nous être rapportée par l’AFP. Elle peut faire peur. Un habitant de Calais âgé de 30 ans a été condamné le mercredi 28 mai par le tribunal correctionnel de Boulogne-sur-Mer (Pas-de-Calais) à un an de prison avec sursis pour avoir […] Continuer la lecture

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Prostitution : voici pourquoi, contre l’avis du gouvernement, il ne faut plus jeter la pierre aux clients

Bonjour On l’a oubliée mais elle existe : dans la vaste salle d’attente des lois en gestation figure, en très bonne place, celle qui vise à « renforcer la lutte contre le système prostitutionnel ». Elle a déjà été adoptée en première lecture le 4 décembre 2003 par l’Assemblée nationale. On trouvera ici le texte de cette proposition […] Continuer la lecture

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Affaire Vincent Lambert: les plus que troublantes déclarations du Dr Eric Kariger

Bonjour Lancinante, l’affaire Lambert sera jugée avant l’été. Le mardi 27 mai a été marqué par une information et de nouvelles questions. Le rapport définitif des trois médecins-experts  (Prs Marie-Germaine Bousser, Lionel Naccache et Jacques Luauté) vient d’être remis. L’information a été donnée par  une « source » anonyme de l’Agence France Presse, généralement bien informée.  Ce […] Continuer la lecture

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Couvertures du JAMA : plus d’oeuvres d’art depuis 2012 mais des illustrations et / ou un sommaire aride !

La couverture du JAMA 2014 est maintenant un sommaire avec les titres des articles.. Donc abandon des tableaux sélectionnés dans les musées : ils étaient choisis et commentés par MT Southgate ! Pendant une période intermédiaire, le JAMA a choisi des illustrations, en janvier 2012. L’abandon des tableaux est lié non seulement à l’arrivée d’un nouveau rédacteur en chef, mais… Continuer la lecture

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Dragi Webdo n°3

Oh là là! Rien ne va plus.. J’ai été totalement déphasé par ma garde et j’ai complètement oublié le petit numéro du Dragi Webdo de la semaine dernière… Quand je repense à mes chefs qui disaient que « dans quelques années, tes nuits blanches de garde, tu les sentiras passer » … et ben, il n’avaient pas tout à fait tort (une fois de plus…)

Bref, la semaine a pourtant été plus que riche en actualité et autres anecdotes médicale…. (comme cette fameuse garde, durant laquelle à 4heures du matin, alors que je tendais d’aller me coucher dans ma chambre de garde, j’ai trouvé 2 demoiselles que je n’y avais pas convié totalement endormie… Le BIIIP strident des urgences m’a cependant rappelé à mes obligations nocturnes, et je n’ai pu retourner dans la chambre de garde…)

Donc, pour commencer avec des images, parce que c’est toujours sympatique les images, une petite description de la prise encharge des vertiges paroxystiques bénins, avec des manoeuvres un peu moins « violentes » que Dix Hallpike et Semon, même si ça s’en éloigne pas beaucoup quand même.

Ensuite, une petite mise au point de l’HAS sur le dépistage du cancer du sein, permettant de resituer quelques situations à risques.  J’ai trouvé pas trop mal fait et accessible l’animation interactive pour que les patientes puissent se situer dans le dépistage, et ne pas s’inquiéter à tord de ne pas faire assez de mammographie (ICI). Quand j’aurai le temps, d’ailleurs, il faudrait que je fasse une revue un peu plus complète de la littérature sur l’intérêt de la mammographie même entre 50 et 74 ans, parce qu’à force d’entendre tout et n’importe quoi, on s’y perd!
Toujours dans la page cancer et HAS, la semaine dernière se tenait le jour du dépistage du mélanome. Certes, on connais pour la plupart nos critères ABCDE, mais ça fait toujours du bien de les revoir et surtout, ça rappelle aussi les sujets à risque et à surveiller particulièrement.
Prévention, pas pour un cancer, mais pour un virus maintenant, parlons VIH. Le Centre de surveillance et de prévention des maladies américain recommande un traitement pré-exposition par Truvada 300/200 pour les patients ayant des rapports non protégés avec des personnes à risque d’être VIH+, aux hommes ayant des rapports avec des hommes et aux patients ayant des rapports avec des personnes VIH+ , en association avec une sérologie de dépistage tous les 3 mois.
Passons à une de mes rubriques préférées, la partie diabétologique de la semaine! On le savait déjà, les injections d’insulines doivent se faire en des sites variés pour limiter les lipodystrophies. Ce que je ne savait pas, et qui est décrit dans l’article, c’est que plus de 60% des diabétiques sous insuline ont des lipodystrophie donc près de  40% font des hypoglycémies inexpliquées! D’où l’importance de bien les rechercher en tant que médecin généraliste dans le suivi de ces patients.

Transition parfaite pour en venir à l’article de Voix Médicales qui reprend les résultats d’une très intéressante thèse sur l’effet diabétogène des statines. Si la thèse peut sembler un peu longue, la conclusion est bien faite, resituant le contexte d’un effet secondaire découvert grâce à la pharmacovigilance et me confortant encore d’avantage dans mon utilisation de la pravastatine.

Statines encore, les anglais sont les plus gros consommateurs. C’est naturellement qu’ils s’attachent à chercher leurs effets indésirables. L’article raconte que parmi les effets indésirables imputés aux statines et pouvant motiver leur arrêt par un médecin, en réalité, seul 1/5 est effectivement rattachable au médicament… Ce qui peut laisser à penser qu’un tel phénomène peut se retrouver dans tous les médicament… Que faire quand le patient dit que tel effet secondaire est survenu suite à ce médicament, alors que l’effet n’est pas décrit? Peut être le déclarer… et laisser la pharmacovigilance faire son travail… (cf. paragraphe juste avant celui ci!)

Pour finir, les brèves de cardiologie! Probablement que ça m’intéresse surtout parce que mon stage actuel est un stage de cardiologie… (Voila, pour mes conflits d’intérêts…)
– L’aspirine non inférieure à l’HBPM pendant  28 jours, après J10 d’HBPM  au décours d’une PTH
– Un Guide HAS de la FA qui se trouve être relativement pratique, avec des tableaux pour permettre au généraliste de s’en sortir, d’assurer le suivi et de savoir où se situe le recours au cardiologue. Je regrette juste que le tableau suivant de prise en charge ne figure pas dans la synthèse mais seulement dans le guide complet alors qu’il me parait essentiel…

– Le congrès de l’american society of hypertenion s’est déroulé la semaine dernière. Parmis les points notables qui ont été mis en évidence: il semblerai que devant une hypertension non controlée, le bénéfice du retrait d’un anti hypertenseur soit plus faible que celui de l’ajout d’un anti hypotenseur. Le congrès a également fait un point sur le recommandations actuelles de l‘internatinal society of hypertension qui sont les recommandations internationales actuelles. J’avoue que je suis déçu des objectifs tensionels car ceux du JNC8 (recommandations américaines) me semblent plus adaptés aux données de la littérature en terme de pertinence clinique.

Voila, c’est tout pour cette semaine de retard, mais c’était dense! Continuer la lecture

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Huile

C’est une chaîne. Et comme toutes les chaines, la roue tourne d’autant mieux que les engrenages et les maillons sont en parfait état. C’est sûr qu’avec un élément pété, ça marche moins bien. Mais l’huile, bon sang. La chaîne de … Lire la suite Continuer la lecture

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Huile

C’est une chaîne. Et comme toutes les chaines, la roue tourne d’autant mieux que les engrenages et les maillons sont en parfait état. C’est sûr qu’avec un élément pété, ça marche moins bien. Mais l’huile, bon sang. La chaîne de … Lire la suite Continuer la lecture

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Congrès route et médecine 2014 : un rendez-vous incontournable pour tous les médecins !

Le congrès Route et médecine 2014 : santé, mobilité, trafic se tiendra les 27 et 28 novembre 2014 à Paris. Il abordera notamment  la  somnolence, le vieillissement,  la conduite professionnelle. Il réunira des médecins agréés pour les permis de conduire, des généralistes, des … Continuer la lecture Continuer la lecture

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Unbrick tenda A6 router

I’ve been buying Tenda A6 wifi router for object/arduino connection to internet : it’s very litlle, chip, wifi, ethernet and usb powering enable.
 
Interesting option for « internet of things ».
 
Two versions : one has only three modes, an… Continuer la lecture

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Tribune Grimaldi/Vernant sur Mediapart et l’actualité en images

Chers collègues, Merci de trouver ci-dessous le lien pour lire la tribune dans Mediapart des professeurs André Grimaldi et Jean-Paul Vernant, « Réduire les dépenses de santé… en les privatisant ». http://blogs.mediapart.fr/edition/les-invites-de-mediapart/article/270514/reduire-les-depenses-de-sante-en-les-privatisant Ci-dessous, l’actualité en quelques illustrations (merci à ceux qui ont transmis … Lire la suite Continuer la lecture

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« Monsieur le Premier ministre, la gale est arrivée à Calais ! »

Bonjour En d’autres temps on aurait parlé d’une  supplique, d’un cahier de doléances. Aujourd’hui c’est une bouteille à la mer numérique. Une bouteille bien fermée en forme de lettre ouverte. Datée du 27 mai elle est adressée à Mr Manuel Valls, actuel locataire de l’Hôtel Matignon 57, rue de Varenne. Paris. Gale et Front national […] Continuer la lecture

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Rencontres Prescrire 2014

C’était la première fois que j’avais envisagé de me rendre aux Rencontres Prescrire. Parce que c’était à Paris. Je viens depuis deux ou trois ans à la remise de la Pilule d’or, inscrit par mon ami Jean Lamarche, je connais donc l’ambiance des meetings laïcs de la revue, l’assemblée des purs, le rassemblement des Justes,  l’ambiance des jamborees, les veillées au coin du feu, le mec barbu qui chante accompagné par sa guitare sèche « OH when the saints » avec les filles qui le dévorent des yeux… Bien qu’ayant regardé le thème des rencontres, « Préparer l’avenir pour mieux soigner », le genre de phrase dont le sinifiant est le signifié et vice versa, qui sentait le préchi précha prescririen, le truc dans le genre rencontres annuelles à Lourdes, avec l’eau bénite, les miracles, les malades qui se lèvent de leur fauteuil roulant, le système de santé qui devient rayonnant pendant le temps où tu tournes autour de la Kaaba, les voeux que tu glisses dans les interstices du Mur des Lamentations, l’immersion dans le Gange à Bénarès… J’ai quand même décidé de venir, j’ai donc payé 300 euro, ce qui, pour un nanti n’est pas grand chose (voir ICI). Mes copains, même prescririens,  m’ont prévenu que j’allais me raser. Je n’en doutais pas : j’ai fréquenté les congrès où l’on ne connaît personne, où l’on écoute des communications où les médicaments sont meilleurs que le placebo, où les examens complémentaires pètent de valeur prédictive positive et où on s’ennuie en se disant qu’on aurait mieux fait de rester dans son cabinet avec des malades qui ne guérissent pas, des médicaments qui ne marchent pas, des crèches qui exigent des certificats à la gomme et seulement 23 euro tous les quarts d’heure. J’ai demandé à mon remplaçant qu’il me remplace le vendredi et le samedi. Je me suis dit : tout prescririen doit être allé au moins une fois aux rencontres sinon il finira dans l’enfer de big pharma avec des visiteuses médicales en tenues légères lui présentant jusqu’à la fin des temps des documents d’aides visuelles racontant le monde merveilleux des courbes ascendantes et des petit p toujours inférieurs à 0,05.

Je suis parti de chez moi plus tard que lorsque je me rends au cabinet et à 9 heures vingt j’étais porte de Saint-Ouen dans le hall de l’Hôpital Bichat.
J’ai pris mon badge, je suis allé boire un café et manger un croissant, et j’ai commencé à rencontrer des gens que je connaissais.
J’ai donc rencontré des rédacteurs de Prescrire, des twittas et des twittos, je ne peux vous révéler leurs pseudos car elles (ils) auraient peur que Mediapart ne vienne croiser leurs pseudos avec les inscrits aux rencontres et leurs absences dans leurs cabinets respectifs ou chez leurs remplaçants, et ne publie des listes qui pourraient intéresser le Conseil de l’Ordre ou les malades qu’elles ou ils fréquentent, des membres du forum Prescrire que je ne nommerais pas non plus de peur que leurs femmes / maris qui les croyaient en train de faire une formation DPC à Montceau-les-Mines n’apprennent qu’ils sont partis rejoindre leurs copines / copains parisiens sous prétexte de servir la messe de la secte du Boulevard Voltaire.
A 10 heures 30 c’est le début de la plénière dans un amphi plein : Ouverture des Rencontres Prescrire 2014.
Philipe Zerr remplace le doyen qui avait piscine et je ne me rappelle pas ce qu’il a dit.
Françoise Brion fait un exposé sans intérêt et parle du prix d’une vie, du patient codécisionnaire et des vaccinations (cherchez l’intrus).
Pierre Chirac lit un texte collectif élaboré par l’équipe de la revue dont le titre aurait pu être L’Evangile selon saint Prescrire et j’entends sans stupéfaction « soignants de bonne volonté ».

11 heures : Préparer et penser ensemble l’avenir des soins.
Madame Catherine Naviaux-Bellec (dont les titres sont à eux seuls une invitation à l’ennui : directeur des soins, conseillère pédagogique régionale, Agence Régionale de Santé d’Île-de-France) nous entretient de la réforme des études des étudiants en soins infirmiers. C’est chiant au possible et strictement sans intérêt.
Le docteur Fanny Cussac, jeune installée dans un Pôle de Santé Pluriprofessionnel depuis trois ans, nous expose de façon convaincante le fonctionnement du centre Ramey où il y a quand même 12 MG, 3 cardios, 3 pédiatres et 4 psy). Je n’apprends pas grand chose mais j’entrevois les problèmes que pose ce genre de structure en termes humains et financiers. Un peu étonné, toutefois, qu’un des axes de dépistage soit l’apnée du sommeil… Cela doit être une urgence dans ce quartier populaire de Paris. Je note trois questions à poser à cette jeune collègue mais c’était sans compter le manque de micros et le trop plein de doyens.
Monsieur Gérard Dubey (sociologue) fait un exposé inaudible (les micros ne font sans doute pas partie des nouvelles technologies) sur les nouvelles technologies et nous fait part de l’inintérêt des simulateurs de vol en médecine. On s’en serait douté (il aurait pu lire Perruche en Automne avant de venir).
Puis ce sont les questions et les réponses. C’est Fanny Cussac qui a le droit aux plus nombreuses questions et elle s’en tire bien. Puis c’est l’heure des doyens : on donne la parole au doyen d’une Faculté tunisienne puis au doyen de la Faculté qui avait piscine et qui, les cheveux secs, nous sert un blabla convenu dont je retiens quand même que la médecine générale en est encore à l’enfance. Les deux doyens piquent tellement de temps que les questions de la salle sont terminées : les MG sont encore volés mais cela n’étonne personne. Mes trois questions seront sans réponse : elles étaient sans doute sans intérêt.

12 H 30 – 14 H
Sandwichs, boissons et posters.
Je le dis tout net : dans les congrès Glaxo ou Sanofi, mes amis de big pharma, la bouffe est meilleure. Ici, c’est pas terrible, on mange debout, le vin est médiocre, mais bon, j’échange avec des collègues, twittas et twittos, Jean, Philippe, Olivier et d’autres.
Je vais jeter un oeil sur l’exposition de posters.
Les posters, depuis toujours, ça m’emmerde, que ce soit dans les congrès ou ailleurs. A l’origine, j’avais prévu d’en faire un qui se serait appelé « Evidence Based Medicine en Médecine générale : l’avenir » mais cela m’a fait suer car power point me posait des difficultés pour les schémas que je voulais faire et je n’avais pas envie de me retrouver planté devant mon poster attendant que des confrères et amis viennent me poser des questions plus ou moins intéressantes sur un poster plus ou moins intéressant.
Il y avait quand même 67 posters, plutôt bien réalisés, dans une esthétique plus power point que Prescrire (heureusement) et je me suis balladé de façon agréable entre les concepteurs. Pour s’en faire une idée plus complète, voir ICI.

14 H – 15 H 30 Premier atelier : j’avais choisi le 14, Comment se dégager des influences actuelles pour proposer des soins de qualité ?, animé par les docteurs Isabelle de Beco et Philippe Nicot. Intéressant, rien à dire, des situations à décrypter, mais trop court, trop superficiel (on n’avait pas le temps), inhomogénéité des participants, mais Léa Destrooper et moi on nous propose, par hasard, un document sur la couverture vaccinale en Haute-Vienne, et on se déchaîne car c’est le pompom du trafic d’influences, de la corruption et de la bonne conscience et cela mériterait de longs développements qui pourraient faire dire aux lecteurs qu’on n’a pas que cela à faire de lire des textes trop longs, donc, je résume, la CPAM de Haute-Vienne (capitale Limoges) couche avec Glaxo dans un hôtel de passe sous les yeux des maquereaux de l’Etat. J’en profite pour dire que j’en ai assez des médecins qui se présentent et pour vitriner (néologisme docteurduseizième) leur indépendance disent bravement « Je ne reçois plus la visite médicale » comme s’il s’agissait d’un titre de gloire, d’une victoire de l’addictologie, d’une preuve de courage, comme ces gens qui disent avoir arrêté de fumer alors qu’ils ne fumaient que 3 cigarettes par jour en crapotant, à moins bien sûr que tous ces braves gens n’aient fréquenté les VA, les visités anonymes, « Bonjour, je m’appelle le docteur A et cela fait 147 jours que je n’ai pas reçu une visiteuse médicale »…

Avant de se rendre au prochain atelier, petit tour vers le maigre buffet et les posters où chacun y va de son mot gentil pour tromper l’ennui profond qui nous étreint dans le sous-sol de Bichat étonnamment propre et libre de graffiti, ce qui est loin de ce que j’ai connu jadis à Cochin dans les années soixante-dix où les étudiants, libres de tout QCM, refaisaient le monde en taggant des slogans révolutionnaires sur les murs…

16 H – 17 H 30 Deuxième atelier : j’avais choisi le 7, Savoir expliquer aux patients les avantages et les inconvénients des options de soins : trouver les mots appropriés ; accompagner les patients dans leurs choix, animé par les docteurs Michel Labrecque et Madeleine Fabre. ML est canadien. Il fait une présentation solide, très anglosaxonne, mais son exposé me gêne : il expose la méthode du Shared Decision Making à propos du dosage du PSA. Et il nous dit d’abord qu’il ne faut pas se laisser aller à des discussions chaudes sur le sujet du dépistage. Il se fout du monde. Le soignant ne doit pas faire de différence entre l’option dépistage et non dépistage. C’est au patient de choisir. Il nous distribue ensuite un document réalisé par le Collège des médecins du Québec en nous disant qu’il s’agit d’une réponse à une question d’un malade alors qu’il s’agit, explicitement, d’une recommandation faite aux médecins d’en discuter avec leurs patients entre 55 et 70 ans et… blabla.
Il ne semble pas que mes objections attirent un écho favorable dans l’atelier ni d’ailleurs, je le constaterai ensuite, avec d’autres participants à cet atelier (chaque atelier est mené trois fois). Il y a ensuite un jeu de rôle où je joue le patient, une collègue MG m’interroge et deux observateurs jugent de sa démarche. Grosso modo, et à ma grande surprise, je me glisse dans le jeu de rôle malgré mes réticences, je vais bientôt être prêt à me former sérieusement à l’Entretien Motivationnel (comment ne plus recevoir les visiteuses médicales en dehors des heures de consultation) et les autres groupes dans l’atelier jouent aussi le jeu. Je conviens donc de revoir mon méecin dans un an et qu’il me refasse son numéro de « Vous êtes le malade et vous avez tous les droits, je suis le médecin et je ne suis là que pour vous faire accoucher de votre souris… »
La conclusion : pour exposer les techniques du Shared Decision making, la décision partagée, ML et son accent canadien convaincant aurait dû choisir un autre sujet, mais son propos est intéressant, le respect du malade, la neutralité du médecin, toute la soupe progressiste qui cache mal l’idéologie du self, le néo libéralisme et la façon élégante d’introduire le loup dans la bergerie, je veux dire le PSA dans la vie des hommes. Eh bien, justement c’est le hic de ce brillant exposé : cela montre que la décision partagée peut aussi, dans une situation hiérarchique recréée, permettre d’imposer à des patients des décisions qu’ils n’avaient pas envie de prendre. Dans chacun des groupes, 5 groupes de 5, le patient n’a pas voulu se faire doser le PSA.

Et rebelote, le hall d’entrée, la salle des posters, les twittas et les twittos, les lecteurs Prescrire.

Cornaqué par de jeunes médecins généralistes et des étudiants en médecine et en pharmacie, je marche vers Montmartre, ses touristes japonais (qui ressemblent de plus en plus à des touristes coréens et / ou chinois), ses Russes, ses étrangers qui ressemblent tant à ce que nous sommes quand nous visitons des pays étrangers, des toutous, des toutous.

Je passe sur la soirée, le restaurant, la chanteuse qui chante Piaf et le chanteur qui chante mal, les échanges fructueux entre participants, les tapes dans le dos et la rigolade. Mais je ne peux en dire plus car j’ai remarqué combien les twittos et les twittas tenaient à leur anonymat.

Samedi matin 9 H.
Même hall de Bichat, même café et jus d’orange, mêmes croissants, mêmes pains au chocolat, mêmes pains au raisin, mêmes posters.

9H 30 – 11 H. Je me suis inscrit à l’atelier numéro 9 (et bien que des djeunes m’aient dit que le truc était intéressant mais que l’on sentait, derrière la décontraction, les arguments d’autorité) animé par les docteurs Alain Siary et Michèle Richemond : Le dépistage, le diagnostic précoce, les examens complémentaires sont-ils bénéfiues aux personnes en bonne santé ? Où s’arrête le « juste soin », où commence le traitement par excès ? Alain Siary est un vieux routier de ce genre de sujet, il connaît son affaire et je l’ai trouvé plutôt bon bien que parfois un peu confus et approximatif. C’est le problème quand on aborde des sujets que l’on connaît bien, on s’ennuie ou on critique l’orateur (il y avait le cancer de la prostate et le cancer du sein dans ses exposés, nul doute que cela rappelle quelque chose aux lecteurs de ce blog, non ?). Je ne me suis pas ennuyé. Les animateurs nous ont proposé 4 cas cliniques à analyser. Le cas clinique présenté à mon groupe m’a désorienté alors que je savais d’emblée quelle était l’intention des animateurs : ne pas prescrire de statine. J’étais hésitant, hésitant pour justifier l’une ou l’autre des attitudes, je pense qu’en situation clinique j’aurais sans doute prescrit une statine (il faut savoir que j’ai été élevé dans le culte des statines à une époque où Lipanthyl dominait les débats franco-français). J’ai encore du chemin à parcourir pour être moins hésitant. N’est-ce pas l’intérêt de ces rencontres ? Mais en outre le cas numéro 3 a pointé l’étendue de mes méconnaissances. Cela dit les autres cas cliniques m’ont paru mal documentés et peu en rapport avec les ambitieuses questions posées par l’atelier mais je me suis amusé.

11 H 45 – 13 H. Améliorer sa pratique en comprenant les attentes des patients.
Le premier exposé est mené par Philippe Zerr (maître de conférences associé de médecine générale) et par Pierre Lombrail (1) (professeur de santé publique). Ils mènent le jeu en duo mais ils auraient dû un peu plus répéter. Je dois dire que je me suis rasé. Mais pas seulement. Nous avons eu droit à des propos généraux et lénifiants sur la prévention et l’éducation à la santé avec des diapositives qui auraient rendu intéressantes les photographies de Suzette, la cousine de Lucie, aux bains de mer, et, surtout, et surtout le maître de conférences, on nous a pris pour des khons, je veux dire les MG qui ont un peu de pratique, les MG qui viennent de s’installer et qui ne savent pas, les pôvres, que le milieu compte pour aborder la santé de ses patients. Notre maître de conférences a souligné combien il était important de déceler l’alcoolisme, de vacciner contre l’hépatite B, de ne pas oublier les rappels de coqueluche et de (bien) suivre les femmes enceintes en rappelant combien la France était mal placée, très mal placée, sur l’item Mortalité maternelle. Nous savions déjà que les structures de dépistage étaient multiples et variées, que les financements étaient divers et qu’il existait à la fois des chevauchements et des trous noirs. J’ai eu beau ouvrir mes oreilles en grand je n’ai rien entendu sur le tabac, le cannabis et autres particularités françaises… Je n’ai rien appris et j’eusse aimé que l’on nous encourageât et non que l’on nous culpabilisât. Sans raison d’ailleurs. Pierre Lombrail nous a invité à consulter des sites internet de santé Publique, oui, bon, d’accord, mais…

Le deuxième exposé est proposé par Jean-Luc Plavis, du CISS (dont nous aurons l’élégance de taire quelques liens d’intérêt), dont la carte de visite est aussi longue que les titres d’un général de l’armée mexicaine. Il me choque d’emblée en disant, « Bonjour, je m’appelle, Jean-Luc Plavis, et je suis porteur d’une maladie de… », comme s’il s’agissait d’une qualité et non d’une affection. Passons. Nous avons eu droit à tous les poncifs sur le patient qui a le droit de savoir, du patient malade qui est seul capable de raconter sa maladie, de la masse de données non exploitées que représentent les vécus des malades, qui doit participer à la décision thérapeutique, et, last but not least, qui peut devenir patient-expert capable d’informer et de former les autres patients porteurs de la même maladie. J’ai l’air de me moquer mais en fait je suis d’accord avec tout cela. Mais cet exhibitionnisme me gêne un peu et cette recréation d’une hiérarchie symbolique entre patients sachants et patients ignorants me paraît curieuse.

Les questions de la salle sont assez drôles. On reproche aux deux premiers de ne pas avoir cité les sages-femmes dans le suivi de la femme enceinte, un oubli sans doute significatif dans ce monde d’hommes médecins, d’avoir parlé de capital santé, et cetera. On pose une question sur les éventuels liens d’intérêt du patient-expert, ce qui fait sursauter le staff prescririen, on demande ce qu’il en est des liens d’intérêt des associations de patients avec l’industrie pharmaceutique et un collègue que je ne citerai pas pour ne pas dévoiler son anonymat, interroge notre patient-expert sur le rôle du patient expert dans l’éducation thérapeutique du patient tout venant dans une perspective rogerienne (voir LA).

Bruno Toussaint conclut les rencontres et annonce les prochaines qui se tiendront à Toulouse.

Buffet.

Embrassades, au revoir.

Je le répète : malgré tout, malgré mes nombreuses critiques, je le dis solennellement, heureusement que Prescrire existe, heureusement que les analyses de Prescrire existent, heureusement que l’audibilité de Prescrire progresse, et, en parlant avec les jeunes médecins que j’ai rencontrés, comme je les envie de pouvoir lire une telle revue, comme j’aurais aimé que, médecin en formation, j’aie pu bénéficier de cette ouverture d’esprit, et que, médecin commençant à exercer, j’aie pu ne pas perdre de temps à pratiquer comme on m’avait appris à la fac et, surtout, comme on ne m’avait pas appris… Mais, de grâce, que Prescrire s’ouvre aux spécialités, que Prescrire cesse de nous bassiner avec son idéologie de gauche bien pensante qui ne se trompe jamais, que Prescrire arrête avec sa psychorigidité non généricable sur les génériques, que Prescrire cesse de nous imposer un seul spécialiste de pharmacovigilance, un seul spécialiste en vaccinologie, une seule liste de médicaments à ne pas prescrire, que Prescrire ne se laisse pas abuser par l’idéologie néo libérale du patient roi, et qu’enfin, last but not least, Prescrire s’ouvre au numérique.  

Notes.
(1) Un vieux copain de lycée et de fac que je n’avais pas vu depuis au moins 20 ans. Déclaration de lien d’intérêt.

Illustration : Spielberg Steven. Rencontres du troisième type. 1977.

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Hépatite C : allons-nous payer 100 000 euros pour chaque patient ? Que fait le gouvernement ?

Bonjour Big Pharma creuserait-il sa tombe ? En réclamant des sommes astronomiques pour un traitement contre l’hépatite C qu’elle n’a pas inventé (Sovaldi ®, sofosbuvir) la firme Gilead pourrait faire œuvre utile : précipiter la prise de conscience collective de l’absurdité du système en vigueur de fixation des prix des nouveaux médicaments. Susciter une réflexion éthique et […] Continuer la lecture

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Les essais randomisés arrêtés ne sont pas assez publiés… mais les essais terminés ne sont pas tous publiés !

C’est une étude originale présentée au congrès du Peer Review et la seule publiée en ‘full paper’ dans le JAMA de mars 2014. Des épidémiologistes de Bâle, avec des allemands et des canadiens ont sélectionné des essais randomisés controllés approuvés par des comités d’éthique entre 2000 et 2003 (Suisse, Allemagne, Canada). Ils ont étudié le devenir de ces essais :… Continuer la lecture

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