Archives mensuelles : avril 2013

Euphorie

Les amis, c’est la fête. En atteste l’état de la bouteille de blanc, alors que l’aide que j’ai reçu pour en venir à bout est somme toute modeste. En atteste surtout le fait que je n’ai pas l’intention de la … Lire la suite Continuer la lecture

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Micro-SMUR

Ça y est. J’étais en pleine réalisation d’un poster, ou plutôt j’en étais à l’énième pause pour m’échapper de ce #!%!# de poster, je ne pensais pas avoir une fulgurance blogorrhéïque étant donné que je ne suis ni de repos de garde, ni imprégnée éthyliquement … Lire la suite Continuer la lecture

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Tetarde cadre mieux les poissons que les êtres sur Le monde de Tétarde

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A propos de la veille bibliographique dans PubMed

La National Library of Medicine marche sur la tête. En février 2013, elle publie sur son compte You Tube une vidéo vantant les mérites de la formulation en langage MeSH. Deux mois plus tard (avril 2013), elle formule une équation de recherche « à la Google » dans le NLM Technical Bulletin pour signaler une amélioration de […] Continuer la lecture

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Des recommandations éthiques pour les reviewers par COPE (Committee On Publication Ethics)

Nous avions évoqué la préparation de ces recommandations, et elles viennent d’être publiées. Elles sont nécessaires, et que contiennent-elles : Les principes de base : accepter de relire des articles pour lesquelles le relecteur a les compétences ; respecter la confidentialité ; ne pas utiliser les données pour soi-même ou des collègues ; déclarer ses liens d’intérêts ; évaluer le… Continuer la lecture

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Ma TL sur Twitter

Pour m’amuser, une petite modélisation à la main de ma TL sur Twitter.
Méthodologie : vous répertorier un par un, faire un joli tableau Excel et dessiner des camemberts.
Quelques remarques :
– en regroupant les secteurs santé France et US + les comptes assoc / officiels, ça fait 83% de ma TL qui cause de médecine. 
– on a de quoi ouvrir une maison de santé / hôpital / fac 🙂
– les internes de chaque spé sont incorporés dans leur spé (parce que sinon ça devenait ingérable)
– la catégorie addicto / prison regroupe des généralistes, des psychiatres, des IDE…. 
– oui, un vétérinaire. Parce qu’on cause thérapeutique, soin, et horaires de fous, tout pareil. 

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"Versement d’indemnités journalières en cas d’incapacité temporaire totale de travail " : formule très ambiguë de certains contrats d’assurance…

Les gérants de société ne bénéficient pas d’indemnités journalières de la Sécurité sociale en cas d’arrêt maladie. Ils souscrivent donc habituellement une assurance pour percevoir une indemnisation s’ils sont dans l’incapacité d’exercer le… Continuer la lecture

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L’actualité syndicale de la semaine dans la Sécu

Le SNADEOS CFTC a mis en ligne sur son site le compte rendu de la dernière rencontre intersyndicale ADD avec les représentants du ministère dans le cadre de la mission Morel le 16 avril 2013. Egalement en ligne sur ce site les deux comptes rendus d’INC transmis par l’UCANSS après validation des organisations syndicales portant sur les UGECAM en date du 27 février 2013, et les AT/MP en date du 7 mars 2013. L’accord Salaires concernant … Continuer la lecture

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Le Président de la Caisse maritime s’inquiète pour le devenir de cet organisme

A l’heure où la CNAF s’apprête à signer sa Convention d’objectifs et de gestion, l’Etat souhaite étudier le transfert des allocataires marins vers les Caf de leur lieu de résidence. « Les problématiques que connaissent les familles de marins (isolement des femmes, variation des revenus en lien avec la pêche, incertitude et fragilité économique.) ne seraient plus prises en compte », prévient la Caisse maritime dans un communiqué. … Continuer la lecture

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Une nouvelle version du portail web de la HAS

La Haute Autorité de Santé a mis en ligne fin avril une nouvelle version de son site web, avec de nombreuses fonctionnalités pour répondre aux besoins d’information de l’ensemble des acteurs de santé et du grand public. Ce portail simplifié, qui se veut plus ergonomique, s’articule autour de quatre piliers thématiques. Le premier onglet se consacre à la HAS, son rôle et ses missions. Le deuxième, « Evaluation & Recommandation », donne … Continuer la lecture

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Les revenus nets des médecins libéraux ont progressé de 4 % en 2011

La Caisse autonome de retraite des médecins de France (CARMF) vient de publier les bénéfices non commerciaux (BNC) pour 2011 des médecins libéraux. Les dernières statistiques révèlent une augmentation moyenne de 4 % des revenus des médecins libéraux pour l’exercice 2011. Les revenus des généralistes, tous secteurs confondus sont en hausse. Après deux années consécutives de baisse de leurs revenus, les praticiens de secteur 1 … Continuer la lecture

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Allocations individuelles de solidarité : la non-compensation par l’Etat chiffrée à 5 ou 6 milliards

Le groupe de travail Etat-départements sur le financement des allocations, installé fin janvier, s’est réuni le 30 avril à Matignon en présence de huit ministres et de neuf présidents de conseils généraux, dont le président de l’Assemblée des départements de France (ADF), Claudy Lebreton. Cette réunion devait permettre de clore la phase « diagnostic » sur la situation actuelle des trois allocations l’APA, la PCH et le RSA. Selon … Continuer la lecture

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L’Adircaf a rencontré Dominique Bertinotti le 23 avril

La ministre déléguée à la Famille, Dominique Bertinotti, a reçu le 23 avril dernier une délégation de l’Association des directeurs de CAF à sa demande. Découvrez le courrier qui va lui être adressé à la suite de cet entretien. L’Adircaf souhaite par ce courrier réaffirmer ses points de vue et préoccupations dans le cadre de la négociation de la COG Etat/CNAF : l’impact majeur de la crise pour les publics des CAF, l’augmentation constante des … Continuer la lecture

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In love

Je suis amoureux. Et je crois qu’elle m’aime aussi. Bien sûr, les mauvaises langues argumenteront que notre différence d’âge est trop grande pour être raisonnable. Et qu’elle n’a pas toute sa tête. En plus, elle dépend de la MGEN, on me reprochera que c’est de la folie, que ça ne peut pas coller entre nous.(1) […] Continuer la lecture

Publié dans Au bonheur des Dames, confiance, La consultation du Dr Borée, Les vieux de la vieille, Maison de retraite, Personnes âgées, Relations médecin-patients, Tendresse, visite à domicile | Commentaires fermés sur In love

CTRL-V : le soucis principal des rédacteurs des revues prestigieuses

Le logiciel iThenticate est le plus utilisé par les revues scientifiques de langue anglaise pour détecter les plagiats. Un blog dédié contient des news régulières, et le rabbin Gilles Bernheim a été cité dans les news de ce blog. iThenticate a fait une enquête auprès de 120 rédacteurs de revues prestigieuses, et leur a demandé quelles étaient les menaces pour… Continuer la lecture

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Reclassement pour inaptitude physique des agents de la fonction publique hospitalière

Contrairement au secteur privé où c’est le médecin du travail qui statue sur l’inaptitude, c’est le Comité médical , dans la fonction publique hospitalière, qui statue sur l’inaptitude. Pour toute … Continuer la lecture

Publié dans accident du travail, administration, agent, arrêté, avis, comité médical, commission de réforme, congé, contentieux, corps, disponibilité d'office, emploi, employeur, fonction publique, Fonction publique hospitalière : santé au travail, grade, hospitalière, inapte, inaptitude, invalidité, jurisprudence, maladie professionnelle, médecin du travail, nomination, physique, procédure, reclassement, retraite, Santé, titulaire fonctionnaire | Commentaires fermés sur Reclassement pour inaptitude physique des agents de la fonction publique hospitalière

Ce soir-là, j’ai été le roi des losers

J’avais envisagé relater un jour l’histoire qui va suivre mais c’est ce billet de Farfadoc ainsi que cette initiative intéressante du blog Retour d’EXpérience (négative) de soignants qui m’ont poussé à le faire plus tôt que prévu. Personnellement, je trouve que l’humilité n’est pas monnaie courante dans le milieu médical et tu rencontres plus souvent des médecins se glorifiant de leurs « beaux » diagnostics que de leurs erreurs. Tu peux entendre par exemple : « Lui, je lui ai trouvé un bel infarct », ou encore « Mme Lassis à la 34, mais si tu sais, Rose de son prénom, on la reçoit régulièrement dans le service, tu verrais la belle hépatomégalie (gros foie) qu’elle se tape ! On va voir ce que donne le scan, mais à mon avis elle a un beau cancer maintenant », voire pire « L’autre jour avec le SAMU, je suis sorti sur un beau crash sur l’autoroute ! ». J’ai toujours trouvé étonnant de qualifier tout cela de « beau ». En revanche, j’ai rarement entendu : »Hier, je me suis vraiment bien planté, oui c’était même une sacrée belle plantade, j’ai été un gros naze, je vais te raconter ça ». Pourtant, le partage de nos erreurs serait probablement beaucoup plus utile et instructif que nos « magnifiques » diagnostics. Alors voilà ce qui m’est arrivé ce soir-là où j’ai été le roi des losers. Je n’en suis pas très fier, mais ça m’a servi, et peut-être que ça pourra servir à d’autres. Maintenant que j’ai franchi l’entrée du confessionnal, je te remercie par avance de ne pas m’interrompre, sinon il n’est pas dit que je te dévoile la fin de cette histoire. Merci.
 
 
 
 
Ce soir-là, je suis de garde dans une maison médicale, structure libérale de permanence des soins. Les patients me sont adressés soit par le médecin régulateur du SAMU, soit par le service des urgences situé à quelques centaines de mètres de l’autre côté de la rue. Ce n’est pas l’affluence incroyable, mais les patients arrivent régulièrement et j’enchaîne les consultations que l’on peut qualifier de semi-urgentes. Il commence à se faire un peu tard. Je m’efforce de dissimuler mes bâillements, de rester concentré, vivement la fin de garde. Avant de te recevoir toi, la consultation que je viens de terminer m’a passablement irrité. C’est un grand dadet d’une vingtaine d’années orienté par le régulateur du 15 qui m’a tiré de mon pré-sommeil. Il s’est assis en face de moi puis m’a expliqué son inquiétude. J’ai eu un peu de mal à le croire mais j’ai rapidement dû admettre l’évidence lorsqu’il s’est déchaussé, qu’il a délicatement enlevé sa chaussette rouge et jaune à petits pois puis levé sa jambe pour que j’examine sa plante de pied. Oui c’était bien ça…. Bien sûr, dans ma tête, j’ai d’abord pourri la régulation de m’avoir adressé une verrue plantaire un soir de garde. Puis après plusieurs minutes de vociférations internes, je me suis repris en me disant qu’on ne sait jamais comment les patients présentent les choses au médecin régulateur donc méfiance. J’avoue m’être aussi dit que finalement c’était une consultation bien rentable pour moi… J’avoue même que cela a contribué à me calmer en partie. Je ne veux me trouver aucune excuse mais voilà le contexte dans lequel j’étais juste avant de te recevoir, ce soir-là où j’ai été le roi des losers.
 
Ta mère te tient par la main. Elle est voilée et je remarque rapidement qu’elle parle la langue de Molière avec beaucoup de difficultés. Toi, tu as quatre ou cinq ans. Tu arrives sur tes deux pieds. Tu rentres à reculons comme beaucoup d’enfants. Mais tu m’as l’air d’être en forme, je sais du premier coup d’œil que tu n’as rien de bien grave. C’est d’ailleurs souvent comme ça en pédiatrie, on se fait vite une idée sur ce qui est grave ou non. Ta mère s’installe timidement, et je commence à l’interroger. Je sens que la barrière de la langue va me rendre la tâche compliquée. Toi, assis sur ses genoux, tu m’observes calmement, sans broncher. Ton nez coule un peu, tu toussotes, tu n’as pas de fièvre. Puisque l’interrogatoire de ta maman est peu contributif, que tu me sembles en bonne forme, je passe sans plus attendre à ton examen clinique, très rapidement, très sommairement. Tout va bien, tu vas tranquillement rentrer dormir chez toi, et surtout moi aussi j’ai envie de rentrer dormir. Mais ta maman ne semble pas satisfaite. Elle réussit à vaincre sa timidité pour se forcer à prononcer quelques mots français de façon totalement compréhensible. Elle m’interpelle en te désignant et dit : »poids, beaucoup poids ». Effectivement pour ton âge, tu es bien enrobé comme on dit poliment pour ne pas froisser. A cet instant-là, mon seul réflexe est de repenser au régulateur  et à cette verrue plantaire. Et maintenant, un problème d’obésité, comme ça, en garde, à cette heure-là ! Non mais faut pas déconner ! Je suis conscient que l’obésité est un problème de santé publique, mais au point de s’occuper de ça un soir de garde, doucement les gars ! Calmos ! Bon, je jette un œil sur ta courbe de poids à la fin de ton carnet de santé et effectivement tu te défends bien. Même très bien. Pire, par rapport à la dernière fois où ton médecin traitant t’a pesé, c’était il y a peu, tu as vraiment pris pas mal de poids. C’est impossible, il doit y avoir erreur et puis, c’est pas la même balance. Hein, on l’a fait souvent celle-là ! Mais bon, comme un bon grand docteur, je m’adresse à ta mère en lui conseillant sur un ton très ironique et pédant qu’il faudrait faire attention et peut-être se calmer un peu sur le couscous. « Hein maman, pas trop de couscous pour le petit, c’est pas bon pour son poids le couscous, il faudra revoir ça avec le médecin traitant d’accord ? C’est compris ? Faut aller voir ton toubib pour le poids du petit, pour qu’il garde la bès OK ?  » Quel loser j’ai été ce soir-là… Mais je ne le sais pas encore. Alors tu repars, mon petit mangeur de couscous avec ta maman voilée qui s’inquiète de ton poids tard le soir alors qu’elle a toutes les journées de la semaine pour le faire… Et moi ma garde se termine, je vais enfin pouvoir rentrer me coucher sans penser une seule seconde que j’entendrai parler de toi quelques jours plus tard.
 
Quelques jours plus tard, je dîne avec ma femme, médecin elle aussi.
– Au fait, t’aurais pas vu un petit untel l’autre soir à ta garde ?
– Non, pourquoi ?
– T’es sûr ? Il y avait ton tampon sur son carnet de santé. Je l’ai vu aujourd’hui en consultation, le Dr Néphron que je remplace est son médecin traitant.
– Ah oui, si si j’y suis, un petit maghrébin ? Tu parles, la maman est venue parce que le petit est gros. Ben oui, il est gros, mais j’allais pas m’occuper de ça en garde. Elle a dû se rendre aux urgences avec le petit et eux pour se couvrir, comme ils n’ont jamais les couilles de dire d’attendre le lendemain pour aller chez le médecin traitant, ils n’ont rien trouvé de mieux que de l’orienter sur la maison médicale, voilà tout. Pas de quoi en faire un fromage.
– Ben, t’as vu le poids qu’il a pris en si peu de temps ?
– Ouais, pas la même balance, il y avait certainement une erreur.
– Ecoute, je lui ai fait une bandelette urinaire, il avait beaucoup de protéines dans les urines, alors je l’ai adressé en pédiatrie. On m’a confirmé que ce petit garçon a un syndrome néphrotique (1)…
 
Voilà pourquoi ce soir-là, j’ai été un vrai loser pour ce petit et cette maman. Et les jours suivants, même si c’est beaucoup moins grave, je l’ai probablement été aux yeux de tout un service de pédiatrie. J’ai en revanche eu la chance d’avoir une épouse indulgente. Tout médecin passe un jour ou l’autre à côté d’un diagnostic, il faut en être conscient et s’y préparer, un médecin n’est qu’un homme. Mais ce soir-là je n’ai pas fait que cela. J’ai également eu une attitude et tenu des propos que l’on peut qualifier de « limites », avec une certaine connotation nauséabonde.  J’ai pris cette maman de haut, moi Monsieur le Docteur, elle la petite femme voilée. Dans le serment d’Hippocrate, il y a cette phrase : »Je respecterai toutes les personnes, leur autonomie et leur volonté, sans aucune discrimination selon leur état ou leurs convictions. » L’ai-je respectée à la lettre ce soir-là ? Aurais-je eu le même comportement avec le fils du notaire ou d’un confrère ? Je préfère ne pas répondre et te laisse le soin d’en juger. Pire, je serai probablement un récidiviste dans un autre contexte, d’une autre façon, je l’ai même sûrement déjà été avec d’autres. Un médecin n’est qu’un homme avec ses failles et ses moments de faiblesses. C’est le seul argument que j’ai trouvé pour me rassurer. Pour conclure, lorsque je relis ce billet pour en éliminer les fautes, tenter d’en améliorer le style, je le trouve beau, même magnifique. Je te prouve ainsi que l’humilité n’est pas monnaie courante chez les médecins… Je t’avais prévenu.
 
(1) Le syndrome néphrotique est une pathologie rénale. Les reins n’assurent plus correctement leur rôle de filtre du sang et laissent échapper des protéines dans les urines. Il en découle la formation  d’œdèmes. Le petit garçon de cette histoire était effectivement en surpoids, mais sa prise de poids récente et rapide résultait de la formation d’œdèmes liée à ce syndrome. Il suffisait de prendre en compte les quelques mots de cette maman, de palper la peau de cet enfant, puis de pratiquer une simple bandelette urinaire pour en faire le diagnostic.
 


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Le mur des khons à la sauce médicale.

L’affaire du local (privé) du Syndicat de la Magistrature où l’on a trouvé le fameux « Mur des cons » mériterait de nombreux commentaires (qui ont déjà été faits). Je m’abstiendrai d’en rajouter une couche.
Enfin, si.
Un commentaire : le Syndicat de la magistrature se dit de gauche. Il a été attaqué très souvent pour sa partialité (par la droite). Et violemment. Le Syndicat de la magistrature est un donneur de leçons. Il prétend s’attaquer aux puissants et défendre les faibles, lutter pour l’indépendance, et cetera. La pauvreté des arguments de défense du Syndicat (voir ICI) est ahurissante. Que le niveau de réflexion d’un syndicat de magistrats soit aussi basique, et ils ont eu le temps de réfléchir, me sidère. Il y a aussi un Communiqué de presse sur le site qui est du même tonneau (LA). L’entretien (exclusif) (sic) accordé au journal Le Parisien par la présidente du Syndicat de la magistrature (SM, nous ne ferons aucun commentaire sur l’acronyme), Françoise Martres, et son secrétaire général, Eric Bociarelli, est assez croquignolet : 
  1. Le « mur des cons » s’attaquait aux idées pas aux personnes (c’est le titre de l’entretien). Le distinguo subtil ne nous convient pas mais c’est plaidable. Il est évident que lorsque l’on dit que Jacques Servier est un khon, par exemple, on ne vise pas sa personne, seulement ses idées…
  2. C’est pas nous qui avons commencé dit EB : « Nous étions sous pression, et ce mur était un exutoire satirique confiné dans un espace privé.« Cet argument de cour d’école pourrait donner des idées aux avocats pour leurs plaidoiries. 
  3. Les images ont été volées, voilà un argument fort à mon avis et il est fourni deux fois, par EB « Cette droite que nous combattons a vu dans ces images volées le prétexte qu’elle attendait pour nous faire taire. » et ici : « Christiane Taubira feint d’ignorer qu’il s’agit là d’images volées exprimant des opinions privées. Notre parole publique n’a jamais été prise en défaut.« Il est vrai que cette circonstance est préoccupante mais elle semble bien acceptée quand il s’agit d’écouter les conversations privées de Jérôme Cahuzac. La jurisprudence Plenel, à savoir, comme j’ai été méchamment écouté par les sbires de Mitterrand, je fais pareil avec la FFF ou Cahuzac, est devenue une évidence publique que personne ne remarque sinon les ennemis (forcément de droite et d’extrême-droite de Mediapart) de la transparence comme vertu républicaine. A lire un billet de blog de Véronique Hurtado (ICI) sur le site Mediapart qui ne manque pas d’humour mais qui mélange beaucoup de choses dont les suicides de salariés (c’est bon, cocotte, cela fait vendre…) en n’y connaissant rien, et qui nous donne une super idée sur le nom de Mélenchon (qui apparaît tout jeune sur les affiches…).
  4. A la réflexion  du journaliste du Parisien « Deux pères de victimes étaient également épinglées » FM répond que les idées de ces deux personnes étaient condamnables et quand on voit ce que FM leur reproche « suppression du juge d’instruction » pour l’un et « plus de répression » pour l’autre, on se demande si Madame la présidente sait ce qu’est un délit d’opinion ou la simple liberté d’expression.
  5. A la question « Etes-vous de gauche ? » FM répond sans sourciller : « Pour autant, nous ne sommes affiliés à aucun parti politique. Nous avons d’ailleurs critiqué plusieurs fois Christiane Taubira sur ses atermoiements.« Cette réponse est obligatoirement fausse, nous ne cherchons pas, mais il est certain qu’au moins un membre du SM a, est ou a été membre d’un parti politique. Quant à l’argument de la critique de la ministre de la justice comme justification de l’indépendance, il est pitoyable et indigne d’une magistrate. 
  6. « Ce mur ne pose-t-il pas la question de votre impartialité ?  » demande encore le journaliste. Eh bien, la réponse de FM ne déplairait pas à Daniel Floret et à Bruno Lina : « On peut être un juge engagé et exercer son métier de façon impartiale.« Je crois que FM devrait relire les grands classiques de la sujétion, dont la fameuse, trop fameuse expérience de Milgram (ICI). Un séminaire de SM à programmer… Mais la fin de la réponse est savoureuse : Puisque l’UMP le fait, on le fait.
  7. Nous terminerons par ce propos fort d’EB : »Notre parole publique n’a jamais été prise en défaut. » Si : dans cet entretien.
Pourquoi je vous parle de cela ? Ce n’est pas mon domaine, ce ne sont pas mes oignons. Si. Quand même. Les magistrats que je verrai, si, je ne l’espère pas, je passe devant la justice, je me demanderais si, à la suite de mon post, je ne suis pas sur un mur des cons.
Enfin, le mur des cons m’a fait penser à mon blog.
Plusieurs personnes m’ont dit et écrit que mes propos critiques contre certains médecins pouvaient passer pour des attaques personnelles, qu’elles étaient mal venues et qu’elles pouvaient blesser ou qu’elles pouvaient faire penser que je m’attaquais ad hominem et non es qualités. J’y réfléchis. Je pourrais dire, comme le SM, que ce sont eux qui ont commencé… Mais surtout que leur pouvoir de nuisance médiatique est beaucoup plus fort que le mien. Mais il est possible que mon blog soit une sorte de mur des khons.
Et le mur des cons m’a fait penser à l’e-santé. 
Il y a un truc qui me chiffonne sur les blogs médicaux tenus par des médecins et à la lecture des tweets émanant de confrères (mais il peut y avoir des pseudos qui donnent le change), c’est le patient bashing.
N’est-ce pas, d’une certaine façon, un mur des khons à l’extérieur d’un local syndical ? Mes malades sont khons et cela me soulage de le dire. Mes malades sont khons et je l’affiche. Mes malades ne comprennent rien et je raconte les anecdotes. Cela me permet d’évacuer mon stress que de dire que mes patients sont khons… Les écoles de marketing, celles qui sont sérieuses, affirment qu’il n’est pas possible de vendre un produit si on méprise son client… Comment « vendre » une relation avec un malade s’il sait, le malade, qu’il est possible que « son » médecin dise du mal du patient quand il a le dos tourné ? 
Imagine-t-on un médecin bashing ? Des blogs de patients consacrés uniquement à dire du mal de ce khonnard de médecin que l’on vient de voir en consultation ? Que diraient les médecins ? ne protesteraient-ils pas ? Même sous le couvert de l’anonymat. Dans le genre « Mon médecin ne comprend rien à ce que je lui dis. Je lui dis que cela me gratouille et il pense que cela me chatouille… Ah le bouffon… »
Bon, on se calme.
Cela dit, dans le même genre, le dernier billet de Des Spence, ICI, est consacré aux patients qui ne se rendent pas aux rendez-vous hospitaliers (10 % des patients) (en anglais DNA : Do Not Attend). Il raconte que tout le monde s’indigne, que cela fait perdre beaucoup d’argent au NHS, qu’on leur envoie des courriers courroucés, qu’on voudrait leur coller des amendes, qu’on prévient les journaux… Pourquoi ne pas les afficher sur un mur des khons ? Et que dit Spence ? Il défend les lapinous (ceux qui posent des lapins) : les lignes téléphoniques des hôpitaux sont injoignables et, l’argument est assez surprenant et rarement mis en avant en France, il existe des variations d’adressage des patients à l’hôpital allant de 1 à 10 entre les médecins… ce qui ne peut manquer de dérouter les patients. 
Je voudrais rajouter ceci : si Des Spence souligne qu’il y a beaucoup de rendez-vus annulés par les hôpitaux la consultation hospitalière en France est véritablement scandaleuse si on la compare, par exemple, à la consultation libérale. Faudrait-il, au lieu de vilipender les patients qui ne se rendent pas à leurs rendez-vous (ce qui n’est pas bien, nous ne les excusons pas, nous en sommes les victimes tous les jours ou presque) sans prévenir, rapporter les conditions de la consultation dans de nombreux hôpitaux publics ? Des exemples à afficher sur le mur des khons médecins ou sur le mur des khons institutionnels ? Je donne quelques exemples : annulation des médecins au dernier moment ; consultations où les retards se comptent en heures ; convocation de tous les malades à la même heure pour que la caisse de l’hôpital puisse récupérer l’argent ; arrivée des patients à six heures du matin pour être les premiers sur la liste d’attente…
Je suis sorti de mon sujet mais j’y suis revenu avec une grande facilité. Non, les patients ne sont pas des khons attardés que l’on attaquerait sur leurs idées et pas sur leurs personnes. Non, il n’est pas bien (je veux dire rentable moralement) de taper sur les patients à longueur de blogs et de tweets, une façon différente de celle (ancienne) de nos mandarins pour exprimer l’arrogance médicale et le mépris de ces pauvres citoyens qui ne sont même pas capables de comprendre les enjeux de la Santé Publique…
Après avoir défendu les patients, enfin, je crois, je vais parler ensuite du e-patient (à suivre).

PS du 12 mai 2013 : une Tribune de magistrats dans Le Monde me rend perplexe : la réflexion de ces juges sur les conflits d’intérêts est très en amont des conceptions que nous avons.  Voir ICI 

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Journée internationale de la femme : Wiley nous offre de nombreux articles !

En cette journée internationale de la femme, Wiley a la bonne idée de nous offrir en accès libre de nombreux articles publiés dans diverses revues depuis les années 2000. Il y a aussi des chapitres de livres. C’est une excellente initiative et j’en ai consulté quelques uns. Ils sont réunis sous 14 thèmes : The glass ceiling From history to… Continuer la lecture

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En y regardant d’un peu plus près…

Le 25 avril, le NEJM a publié un article s’intéressant au mode de stimulation cardiaque des défibrillateurs ventriculaires implantables (ICD) ou des stimulateurs cardiaques (PM) implantés chez des patients insuffisants cardiaques. Je n’avais pas trop porté cas à cet article jusqu’à ce tweet: Tiens,medtronic s’invite dans le NEJM! C’est le printemps. Poke @grangeblanchenejm.org/doi/full/10.10… — Fish […] Continuer la lecture

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Remplaçants Professionnels de Santé : contester la cotisation aux URPS

Chaque année, l’URSSAF appelle la contribution aux Unions Régionales des Professions de Santé (=URPS). Cette contribution n’est pas due par les professionnels de santé qui sortent du cadre conventionnel, dont […] Continuer la lecture

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Les retraités et les retraites – édition 2013

La DREES publie dans sa collection Études et statistiques la version 2013 de son recueil de données sur les retraites portant sur l’année 2011. Cette année là, elle comptabilise un peu plus de 15 millions de retraités, vivant en France ou à l’étranger, titulaires d’une pension de droit direct d’au moins un régime de retraite français. Leur nombre croît à un rythme moins soutenu que les années précédentes du fait de la réforme Fillon de 2010 … Continuer la lecture

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Derniers jours

Code de conduite de l’interne face aux visiteurs publicitaires que reçoivent ses praticiens :
– Article premier : « tu ne donneras ton avis sur le sujet que s’il t’est directement demandé. »
– Article second : « tu ne t’adresseras à ton praticien que lorsque le visiteur publicitaire reprend son souffle. »
– Article troisième : « tu ne citeras la revue Prescrire qu’en ultime recours.« 
Derniers jours en cabinet de médecine générale.
La tour se dresse dans l’horizon, une tour de béton et d’amiante : le CHU. Cette tour froide et austère qui a pourtant vu mes premiers pas d’étudiant en médecine. Un retour à la source dans ma matrice hospitalière.
En attendant, je passe mes dernières journées en cabinet de médecine générale où j’y rencontre encore quelques derniers visiteurs publicitaires.
Le cardiologue souhaiterait manger avec toi, dit madame NACO à mon praticien, mercredi prochain. Ça fait longtemps et ce serait l’occasion de faire le point sur le dabigatran.
Oui, je dis à mon praticien en lui faisant un clin d’oeil, tu pourras leur amener la revue de littérature que je t’ai imprimé à ce sujet. [erreur : j’ai dérogé aux deux premiers articles de mon code de conduite]
Une revue de la littérature ? Elle tourne la tête vers moi, se rappelant brusquement que le pot de fleur en question est humain et qu’il a fait des études. Et qu’est-ce qu’elle dit votre revue sur le dabigatran? [Cf Article premier]
Que des bonne choses, je lui réponds tout sourire, avec un nouveau clin d’oeil en direction de mon prat’. Que des bonnes choses.
Là, elle s’énerve. Non content d’être doté d’humanité, le pot de fleur semble avoir un avis sur le sacrosaint dabigatran, et le pot de fleur a osé en faire part à son sénior et maître. La grande dame, physiquement et auditivement très imposante, enfonce en profondeur son regard dans celui de mon praticien. Lui se tortille sur la paillasse, mal à l’aise. Ses paupières saignent presque.
Le dabigatran, blablabla, nouveaux protocoles au CHU avec le professeur Tournesol, blablabla, espérons que vous soutiendrez cette initiative, blablabla, peu d’intéractions médicamenteuses, blablabla. Des questions ?
Une alarme s’allume tandis que je sirote mon thé. Elle ne dit pas tout, ou ne sait pas qu’elle ne dit pas tout. [cf Article second du code de conduite] Je dis à mon praticien :
Je crois qu’il faut rester méfiant quant à de possibles interactions avec certains inhibiteurs calciques et l’amiodarone. 
Elle se tourne à nouveau vers moi, furibarde :
C’est faux ! Il n’y a pas d’intéraction avec l’amiodarone !
Elle est vraiment furibarde. Je suis étonné par sa véhémence. 
Je crois pourtant, à propos du système d’inhibition de la glycoprotéine P, qu’il y a bien une interaction avec l’amiodarone qu’il faut tout de même garder cette notion en tête quand on prescrit des…
C’est FAUX ! C’est FAUX ! Quelles sont vous sources ?
Là, c’est à mon tour d’être mal à l’aise. Pas à cause des sources, mais à cause de la violence de ses propos. Je ne veux pas entrer dans une guerre inutile de citations, et pourtant… Peut-être à cause de la virulence de mon interlocutrice, ou de mon goût prononcé pour la polémique. 
Minerva, je murmure à peine. [Cf Article troisième]
Elle enrage : MINERVA ? C’est quoi ça ? Elle sait que sa crédibilité se joue maintenant, là, face à ce pot de fleur qu’elle imaginait inerte à l’entrée, pot de fleur qui soit dit en passant lui avait gentiment proposé du thé tandis qu’il s’en servait une tasse.
Désormais très mal à l’aise et le palpitant cognant à tout rompre, je tente une pirouette : une société savante indépendante. Je suis surpris d’entendre encore le son de ma voix, éraillée, à peine audible. Elle m’effraie vraiment.
Elle sur le point d’exploser. L’ouragan DABI se déchaîne sur la salle de pause :
INDEPENDANTE ? Encore cette nouvelle génération formatée à la faculté par ce CONNARD d’I… Elle fait référence à un jeune enseignant de médecine générale que j’ai quelque fois croisé à la faculté et qui est réputé pour ne pas porter dans son coeur le concept de visite publicitaire. Je bous. Elle insulte devant un interne un enseignant de médecine générale qui a pour ambition l’indépendance de notre formation. Mes phalanges blanchissent. Elle continue : ce mec est un connard. Sans les laboratoires, il n’y aurait pas de recherches. Et vous, pour qui vous prenez vous ? Vous n’avez pas l’expérience d’un rythmologue de CHU qui a vingt années de carrière derrière lui.
Elle reprend son souffle, et pointe son doigt vers moi. [cf Articles 1 et 2] Je réponds : je n’ai pas non plus ses conflits d’intérêts.
Silence.
Mon praticien m’attendait sur le pas de la porte. Nous retournons ensemble en consultation.
Lorsqu’une heure plus tard, je reviens en salle de pause, la secrétaire me confie que la visiteuse est partie furieuse, qu’elle m’a traité de tous les noms, avec entre autres : ce petit con, ce connard qui n’est même pas médecin, tout juste interne, etc, qui se prend pour un médecin, un jeun con, etc. La secrétaire rit. Je lui dis que je suis embêté. Elle me dit de ne pas m’inquiéter, que c’est pas tous les jours que cette dame tombe sur quelqu’un qui lui tient tête. 
Je suis encore très mal à l’aise. Mon praticien feuillette la plaquette que lui a laissé la visiteuse. Il me dit :
tu avais raison à propos de l’amiodarone. Il me tend la plaquette et effectivement (dans la RCP qu’ils sont obligés de publier en queue d’encart promotionnel) il est inscrit que « l’amiodarone peut modifier les concentrations sanguines de dabigatran« .
Mon praticien rit. Je lui dis : merci chef.
Derniers jours avant de fouler du pied le linoléum des urgences pédiatriques du CHU. En attendant, je passe ces dernières journées en cabinet de médecine générale où j’y rencontre encore quelques derniers visiteurs publicitaires. Une thèse se profile franchement.

Liens en question :
ICI et 

à lire aussi : 
“comprendre la promotion pharmaceutique et y répondre”

et pour se détendre :
Gangnam Style

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Timbrée

 
J’aime bien les jolis timbres ; pas pour accumuler les gravures crénelées dans de précieux albums, mais très banalement, pour le courrier. Comme un hommage rendu au papier, à l’objet. Si j’osais, je cachèterais mes envois à la cire…
Comme […] Continuer la lecture

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Don’t do this at home !

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 » Pourquoi votre site d’informations médicales est-il gratuit ? « 

Cela fera 10 ans, l’été prochain, que ce site existe. Il est auto-entretenu, auto-financé. A défaut d’être totalement objectif (il ne peut pas l’être), il peut revendiquer d’être indépendant et engagé.
Tout récemment, une interlocutrice s’étonnait que je lui aie répondu, que je le fasse « pour rien », et que je donne autant d’informations gratuites sur mon site. Et elle m’a dit « Mais pourquoi faites-vous ça ??? »
Bonne question. Je ne peux pas dire que je ne me la suis jamais posée – je me (…)


A propos de Martin Winckler

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Tout récemment, une interlocutrice s’étonnait que je lui aie répondu, que je le fasse « pour rien », et que je donne autant d’informations gratuites sur mon site. Et elle m’a dit « Mais pourquoi faites-vous ça ??? »
Bonne question. Je ne peux pas dire que je ne me la suis jamais posée – je me (…)


A propos de Martin Winckler

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Tout récemment, une interlocutrice s’étonnait que je lui aie répondu, que je le fasse « pour rien », et que je donne autant d’informations gratuites sur mon site. Et elle m’a dit « Mais pourquoi faites-vous ça ??? »
Bonne question. Je ne peux pas dire que je ne me la suis jamais posée – je me (…)


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Le Formindep à l’honneur dans Le Monde

Quelle reconnaissance pour tout le travail accompli par le Formindep depuis sa création ! Consacré à la une et dans une double page du Cahier Science et Techno du journal Le Monde du 20 avril 2013, il voit ses actions et ses membres reconnus pour la qualité et l’utilité sanitaire et citoyenne de (…)


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Le Formindep dans le Monde

Quelle reconnaissance pour tout le travail accompli par le Formindep depuis sa création ! Consacré dans une double page du Cahier Science et Techno du journal Le Monde du 20 avril 2013, il voit ses actions et ses membres reconnus pour la qualité et l’utilité sanitaire de leurs engagements. Le (…)


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Bonjour, Je poste un commentaire des mois après sur Histoires de filles

Bonjour,
Je poste un commentaire des mois après la publications de ce billet ^^
Étudiante en Droit, chez nous ce n’est pas la même chose. Déjà on ne taquine pas un étudiant en Droit. Nous sommes réputés pour être assez pointilleux ( Continuer la lecture

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Brève sans fil.

– Allo? Je suis au bord d’un terrain de foot, et y a une joueuse qui s’est blessée au genou, il nous faut le médecin de garde.

– Vous pouvez me la passer?

– Ah ben non, elle est sur le terrain, et je suis dans les gradins.

– Mais vous appelez bien d’un portable?

– Ben oui, mais elle est loin!

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CARCASSE

Tu es née en 1985, lorsque les genoux de ton époux ont cessé de te faire de l’ombre. Cette année-là, je te découvre et je t’aime : ton sourire perpétuel, ton amour inconditionnel pour chacun de tes petits-enfants, ta permanente duveteuse aux reflets mauves, l’odeur de lavande de ta salle de bain et de ton cou. […] Continuer la lecture

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Il existe une solution pour faire « vivre » la sur Comment te dire

Il existe une solution pour faire « vivre » la découverte du bébé à son aîné, et c’est ce que propose le cabinet suisse où je fais mes échographies: la première partie de l’écho est faite seulement avec la maman, et tout est vérifié, quand on est sûr que tout va bien, on fait entrer l’enfant (jusque là resté avec le papa ou la secrétaire du médecin) et on recommence une version courte de l’écho commentée par le médecin à l’intention de l’enfant.
J’ai pu ainsi emmener ma « grande » de 3 ans à l’écho des 32 semaines. Elle a vu sa petite soeur, a vu son coeur battre, l’a vue bouger pieds et mains, et est repartie, sourire au lèvre, avec dans les mains et serrée contre son coeur une « photo » de son profil.
Elle était déjà complice avec sa soeur avant, elle venait lui chanter des chansons et lui faire des caresses, elle lui disait bonjour tous les matins et lui faisait un bisous de bonne nuit tous les soirs…
Mais depuis cette écho, elle se projette un peu plus et ce sont des instants magiques.
Bien sûr, les choses peuvent encore mal se passer, une grossesse, un accouchement, les premiers mois d’un enfant… ce n’est jamais banal ni sans risque… mais pour les moments que nous vivons maintenant, pour cette complicité au travers de mon ventre… je dis un grand merci à ce cabinet.
Pour ce qui est d’imaginer le pire, et de l’écrire… que la future maman qui n’a jamais craint la fausse couche (et ses conséquence sur sa famille, et les mots qu’il faudrait trouver pour le dire) jette la pierre… moi ce texte m’a beaucoup touchée, et émue… Il met en parole ce que nombre d’entre nous a vécu en pensée. Continuer la lecture

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J’adore !!:) ton ours a l’air, comment dire… sur Le monde de Tétarde

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L’actualité syndicale de la semaine dans la Sécu

nbsp;Le SNADEOS CFTC a mis en ligne cette semaine les premiers éléments transmis par l’UCANSS le 16 avril dans le cadre de la négociation actuellement en cours sur le contrat de génération. La prochaine réunion est prévue le 30 avril. Concernant la négociation classification employés et cadres pour le personnel du régime général, on lira le compte rendu de la RPN Classification du 23 avril dans la lettre de la Michodière. Le Snfocos … Continuer la lecture

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Le monde de Tétarde

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Batman – FlashMcQueen – Maman – Papa – Ma poupée – Mon doudou

 

 

 

 Librement photographié par Tétarde.

 

 

 

 

 

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De l’utilité parfois de (bien) comprendre le patois.

Ce jour-là, je remplace un médecin dans un canton très rural et très étendu. Dans ce canton, les patients peuvent consulter quatre médecins répartis sur trois cabinets. S’ils ont besoin de soins infirmiers, ils doivent avoir recours au seul et unique cabinet dédié à cette activité.

Le canton est grand, mais autour de l’unique école, l’unique collège, l’unique bar-restaurant-presse-tabac-point-poste et l’unique supérette, tout se sait et tout se dit.

Comme tous les midis, une des infirmières passe au cabinet médical pour récupérer « les prélèvements »: une collection de boîtes d’échantillons de sang ou urine s’accumule sur le comptoir de la secrétaire au fur et à mesure de la matinée. L’infirmière les amène à son cabinet, et le coursier du laboratoire parcourt les quinze kilomètres nécessaires pour venir les chercher à treize heures.

En fin de matinée, le cabinet s’apparente à une ruche. La consultation est loin d’être finie, et de nombreux patients entrent et sortent, qui pour voir un médecin, qui pour déposer ses prélèvements, qui pour venir chercher un papier, et qui pour amener et tenir compagnie à ceux qui viennent consulter, et déposer ou retirer quelque chose.

Ginette, soixante-treize ans, arrive à ce moment, dans le cabinet médical, un casque de moto sous le bras.

L’associé du médecin que je remplace est déjà au courant de son dernier exploit routier, et pour cause, l’unique garage automobile est mitoyen avec le cabinet. Il se tourne vers elle, lève les bras au ciel et s’écrie:

– Aaaaaaaah! Que a mobyletto, adara! Mais tu as une mobylette, maintenant!

Elle hausse les épaules et le regarde d’un air maussade:

– E Bé té! Ei coupat l’auto! Ben tiens! J’ai cassé ma voiture!

Il passe la main dans le dos de la vieille dame et la pousse dans son bureau, et fait un clin d’oeil en passant à une salle d’attente hilare. La voiture cassée de Ginette, ils l’ont tous reconnue en entrant.

Une infirmière entre, et commence à ranger les boîtes de prélèvements dans une caisse en plastique.

– Ah là là, je ne sais pas si tu as su, mais ma collègue devait aller ce matin chez le jeune Christophe. Si c’est pas malheureux, à son âge!

– ???

– Tu ne le connais pas? C’est le fils Duchemin, tu sais, la deuxième ferme en bas quand tu vas chez Duchène et que tu continue vers Dupont, y a un chemin à gauche, et ben tu le prends, tu passe une veille maison avec une grange, tu continues, et ils sont juste là.

– ???

– Il a vingt-cinq ans, et il vient de se faire amputer d’une jambe.

– Quoi?

– Ouais, un accident de rugby, il parait. C’est ballot. Il est rentré de l’hôpital hier, et c’est ma collègue qui y va aujourd’hui. Tu te rends compte, ils l’ont gardé que trois jours, à l’hôpital, c’est vraiment pas beaucoup.

Et la totalité de la salle d’attente renchérit:

– Ah non, trois jours, pour une amputation, c’est pas beaucoup! Il faut dire que maintenant, ils n’ont plus de sous, plus de place. Souvent, ça vaut même pas le coup d’aller jusque là-bas. Bientôt, il faudra se soigner tout seul. Et c’est de moins en moins remboursé. Mais trois jours, quand même, c’est vraiment pas beaucoup!

Elle reprend le cours:

– Et puis c’est la tuile, il venait de se marier, ils étaient en train de faire construire. D’ailleurs, je ne sais pas si sa femme n’était pas déjà enceinte. Quoi qu’il disait qu’il voulait finir la maison d’abord.

Et la salle d’attente extrapole:

– En plus ils vont avoir un petit, le pauvre! Il aura un père infirme!

Et elle continue:

– C’est pour son boulot, je ne sais pas comment il va faire. Il est mécanicien agricole. Même avec une prothèse, je sais pas si c’est faisable.

La salle d’attente suppute:

– Il va devoir trouver autre chose, mais c’est peut-être pas possible. c’est pas facile de changer de métier, maintenant. Il va se retrouver au chômage, et il va pas pouvoir finir sa maison. Les parents, ils pourront pas payer, ils vont se retrouver avec un infirme, une belle-fille et un bébé à charge, alors déjà que les maïs, ça paye pas tant que ça… Ils vont avoir du mal avec l’exploitation…

Et la discussion file bon train dans la salle d’attente. Au bout d’une demi-heure, le jeune attrape la gangrène et laisse veuve et surendettée une jeune femme sans emploi, mère d’un enfant handicapé, lui aussi, pourquoi pas, les psys le disent, le stress de la mère pendant la grossesse, c’est très mauvais pour l’enfant, le toutdans une maison sans tuile.

La seconde infirmière revient de sa tournée.

Elle ouvre la porte, et le silence se fait instantanément dans la salle d’attente. Tous les regards convergent instantanément vers elle, et quelques mentons s’avancent.

La première infirmière commence:

– Alors? D’abord, ils lui ont coupé au pied, à la jambe ou à la cuisse? Parce que c’est pas pareil, et moi, je ne sais pas.

– Qu’est-ce qu’ils t’ont dit?

– La grand-mère m’a dit: « Que s’a coupat lou pé »! J’ai compris qu’on lui avait coupé le pied.

– Mais non: Il a la jambe cassée, et pas coupée. A l’hôpital, ils lui ont réduite sous anesthésie, c’est pour ça qu’ils l’ont gardé trois jours, et Je suis passée lui faire une injection d’anticoagulants ce matin.

Le silence se prolonge, et les regards replongent dans le papier glacé

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Brève dépressive.

Au cours d’une réunion dans un service de psychiatrie, où toute l’équipe soignante fait une synthèse à propos de chaque patient:

– Mr. L, lui, il avance pas beaucoup en psychothérapie. Il a l’air bloqué, il n’arrive pas à verbaliser.

– Il fait quoi, comme métier?

– Gendarme.

– Un gendarme qui ne verbalise pas…

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C’est super comme démarche ! Tout le monde n’en sur Réconciliation

C’est super comme démarche ! Tout le monde n’en est pas capable, tu dois être un super médecin.
J’espère que ton associée va s’en remettre.
PS : « (là il manque une musique dramatique de film de héros) » Je suggère un des titres de Two Steps From Hell. Le nom est particulièrement adapté à tes sentiments du moment ; Continuer la lecture

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